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CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS

le Dermeste renard. La plupart de ces larves ont des mâchoires très puissantes et sont très voraces.

Parmi les vers nous signalerons les dermestes, les anthrènes, les attagènes, les teignes des pelleteries. Ces larves, en se métamorphosant, donnent naissance à des insectes parfaits qui, s'ils sont inolTensifs par eux-mêmes, pondent des œufs en nombre considérable, qu*il est important de détruire.

A côté de ces insectes parasites, nous signalerons également des Acariens que Ton rencontre à divers états de développement. M. Pennetier signale le Cheyletus etmditus, le Glyciphagus spinipes, le Tyroglyphus longior, (Voir le chapitre des Parasites.)

Les cheveux postiches ou les cheveux coupés, sont fréquemment détériorés par un insecte dont nous n'avons pu nous procurer un exemplaire, bien qu'il soit relativement commun. L'examen d'un fourreau adhérent aux cheveux, fait par M. Mégnin, a permis de voir qu'il contenait encore la carapace d'une nymphe d'où l'insecte parfait était sorti. Avec ces seuls éléments, il n'a pas été possible à M. Mégnin défaire un diagnostic précis, et ce savant hésite entre le Tineasarcùella{de Linné) et le Tinea crinella (Tr.), penchant plutôt pour le second insecte.

C«HwrTAtioH des poils. — Les poils et les cheveux sont d'une conservation très facile. On les nettoie avec de i'étherou de l'alcool rectifié et on les monte dans le baume de Canada, après avoir pris la précaution de les bien sécher. On peut encore employer l'eau glycérinée de préférence à l'eau sucrée en consistance sirupeuse (1).

Soie. — La soie est un produit de sécrétion des chenilles de plusieurs Lépidoptères de la famille des Bombyciens.

Elle est sécrétée par un appareil glandulaire, analogue aux glandes salivaires. La matière qui constitue cette sécrétion, d'abord molle et gluante, est étirée en fil double, puis devenant unique et se durcissant à l'air. C'est ainsi qu'est formé le cocon qui doit abriter les métamorphoses de l'insecte.

On trouvera les renseignements les plus complets sur les

(I) On troaTera sar les fourrures et sur les pelleteries des renseignements très intéressanu dans le Utm de M. Pennetier — ches G. Blatson.

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variétés commerciales de !a soie, dans l'ouvrage de M. Pennetier, ainsi que dans le Dictionnaire de CheTaltiBr et Baudnmont ; dans ce dernier ouvrage est reproduit un tableau dû i MM. Wieiver et Prash, dans lequel sont donnés les différents diamètres de cinq espèces de soie, mesurés comparalivemeal au diamètre de la soie produite par le Bombyx mori.

fli qui ta

La soie, dit M, Wiesner, se compose de Dis plus ou moin^ aplatis, et striés parallèlement à leur grand axe ; cette striation proviendrait de ce que la masse englobée dans la substance gélatineuse est traversée par de nombreux petitcanaux qui, étant remplis d'air ou d'une substance peu rérrïcgente, paraissent opaques lorsqu'ils sont observés ao mkro-

CBAPITRB XXII. — EXAMEN DES CBEVEUX ET DBS POILS. 88» scope (GhaTallier el Baudrimonl). On ne peut découvrir dans la cassure des filaments de soie aucune fibrille élémentaire.

Traitée par l'acide azotique, l'ensemble des fliaments jaunit un peu, chacun se gonfle au point d'acquérir un diamètre de

Fig. 5«S. — Coupe Itu

ir >«riclfi<]uc. (c™

0*"',03 et plus. Cette expérience peut être faite dans la lumière polarisée. On voit alors cbaque filament s'assombrir au fur et à mesure qu'il se ramollit en se gonflant et finir par disparaître. D'après Robin et Coulier, l'emploi de la lumière polarisée n'a pas grande valeur au point de vue de la distinc-

tion des fibres textiles; cependant l'examen à la lumière polarisée pourrait au moins servir à dilTérencier les variétés commerciales les unes des autres. (Chevallier et Baudrimont, p. 10â2.)

