‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 334 sur 404 · CHAPITRE IXl. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L'AIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE IXl. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L'AIR

pareil et une méthode dilTêrenls. Son appareil se compose d'abord d'un lube qui passe à travers une fenOtre, par exemple, et communique au dehors. Ce lube renferme une petite bourre de coton-poudre, il travers laquelle passe l'air extérieur en s'y dépouillant des poussières qu'il contient. L'appel d'air est déterminé u l'aide d'un aspirateur, dont la disposition varie suivant que Ton a besoin ou non de connaître le volume de l'air qui a passé par le tube. Après l'expérience, la bourre de coton-poudre est dissoute dans î'éther; les

Fig. 4M. — jlCn»co|M de Fouehct. (Grud modit».)

^ussîères sont recueillies par décantation et examinées au microscope après des lavages successifs.

Un autre procédé également pratique donne aussi de bons résull'its ; il consiste 6 faire bart)Oter de l'air dans de l'eau distillée, par- Tiitenient pure et renfermée dans des tubes en U. Les corpuscules en suspension dans l'atmosphère se déposent et peuvent être examinés au microscope.

Quand un rayon de soleil pénètre dans une pièce relativement peu éclairée, il est d'observation vulgaire que les particules solides de l'atmosphère, animées d'un mouvement incessant soust'aclion d'une lumière éclatante, deviennent visibles à l'œil nu. II sufOI d'agiter un 'ilijel quelque peu volumineux, de frapper sur une partie quelconque

^^ CUIDE DE HICROGRAPBIE.

du veiemcnl pour augmenter le nombre des corpuscules de ce nua.'f lumineux. Partout où lairest agité, partout où l'activité et HùduV trie humaines sont portées à leur maximum, comme dans DOi grandes villes, l'air contient un plus grand nombre encore de cmpuscules microscopiques.

M. Boussingaull, cité par Tiasandier, s'exprime ainsi : ■< L'imaginition se figure aisément, mais non pas sans un cerlain dégoût, iwil ce que renrermenl ces poussièrea que nous respirons sans cesse, e( que l'on a parfaitement caractérisées en les nommant fes muhotdices de V atmosphère. EUes établissent en quelque sorte le conUci entre les individus les plus éloignés les uns des autres, et bien qnt leur proportion, leurs effets, leur nature, soient des plus variés, ce

pif. 4W. — Récrplnr de ■'■«nneope dt

n'ost pas trop s'avancer que de leur attribuer une partie de liii'^lubrilé qui se manifeste ordinairement dans de grandes »s^.o mcrations d'hommes. »

M. Pasteur s'exprime ainsi (Annales de ■physique et de eAwii-, t. LXEV, 3' série, 1802). u Une petite bourre de coton, exposée pend*ni vingt-quatre heures au courant d'air de la rue d'Ulm, pris à quelqurmétrcs du sol, pendant l'été, après une succession de beaux jourrasscmble plusieurs milliers de corpuscules organisés, pour une upiration d'un lilre d'air environ par minute. Du reste ce résu!i<. varie intliiimcnl avec l'étal de l'ulmosphére, si l'on op^re sTaiti . après la pluie, pur un temps calme ou agité, de jour ou pendan: -.t nuit, à une petite distance ou à une grande distance du sol. Exque Von imagine les mille et une causes qui peuvent augmealer - .

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