‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 216 sur 404 · CHAPITRE XIII. — DU SPERME · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — DU SPERME

par deux parties disiincles : une tête ou disque, un appendice filiforme ou queue. Leur longueur totale est de 50 f/., la tête seule mesure environ , 5 [a sur 4 ^ de large , elle a de 1 à 2 ja d'épaisseur. D'après M. G. Pouchet, auquel nous empruntons cette description et la ligure ci-contre, la tête du spermatozoïde serait légèrement déprimée. C'est ainsi que, vue de profil, elle offre l'aspect qui est représenté sur la figure et semble être aplatie verticalement. Les spermatozoïdes, dit M. Pouchet, ont une symétrie bilatérale manifeste ; une des faces est un peu bombée, l'autre est excavée, mais seulement en avant; pour la même raison, le spermatozoïde vu en dessus, est transparent à la partie antérieure et un peu plus foncé en arrière (Précis (Thùiologie humaine, p. 727).

Lappendice filiforme ne serait pas d'avantage exactement implanté sur le bord de la tête; son point d'attache est légèrement reporté vers la face excavée du disque « un peu à la manière du manche d'une cuiller. » Il ^roblerait de plus, dit M. Pouchet, qu'on distinguerait une sorte d'articulation qui unirait les deux parties du spermatozoïde, au delà de laquelle, ''•«• ^^^- ^y^^^^^''*'''^^ '*'' la queue se renfle un peu. Les contours de celle-ci ne sont pas toujours aussi nets vers son origine, qu'à son extrémité effilée; elle est souvent environnée, au voisinage de la tête, d'une sorte de frange îrrégulière V. flg. 330) qui paraît être un débris du corps cellulaire, aux dépens duquel s'est formé le spermatozoïde.

La queue mesure à l'origine moins de i fi de diamètre, et va en s'amincîssant progressivement jusqu'à son extrémité: c'est assurément, dit M. G. Pouchet, de toutes les parties de l'orgaDii>me humain, même de tout le monde microscopique, un de» objets les plus ténus qu'il soit donné à l'homme de contempler.

Godard, qui a examinéle sperme d'un grand nombre d'individiis, a observé dans quelques cas, des spermatozoïdes très

528 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

petits, parfaitement formés et doués de mouvements très vi^ et rapides; la vitalité de ces spermatozoïdes paraissait être plus énergique et d*une plus longue durée.

Les spermatozoïdes sont animés d'un mouvement de progression assez rapide, qui est le résultat d'une ondulation totale, dans laquelle la tôle se déjette alternativement à droite puis h gauche. La rapidité du mouvement de translation des spermatozoïdes a été évaluée à 60 [a par seconde, c'est-i-dire qu'en une seconde, ils parcourent une partie de l'espace à peu près égale à leur propre longueur. Ce mouvement de propulsion est suffisamment énergique pour faire cheminer le spermatozoïde à travers un liquide visqueux et pour lui permettre d'écarter de sa route, des cristaux heaucoup plus volumineux que lui, qui se sont déposés par suite de la concentration du sperme, par évaporation.

M. G. Pouchet (loc. cit.) a fait à propos des spermatozoïdes une remarque d'un grand intérêt. Laissant de côté toutes le< théories qui ont été émises sur la nature du spermatozoïde, théories qui, à l'heure actuelle, n'ont pas un fondement scientifique bien solide, ce savant anatomiste appelle ratteniion sur la symétrie bilatérale du spermatozoïde, caractère qui ne se retrouve pas dans les autres éléments anatomiques, lesqaeL^ sont tous, si on les suppose ramenés à leur forme normale, de> solides de révolution. Les spermatozoïdes seuls font ezceplion à cette riègle, aussi bien ceux de l'homme que ceux des aatre> mammifères, tels que les rongeurs, où la forme symétriqur do chaque côté d'un plan médian est encore plus accasée (G. Pouchet, loc. cit., p. 729).

Nous serons brefs sur le développement des spermatozoïdes, qiir nous ne pouvons passer sous silence, en raison des débris de v«4> Iules qu'ils emportent parfois. Différentes théories ont été doanf^» sur le mode de développement des spermatozoïdes. Les expKcatiot.^ de Kôlliker ne sont plus généralement admises, les renseigneizieni% qui suivent sont empruntés à l'ouvrage de G. Pouchet et TounM*Q\ L'étude du développement des spermatozoïdes est difficile à Libellez l'homme, parce qu'on peut difficilement se procurer des ti»^ cules frais, aussi les auteurs ont-ils fait porter leurs recherches ^ur le testicule du rat, qui présente des avantages particuliers. La U. ^ gueur du spermatozoïde chez cet animal est de 144 p. (Neumaiiii . t r^

Page 1