HYDROGRAPHIE
11 est naturel qu'un pays aussi montagneux que Madagascar soit très arrosé; l'île entière est en effet sillonnée par une multitude de cours d'eau. On y trouve également un certain nombre de lacs. Cours d'eau et lacs sont, en général, assez poissonneux. Sur le plateau central, la plupart des rivières sont abondamment peuplées d'écrevisses dont la chair est excellente, quoiqu'elles atteignent des dimensions énormes. On trouve souvent des anguilhv^ de la grosseur d'une bouteille de bière. Un hôte moins agréable et moins comestible des grands cours dVau est le crocodile; de tous les animaux de la Grande île, il est le seul redoutable pour l'homme, mais malheureusement il est très commun. En raison de la configuration de l ile en gradins, il faut s'attendre à ce que le lit des différents cours d'eau se présente sous la forme d'une succession de biefs séparés par des rapides et par conséquent à ce que ces rivières ne soient navigables que sur une partie restreinte de leur parcours. Les grands cours d'eau dont la profondeur pourrait faire croire à la navigabilité présentent tous des chutes qui arrêtent toute espèce de navigation. C'est ce qui explique comment les communications avec la côte sont
encore aujonrcriiiii si précaires, si difficiles, malgré des rivières, qui, comme le Mangoro, la Betsiboka et surtout l lkopa, sont profondes et conduisent à proximité et même jusqu'au cœur de l lmerina.
La dorsale de l'île étant beaucoup plus rapprochée de la côte Est qun de la côte Ouest, le versant oriental présente une superficie moindre, le quart ou le tiers de la totalité, et les cours d'eau de ce versant ont un parcours bien moins étendu. A part deux ou trois exceptions, tous les grands fleuves appartiennent au versant Ouest, tandis que les rivières du versant Est ne présentent généralement pas grande importance. Nous allons passer rapidement en revue les principaux cours d'eau des deux versants.
Versant Est.
Nous allons énumérer les principales rivières de ce versant, du Nord au Sud :
\° Le Rodo (qui bondit) sépare la province de Diego-Suarez de la province de Vohémar. Il prend sa source près du lac Falamboly, au sud de la montagne d'Ambre sous le nom de Damalo, laisse à fOuest Ambodimadiro, passe près d'Irodo (rive gauche) et arrive à la mer en formant une baie, la baie de Rodo. C'est un cours d'eau assez large et peu profond pendant la saison sèche, mais son débit doit naturellement augmenter beaucoup pendant l'hivernage.
Le Rodo a, près du village de Rodo, un gué qui est accessible en toute saison; la rivière a une largeur d'environ 100 mètres à hauteur de ce gué dont le fond est vaseux et en somme peu praticable.
2° La rivière de Lokia' {la baie), qui passe près de Mangily (rive gauche) et d'Anamborano, se jette dans l'Océan en formant un estuaire allongé, orienté sud-nord, qui baigne le village de Lokia (rive gauche).
5° Le Bemarivo {grand, mais peu profond) forme dans la province de Vohémar la délimitation entre les Sakalaves au Nord et les Betsimisarakas au Sud. Le Bemarivo sort du Tampoketsa, à hauteur de Masokoamena ; il n'est pas navigable; son cours est encombré presque partout de pierres et de rochers entre de nombreux Ilots boisés. Cette rivière n'est pas guéable pendant l'hivernage, et il est nécessaire d'y établir des postes de pirogues; dans l'état actuel des ressources du^ pays, sa largeur, qui atteint 60 mètres, ne permet pas d'y établir des ponts.
4° Le Lokoho prend sa source près d'Ankavia, au nord de Bengoala, et a son embouchure à quelques kilomètres au sud de Sahambavany {Sambava). Les rapides près de sa source sont difficilement franchissables ; mais vers Maromby, au moment où il s'infléchit vers l'Ouest, il devient navigable et on le traverse en radeau. L'embouchure de ce fleuve est malheureusement obstruée par les sables et impraticable aux embarcations.
i. On trouve sur bien des cartes ce nom écrit Loky. Celte orthographe est défectueuse, le mol loky n'a aucun sens en malgache.
