CHAPITRE XXI
GORPUSCnUSS BT MTA8MKB DB L'AIR
Nous prendrons pour guide, dans cette étude, le très remarquable travail publié par le regretté F.-A. Pouchet, en 1870 (1 . Gel illustre naturaliste, auquel la science est redevable de si belles découvertes, a fait faire de grands progrès à la micrographie de Tair.
Héthodes expérimentale*. ^ De nombreux procédés ont de donnés pour recueillir les poussières de Tair. De tous, la méthode indiquée par F.-A. Pouchet, est certainement la plus pratique. Son appareil modifié consiste en un flacon aspirateur rempli d*eaa, et par conséquent d'une capacité facile à déterminer. On fait communiquer ce flacon à l'aide d'un tube, soit avec une cloche, ouverte à sa pa^ tie supérieure, ou avec un flacon à large ouverture. L'air entre arot* plus ou moins de vitesse dans cette cloche ou dans ce flacon, suivant que l'écoulement de l'eau est plus rapide, par un tube effila a son extrémité inférieure, le tube à entonnoir des appareils de chimie. On fait arriver l'extrémité du tube à peu de distance d'une lameU porte-objet, sur laquelle on a préalablement déposé une goutte dr glycérine. Les corpuscules contenus dans l'air sont ainsi projete> sur la goutte de glycérine, et peuvent être examinés au microscope et soumis à l'action de différents réactifs. Cet appareil, nous le rèpe* tons, est très simple et d*un emploi très commode.
On trouvera, dans le livre de G. Tissandier, la descriplion dt
grands appareils, qui offrent certainement des avantages, mais qm
ne sont pas transportables comme Yaérofc&pe de Pouchet, dans one
salle d'hôpital ou dans un endroit quelconque.
M. Pasteur, pour étudier les poussières de l'air, a employé un a^
(1) Aérascopie, — Lei corpuscules et les miiumes de Fair, par F.-A- Foj chet. Rouen, IS70.