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CH. XIY. — PRODUITS DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME. 5G

thélium, et des globules de pus. La teinture d'iode agit sur ces derniers, ainsi que sur les nucléoles et coagule le mucus intercellulaire en longs filaments (Gosse et Schmidt). L'ammoniaque rend le résidu visqueux.

Il est très important, en médecine légale, de pouvoir reconnaître les taches produites par les liquides qui s'échappent de l utérus et du vagin, à la suite de Taccouchement normal ou provoqué, à terme ou avant terme.

§ I. — DES LOCniES.

Lorsqu'une femme vient d'être délivrée, même en dehors <le toute hémorrhagie, elle continue à perdre du sang en quantité variable, par le fait de la rétraction de l'utérus. Ce >ang présente des caractères particuliers, en ce sens, qu'il t'st très riche en globules blancs, dont on trouve de un à cinq, pour cent globules rouges ; quelquefois môme, dit M. Robin, cette proportion est doublée.

A compter de la fin du premier jowr^ le liquide qui s*écoule par le «agin, ne contient plus qu*un tiers environ de globules rouges ou h»'rnaties, à côté des autres éléments en suspension dans le fluide ^éro-muqueux des lochies ; à côté des hématies on voit un grand :)ombre de globules blancs, tantôt isolés, tantôt réunis, et enfin des cellules épithéliales pavimenteuses du vagin. Parmi ces cellules « il en est qui sont sphéroïdales ou à pein^ polyédriques par pression réciproque, réunies en groupes, rarement isolées, semblables à celles de la profondeur de Tépithélium du vagin, ou des lèvres du col de l'utérus. Ces dernières, bien plus étroites que les autres et plus épaisses, renferment un noyau sphérique, parfois nucléole, large de T â 8 millièmes de millimètre. Les autres ont un noyau ovoïde ^Qs nucléole, et quelques-unes d'entre elles manquent de noyau. » Kobin.)

Quand les femmes n'ont pas de fièvre et qu'elles étaient antérieun^ment bien portantes, le liquide n'a pas d'odeur désagréable ; outre ie> éléments signalés plus haut, le liquide qui s'écoule du vagin contient encore un certain nombre de granules graisseux.

A partir du deuxième jour, on voit les globules blancs l'emporter en nombre sur les globules rouges ; les lochies changent de couleur, 'lo rouges qu'elles étaient, elles deviennent brunâtres, et au fur et à nipsuie qu'on s'éloigne de l'époque de l'accouchement, cette teinte IMiit déplus en plus, les lochies deviennent roussâtres, puis jaunA'- (res, puis grisâtres vers le cinquième jour, quand les choses se pas-

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sent absolument d'une façon normale. Cependant, il ne faut pas oublier que ces phénomènes ne se succèdent pas toujours aTec cetle précision ; il y a des femmes dont les lochies restent sanguinolentes plus longtemps; il en est d'autres qui, à Tépoque de la montée du lait, généralement vers le troisième jour, ont une petite perle sanguine, qui ne se renouvelle pas. À partir du cinquième jour, il n*y a généralement plus de globules rouges, ou bien, ils sont très rares ; les globules blancs, au contraire, dominent ; ils deviennent même très volumineux et se remplissent de granules de graisse, en un mot, 'ûs deviennent granuleux (Robin).

Les cellules pavimenteuses du vagin diminuent également de nombre : ces cellules, dit M. Robin, sont généralement réunies par imbrication en lamelles plus ou moins larges, auxquelles adhèrent souvent des leucocytes, et Ton trouve de plus, des cellules polyédriques ou presque sphéroïdales, semblables à celles des couches profondes de l'épithélium vaginal ou du col de l'utérus. Les granulations moléculaires grisâtres, en suspension dans le liquide, devenu plu^ visqueux, sont beaucoup plus abondantes qu'aux époques antérieures, et les granules graisseux ont diminué de quantité.

