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CHAPITRE XVI. — DES PARASITES

des conditions favorables de température, consener certains mouTements. Nous donnons ci-contre une figure dans laquelle M. Davaine a représenté les formes successives *que peut prendre un cucurbitin de tœnia solium. Ces mouvements sont moins vifs que chez le ténia inerme^

Fig. 391. — Cucurbitin do ténia solium; formes successif es en quelques minutes. T»Bia medloeancllata. — V^ala inermU. — Cette espèce

a certainement été connue des observateurs du dix-huitième siècle {tœnia grandis^ etc.); elle a été étudiée par Kuchenmeister, qui Va pour ainsi dire tirée de l'oubli, en montrant quelle était distincte de taenia solium. Cet auteur insistait justement sur sa fréquence ; en même temps, Von Breder, Leuckart, Cobbolt, Oliver faisaient connaître son mode de propagation par la viande des Bovidés, où elle passe sa période larvaire, aussi son étude s'impose-t-elle aujourd'hui à tous les praticiens. Laboulbène a signalé son existence à Paris et J. Chatin Ta retrouvé dans le midi de la France.

]I est aujourd'hui bien plus commun que le ténia solium, mais il s'en distingue facilement sous ces deux états :

I* État ejfltiqae. — A cet état le tœnia inertne ou medîoca^ nellata se rencontre dans les muscles du bœuf, du veau, etc., et peut s'y découvrir aussi facilement que le cysticerque du t(pnia solium chez le porc. Malheureusement, tandis que, depuis des siècles, la vente de la viande de celui-ci est soumise à an contrôle plus ou moins minutieux, on est encore à prendre quelques mesures contre la ladrerie du bœuf, qui devient plus fréquente de jour en jour, et qui contamine les populations d'un parasite plus difficile à chasser que le tœnia solium. M. Mégnin, dans un travail lu à la Société de médecine publique, semble ne pas admettre la ladrerie du bœuf. Inspecteur par quartier de l'abattoir militaire de Yincennes, M. Mégnin

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a pu faire des recherches sur une vaste échelle, puisqu*il examine par jour environ 10 à 12 bœufs. Pendant les trois années 18*^4-75-76, il a vu passer sous ses yeux les spécimens de toutes les races françaises ; sur aucun d*eux, il n'a constaté la présence de cysticerques. L*année dernière, en raison de Tabondance des fourrages, le bétail français ayant augmenté de prix, les fournisseurs durent se rabattre sur des animaux étrangers. G*est ainsi qu*à partir du mois d*aTnI, jusqu*à la fin de septembre, ce sont les bœufs de Sardaigne, de ritalie centrale et surtout de TAfrique, ainsi que les montons de THerzégovine,' de la Yalachie, de la Bessarabie et même de la Perse, qui ont alimenté exclusivement la garnison de Paris, et un grand nombre de garnisons du centre et de Test. Pendant ce temps, rien qu*à Tabattoir de Yincenne^, il a été sacrifié 250 bœufs de Tltalie centrale, 300 bœufs de Sardaigne et 500 bœufs d'Afrique. Sur aucun, malgré les recherches les plus minutieuses, et poussé par un ardent désir de faire connaissance avec la ladrerie du bœuf, M. Mégnin n'a pu trouver la trace d*un seul cysticerque. Pour contrôler cette étude, M. Mégnin fit une enquête dans les hôpitaux militaires et il ne put recueillir qu'une seule observation de ténia inerme, et encore cette observation unique n'esl-elle pa« probante. La grande fréquence du ténia inerme dans nos hôpitaux civils n'est certainement pas en rapport avec la rareté, pour ne pas dire l'absence du cysticerque chez le bœuf. M. Mégnin conclut de ses recherches que la ladrerie est extrêmement rare chez le bœuf et que la viande de cet animal n'est peut-être pas la principale voie que prend le ténia inerme, pour arriver dans nos intestins.

Cette question est donc encore à l'élude. Néanmoins, i! n'en reste pas moins établi qu'il faut surveiller de près la viande de bœuf. MM. Gauvet et J. Arnould oot recueilli sur le bœuf; le cysticerque du ténia inerme par contre, Leuckirt, Rôll, Saint-Cyr, Nasse et Fourquier, Laboulbène, ont provoqué la ladrerie du veau, en faisant ingérer à cet animal des proglottis de ténia inerme, éliminés par l'homme.

L'examen de la viande suspecte se fera comme pour !>:>pèce porcine ; les cysticerques s'y reconnaîtront aux carme-

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