CHAPITRE XVI. — DES PARASITES
dans un mélange d*eau, d*acide acétique $t d'alcobl. (Robin, Duyal et Lereboullet.)
Le Sarcopte est ovale. Sa longueur est égale à 3 ou 4 dixièmes de millimètre. Le Sarcopte mâle est moitié plus petit que celui de la femelle ovigère ; il a la forme d'une tortue, les bords latéraux sont dentelés ; le dos est recouvert de petits appendices coniques, ressemblant assez bien à des écailles munies de soie ; la peau est sillonnée de replis, de duplicatures diverses; la tète a quatre paires de mâchoires et de même longueur. Les pattes sont au nombre de quatre paires ; elles sont grosses et courtes ; elle sont munies de ventouses ou du moins les deux paires antérieures et la dernière paire postérieure. Les mâles sont peu nombreux, ils sont vagabonds, dit M. Lailler, ils parcourent la surface du corps sans se fixer sur un point ; ils ne creusent pas de sillons dans Tépiderme ; on ne les trouve que sous les croûtes ou dans les rainures de Tépiderme où ils se réfugient. Au contraire, la femelle ovigère est très commune. Elle a un corps ovalaire, quatre paires de pattes ; les pattes antérieures sont pourvues d'ambulacres à ventouses ; les pattes postérieures présentent des soies d'égale longueur. L'oviducte est en forme de fente transversale, légèrement arquée, située en arrière de Tapodème sternal. La femelle pubère est plus petite que la précédente; les soies de ses pattes postérieures sont plus courtes, elle n'a pas d'oviductes. La nymphe est de même taille que le mâle ; son corps ressemblée celui de la femelle pubère, mais il est plus petit, la deuxième paire de pattes postérieures est beaucoup plus petite que la première ; elle est terminée par une soie moitié plus courte et plus grêle.
La larve est de moitié plus petite que la précédente dont* «lie se distingue par l'absence de la deuxième paire de pattes postérieures, elle est donc hexapode. Quant à l'œuf^ il est allongé, de la dimension de la larve dépourvue de la quatrième paire de pattes (Lallier). Chez tous les acariens, les femelles adultes ont une vulve spéciale pour la ponte, située sous le thorax et qui n'existe pas encore chez les jeunes femelles nubiles ; chez celle-ci l'accouplement se fait par l'anus qui est, à cette période seulement, une la^e ouverture vulvo-anale. (Mégnin.)
686 GUIDB m UlCROClUPaiE.
DcrmatoseB du cheval ona^M par dea Aearleas (Mégtlin,
loc. cit., p. â8 et suiv.)- — ^ cheval peut nourrir trois Aciriens p^oriques dilTérenU, déterminant chacun une Tormede gale particulière. Us appartiennent tous les trois àlafamitle des Sarcoplidés, et aux Renres Sarco/ilet, Psoroptes et Chonoplt. 0iircDpt«> Mablcl (LatreiUe), variété equî. — Ce Sarcoptea été découvert en 1816 sur le cheval par Ëichtdiet en Allemagne, et par Delafond en 1836 en France, sur des chevaux destinés i la
dissection. Jusqu'à ces derniers lemps, ce Sarcopte Mvait été considéré comme identique à celui de l'homme, mais il en diffère par une plus grande taille et par certains détails anatomi- .ques plus accentués, et surtout par des crochets aux membre^ et des épines dorsales plus aiguës et plus développées.
- Voici, d'après M. Mégnin, les caractères de ce Sarcopte : " ro«lw peu caché par l'épisiome, dépassé par deux paires de »oies. àt* palpes presque aussi longues que lui [flg. 42!j), joues étroites : ctphalo-thorax à quatre segmenta, très distincts les uns des autre» ti de l'abdomen, sur les côtés et sur le dos ; deux aiguillons ou spinul^ 9ur le bord de l'épisiome ; trois paires d'aiguillons gros et courien triangle, sur les trois segments thoraciques ; de nombrens»' *-:■lies cutanées coniques-aiguës, interrompant les stries du ceips •-'.