D'après le D' Gosse, les lochies forment des taches jaune grisâtre ou un peu rougeâtres. Les tissus qu^elles empèsenl sont rudes au toucher. Elles sont souvent plus claires à la périphérie qu'au centre. Lorsqu*on les approche du feu, elles Ht changent pas de couleur. Traitées à froid par Teau distillée, elles se détachent et le linge alors est coloré et non empes*^. Si on ûltre leur dissolution aqueuse et qu*on la fasse évaporer, elle devient semblable à de la colle à bouche (Gosse) et se chlore en jaune-brun ; le liquide aqueux donne un précipité pa^ la chaleur et par Tacide azotique. Ces taches examinées au m> croscope, laissent voir des globules rouges en plus ou moizgrand nombre, des cellules épithéliales à cils vibratiles, de^ cellules épithéliales cylindriques imbriquées, des globules de pus, des granulations graisseuses. Quand les lochies sont devenues presque incolores, c'est-à-dire laiteuses, les épithélium^ et les cellules de pus deviennent plus rares, à mesure que 1 • • s'éloigne de l'époque de l'accouchement (Gosse).

§ n. — DES PARASITES DES ORGANES GÉNITADX PB LA FEMMS.,

* Parmi les parasites les uns sont visibles à Tœil nu, les autrt>au contraire sont microscopiques, le plus grand nombre d>oi • i

en. in.— PRODUITS des organes génitaux de Lk FEMME. 565 eui,appartieDnent aux végétaux inrérieurs, il en est néanmoins qui font partie du règne animal.Nous ne ferons qu'indiquer ceux qnirantdenatureTégétale, renvoyant pourleur étude complète, à la première partie de ce livre. 11 y a longtemps que les parasites non microscopiques des organes génitaux de la femme sont connus ; différents auteurs anciens en ont fait mention. Hippocrate et Aristote mentionnent la présence d'ascarides lombricoldes, dans les organes génitaux de la femme ; la môle bydatiforme fut longtemps considérée comme un produit parasitaire. La présence du muguet dans les organes génitaux, le caractère épidémique que peut prendre cette affection dans les agglomérations de femmes ou de jeunes flUes, sont depuis longtemps connus.

Bei^mann a démontré l'existence de larves de mouches VuKa vomitoria) dans le vagin. M. Robin a décrit une algue

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rouvée sur les granulations du col utérin qu'il a décrite *us le nom de Leplomilus uteri (V. p. 278). En 1834, Slich I «ignalé l'existence de cysticerques dans le tissu utérin. Loueart n'admet pas l'opinion de Vix, non plus que ifelle de Beledetti, qui prétend avoir trouvé ces parasites entre le placenta t ta paroi utérine. Non seulement on peut trouver dans le igÎD des ascarides complètement développés, mais Yix a i;^nalé la présence dans le mucus vaginal, aussi bien que dans ■ mucus utérin, des œufs d'oxyure, môles h un certain nombre

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d'embryons" en] voie]]de développement. Cet auteur en conclut que les oxyures et probablement aussHes vers in testinaui peuvent se développer dans les organes génitaux de la ferome. Dans un certain nombre de cas^dans lesquels la présence ^\>carides lombricoïdes dans le vagin a été signalée, il y avait une fistule faisant communiquer le vagin et le rectum. Dau^^ son ouvrage sur les entozoaires, M. Davaine rapporte également un grand nombre d'observations d'oxyures et de Iricbo monas trouvés dans les organes génitauif. Cet auteur n'admet pas l'expulsion d'échinocoques par le vagin, ne connaiïSAB\ pas, dit-il, d'exemple de kyste hydatique ouvert spontanément dans la cavité du péritoine, ou du vagin, ni dans celle de Vutérus.

Avant de passer à l'étude de quelques-uns de ces parasite^, nous donnerons d'après le D' Casser le moyen de les recueillir Il faut éviter, dit cet auteur, l'introduction du spéculum, 1^^ injections et toutes les recherches qui pourraient détacher ou détruire les champignons. On écarte avec le pouce et rindei. les grandes et les petites lèvres, et avec un verre de montra, tenu de la main droite, on recueille le mucus qui tapisse leur face interne, ainsi que l'entrée du vagin. Si l'hymen eii^tencore, on se sert d'une curette, qu'on introduit .à plusieurs reprises dans le vagin, afin de réunir une quantité de mucu^ suffisante pour Texamen microscopique. Ces précautions vx\\ leur raison d'être, parce que les parasites végétaux des organes génitaux de la femme ne forment jamais des couc\h aussi épaisses que celles qu'on observe, ^sur les surfaces exp séesàTair, généralement; même ils n'atteignent pas le déve!* y pement de ceux qu'on rencontre dans la bouche. Quelquef .i on est obligé de faire un certain nombre de préparation avant de découvrir quelques mycéliums (Casser, loc. at ^ p.l8)(i).

