CHAPITRE IV. — TISSUS
elles prennent plus tard la forme de petites lignes plus ou moins allongées transversalement à la surface de Técorce. — D'après M. Stahl (1) les lenticellea peuvent se former de deux manières différentes.
A. Tantôt leur développement est intimement lié à Texistence des stomates. Et alors à chaque stomate peut corres* pondre une lenticelle (Sureau, Cerisier, Lilas, Troëne, etc.) ; ou encore les stomates se disposent par groupes qui deviennent chacun le. point de départ d*une de ces formations. D*après M.d^Arbaumont (2), dans le Cissus quinquefoliay chaque groupe de stomates se compose d*un gros stomate placé au centre, entouré d*organes de même nature plus petits et développés plus tardivement. Une troisième série de stomates, qui se forment plus tard, s*arrêtent dans leur développement et ne déterminent jamais la formation de lenticelles.
Quoiqu'il en soit, sous ces stomates isolés ou groiipés (par 5 dans le Noyer, 9 dans le Peuplier, jusqu'à 30 dans VHedera Rtfjnorianajj on voit les cellules du parenchyme qui circonscrit la chambre sous-stomatique se modifier, perdre leur chlorophylle et combler bientôt cet espace intercellnlaire {cellules f'fmiflanies). Toutefois chez le Cissus quinquefolia cette chambre stomatique ne serait jamais obstruée. (D*Arbaumont, loc. Cit.) — Bientôt apparaît tout autour du tissu ainsi différencié nne assise de mérislème qui continuera d'engendrer des cellules qui participeront à l'accroissement de la lenticelle.
B. Dans les plantes où se forme tôt ou tard un rhytidome le^ choses se passent autrement. Là, en effet, les stomates disparaissant rapidement, il ne peut y avoir de relation entre <^rrs organes et les lenticelles. Celles-ci apparaissent à la surface du périderme de formation subséquente et émanent alors du phellogène [Berberis^ Conifères^ etc.).
1) Entwicklungsgesch, und Anatomie der Lenticellen, Boi.Zeitung, 187-i, ' «i.3T, 3Set39.
.:, D'Arbaumont, BulL Soc. bot,, t. XXIV.
206 GUIDB DE MIGROGRiLPHIE.
Art. 4.
Faisceaux.
Sous le nom de faisceaux on désigne des assemblages d'éléments variés qui affectent la forme de cordons plus ou moins épais et qui concourent dans une large mesure à la structure des plantes, tiges, racines, feuilles, etc.
Etude. — On étudiera la structure des faisceaux au moyen de coupes transversales et longitudinales pratiquées sur les organes qui les renferment. Dans Texamen d*un faisceau ou n'oubliera point que sa structure varie dans les différents points de son étendue et aux diverses époques de son développement.
Également,' au moyen des coupes faites à des niveaux distincts, on suivra la marche des faisceaux et leur répartition. Si Ton veut avoir des préparations d'ensemble qui montreat cette disposition, on pourra procéder à Tisolement des faisceaux des tissus qui les enveloppent de manière à réduire Torgane (tige, feuille, etc.) au squelette que lui forment ces faisceaux. Cet isolement s'opère par désagrégation et destructioa des tissus de voisinage. Pour cela à l'exemple de Hartig on peut faire cuire dans l'eau, pendant 48 ou 60 heures, U partie du végétal à préparer, on voit alors tout le paren* chyme non lignifié disparaître et ne plus laisser que l^ squelette formé par les faisceaux. Ce procédé convient à Inus les végétaux herbacés qui présentent des faisceaux lignitio^ On peut ei)pore par la macération dans l'eau et la putréfa'*^ tion ou parla putréfaction lente et sèche, principalement ch«i les Fougères arborescentes, les/>raca?na, Yucca^ etc., obtenir d^ très beaux squelettes.
Structure des faUeeaux déTeloppéa. — Tout faisceau dèvt^
loppé et complet est formé de deux parties fondamentales savoir :
1* Le liber {pAloème de Naegeli ; parité cribreuse (SieblheiP <ii de Bary) .
2*Le ùoi$ {xylème de Naegeli; partie vasculaire (GefassthevI de de fiary).