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CELLULAIRE

Les formes variées qu\iffectent les éléments cellulaires sont le résultat de Taccroissement en surface de leur paroi. Mais, en étudiant une cellule à divers degrés de son développement, on constate que la couche cellulosique, qui n'était d'abord qu une membrane mince et délicate, s'accroît peuàpeuen épaisseur. Cet épaississement s'accompagne de deux formations :

!• De stries dont les unes sont concentriques par rapport à la cavité de l'élément, et les autres obliques ou parallèles à son

grand axe ;

â'» De marques variées qui s'observent aussi bien sur les cellules courtes que sur les cellules longues.

Mrle». — Les stries sont des lignes ou zones altemalivemenl claires et obscures que Ton aperçoit sur la coupe des parûi> épaissies d'un grand nombre de cellules. Ces stries* d'inégale réfringence en se juxtaposant donnent à la coupe lapparence d'une série de zones ou de couches emboîtées. Aussi pensat on d'abord qu'elles étaient le résultat delà superposition successive de nouvelles couches venant renforcer la menbrane primitive. (H. Mohl.) Cette manière de voir, maintenant abandonnée, assignait donc aux parois cellulaires un mode d'épaississement par jwjrfaposi/ion. M. Trécul a montré que cet épaississement était au contraire le résultat d'une vériUble intussusception ou assimilation molécule à molécule parla membrane cellulaire de la substance cellulosique élaborée par le

protoplasma.

Si des couches d'inégale réfringence apparaissent ainsi dans la pnroi^, c'est que celle-ci ne pré^^ente pas dans toutes $e> parties un égal degré d'hydratation.

U où la cellulose est très hydratée, elle apparaît sur le> rdiipcH sous la forme de lignes sombres, peu réfringente>. \\n\% à un fort grossissement, ces lignes présentent une légère tiîlnle roHée. Là au contraire où la cellulose est pauvre en l'Hii, v\\i\ H« pr/»«cnte en couches denses et réfringentes.

flIrprilon^M plans d'iiydraUttom. —La direction des t^lrios Viii iiî dafi» len cellules différentes, et aussi dans la même cel-

CBAPITRE* IL — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES. iOi

laie. — On en peut reconnaître trois systèmes principaux :

i" Les stries sont circulaires et concentriques par rapport à la cavité de la cellule. — On en constate Texistence dans répaisseur de la paroi, par des coupes transversales (fig-. 38).

2* Les plans de cellulose sont étendus radialement de la face interne à la face externe de la membrane cellulaire. Biles déterminent alors dans l'épaisseur de la paroi des stries radiales et à la surface de cette paroi des stries longitudinales.

3* Enfin on peut observer un système de plans obliques par rapport aux faces de la paroi, sur lesquelles ils déterminent !a formation de stries coupant sous des angles variés les stries longitudinales.

Les deux derniers systèmes de stries se rencontrent fréquemment réunis dans la même paroi cellulaire. De l'entrecroisement de ces plans de cellulose résulte alors une division de répaisseur de la membrane cellulaire en prismes, et Tapparition à la surface de cette membrane de figures losangiques variables de forme avec l'obliquité des plans les uns sur les antres.

Ifttade. *— On examine d'abord la surface des cellules afin de se rendre compte de la disposition des stries des deux derniers systèmes mentionnés plus haut. On fait ensuite dès coupes minces à travers les parois afin de constater, s'il y a lieu, la présence des stries concentriques. On rencontre quelques cellules dans lesquelles les trois systèmes de stries se trouvent réunis. Leur examen est assez difficile.

Lorsqu'on examine des sections pratiquées sur des parois épaisses, il est bon de se tenir en garde contre un accident de préparation qui se présente fréquemment lorsque le rasoir dont on fait usage n'est pas parfaitement aiguisé. Le rasoir détermine dans ce cas des stries accidentelles qu'il ne faut pas f^onfondre avec les précédentes. Il est d'ailleurs facile d'éviter cette erreur. — Les stries produites accidentellement sont plus déliées que les stries vraies d'accroissement; leurs limites sont également plus arrêtées, et ne présentent pas ce passage graduel que l'on trouve toujours entre les parties obscures et brillantes dans les zones d'accroissement. -^ Il suffit d'ailleurs de quelque habitude du microscope pour ne point

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se laisser abuser par l'accident de préparation que nous »ignalons.

'Les couches d'accroissement des parois cellulaires ne se présentent pas toujours avec netteté. Pour les mieux meUrc en évidence, on peut employer les substances coloranles (carmin, hématoxyline). Les couches de densité différente ab sorbant inégalement ces matières, on verra les stries ^e dessiner plus nettement.

L'emploi des acides et des alcalis fait avec ménagement permettra également de faire apparaître les stries dans de> parois où elles étaient peu visibles. — Eofln il ne faut pas oublier que l'emploi de l'eau comme véhicule dans l'observation de ces stries peut avoir pour résultat de les faire disparaître ; l'eau hydrate les couches qui le sont peu, et rend la paroi homogène.

•■Jeta d'«t«d«B. — Les stries se rencontrent dans presque toutes les parois cellulaires dés qu'elles ont acquis un certain degré d'épaississement. — Nous ne citerons donc que quelque^ exemples qui nous paraissent plus particulièrement intéressants.

On trouvera des couches concentriques très nettes dansiez cellules libériennes du tubercule de Dakiia variabili* (Bg. 3H; ainsi que dans les fibres de sclérenchyme répandues en si grand nombre dans certaines écorces, et particulièrement dans les écorces des quinquinas jaune et rouge.

Les cellules rameuses que l'on trouve Fig as - ctiiiiie mw- dans les feuilles du Camellia ja/zonif^t Kock.iuteuK. ^jjg 33), Ie9flbresdea/*int/i,etc., offrent

des stries rayonnantes d'une observation facile sur les coupctranst ersales de leurs parois. Enfin, les celloles libérienne» de la feuille du /ioya carnosa, celles des Apoct/nées, les poils iv> 0/iuntites. et de divei-ses autres plantes sont de bons exemplt-- .pour l'étude des divers systèmes de stries obliques et concentriques. On pourra, pour l'examen des stries longitudinales, choisir les fibres de Lin et de Chanvre. (Voir flg. 35.) Vues en surface, surtout après traitement par la potassi*, ces Bbre-

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