GÉOGRAPHIE
5® L'Antanambalana, après s'ctie grossi à gauche du Tambato, lequel passe près de Bengoala, se jette dans In baie d'Antongil' à Maroantsetra (où il y a beaucoup de harpons), chef-lieu de la province des Sakalaves et des Betsiniisarakas de la baie d'Antongil.
6° La Mananara (qui a des rochers). Ce nom est connmun à plusieurs rivières; la Mananara de la baie dWntongil est formée de plusieurs cours d'eau qui prennent leur source dans le pays entre Anosimboahangy et Mandritsara. Elle se jette dans la mer dans la baie de Mananara, après avoir laissé sur sa droite le village de ce nom et l'ancien fort de Soavinarivo (que mille hommes favorisent).
V La Manompa [ qui renverse) prend sa source dans le pays des Silianakas, près d'Anosimboaliangy et se jette dans le port de Tintingue (Taintaina^ littoral qui a été bride).
8*^ Le Maningory sort du lac Alaotra et se jette dans l'Océan à 18 kilomètres au nord de Fénerive.
9° L Onibé (la grande rivière) se jette dans TOcéan à quelque distance de Foulepointe^ qu'il laisse à sa droite.
10° L'Ivolina (qui est tortueuse) a son embouchure à 16 kilomètres au nord de Tamatave.
11" L'Ivondrona a des joncs, grands marais) \n'end sa source dans les environs de Didy, laisse sur sa droite Fito, Ambodivato, et se jette dans l'Océan par une bouche assez large qui sert aussi d'écoulement au lac Nosy- Vé et que Ton traverse en pirogue entre Ivondrona et Andjodisiny (route de Tamatave à Andévorante). Le lit de l'Ivondrona est parsemé de hauts fonds sablonneux qui, aux basses eaux, gênent la navigation. Après Mahasoa, il coule entre des marais formés d'alluvion ; sa largeur et sa profondeur augmentent au point de faire de son embouchure un bras de mer. La navigation est très praticable jusqu'à Mahasoa. A 2 kilomètres en aval de ce point se trouve le premier rapide, qu'on peut franchir. Tous les villages des rives ont des pirogues, souvent très petites. En amont de Mahasoa, à moins de 300 mètres, des barres rocheuses se multiplient, créant de nombreuses îles et formant des rapides infranchissables; la largeur du tleuve diminue et son lit se resserre entre des berges rocheuses.
En amont d'Ambodilaza, le tleuve devient navigable pendant quelques kilomètres. Enfin, il faut remarquer qu'en aval de Mahasoa, dans le secteur navigable, les crues n'atteignent pas moins de 7 à 8 mètres de hauteur.
1. On n'est pas fixé sur l'élymologie de ce nom. On l'a fait venir d'Antonio Gillo, capitaine portugais qui aurait découvert la baie, mais ce n'est pas probable.
2. Ce nom Foulcpointe a été donné au port d(î Marofototra par les marins anglais. « Foui point », c'est-à-dire « sale pointe », parce que l'entrée du port est entourée de coraux et est dangereuse.
12° La Manambolo (qui a des bambous) se jette dans le lac de Nosy-Vé.
15" L'Iharoka (qîd est creux) reçoit à gauche le Ranolahy, formé de plusieurs cours d'eau, et se jette dans la mer à Andévorante, chef-lieu de la province de ce nom. On le remonte en pirogue jusqu'à Mahatsara (route d' Andévorante à Tananarive). A l'embouchure, sur la rpe droite, en face d'Andévorante, se remarque l'ancien fort deTanimandry (la terre qui dort).
14** Le Sakarivo (la rivière au gingembre) se termine à Vatomandry.
