CHAPITRE II. — ËLËMBNTS ANATOMIQUBS
Oa trouve des cellules polyédriques dans la moelle de la plupart des végétaux, dans le parenchyme cortical des tiges vertes eUurtout dans celui des pétioles d'un grand nombre de feuilles. La forme rhomboédrique est particulièrement intéressante : c eit elle, en éiTet, qui, sous le nom de cellules muriformes, concourt à la TormatioD des rayons médullaires dans le bois des légétaux ligneux principalement, et d'autre part sous le nom
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de etUule» tabulaires, forme les tissus subéreux (liège dti bouleau el du cerisier) et les couches épidermiques de la plupart des végétaux. Le plus souvent les épidermes des feuilles, des ^ges, des pièces du périanthe,etc., sont formés de cellules polyédriques aplaties dont les faces peuvent être losangiques ^piderme de jacinthe, flg. 30), hexagonales (^iVium candidum), OQ encore rectangulaires (cellules épidermiques de ta tulipe, flg. 31). Les cellules tabulaires, remarquables par celte localisation spéciale, peuvent d'ailleurs offrir des variétés de forme' innombrables, et il nous parait inutile d'insister davantage.
B. CBLLDLES A CONTOURS NON UËOH ÉTHIQU ES.
Noos ne signalerons que quelques-unes des formes les plus iDléressaotes :
I* Cellules étoilées. — Un inégal développement en surface de la membrane cellulaire détermine, s'il se produit avec quelque
m GUIDE m MicnuonAPiiiE.
régularité, des saillies disposées comme les branches d'une étoile, séparées par des angles rentrants plus ou moins prononcés. On rencontre cette forme de cellules dans le parenchyme central des tiges des Juncia e/fusia, glomeratia, etc. (flg. 3it, ainsi que dans le parenchyme du pétiole du Nympkxa, du .Vrnvphor, et dans les feuilles à'ffeileborus, de G/adioUa, etc. Des coupes très-minces sont nécessaires pour bien observer ces cellules , et il est absolument utile de donner à I»
section un sens convenable afin de ne point couper obliquement les cellules:
on obtiendrait sans cette précautioD des images de cellules tronquées et privées d'un certain nombre de leur^ prolongements , ce qu'il faut éviter.
D'autre part, comme ces sortes de cellules forment des tissus assez Iftcbes.
te débutant peu habitué à faire des coupes minces arrivera plus facilement au but en pratiquant ces coupes sur des portions de tiges traitées pendant un certain temps par l'alcool absolu, de façon à donner plus do consistance au tissu. 2* Celluki rameuses. — Comme précédemment, la forme de ces cellules est due à un développemenl inégal en différents points de la surface de la membrane cellulaire; mais ici ce développement s'est fait avec irrégularité. In bon exemple de cellnles rameuses est relui que l'on trouve dans le limbe d'un trèsgrand nombre de feuilles , principaleroenl T-' cheï les Dicotylédonées. Au contact ave<-
Fi(. 3j. - iM Miiuit l'épiderme inférieur de ces feuilles on ^^» ù «ÎjÎ^" dâ observe au moyen de coupes minces un paKDcbjnK et u parenchyme formé de cellules à contours j>îunta. *"' * très-irréguliers. Des cellules rametan remarquables par leur grandeur et leur difformité se rencontrent encore isolées dans le parenchyme de certaines feuilles. Le mésophylle des feuilles du CamelÛa Jap"titra ffig. 33) présente un très-^rand nombre de ces ftrande-