GUIDE DE MIGR06HAPHIE
concentrée, qui assure plus efficacement la conservation des préparations.
<< Tous les modes de fermeture peuvent être app1iqu(*s aux préparations faites d'après les procédés que j'indique. Il y a cependant avantage à se servir de baume de Canada desséché et dissous dansk chloroforme. L'Infusoire que Ton veut examiner peut, 'en effet, se trouver sur le bord de la lamelle. Ce vernis, mince et parfaitement transparent, n'empêche nullement l'observation avec les plus forts grossissements.»
Examen mieroscoplqne des eanx de ploie {{). — Pour faire cet examen, il est nécessaire d'employer au moins un grossissement de 500 diamètres. On aperçoit alors dans Feau un grand nombre de corpuscules divers, appartenant au règne animal, végétal ou minéral ; des grains de sable, de calcaire, de charbon, des débris d'étoffe, de bois, des parcelle^ animées de mouvement brownien, des grains de fécule, des grains de pollen, et quelquefois des bactéries. M. G. Tissandier, qui faisait ses observations au bord de la mer, a même rencontré une stellaire microscopique à douze rayons. Ainsi que nous le verrons dans le chapitre suivant, la nature des corpuscules que Ton trouve dans les eaux de pluie varie suivant les lieux où les observations sont faites.
Corpnacnles eonteoiu dans Peau de reoée. — G. Tissandier
{loc. cit.^ p. 30) a étudié au microscope des gouttes de rosée recueillies sur un brin d*herbe, ou formées artificiellement au moyen d*un mélange réfrigérant placé dans un tube de verre : cet auteur a également fait usage d*éthcr à travers lequel \\ faisait passer un courant d'air. Cette eau de rosée renfermait des corpuscules indéterminés et animés d*un double mouvement de trépidation et de progression très intense, des microzoaires, des bactéries et des monades. Les produits végétaux seraient également très abondants, et M. Tissandier y aurait reconnu des grains de pollen, des grains de fécule, des spo* rules, des mousses, etc. Cet auteur a également figuré dan$ son ouvrage, des produits ayant Taspect de mousses et de moisissures, d'un beau jaune clair ou d'un vert très tendre . des algues, des corpuscules minéraux à surface angulaire*
(1) G. Tissandier, Les PoussUres de l'air, Paris, 1877.
# CflAPITRE XX. — EXAMEN MICROSCOPIQUE DES EAUX. 763
très noirs, des corps amorphes très transparents, de la silice, etc. Les délerminations de G. Tissandier manquent un peu de précision pour ce qui regarde les substances végétales, il y aurait sur ce point de nouvelles recherches à faire.
Les nombreux corpuscules que l'on rencontre dans les eaux de pluie, dans la rosée, proviennent de Tair ; c*est donc dans l'air qu'il faut chercher Torigine de ces différents produits. Nous nous trouvons ainsi naturellement conduits à faire rétude des poussières contenues dans Vair.