15° Le Mangoro (qui dévaste ou qui roule beaucoup d'eau) est le plus grand cours d'eau de tout le versant oriental. Son cours est d'environ 500 kilomètres. 11 prend sa source près d'Ambohimanjaka. Il coule d'abord du Nord au Sud pendant 200 kilomètres. Jusqu'à Andakana, il est obligé de se frayer un passage au travers des roches éruptives et forme un véritable torrent dont la chute est arrêtée à chaque instant par des barrages naturels. Au sud d'Andakana, le fleuve n'est pas flottable. On rencontre là, entre le cours supérieur et le cours moyen de ce fleuve, que délimite franchement la route d'étapes, un contraste frappant; le régime du fleuve devient très capricieux pendant l'hivernage : en une nuit la crue du fleuve peut atteindre 6 mètres de hauteur (crue de fin janvier 1897 à Andakana). Sur tout ce parcours, il n'existe qu'un seul gué praticable, celui de d'Ambodinandrano. Pendant la saison sèche, il n'y a que 1"\10 de profondeur ; le fond est sablonneux. La partie du cours du Mangoro comprise entre le poste de Vohitromby-Andakana et son embouchure mesure une longueur d'environ 140 kilomètres. Sa direction est Nord-Sud jusqu'au confluent du Ranomainty, puis Sud-Est et, enfin, franchement Est à 60 kilomètres environ de son embouchure. Sur une centaine de kilomètres environ, les rochers, les blocs énormes de pierres qui encombrent le lit du fleuve et les rapides qui se succèdent à des intervalles très rapprochés, rendent toute navigation à peu près impossible. Les pirogues elles-mêmes ne peuvent être utilisées qu'en certains points et toujours pendant un parcours relativement restreint. En général, le fleuve coule entre des falaises à pic qui dominent parfois son cours d'une centaine de
En se plaçant au point de vue spécial de sa navigabilité, on peut partager le fleuve en trois sections :
1° De Vohitromby au confluent de la Ranomainty. — Le fleuve coule Nord- Sud; sa largeur, très variable, varie de 50 à 150 mètres; le courant est très rapide et la profondeur est en moyenne de l'°,50. Sur un parcours de 17 kilomètres à partir de Vohitromby, les rapides se succèdent à intervalles rapprochés, et il est impossible de descendre le fleuve en pirogue.
Les quelques pirogues que l'on rencontre dans les villages ne sont utilisées que pour la traversée d'une rive à l'autre. A partir d' Andakana (17 kilomètres au sud d'Andakana-Vohitromby) et jusqu'au confluent de la Ranomainty, on peut descendre en pirogue et la profondeur de la rivière permettrait même l'usage d'embarcations d'un certain tonnage.
GÉOGRAPHIE
2'^ De remboiichure de la Ranomainty à Belandomy. — En aval du confluent de la Ranoniainly, de nouveaux rapides obstruent le lit du fleuve qui cesse d ètre navigable, même pour des pirogues, au delà de Sahasatra.
3' De Belandemy à la mer. — On peut voyager en pirogue, le fleuve s'étale en une immense nappe dont la largeur atteint parfois 1 kilomètre, mais dont la profondeur ne dépasse guère 2 mètres ; les rapides sont moins nombreux, plus faciles à francbir, et le courant est moins violent. Le fleuve reçoit le ^'osivolo et, à quelques kilomètres en aval, forme une cluite remarquable, la cascade de rimprévu. A partir de ce point jusqu'à la mer, il n'y a plus de rapides, le fleuve est parfaitement navigable.
En résumé, d'Andakana à Ambohitromby, le fleuve est navigable pour les pirogues pendant 40 kilomètres et pour les autres embarcations pendant les '20 derniers kilomètres de son cours.
