TRAITÉS GÉNÉRAUX
PiNEL. — A. Nosographie philosophi(jue ;
5 yol. in-8°.
Lorsque louvrage du professeur Pinel parut , il eut un succès qu'on pourrait appeler d'enthousiasme. En effet , on n'avait point encore été accoutumé à trouver réunis , dans un ouvrage de médecine, tant de raison et de savoir, un si noLIe génie et une candeur si admirable.
Le professeur Pinel a eu surtout pour but, dans sa Nosographie philosophique , d'appliquer la science de l'analyse à l'étude des maladies , et de débarrasser cette étude de toute théorie vague et systématique. L'esprit général de son ouvrage est de ramener sans cesse les faits particuliers , observés dans la marche des maladies, à des idées générales sur le développement, la marche et la terminaison de ces mêmes mala' dies. Voici maintenant la distribution de ses matières e t l'ordre dans lequel elles sont classées.
Le professeur Pinel range toutes les maladies en cinq classes principales. La première, qui traite des fièvres primitives , comprend six
ordres, auxquels viennent se grouper toutes les autres espèces de fièvres , qui ont quelque rapport avec Tune ou l'autre de celles qui forment le type d'un ordre quelconque; la deuxième classe comprend les plilegmasies ou inflammations, qui sont divisées en cinq ordres; dans la troisième classe se trouvent les hémorrhagies, qui ne présentent que trois ordres; les névroses , qui se composent de quatre ordres , forment la quatrième classe ; enfm la cinquième classe traite des maladies lymphatiques , qui renferme également quatre ordres. Dans un dernier article, intitulé Appendice , se trouvent les maladies indéterminées , c'est-à-dire , celles que l'auteur n'a pu faire entrer dans l'une des classes précédentes.
Ce qui distingue surtout l'ouvrage du professeur Pinel , c'est l'excellence de la doctrine, l'esprit d'observation et d'analyse , et le dédain de toute théorie qui n'est point appuyée sur des faits ; ajoutez à ce premier mérite un style concis , serré , très-propre d'ailleurs à rendre la pensée de l'auteur.
CuLLË^. — B. Élémens de Médecine pratique y traduit de l'anglais , par Bosquillon j ^ vol. in-8°.
Cet ouvrage est depuis long-temps entre les mains de tous les élèves, La faveur dont il jouit n'est point usurpée ; il la doit à la saine doctrine et aux excellens préceptes qu'il renferme. Voici le plan que l'auteur a suivi. Toutes les maladies sont renfermées dans quatre classes principales , qui sont ensuite subdivisées en plusieurs ordres.
La première classe comprend les pyrexies , ou maladies fébriles, qui renferment cinq ordres, dans lesquels , outre les fièvres proprement dites , se trouvent également les phlegmasies , les hémorrhagies , les flux et les exanthèmes.
La deuxième classe comprend les névroses j la troisième , les cachexies , c'est-à-dire , les maladies qui résultent de la dépravation de toute l'habitude du corps ou d'une partie qfuelconque , sans pyrexie ou névrose j la quatrième et dernière classe traite des maladies locales , dans lesquelles l'auteur comprend toutes les espèces d'affections générales ou particulières ^ les maladies organiques , etc.
Ce qui ajoute beaucoup au mérite particulier de la médecine pratique de Cullen , ce sont les notes précieuses dont le traducteur l'a enrichie , et qui en rendent la lecture aussi savante que profitable,
SiDENHAM. — (7. Médecine Pratique , d'abord traduit de Tanglais , par Jault , et , dans ces derniers temps , par M. Baumes , de Montpellier , 2 vol. in-S**.
Les compatriotes de Sidenbam rappellent leur Hippocrate , et les sarans des autres nations se sont fait un devoir de confirmer un pareil titre , en donnant , d'un commun accord , le nom d'Hippocrate anglais à Sidenham. Son ouvrage est tout de pratique, et, sous ce rapport , il ne peut être trop médité. Sidenham n'a point suivi de plan proprement dit 5 à l'exemple des grands médecins de l'antiquité , il traite successivement des maladies les plus importantes et les plus graves. Ses histoires des épidémies , de quelques petites véroles, de plusieurs espèces de fièvres d'un caractère contagieux, n'ont point de modèles , et décèlent une grande profondeur de génie. Ce sont là les objets capitaux traités dans l'ouvrage qui porte le nom latin de
tlnwersa opéra. Les autres matières contenues
dans ce volume , quoique moins étendues que
les premières , offrent toujours le même intérêt.
On y trouve également plusieurs lettres écrites,
ou par Sidenham lui-même , ou qui lui étaient
adressées par des médecins célèbres de son
temps, sur différens objets de médecine pratique.
Les œuvres de Sidenham , publiées en latin ont été réunies et traduites en français , par Jault, qui les a enrichies de quelques notes. M. Baumes , professeur à la Faculté de Montpellier, vient d'en publier une nouvelle édition j sans rien changer au texte de Jault, il a seulement ajouté de nouvelles notes , qui ajoutent beaucoup au mérite des premières*
Sidenham ne peut être lu avec fruit que par des élèves déjà avancés dans les études médicales. Ce n'est point un auteur classique , comme on l'entend ordinairement par ce mot , mais un praticien d'un ordre supérietir , et dont les écrits attestent la célébrité.
Stoll. — Ratio medendi; 5 vol. — Aphorîsmi de cognoscendis et curandis morbis ; I yol. — Les mêmes ouvrages , traduits par Malion. — P. ET J. Frank. Leurs divers ouvrages de médecine.