CHAPITRE XIV
DBS PRODUITS DBS ORGANBS GÉNITAUX
DB LA FBMMB
Nous allons compléter les renseignements donnés plus haut sur le mucus vaginal et sur le mucus utérin. Nous n^ajouterons que peu de chose à ce que nous avons dit sur la sécrétion du mucus utérin: Ce produit complexe fourni par le corps et par le col de l'utérus, subit àTépoque de la menstruation, certaines modifications qu*il peut être utile de connaître. G*est ainsi qu'il prend une odeur caractéristique, que Ton retrouve, dit M. Robin, dans les organes génitaux des femelles de mammifères en rut ; de plus, le mucus utérin change de coloration, il devient brun rougeàtre, communique cette couleur au mucus vaginal, et tache le linge. La durée de ce phénomène est ordinairement d'un ou deux jours. D'après M. Robin, le mucus pourrait redevenir complètement normal avant l'apparition du sang, laquelle se ferait d'une façon brusque. On conçoit qu'à ce moment, le mucus utéro-vaginal présente des caractères spéciaux : il contient un plus grand nombre de leucocytes, et quelques globules rouges, provenant des capillaires rompus à la surface de la muqueuse utérine et de cellules épithéliales pavimeoteuses, en assez grand nombre, venant de la surface du vagin et de la vulve (Robin).
D'après ce même auteur, lorsque l'hémorrhagie utérine >*est établie, le mucus utéro-vaginal sécrété en plus grande abondance, renferme un très grand nombre de globules rouges normaux, quelques leucocytes, des cellules d'épithélium pavimenteux, surtout du vagin, des cellules prismatiques, des épithéliums nucléaires de l'utérus. Quand les règles cessent, ces éléments diminuent graduellement et le mucus utéro-va-
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gînal repasse par les phases du début de la menstmation. Après l'écoulement sanguin, dit M. Robin, on voit quelquefois revenir un mucus blanchâtre un peu purulent. Comme nous l'avons vu à l'article Sang, le sang menstruel ne constitue pas une variété du fluide sanguin. Le caractère qui permettra de distinguer le sang menstruel, du sang ordinaire, c'est la présence des cellules épitbéliales, surtout de cellules cylindriques à cils vibratiles, et des épitbéliums nucléaires (Robin. Ann.d'kyg.,t.y, p. 421}.
Nous savons déjà qu'il peut être très difficile dans certain^ cas, de faire une distinction entre des taches produites par du spenne, et des taches abandonuées par du mucus vaginal, ou utero- vaginal. Cette distinction, qu'il est souvent fort impurlant d'établir, ne peut 6tre faite qu'à l'aide du microscope, eu employant l'un des procédés que nous avons décrits pour U préparation des taches de sperme. 11 est bien rare, quand il }* a leucorrhée, que cet écoulement soit uniquement vaginal Voici quels sont les caractères qui ont été attribués kce hquide : il contient un grand nombre de cellules pavimenteu^r^ du vagin, mêlées à des globules de pus granuleux, des globule» dégraisse, des parasites (vibrions, leptotbris, trichomonas. — Voy. plus loin). Quand il y a de la blennorrhagie le mucu'
vaginal change d'aspect, il devient jaunâtre et purifoniH' cl colore le linge en jaune verdâtre; son odeur est très fétide, surtout quand le col utérin participe à l'inflammatioD, taaili< que l'odeur de la leucorrhée vaginale simple, est plutdt une odeur de fermentation (Courty, cité par Duval et Lereb-'i;".
CM- m. — PRODUITS DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEHSIE. Ml let]. \otis donnons, d'aprës Tyler-Smith, une figure repréxaUiJil l'épithélium vaginal à tous les degrés de développe- ' ment dans la leucorrhée épithéliale et vaginale : cette figure est empruntée àl'ouvrage de MM. Duval.etLereboullet.