Son principal affluent est TOnivé, grande rivière qui prend sa source un peu à Test de Votovorona et coule d'abord dans une direction Sud-Nord, jusqu'à Iravoandriana (altitude 1 500 mètres); il s'infléchit alors vers l'Est- Sud-Est, direction qu'il garde jusqu'à son confluent avec le Mangoro. Il passe à Soandrarina (sur la route de Tananarive à Fianarantsoa), Antanifotsy (rive gauche), Begoaka (rive gauche), Ankisatra (rive gauche), Tsinjoarivo ; il reçoit comme principaux affluents : 1" sur sa rive droite, la Sahanamalona, en amont de Tsinjoarivo, et, en aval la Sahatoarendrika, qui longe la grande forêt ; '2° sur sa gauche, la Ran gaina qui traverse la route de Tananarive à Fianarantsoa, FAmbatolampy qui prend sa source à quelques kilomètres à l'est du Tsiafajavona (Ankaratra), passe près du village d'Ambatolampy et conflue à l est de ITravoandriana.
La haute vallée de FOnivé, qui longe les derniers contreforts Sud de FAnkaratra, est fertile, riante, malheureusement insuffisamment peuplée. Elle parait appelée à un certain avenir.
16" Le Sakaleony [oii 1rs gens de f>aka ont été vaincns) passe près de Fanivelona {ancien fort).
17** Le Mananjara (qui a des arbres zaras) prend sa source près du précédent, coule d'abord du Nord au Sud et jusqu'au pic d'Ivatovavy, et tourne alors à l'Est, direction qu'il suit jusqu'à son embouchure à Masindrano ( reau salée). Il faut remarquer que les Européens ont peu à peu substitué le nom de la rivière Mananjara ou Mananjary à celui de la localité, de sorte que, aujourd'hui, la ville est généralement appelée non plus Masindrano, mais bien Mananjary. Mananjary, centre important, où aboutissent les routes |de Fianarantsoa et de Tananarive par Ambositra, est le chef-lieu de la province.
Le courant du fleuve, étant très rapide, ne peut être remonté facilement que par des pirogues munies de 8 rameurs; on peut, dans ces conditions, faire le trajet jusqu'à Tsarahafatra en trois heures et demie. Le fleuve, partout flottable, est certainement la meilleure voie à employer pour les transports de matériel.
18° La Namorona (qui a rendu prospère) prend sa source près du Mandalahy, traverse la foret et coule ensuite dans une vallée fertile, jusqu'à son embouchure, au village de Namorona. La route de Mananjary à Fianarantsoa franchit cette rivière à gué, à un endroit où elle a 40 mètres de largeur et 50 centimètres de profondeur ; le courant est violent et de nombreux rapides rendent la traversée laborieuse. Un passage de mulets présenterait quelques difficultés. Un affluent de gauche très important aboutit à 100 mètres en amont du gué (près du hameau de Morarano) ; entre ce cours d'eau et le fleuve s'élève un énorme pic isolé, le Mahalahy. Près de Ranomafana, la Namorona présente des chutes; du reste, sur la plus grande partie de son cours, elle présente des cascades et des rapides.
J9** Le Faraony (le dernier fleuve) prend sa source au sud d'Alakamisy et, après avoir iranchi la foret, coule dans une vallée riche et peuplée. 11 arrose Sasihanaka, village où se fait un important commerce ; Vatomasina, ancien fort hova, et Vohimasina près de son embouchure.
20" La Matitanana {la main morle^) a son origine dans la forêt au sud du massif d'ikongo, coule dans une direction générale Nord-Ouest Sud- Est et arrose peu avant son embouchure Ambohipeno (la ville pleine) y oxa se trouve un ancien fort (rive gauche). Il reçoit à gauche la Sandrananta qui prend sa source au nord de TAinbondrombé, contourne au Nord et à TEst le massif d'ikongo et se gi ossit à droite du Sandranto qui descend aussi de l'Ambondrombé et passe au sud de l'ikongo. La Matitanana forme une très belle cascade. Du village du Mangatsiotra, qui se trouve près de son embouchure, part nn chemin qui va à Fianarantsoa.