D'après Hager, la soie se compose de Bis doubles, brillants

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compacts, cylindriques, sans structure intérieure, ne possédant pas de cavité, à réflexion égale. La coupe d*un fil de cocon présente des contours anguleux. La soie teinte parait en certains endroits comme aplatie ou inégale. L^absence de cavité intérieure distingue la soie de toutes les autres fibres textiles. Le mélange de sucre et d'acide sulfurique colore la soie en rose, plus vite que la laine et la dissocie rapidement. La couche extérieure, en se gonflant^ montre un contour sinueux et denté. Tant que la solution n*est pas complète, on y remarque un fil longitudinal extérieur encore solide, qu'il ne faut pas confondre avec une cavité et qui est de la substance encore intacte. La soie nommée Yama-may montre une rayure longitudinale très prononcée et une coupe poreuse .

Soie marine. — On appelle encore la soi> mnrme^ poil de nacre. Elle est constituée par le byssus, faisceau de filaments soyeux, à Taide duquel certains mollusques bivalves, tels que les jambonneaux, adhèrent aux corps'sous-marins. (Pennetier, p. 387.)

Cette matière est sécrétée par des glandes cutanées situées à la base du prolongement contractile de Tabdomen nommé pied et est filée par une rainure de celui-ci.

Voici, d'après Pennetier, les caractères microscopiques et microchimiques de ce produit. L'examen du byssus d'un Pinna vexillum (Bom) montre des filaments jaunes aplatis, A bords droits, à cassure nette, à surface lisse ou très finement striée longitudinalement, à diamètre variable et fort irrégulier. Ce dernier mesure de 0"",0I3 à O^^jOSS et présente dans un même brin de très grandes variations, passant successivement par exemple, de 0,035 à 0,048, 0,034, puis redescendant à 0,048, 0,042 pour remonter à 0,041 et 0,031.

L'ammoniure de cuivre rend très apparentes les stries de la surface des brins qui sont très fines et fort nombreuses. Son action prolongée détermine des sinuosités sur les bords et une foule d'éraillures à la surface; il suffit même d*une légère pression pour isoler complètement les stries en des points multiples {fig, 568).

L'acide sulfurique gonfle les brins et dissocie également»

CHAPITRE Xllt. — BXAHBN DBS CHEVEUX ET DES POILS. 891 quoique moins fortement, les fibrilles élémentaires, de manière à produire à la surface des filaments de nombreuses boutonnières longitudinales, transversales et obliques.

Les acides acétique et chlorhydrique, l'ammoniaque et la soude, gonflent aussi les brins, qui, sous l'action suffisamment prolongée du réactif, acquièrent un diamètre allant jusqu'à 0",075.

Les anciens faisaient usage de la soie marine; aujourd'hui eacore il existe à Palerme des fabriques d'objets de bonneterie faits avec le byssus des jambonneaux de la Méditerranée, les Pinna nobilisel rudis priocipalemeat.

Pour plus de détails, on consultra avec fruit l'ouvrage si complet de M. Pennetier, auquel nous renvoyons le lecteur.

Str«ctai« «H plamea et dn doTct. — Pour tout ce qui concerne l'industrie des plumes et des pelleteries d'oiseaux, OD devra se reporter à l'ouvrage de M. Pennetier, ou l'on trouvera des renseignements d'un grand intérêt.

Gomme nous l'avons dit à propos des poussières, on trouve fréqaemment des brins de plumes sur tes objets exposés & l'air; 11 faut donc èlre en état de les reconnaître. Chaque barbule de plume, dit M. Robin, est formée d'une côte, dn bord inférieur de laquelle se détache une mince bordure membraneuse {bg) très p&Ie. La c6te porte de petites

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pointes vers sa terminaison (/). Les barbules du c&té apposé (A), ou, si l'on veut, celles qui les croiseut en venant de la barbe voisine (0, ont cette bordure inférieure bien plus étroite et divisée bientôt en crochets qui griffent et retiennent chacun la c&te de la barbule que croise celle qui i^ porte ( ed), d'où l'adhérence des barbules les unes aux autres. Près du bout de la barbule ces crochets se réduisent! nite

pointe presque droite, mousse ou aïgue (A), ou à un éUo'. prolongement foliacé (i) plus ou moins long. Ces dernières dispositions se retrouvent sur toutes les plume' molles, à barbules non adhérentes les unes aux autres. Osont les barbules détachées, plus que les barbes, que Von •voit dans les poussières.

Dans les plumes de duvet (fig. 570) les barbules {d.i sont réduites à la cAte formée de cellules allongées, soudén

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