CHAPITRE II. — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES
}^ second à rexamen des fibres en long et à leur mensuralion.
Sur le troisième on fera des coupes transversales qui fourniront les caractères les plus importants et permettront de mesurer le diamètre des fibres, d*en apprécier la forme, la structure et par suite de les distinguer les unes des autres (Voir les procédés à employer pour ces coupes, page 41).
■éactifs. — Nous connaissons déjà les réactifs employés pir M. Yétillart ; c'est en effet l'action combinée de Tiode et de lacide sulfurique que cet observateur propose pour caractériser les diverses sortes de fibres textiles. Bien que, à propos des caractères chimiques de la cellulose, nous soyons entrés dans certains détails au sujet du mode d'emploi de ces réactifs, n^us croyons cependant devoir ici, au risque de nous répéter, indiquer avec précision la marche à suivre dans leur application à rétade des matières textiles, convaincus par l'essai que nous en avons fréquemment fait, que certaines précautions que Dous allons indiquer sont absolument indispensables à la réussite de l'opération.
Lorsqu*on emploie l'iode et l'acide sulfurique on observe que «suivant leur nature les fibres se colorent en bleu ou en jaune. Celles dont les parois sont uniquement formées de cellulose pure, prennent la teinte bleue, elles prennent la teinte jaune lorsque leurs parois sont lignifiées ou souillées de matières azotées. Voici comment M. Yétillart conseille de préparer les réactifs en question :
1* Dissolution d'iode. — On fait dissoudre un gramme d'iodiire de potassium bien pur dans 100 grammes d'eau distillée. Pais, on ajoute un excès d'iode, de manière que le liquide en viit toujours saturé. On conserve la dissolution dans des fia- «'ons bouchés à l'émèri, en ayant soin de veiller à ce qu'il y ait toujours au fond du liquide quelques morceaux d'iode pour en assurer la saturation constante. Cette dissolution s'altère au bout de quelques mois ; aussi devra-t-on en préparer peu à la fois et renouveler la préparation lorsque les réactions ne semîilent plus aussi nettes.
2« Acide sulfurique étendu. — L'acide sulfurique ne peut être employé pur, car il désagrégerait la cellulose ; voici la compo-
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sition qui semble donner les meilleurs résultats : Mélangez dans un flacon deux volumes de glycérine concentrée, et un volume d*eau distillée; plongez le flacon dans l'eau froide jusqu'au niveau du liquide qu'il contient, et ajoutez peu à peu en agitant trois volumes d'acide sulfurique du commerce à 66*. Ce liquide s'altère rapidement. On peut lui rendre son énergie en l'additionnant de petites quantités d'acide sulfurique.
L'effet de la glycérine dans cette préparation est, comme 4e fait remarquer M. Vétillart, d'une grande importance.
Elle modère l'action de l'acide, de manière à ne pas déformer les préparations tout en leur donnant une coloration bien marquée après l'imprégnation par l'iode.
Ces réactifs étant préparés, si l'on veut en faire usage et i\\jtenir des résultats constants, deux précautions indispensable> doivent être observées, et sur lesquelles nous ne saurions tro^i insister :
!• La première de ces précautions est de n'opérer que sur des échantillons préalablement traités comme nous l'avons in* diqué plus haut par une liqueur alcaline (Voir page 90). Ot traitement prépare pour ainsi dire la cellulose à recevoir Taction des réactifs, en la gonflant plus ou moins et la rendan* plus pénétrable. Nous avons môme obtenu d'excellents résultat! en substituant au carbonate alcalin une dissolution concentré* de potasse ou de soude. M. Vétillart, il est vrai, craignant un« action trop énergique, rejette l'emploi de ces réactifs; nou
devons dire toutefois que dans maintes circonstances où nou n'obtenions point la coloration recherchée au moyen d« réactifs et après traitement par les carbonates alcalins, n<ui avons pu l'obtenir après traitement par la potasse ou la sou(] caustique. Dans ce cas, pour éviter une action trop énergiqi qui détruirait les fibres, il faut avoir soin de ne les tremp< que pendant quelques secondes dans la liqueur alcaline, et< les laver immédiatement à grande eau.
2* La deuxième précaution à prendre, sur laquelle nous i «listons également, car elle nous parait constituer un des pri ripaux écueils à la réussite de l'opération, consiste à ne fai agir l'iode et l'acide sulfurique que sur des échantillons coi plétement privés d'eau. Si en eflet on ne prend la précauti