‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 217 sur 404 · CHAPITRE XIII. ~ DU SPERME. 3Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. ~ DU SPERME. 3Î

''l^mgnb anatomiquea qui donnent naissance aux spermatOEOtdes onl reçu le nom de spennatoblastes. On les rencontre dans les canaliculcs spermaliques, avec les cellules lesticuiaires. u Les spermato- I)la^e3 sont des éléments allongés, dans leur forme générale, repo- -^nt directement sur la paroi propre des canalicules. L'ensemble des hases de ces cellules vues à travers la paroi du canalicule figure une

•OTtc de mosaïque reguUëre composée de pièces polygonales à cinq ou si\ faces. Chaque spermatoblaste offre dans cette base un nojau ''\oide, clair, nucléole, mesurant de 15 à t8 u de diamètre. Au-dessus de la base, le corps de la cellule se rétrécit subitement, il présente ^ sa surface des dépressions séparées par des crêtes et qui répon- 'lent aui cellules testiculaires, au milieu desquelles est enchAssé le -permaloblaste ; puis il se termine par une entrémité plus ou moins •rrv-fulièrcment découpée et rameuse, tournée vers l'ave du canalicule. .

Lci eelittkt testiculaires présentent moins d'intérêt pour nous, parce qu'on n'est pas encore bien fixé sur les rapports de ces cellules 4iec les spermatoblastes. Ce sont des éléments sphériques ou légèren>eat polvédriques ; ils entourent les spermatoblastes et leurs prol-ingements, qu'ils dépassent parfois du côté de la cavilé du conduit. )i-> <e logent dans les excavations de la partie moyenne des spcrma- 'oblaïtes, et possèdent de un ft deux noyaux . It ne faut pas confon- <hv ces cellules, avec les cellules volumineuses que l'on peut trouver * U surface du revêtement cellulaire des canalicules spermaliques, ■ I qui renferment de tiuil à vingt peliles vésicules claires, décrites -)u* le nom d'ovules mâles par Ch. Hol>in, de cellules mères par

530 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

quelques auteurs ; leur rôle physiologique est encore obscur (G. Poochet et Tourneux).

Revenons aux spermatoblastes : à un certain moment rextrémilè rameuse du spermatoblaste qui, nous l'avons tu plus haut, e^t tournée vers Taxe du canalicule spermatique, se renfle ; chacun de ses prolongements prend une forme ovoïde et devient le centre de formation d'un spermatozoïde. Bientôt on distingue, appliquée contre chacun de ces prolongements, la queue d'un spermatozoïde qui en dépasse l'extrémité et flotte dans la cavité centrale du canalicule spermatique. La tête est encore indistincte, elle se forme dans l'intérieur même du spermatoblaste, au niveau de l'étranglement qui sépare la base du spermatoblaste de ses prolongements. A mesure que le spermatozoïde, toujours adhérent par la région qui repondra à sa tête, se développe, il entraîne avec lui le bourgeon dont il procède ; puis la tête se détache à son tour du spermatoblaste eV le spermatozoïde devient libre, emportant ce qui reste encore du bourgeon aux dépens duquel il s'est développé. C'est ce résidu qui adhère à la queue du spermatozoïde et qui a été représenté sur la figure empruntée à l'ouvrage de MM. Pouchet et Tourneux (fig. 35 < . Ce reste de bourgeon finit par disparaître. On peut le considérer, comme le dit d'une façon si originale M. Pouchet, comme un viatique, que le spermatozoïde emporte avec lui et qu'il absorbe progr^^ivement dans les premiers temps de sa vie indépendante. Ce rojd*: est toujours limité par un trait aussi nettement accentué que le spermatozoïde lui-même ; au contraire, les fragments du sperm^t.-^ blasle qui peuvent rester adhérents soit à la tête, soit à l'extrémité àr la queue du spermatozoïde, se présentent sous l'aspect d'un k-^**': voile granuleux.

Il peut arriver que les prolongements du spermatoblaste ou boar^ geon, de produisent pas de spermatozoïdes ; alors ib se développent d'une façon considérable, se renflent à leur extrémité, prennent l « aspect pyriforme et finalement se détachent des spermatoblaste^u \.i sont formés d'une substance hyaline qui est colorée unifonnémenj dans toutes ses parties par le carmin (Pouchet et Touroea^^ • ' cit., p. 730) (i).

(1) En portant ses observations sur la glande sexuelle des moliiiaqtt«« |r«^ téropodes, Mathias Dnval a pu observer avec une (crtnde netteté la rarmat: -1 des spermatozoïdes, car chez ces animaux les éléments gpnrmiriqiMig m.-i relativement très longs, et en suivant attentivement Tétat de la $^9»^ pendant Thiver, le printemps et Tété, on a successivement soaa le» j<««t ^ | diverses formes de révolution spermatique : quand on observe sciha* | pendant la saison chaude, toutes ces formes se trouvent cùte à o&tc*, e« i> . j alors difficile d'établir avec certitude le véritable ordre de passage 4e I « i à l'autre. — Dans les circonstances sus-indiquées, on voit que les cvT^' | épithéliales des culs-de-sac glandulaires, grossissent et sont le siè^t j « •\ formation endogène de noyaux ; ceux-ci se portent à la périphérie ea ^ « .^ i nent Je centre d'autant de bourgeons, auxquels l'auteur réserve l«

Page 1