‹ Guide de l'immigrant aÌ€ Madagascar (volume 2)Chapitre 23 sur 89 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

Cercle d'Ambatondrazaka. — MM. les lieutenants Brùncher etMarchegay, du 1" régiment de tiradleurs malgaches, ont exécuté, autour d'Amparafaravola et de Morarano, une série de reconnaissances qui ont amené un mouvement de soumissions très marqué parmi la population sihanaka.

Le 21, le capitaine Feldmann, de la ô'' compagnie sénégalaise, qui venait de faire sa jonction à Faralahitsidiso avec le commandant du cercle d'Ankazobé, a enlevé brillamment une position fortement retranchée et occupée par un groupe de rebelles déterminés, mais assez mal armés.

Le 22, les limites comnmnes aux trois cercles d'Ankazobé, d'Anjozorobé

HISTOIRE

et (l'Ambatondiazaka ont rté arrêtées délinitivement par le commandant Lyautey et les capitaines Dulin et Feldmann.

Cercle d'Ankazobé. — Apprenant que Rabezavana occupait Marotsipoy, où des approvisionnements importants étaient réunis, le commandant Lyautey est parti immédiatement d'Antsatrana avec deux sections de tirailleurs sénégalais et malgaches, et une pièce de 80 de montagne.

Arrivé devant Marotsipoy, le 5 mai, il s'en est emparé, sans que les rebelles se soient sérieusement défendus. Rabezavana a dû prendre la fuite, abandonnant tons ses approvisionnements et une partie de ses bagaires.

Afin de dégager complètement la région comprise entre la Mananta et la Mahajamba, le commandant Lyautey dirigeait, aussitôt après, ses efforts sur Ambohimanjaka.

Pendant que le capitaine Le Moan marchait sur ce point avec des détachements de tirailleurs algériens, sénégalais et malgaches et s en emparait, le 15 mai, sans résistance, le lieutenant Matagne réussissait, le même jour, à surprendre une des bandes en retraite à laquelle il faisait 150 prisonniers et prenait 20 fusils.

Les jours suivants, des reconnaissances, dirigées par le capitaine Mourin, les lieutenants Bloch et Colonna, exécutèrent une battue complète de toute la région dWmbohimanjaka.

Le capitaine Mourin déloge du massif montagneux d'Analamanantsiva un groupe de rebelles qui laisse entre nos niains 1 1 fusils et de nombreux prisonniers, non sans avoir opposé une assez vive résistance.

Le lieutenant Bloch, reconnaissant la vallée de la Lakaijaina, y surprend, le 16 mai, la bande de l ancien gouverneur de Vohilena, et lui fait subir des peites assez importantes. Enfin, le lieutenant Colonna, poursuivant, vers le Nord-Ouest, un groupe de fugitifs, s'empare de plusieurs fusils et d un immense troupeau.

Le 29 mai, Rabezavana lui-même se présente au poste d'Antsatrana pour y faire sa soumission avec 560 partisans.

Cercle d'Anjozorobé (Ambohidrabiby). — M. le chef de bataillon Pourrat a pris le commandement du cercle, dont le chef-lieu a été transféré d' Ambohidrabiby à Anjozorobé.

Le 9 mai, le lieutenant Colonna a surpris en forêt la bande de Rabozaka et lui a pris dix fusils et de nombreuses armes blanches.

Quelques jours après, un autre campement situé près d'Antsahahafa a été enlevé par le sergent Brùcker qui, à la tête de 15 tirailleurs algériens, a fait 12 prisonniers, pris plusieurs fusils et mis la bande en complète déroute. Les nombreuses battues exécutées en forêt ont amené un urand nombre de soumissions, aussi bien dans le cercle de Moramanga que dans le cercle d'Anjozorobé.

Cercle de Moramanga. — La région de Didy, habitée exclusivement par des Bezanozanos, a été définitivement rattachée au cercle de Moramanga»

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Les 20, 21 et 22 mai, le capitaine de Chateaiineiif a fouillé la forêt entre Mandialaza et Yodivato et s'est relié avec le lieutenant Forestier, du cercle d'Anjozorobé ; un certain nombre de campements ont été détruits.

Dans le secteur de Beparasy, M. le lieutenant Grémillet a surpris, le 24 mai, un groupe de rebelles dont quelques-uns ont entamé une lutte corps à corps avec ses tirailleurs et ont été tués ou faits prisonniers.

2^ Territoire militaire.

