CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS
bout à bout, renflées en nœud portant ou non deux petitespointes à son extrémité externe. Ces barbules sont très minces, aplaties et par suite paraissent étroites et foncées, ou rubannées et pâles, selon qu'on les voit de face (/) ou de côté {d, i) ; sur le bout des plumes molles les barbules sans crochets (b) sont aussi formées de cellules articulées bout à
>'ig. 57U. — Plumes de duiret grossies 405 fois. — a. Barbe d'uue plume de duvet placée sous les tectrices alaires du corbeau ; b. Barbe d*uoe plume molle, à barbules saus crochet dî bordure membraneuse, non adhérentes les unes aux autres. (D'après Gb. Robin.)
bout, dont Textrémité externe est renflée et prolongée ou non en pointe plus ou moins longue (e).
On trouve souvent dans la préparation d'objets divers sur lesquels est tombée de la poussière, soit des fragments de barbe avec leurs barbules, soit des débris de ces dernières seulement. Tantôt ce sont de celles dont il vient d'être parlé (c, (/), d'autres fois ce sont des barbules à crochets (e,A, fig. 569) ou simplement à bordure membraneuse [g).
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Sur les subslanee$ que ton peui trouver dwu k uBan quî sépare rextrétnité libre de fangle de la pulpe du doigt.
Nous n*avons pas à noas occuper ici des déformations ei des colorations professionnelles de Tongle. Cette étude a été faite au point de vue de l'identité, par le P' Tardieu et plos récemment par M. Yemois.
On comprend combien est grand le nombre des substances qui peuvent être rencontrées dans le pli sous-nnguéal ; le charbonnier, le boulanger, le cuisinier, le boucher, le coiffeur, portent sous leur ongle des substances qui peuvent servir à faire nettement reconnaître leur profession, dans le cas où la main, ou même un seul doigt, viendraient à être détachés; les particules charbonneuses, la farine, les substances grasses, les débris de substances alimentaires, les poils d'animaux ou des fragments de cheveux, pourront facilement être reconnus. Suivant les objets qui ont été en contact avec la main, on trouvera, dans le repli sous-unguéal, les poussières les plus variées, et les objets microscopiques les plus inattendus.
Nous avons voulu seulement signaler Timportance de cette étude, et nous ne voulons pas, quant à présent au moins, insister davantage. Il nous surûra de donner quelques exemples empruntés aux auteurs. Chez les vidangeurs et chez les palefreniers, on trouvera des débris de matières organiques animales, et, chez ces derniers, des poils de cheval ; chez les marchands de marrons rôtis, on trouvera une poussière noire et des débris de l'enveloppe du marron imparfaitement carbonisés. On rencontrera au-dessous des ongles des ouvrières qui diamantent des fleurs avec le verre, une poussière fine et brillante. M. Tardieu a donné un procédé pour déterminer chimiquement la présence de la poudre sur les doigts et sous les ongles des combattants.
Chez les ouvriers qui travaillent les métaux, le fer ou le cuivre, on rencontre sous les ongles des particules métalliques que Ton traitera par les réactifs appropriés.