‹ Guide de l'étudiant en médecine, ou, Essai d'une méthode analytique appliquée à l'étude de toutes les branches de la médecineChapitre 17 sur 18 · TRAITES DES MALADIES DES FEMMES · texte numérisé non relu

TRAITES DES MALADIES DES FEMMES

Gardien. Ce que le docteur Gar-

dien a écrit sur les maladies des femmes se Irouve renfermé dans son Traité général d'aceouchemens , et par conséquent exige qu'on se procure l'ouvrage entier pour pouvoir étudier la partie quj regarde les maladies des femmes. Néanmoins je conseille aux élèves de ne point négliger cette étude ; c'est la matière que le docteur Gardien me semble avoir le mieux traitée; il y manque de l'ordre peut-être, un peu plus de. méthode en rendrait aussi la lecture plus. Mistructive; mais les détails compensent ce léger défaut.

Capuron. — - Les trois volumes dont se Compose le cours complet d'accoucliemens du docteur Capuron ne sont point disposés par 1*^% 3e volunjes j niais chacun d'eux formç

lin ouvrage distinct, un traite séparé; ainsi, par exemple, l'ouvrage qui devrait porter le titre de deuxième volume , contient à lui seul toutes les maladies des femmes. Cette distribution présente un avantage; c'est de donner à Télève la faculté de se procurer isolément chaque volume à mesure que ses études en réclament le besoin.

Dans celui que nous analysons, le docteur Capuron ne se borne point à exposer les maladies de la grossesse et celles qui suivent l'accouchement; mais il embrasse toutes celles du sexe, depuis le moment de l'apparition des règles jusqu'à l'époque de l'âge critique. Sa méthode d'exposition est en général claire et précise; s'il n'entre pas pour chaque maladie dans les détails^ les plus circonstanciés , ce qu'il en dit suffit à l'instruction des élèves. Enfin, c'est un très-bon traité élémentaire sur les maladies des femmes, écrit dans un style pur et très-correct.

— C. Tout ce que j'ai écrit sur les maladies des femmes, ne peut pas être isolé dq l'ouvrage que j'ai publié sur les accouchemens. Je me suis surtout attaché à tracer l'histoire des maladies de la grossesse et de celles qui suivent l'accouchement, afin de les lier plus particulièrement aux cours d'accouchemens, aux-

quels elles me semblent devoir exclusivement appartenir.

yiGARoux. — Traité des maladies des femmes ; 2 vol. in-8°. — Chambon. Des maladies des femmes et des filles ; 10 vol, in-8^.

TRAITÉS DrS MALADIES DES ENF^NS.

Il existe une foule d'ouvrages sur les maladies des enfans, e^; cependant la matière n'est point ^puisée. Parmi cette grande quantité de livres sur un sujet si fécond à la vérité , je me bornerai à faire connaître les suivans.

Rose If. — A. Traité des maladies des enfans; traduit du suédois par Lefebvre de

ViLLEBHUNE, I VOl, in-8°.

Rosen n a point eu la prétention de décrire les maladies des enfans d'après une classification soi-disant méthodique , vraiment inexécutable ^ leur égard. Le plan qu'il a suivi est des plus arbitraires , ou pour mieux dire , il n'en suit aucun ; il parle des maladies des enfans, en commençant par celles qui se déclarent immédiatement après la naissance, et les suit de

cette manière à peu près dans l'ordre de leur développement ; mais les détails dans lesquels il est entré , pour chaque maladie prise en particulier , sont extrêmement précieux , et Touvrage lui-même est considéré comme Tun des meilleurs traités que nous ayons sur les maladies des enfans.

Gardien. — B. Le quatrième volume du Traité général d'accouchemens du docteur Gardien est entièrement consacré aux maladies des enfans. L'ordre dans lequel il les a classées est purement de convention. Il partage l'enfance en trois périodes : la première s'étend de la naissance jusqu'à la fin de la première année ; la seconde va jusqu'à trois ans , et la troisième jusqu'à sept : c'est aussi de cette manière qu'il a classé les maladies des enfans.

Le Traité du docteur Gardien a sur tous les ouvrages du même genre publiés avant lui , un avantage qu'il doit aux découvertes et aux lumières des temps modernes, et dont il a su très-habilemeut profiter. Sous ce rapport , son ouvrage ne peut être lu qu'avec beaucoup de fruit par ceux qui commencent , et avec beaucoup d'intérêt par ceux qui savent déjà.

Capuron. — C. Des maladies des enfans;

I vol. in-8''.

Le docteur Capuron , dans cet ouvrage , n'a

point SUIVI la route tracée par ses prédécesseurs ; mais à la suite de considérations générales sur les maladies que l'enfant peut apporter en naissant, et dont il avait déjà le germe ou même la présence dans le sein de sa mère, il classe toutes les maladies dont il peut être attaqué pendant les sept premières années de sa vie, d'après les divers systèmes d'organes où elles peuvent avoir leur siège. Cette classification présente bien quelques inconvéniens j mais ils sont compensés par la précision et l'exactitude des descriptions.

-O. — Je n'ai point la prétention d'avoir mieux fait que mes savans confrères , dans la partie de mes Elémens d' accouchemens qui traite des maladies des enfans. Les détails dans lesquels je suis entré à leur égard, quoique peu étendus, le sont assez cependant pour qu'on ne puisse point m' accuser d'avoir omis rien d'essentiel j les livres qu'on publie sur la médecine sont si multipliés, et nous avons tant et de si longs traités sur de petites maladies, qu'on doit réel-

lement quelques éloges aux auteurs , qui s'efforcent de renfermer beaucoup de choses en peu de mots.

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