Cercle de Tsiafahy. — Indépendamment des reconnaissances continuelles exécutées par les garnisons des postes et blockhaus échelonnés sur la lisière de la forêt, d'Ankeramadinika à Tsinjoarivo, une battue plus importante a été faite," du 7 au 10 mai, à Test de Nosibé, sous la direction du capitaine Flayelle, de la légion étrangère, commandant le secteur Sud de la Yarahina. Des fiactions de la 1"^ compagnie de légion, de la 2" compagnie de tirailleurs algériens et de la 12'' compagnie de tirailleurs haoussas ont parcouru toute la région d'Ambohiboromanga où elles ont détruit de nombreux campements.

Les bandes se sont dispersées dans la forêt après avoir subi quelques pertes ; un grand nombre de soumis sont venus, les jours suivants, se présenter aux postes voisins.

Le 11 mai, un chef important de Tinsurrection du Sud-Est, Rainimanganoro, qui réceuunent encore avait jeté le trouble dans la région de Mahanoro et de Mananjary, est venu faire sa soumission à Tsinjoarivo avec trente-six de ses partisans.

A la fin de mai, le capitaine Michelangeli, couunandant la 12" compagnie de tirailleurs haoussas, a été chargé de })rocéder, dans la région d'Ambohibazaha, à une dernière battue (pii a achevé de refouler vers le Sud quelques débris des bandes qui cherchaient encore à se maintenir de ce côté.

Gercle-annexe d'Arivonimamo. — A la suite de l'assassinat des pasteurs Escande et Minault, le 21 mai, une battue a été organisée dans la région de l'Ankaratra où semblait s'être réfugiée la bande qui avait conuTiis l'attentat .

Trois petites colonnes ont parcouru ce massif sous la direction de M. le capitaine Schaelfer, commandant le cercle-annexe, mais elles ont constaté que le calme le plus complet y régnait et que Fassassinal était le fait d'un petit groupe de malfiiiteurs qui s'étaient dispersés presque aussitôt après.

Gercle-annexe de Betafo. — Dans le cercle-annexe de Betafo, le poste d'Inanatonana, qui doit servir de première base à la pénétration chez les Sakalaves du Betsiriry et du Ménabé, a commencé à recevoir des approvisionnements en vue de ces opérations.

La 4^ compagnie de tirailleurs sénégalais (capitaine Mazillier) a quitté Tananarive, le 20 mai, pour se rendre à Inanatonana et gagner de là un

HISTOIRE

point (le la vallée du Malinjilo. conv(Miahlenient choisi, au sud de Manandaza, pour servir ultérieurement de centre de ravitaillement à la colonne qui doit pénétrer dans le Ménabé.

Cercle de Miarinarivo. — 11 n'y a été fait aucune opération militaire importante ; le calme le plus complet n'a cessé de régner dans cette partie de rimerina.

Le lieutenant Rocheron a dirigé des reconnaissances autour de son nouveau poste dWnkavandra et est arrivé à faire libérer par les Sakalaves de cette contrée un certain nombre d'esclaves, razziés par eux au cours de leurs incursions de 189G dans le Yalalafotsy et jusque dans TAmbodirano.

Afin d'étendre le rayon d'action du poste d'Ankavandra. le capitaine Orlanducci y a été envoyé avec une nouvelle section de sa compagnie.

Territoire civil.

Dans la province de Mananjary, le poste d'Aïubohimanga, commandé par le lieutenant-chancelier Grille, a été très vivement attaqué, le 10 mai, par toute la population tanala, soulevée contre l'autorité française par le gouverneur du district, le prince Revanarivo. Rien que la garnison ne fut composée que de trente tirailleurs de la 11'' compagnie du 1'^'' régiment malgache, sous les ordres du sous-lieutenant Vaillant, l'assaut a été vigoureusement repoussé.

Seul, le sous-lieutenant Vaillant a été blessé d'un coup de hache, en repoussant les assaillants à la tète de ses hommes.

hiformé des événements d'Ambohimanga, le capitaine Deleuze partait de Tsinjoarivo le 17 mai, avec un détachement composé de dix légionnaires, vingt tirailleurs malgaches et cinquante miliciens.

Malgré une marche en foret rendue très laborieuse par suite des obstacles accumulés sur le sentier par les l ebelles, la petite colonne atteignait cependant Audjobimanga dans la journée du 19, sans avoir été sérieusement inquiétée. M. le résident Resson arrivait lui-même le lendemain de Fianarantsoa avec le capitaine Lefort et cinquante hommes de la l^"^ compagnie du lô" régiment d'infanterie de marine. Grâce à l'initiative de tous, une force mobile d'environ quatre cents fusils se trouvait ainsi réunie au l)Out de quelques jours à Ambohimanga. Aussi les Tanalas ont-ils connnencé peu après à venir se soumettre.

Le 24 mai, le capitaine Lefort, à la téte de son détachement, s'emparait des bagages et des papiers du gouverneur Revanarivo, ainsi (jue d'une partie de sa famille.

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