CHAPITRE XVI. — DES PARASITES
i*anneau {\). Tous ces délavis peuvent èlre aisément constatés. Si le çestoîde a été récemment rendu, on le traite par la glycérine additionnée d*une trace d'acide acétique ; s*il a été conservé depuis un certain temps, on le place dans le mélange suivant :
Eau distillée.. . ^... 15 gr.
Alcool 15 »
Glycérine 12 »
Acide tartrique 1 gr. 5
Âpres un séjour de dix à quinze minutes dans cette liqueur, on observe à un grossissement de ^, puis de ^ à *î®, et Ton découvre les principales dispositions des organes sexuels et des canaux excréteurs. Cependant, pour bien voir ces derniers, pour les suivre dans les divers anneaux, et remonter même jusqu'à leur origine dans le scolex, où ils débutent par un lacis assez compliqué et entourant les ventouses, il convient de traiter la pièce par l'acide carbonique, en procédant de la manière suivante : on prépare d'abord une solution concentrée de bl-carbonate de potasse et ensuite une solution également concentrée d'acide citrique. On étend le fragment de strobile sur une lame porte-objet, puis avec un pinceau fin on l'imbibe de la solution alcaline ; lorsque l'imprégnation semble complète, on passe sur la pièce un second pinceau trempé dans la liqueur acide, on laisse reffervescence se calmer, on ajoute quelques gouttes d'eau additionnée dune faible trace de glycérine, puis on recouvre la préparation et l'on peut alors y suivre, non seulement les moindres méandres des vaisseaux, mais aussi et très nettement l'utérus, le vagin, les spermigènes, les canaux déférents, la poche du cirrhe, le pénis, etc. (2). M. le D' J. Ghatin, si compétent dans toutes ces questions, a suivi cette technique, dans ses
'i) La dimension de ces anneaux est inférieure à celle des segments du ténia inerme.
3} Le pénis est très court, à peine exsertile, il se volt rarement en dehors de la gaine ; celle-ci débouche avec le vagin, dont Tonverture est située en arrière, dans une cavité commune ou cloaque. Le vagin est un canal long, très étroit et dont le diamètre, étant de moitié moindre' que celui des œufs mftrs, ne permet pas & ces petits corps de sortir par une ponte (Davaine .
()32 . GUIDE DE MICROGRAPHIE.
démonstrations, soit au Muséum, ;oit à la Sorbonne, et toujours elle lui a donné d'excellents résultats.
Si de semblables études sont fort intéressantes au poiut de vue de Tanatgmie zoologique, il convient de faire observer que Texamen des cucurbitins peut fournir sous le rapport de l'observation pratique un seul caractère important: l'utérus ne comptant guère plus de dix branches irrégulièrement ramifiées, ce qui le distingue du tœnia tnerme ou mediv canellata.
Cette observation exige une certaine habitude; aussi lor>que l'on veut sûrement distinguer le tœnia solium du tœn> ^ mediocanellata ou inerme^ par la seule inspection des anneaux, faut-il s'attacher moins à ceux-ci qu'aux ovules que renferment leurs cœcums utérins. Dans le ténia inerme, ce*œufs seront elliptiques, comme nous le verrons bientôt; danle cas présent, au contraire, ils seront sphériques et mesureront 0™",034 de diamètre. On devra se familiariser avec
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Fig. 390. — A. OBuf de ténia arim': grossi 350 fois et traité par udc solution de p<v» — B. OEuf de ténia armé, \u sous le même grossissement dans la giveériDc.
leur aspect; il conviendra de les traiter par de la potasn* caustique, pour voir leurs enveloppes, l'embryon qu*ils renferment, ainsi que les crochets. En effet, lorsqu'on doit - • prononcer sur la détermination d'un cestofde, il arrive pn*'^ que toujours que celui-ci se montre dépourvu de sa partie (vphalique, soit qu'il ait été plus ou moins longtemps en coDta< : avec les matières fécales, ou qu'il ait été conservé dans Teau dans l'alcool, Thuile, liquides qui l'altèrent au point de reodrméconnaissables les détails anatomiques des eucarbitin^ les ovules, au contraire, demeurent intacts et leur exain< ; suffit pour reconnaître aisément et sûrement l'espèce que T '.' a sous les yeux, Lorsqu'un ténia solium vient d'être expulsé, il peut, da..^