Lorsque l'utérus participe à l'inflammation générale, on rencontre dans le mucus utero -vaginal, des Éléments provenant «lel'ulérus, de sorte qu'il est difQcile d'assigner & ces écoulements des caractères d'une précision parraite. D'après Tyler-
^mith, il y aurait néanmoins deux leucorrhées, la leucorrhée eiginale ou épithéliale, la leucorrhée utérine ou muqueuse. n La leucorrhée vaginale ou épithéliale est constituée par de la lymphe, ou du plasma acide, de l'épithélium pavimenteuz,' des corpuscules de pus, des globules de sang, de la matière $rn\>se. La leucorrhée cervico-utérine ou muqueuse, est cons- (iluée par du mucus alcalin, des corpuscules muqueux, de lépithélium cylindrique altéré, des corpuscules de pus, des ^■lobules de sang et des particules grasses. Les premiers de ces '-léments sont constants et caractéristiques, les autres (pus, -an^, particules grasses) sont accidentels et dépendent souvent de l'inflammation des muqueuses ou des complications de la leucorrhée » (Courty, cité par MM. Duval et Lereboullet). O^mme le font justement observer ces auteurs, après Stoltz, PH pratique, cette distinction devient très difficile à cause du mélange des éléments provenant k la fois de l'utérus et du vagin (i).
i I < Le ly HotUnier * communiqué à It Siuidiiï de Biologie on mémoirR a modiflutlon* qu'éprouve >■ contliluiion Utloiogique, du pus I HicRosnArBiB. 36
Il peut arriver que les lâches, qu*un expert est chargé d*ex^ miner, soient constituées à la fois par du sperme et du mncu< vaginal ou utéro-vaginal. Ces taches sont grisâtres, empesées et circonscrites, comme les taches de sperme (Robin). On y retrouve les spermatozoaires, par les procédés que nous avon< donnés. D'après Gosse, Tacide nitrique donne un précipité dans Teau, où ont macéré ces taches. Lorsque celles-ci sont uniquement formées par du mucus vaginal, elles sont ordi* nairement beaucoup plus grandes et pins nombreuses que des taches spermaliques. 11 suffit d'avoir vu le lit même d'une toute petite fille, atteinte de leucorrhée, pour en être convaincu.
Quand il y a de la vaginite ou de la blennorrhagie, les tache^ sont verdâtres ou jaune verdâtre. Elles empèsent les tissas, qu'elles rendent durs au toucher; le plus souvent, elles ont une certaine épaisseur et ne traversent pas les tissus. D'apn ^ le docteur Gosse, elles ne deviennent pas jaunes près du feu. Mouillées pendant quelques heures dans Teau, elles perdent leur couleur et prennent une odeur caractéristique tout à fait différente de celle du sperme. Leur dissolution aqueuse portét h rébullition, produit un coagulum albumineux blanc ; à froid. Tacide nitrique y produit également un précipité. Le résidu insoluble, opaque, du mucus, présente des éléments de l'épi*
en général et du mucc-pus utérin en particulier^ suirant les diverses périodes de la maladie. Voici le résumé et les conclusions de ce traTail.
1° Les hématies sont susceptibles de s'altérer pathologiquement et eip* r menulement, leur hémoglobine se changeant d*abord en bématine, puis 1^' mâtine disparaissant progressiToment.
2" Il y a lieu de distinguer deux espèces d'éléments blancs dans le pa* l'un, corps discoïde, lenticulaire, irrégulier, crevassé, sans noyaux, évolut.tultime de Thématie, morte pendant le phénomène inflammatoire, et rédoiu l'état de caillot élémentaire décoloré ; l'autre, corps sphéroide, à 005 aai discoïdes, véritable cellule lymphatique du pus louable, état embryonnairr des éléments éplthéliaux en voie de formation.
30 Relativement à l'ordre de succession de ces faits hlstologiqxies, b r.. nique et Thistologie pathologique démontrent parallèlement : que \i doSr. de la suppuration, ou période inflammatoire, est caractérisé par la son;' hors des vaisseaux sanguins, des éléments rouges, incolores et bUnc» ds sang, plus ou moins altérés, et que la période terminale de la sappnraui". coïncidant avec une réparation organique, est caractérisée par une ctfoib tion migratrice presque exclusivement lymphatique, qui permet de eoasiw< rer la lymphe comme un liquide embryonnaire rénovateur des tiesQs.