CHAPITRE 11. — ÉLÉMENTS ANATOHIQUES
semblent comme décomposées en délicates fibrilles, tant les siries longitudinales sont nombreuses et nettement définies.
3 4. HABQUBS SUR LES PAROIS CELLDLAIIES.
Les marques dont nous allons parler sont comme les stries le résultat de modifications survenues dans la paroi au cours de son développement en épaisseur. Maïs ces marques reconnaissent une autre origine que les stries. — Les marques proviennent en effet d'une irrégularité plus ou moins prononcée dans l'épaississement de la paroi. Si l'on examine à la lumière transmise des cellules dont l'épaisseuresl sensiblement la même en tous les points de leur surface, la lumière traversant une membrane homogène ne donne aucune image particulière. Mais lorsque la paroi s'est irrégulièrement épais* îie , les parties minces étant plus transparentes que les parties épaisses, I la lumière qui les trayerse e>t modifiée dans son intensité, et on voit apparaître des marques diver-
ri(. it. — Palldi lie Lii bUne. Fig. 4(i. — Pibrei posctutui et rajéci.
•■es. Les épaississements peuvent se faire à la face externe ou à la face interne de la paroi cellulaire. Les premiers constituent des lignes proéminentes reliées en réseau, des verrues, des pointes, ainsi qu'on en peut observer de nombreux exemples à la surface de diverses spores et de beaucoup de cellules de pollen (flg. 39).
Quant aux épaississements qui se produisent à la face interne de la paroi cellulaire, ils offrent deux cas à considérer : si les parties minces ne représentent qu'une faible étendue de la
104 CUIDE DE MICROGRAPHIE,
surface de la paroi, elles y apparaissent à la lumière transmis; comme des ponctuations ou des raies (flg. 40). Si au contraire l'ensemble des parties non épaissies l'emporte, le fond de la paroi est mince et les parties épaissies forment à sa surface des proéminences de formes variées, anneaux, spirales, etc.
A. LE POND DE U. MEHfiKANE EST iPitSSI.
Ét«d«. — A ce cas se rattachent les cellules dites pmrlmf. rayée», réticulées, d'après la forme qu'affectent les espaces épargnés par l'épaîssissement.
l'Cellulet ponctuétt. — Pourohserver les ponctuations, il convient de faire des coupes à travers les parois des cellules, caria forme et la manière d'être de ces poncluatioos varieel avK la plus ou moins grande épaisseur de la paroi. Dans les cellules à parois minces, comme celles de la moelle de sureau par exemple, chaque ponctuation apparaît, vue de face, commr un petit cercle, 'asse: lai^e. Si ioii examine la coupe de celte ponctualion.
on constate qu'elle forme un petil canal creusé dans l'épaisseur de U paroi cellulaire. Ce canal très court ici, puisqoe la paroi est mince, est fermé extérieurement par la membrane cellulaire non épaissie, qu'on mettra mieux en évidenrr au moyen de l'iode et de l'acide »ulfurique. (Voir p. 58.) Dans les cellules à parois plus épaisse' V ~ la"^ pû»«i»«c« comme les fibres du Vinca major fie. ie'niiii^ib.iï"^"'^' " ""'* 41) les ponctuations souvent très nombreuses sont plus petites, mais aus>i beaucoup plus profondes. Sur les coupes, ces ponctualion> apparaissent dans l'épaisseur de la paroi comme de peli[> canaux fins et déliés qui ont reçu le nom de cana/icn/w "U canaux poreux, et qui s'étendetU de sa face interne i sa face externe. — De semblables canaux correspondant à des ponctuations s'observent dans un grand nombre de véjtélaiu-
Vf
l'if. 4t. -