Le Pedkulus pubis ou P. pudendi {vuigo morpion , ti peut guère être considéré comme un véritable parasite dti organes génitaux de la femme,; on le rencontre tout juH

(1) Nous avonn puisé de nombre uxjenseigncmeiiU dans le tra\. \ d D' Casser. — Paris, 1874 , Swr les parasites des organes gtnitavx f/e A« /* i

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fréquemment chez l'bomme. Une bonne loupe surot pour rendre compte des détails de sa structure générale. La forme du corps est triangulaire, le thorax n'est pas distinct de l'abdomeD ; le milieu du dos est d'un brun rougeâtre ; les pattes ^aot longues, fortes, munies de grosses pinces, de couleur rougeâtre, particulièrement leij deux paires inférieures. L'abdomen a huit segments et porte sur les côtés de petits tubercalei garnis de poils rudes. La disposition et la force de ses pinces, font qu'on ne détache le morpion de la peau, qu'avec une eAtrfime difficulté. 11 produit des démangeaisons plus Tartes que les autres espèces de poux ; il pique même si fort, qa'il détermine la sortie de petites gouttes de sang. Les œufs ml la forme générale de ceui des poux, ils sont attachés aux poifs de la région habitée (Gasserl.

Fifc. 3«. — Ptdicaliu pabii.

Des parasites végétaux ou animaux, peuvent être introduits lans les organes génitaux, à la suite d'injections, de lotions, l'application s de piëcesde pansement, de substances médicalenteuses, d'instruments, etc. Les attouchements, l'onaiïme, peuvent également favoriser l'introduction des parâtes. Chez les personnes qui manient le blé ou la farine, dit '. H' Casser, on trouve quelquefois sur les doigts des acariens, ai peuvent ainsi être introduits dans les organes génitaux, e coit est aussi un mode d'introduction des parasites. HaussanD raconte qu'il a trouvé des acares dans le vagin d'une

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femme qui ne présentait aucun symptôme de gale ; malgré les recherches les plus minutieuses, il ne put découvrir sur le reste du corps le plus léger sillon, ni un seul acarus. Il e<t donc probable, que ceux trouvés dans le vagin, y avaient été introduits par son amant, qui avait la gale. Le pénis est en effet un organe de prédilection pour Tacarus.

Un certain nombre des parasites qui peuvent se trouver accidentellement dans Turine, tels que le Distoma hs^malobium. peuvent pénétrer dans le vagin. Griesinger en a retrouvé daD< le mucus vaginal d'Égyptiennes.

Ains^ que nous Tavons vu, un certain nombre de parasiter habitant Tintestin, peuvent pénétrer accidentellement dam le vagin. Les oxyures, dit le D' Gasser, peuvent arriver dans le vagin par un mouvement de reptation, en contournant le périnée ; d'autres fois, les parasites y pénètrent avec les matières fécales. Aussi, chez les personnes malpropres atteinte^ d'un catarrhe intestinal, il n*est pas rare de voir des para>ites introduits dans les organes génitaux avec les matières fécale>. D'autres fois, ces parasites y pénètrent par une fistule. Oo admet enfin, que les oxyures peuvent être transportés directement par la malade dans le vagin. On sait en effet que oo vers occasionnent des démangeaisons très vives, qui pou^M'ol les malades à se gratter, de sorte qu'il n'est pas impossii'.e que quelques-uns restent attachés aux doigts et soient ainsi introduits dans les organes génitaux. On a vu souvent des ascarides lombricoîdes pénétrer dans le vagin par une t^^ tule recto-vaginale ; mais les parasites qui arrivent le p!i:> souvent dans cet organe, par cette voie, sont des œufs tf tœnia solium, d'ascarides lombricoîdes, le leptothrix buro.i % des spores, etc. On y rencontre rarement des œufs d^oxyun^ vermiculaires.

On sait combien il est fréquent de voir des petites 6' ^ atteintes de vulvite. D'après Guersant, cette affection ser t fréquemment causée par des oxyures vermiculaires qui passeraient du rectum dans le vagin. M. Bouchut partage ott.e opinion.

Donné a découvert dans le mucus vaginal un infub^ rf particulier auquel il a donné le nom de Trichomonas cjgin • *\

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