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CONCLUSIONS

L'examen de la portion d'aliments recueillis dans l'estomac de la veuve G. et renfermée dans le flacon n" 1 y fait donc reconnaître :

!• Une notable proportion de pomme cuite. L'extrême rareté, des cellules pierreuses qui n'ont été rencontrées que dans une seule préparation correspondant à la partie calicinalc, ne permet pas de confondre les cellules parenchymateuses sus décrites avec celles de la poire qui présentent cependant avec elles une grande analogie. Les cellules pierreuses qui, par leur accumulation^ forment les grains durs

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des poires, ne sont pas localisées à la partie calicinak mais dUsimintfi dans la pulpe.

2*^ De la pomme de terre cuite, également devant le feu, ce que prouvent les parties carbonisées de la surface.

3<^ De l'amidon de blé, non cuit et presque inaltéré.

4<^ De l'oseille, en très faible quantité.

5<* Du salsifis en très faible proportion.

De là, je conclus :

i * Que la femme G. a dû manger à une heure assez éloignée de m mort, les aliments contenus dans le flacon n^ 2. Ces derniers sont, en effet, en grande partie digérés : la viande totalement dissoute par le snv gastrique fait défaut ; or, il résulte des expériences de M. Beaumont. que les viandes bouillies, sont digérées en quatre heures, loseiDe ot se retrouve qu'en minime proportion et le fragment de salsifis qui a résisté au travail de la digestion, est surtout composé des parties lie la racine les plus réfractaires.

2<> Que l'ingestion de la pomme de terre, de la pomme et de l jmidon de blé, doit correspondre à un moment beaucoup plus rai" proche de la mort. Les cellules de pomme de terre et de poniiur' n'offrent, en effet, ainsi que leur contenu, aucune différence a^ec Ifmêmes parties de la pomme de terre et de la pomme cuiles, pi>u: servir de terme de comparaison (voir préparation n"* 22, et, les granules d'amidon de blé sont encore presque tout intacts.

3^ Que la femme G. n'a certainement pas fait usage à son dernier repas, des aliments recueillis chez elle et contenus dan» )flacon u» 2.

En foi de quoi, nous avons signé le présent rapport que nous dt.clarons fait en honneur et conscience.

Rouen, le 27 ' mai 1 878 .

G. Pemnetier.

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