CHAPITRE II. — âL&MENTS ANATOMTQUES
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I A« mode de fonKatiom des eellvles pmr dlTteloB.
— Nous prendrons comme exemple le développement des stomates de Ylrtspimiila (Strasbûrger, loc. cit.). Si Ton observe des préparations de pièces conservées dans l'alcool absolu, on poarra trouver sur une seule d'entre elles tous les états principaux par lesquels passent les cellules en division, et contrôler ainsi ce que montrent moins clairement d*ailleurs les cellules fraîches observées dans Veau ou dans Talbumine. La cellule mère des cellules de bordure renferme d'abord un grand noyau avec un gros nucléole ou plusieurs plus petits. Ge noyau grossit en devenant homogène (fig 22, A). Puis, on voit apparaître dans sa masse des stries granuleuses qui convergent vers ses deux pôles. Bien- A| tôt ces stries s*épaississent à ' réquateur du noyau (fig. 22, B) et cet épaississement forme «... » .. a- " a
*^ , , , Ftg. 12. — Formation par diTiiion des
une sorte de disque qui divise itomates de ririi pumUa (Strasburger).
le noyau en deux parties, c'est
la plaque nucléolaire (Strasburger.. Par la suite, cette plaque se dédouble et les deux segments nés de ce dédoublement s*écartent Tun de l'autre en se rapprochant des pôles du noyau (fig. 22, G). Toutefois ces deux segments ne deviennent pis complètement indépendants, ils sont reliés entre eux par de fines stries granuleuses qui proviennent de la partie médiane étirée de la plaque nucléolaire dont ils dérivent (fig. i2, C). Suit la formation définitive des deux nouveaux noyaux correspondant chacun à Tune des deux moitiés écartées du noyau primaire.
Alors commence la deuxième phase du phénomène. Dans les fils granuleux qui relient les deux segments de la plaque nucléolaire, et vers le milieu de leur longueur, apparaissent des épaississements en forme de bâtonnets qui par leur assemblage constituent une nouvelle plaque {plaque cçllulaire, Strasburger) (fig. 22, D). A partir de ce moment, la division de la cellule mère est opérée, à condition toutefois, comme il arrive fréquemment^ que les fils granuleux qui relient les deux noyaux et au milieu desquels s'est formée la plaque cellulaire»
70 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
atteignent par leur partie équatoriale la paroi delà cellule mère. De la sorte, en eil'et, la plaque cellulaire arrivera également jusqu'à la paroi et divisera ainsi en deux la, cellule (Ûg. 2^, E'. Si ces fils n'arrivent pas jusqu'à la paroi, la plaque se complétera par une couche correspondante dans le protoplasma de la cellule, et la division sera bientôt opérée.
Jj'ezemple de Ylris pumila que nous avons choisi se recommande, nous l'avons dit plus haut, par ce fait que le noyau primaire remplit presque à lui seul la cavité de la cellule mère Dès lors les phénomènes de la division sont des plfts simples, et nous venons de constater que le noyau y joue un rôle prépondérant. Dans d'autres cas cependant ce rôle s'efface et devient même à peu près nul. Gela arrive lorsque le noyau d'un petit volume relativement à la cavité de la cellule mère reste, au milieu de celle-ci, séparé du protoplasma pariétal par une couche plus ou moins épaisse de liquide cellulaire. Dans ces cas (endosperme du Phaseoius multtfloJMS et Spirogyra orthoifira par exemple), la division du noyau étant terminée, celle de la cellule s'opère progressivement de la périphê rie au centre, commençant même avant la formation de In
plaque cellulaire dans le noyau
^ primaire, et alors, tantôt cette
^^^:=^'-^r£^ plaque cellulaire persistant
/^\ . (endosperme du /^Aû*eo/t«) ser-
'à' Ô & ^^^ ^ compléter la plaque qui
/ \ "* se forme dans le protoplasma
^ ^ pariétal et s'avance peu à peu
' A "" '^wT ^^\3^/ '" jusqu'au noyau. Tantôt la pla-
y^ ^Jl^K J^'-y^ ^^ ^"® cellulaire du noyau étant
'^"5 i^'^^3 .^g^^'^vri rudimentaire et disparaissant
bientôt (Spirogyrj nrthosph'a\
Fi,'. 23 - Fonnalion de la cloi.on cellu- ,j^ flivisioU dU UOyaU et CtMifaire dani U «iiTiMion dei celluleii du •'
•pirogyra oittiospira (Strubûrger). du protoplasma de la CClluIe
mère deviennent sensible nien( indépendantes. (Voir fig. 23.)
Quoi qiril en soit, le Spirogyra orthospira n'en reste pas moins un des meilleurs exemples pour l'observation de la division du noyau. Sur ces algues vivantes et en disposant
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ropération comme noas Tavons indiqué plus haut, on pourra, i faide d*un fort grossissement (600 fois environ), constater successivement les changements de forme du noyau de la cellule mère avant la division, son augmentation de volume, puis la formation de stries granuleuses, enfin Tapparition de la plaque nucléolaire à Téquateur du noyau. On pourra suivre la division de cette plaque en deux segments (1), puis Técar* lement de ceux-ci qui s*opère si rapidement qu'on peut observer lenr mouvement vers les pôles du noyau en se servant d'un fort grossissement. Entre temps la division de la cellule commence par suite de l'apparition d'une plaque somhre dans le protoplasma périphérique (fig. 23). Cette division delà cellule se continuera ainsi jusqu'au centre, en même temps que les jeunes noyaux formés aux dépens de la plaque nucléolaire se différencieront davantage ; et si une plaque cellulaire vient à se former dans le noyau primitif, résultant du retrait vers le centre de la cellule des granules qui constituaient les fils tendus entre les deux segments de la plaque nucléolaire, cette plaque cellulaire, nous l'avons dit, sera rudimentaire et dans tous les cas ne participera pas directement à la formation de la cloison protoplasmatique qui doit finalement diviser en deux la cellule mère.
Sans vouloir entrer dans plus de détails au sujet du mode de formation des cellules par division binaire, nous nous bornerons aux exemples typiques que nous venons d'indiquer, renvoyant pour le reste à l'ouvrage de M. Strasbiirger(/or. cit.) et aux divers auteurs qui se sontoccupés de ces questions (2).