21" La Mananara, le fleuve le plus im]>ortnnt du versant oriental après le Mangoro, est formé par la réunion de Tltomampy, de l'inaivo et de la Menaharaka; les trois rivières se réunissent à peu près au même point, à une dizaine de kilomètres en amont des chutes de l'ikiala.
L'Itomampy est formé de la Manana à droite et du Ranofotsy à gauche, qui descendent des montagnes d'isandry, au nord-ouest de Fenoarivo, coulent parallèlement vers le Nord-Ouest, séparés par une chaîne de hauteurs, et se réunissent au pied de Midongy (rive droite), rova pointu sur un piton qui domine de 200 mètres la vallée et sert de résidence au chef antaivato Realy. De iMidongy à Tsitariry, la vallée de l'itomampy est large, fei tile, riche en pâturages et très peuplée. On n'y compte pas moins de 50 villages dont les plus importants sont : Nosy Feno (rive droite) et Beraina (poste militaire à Vest de la rivière). Midongy à Tsitariry, la rivière est côtoyée par une bonne route se dirigeant sur Soarano et qu'il sera facile de transformer en route car-
1. D'après la légende, Darafify, l'homme aux joues jaunes comme les fruits du dara, personnification des premiers colons arabes venus de la côte orientale d'Afrique, y aurait perdu une main dans un combat singulier avec un autre géant Fatrapaitanana (dont la main frappe dur), lequel personnifie les indigènes (d'après Grandidier).
GÉOGRAPHIE
rossable. Jusqu'à Tsitariry, ritomampy est presque partout guéahle pendant la saison sèche. Jusque-là, hi direction de cette rivière est sensil)hMiient Sud-Nord.
De Tsitariry jusqu'à son confluentavec l'inaivo et la Menaharaka, elle décrit un grand arc de cercle dont la concavité est tournée vers l'est, et même cette partie du cours de l ltomampy, prolongée par le cours supérieur de la Mananara, forme presque une circonférence, ouverte seulement au Sud-Est et ayant pour centre Soarano, à quatre jours de marche d'Ihosy, poste militaire et résidence de la reine Antaivondro Raolesy. Cette dernière partie de ritomampy est encore peu connue.
L'inaivo prend sa source au nord du mont Yakoana et coule parallèlement à ritomampy, à une distance de cette rivière d'un jour à un jour et demi de marche. Sa vallée est très peuplée et très riche, mais les renseignements manquent encore sur les principales localités qu'elle arrose.
La Menaharaka descend du plateau de Lamboany, coupe la route de Fianarantsoa à Ihosy, longe à l'Ouest la chaîne d'Andringitra, se grossit à droite delà Sambaina, grossie elle-même à gauche de la Fandramanana qui, descendant aussi du plateau de Lamboany, coupe la route de Fianarantsoa à ihosy, à Zazafotsy, premier village bara. La Menaharaka arrose ensuite Analavokatra, où elle reçoit à gauche la Belemoka. Elle reçoit ensuite, toujours à gauche, la Ranomena qui prend sa source au nord du pic d'ivoliibé et passe au pied du poste de ce nom à Vohimarina (rive droite). La Menaharaka rejoint après cela l'hiaivo, puis l'Itomampy pour former la Mananara.
La Mananara ainsi formée arrose Ikiala (rive droite) où elle présente de belles chutes, se dirigeant vers le Sud-Est à travers une région encore peu connue jusqu'à la route d'Ambango à Farafangana. Elle coupe cette route enti'e Yohimalaza (rive droite) et Anonibé (rive gauche), laisse à gauche Yohitromby, Laborano, et traverse jusqu'à la mer une région très peuplée passant au pied de l'ancien fort hova et du village de Vangaindrano (où le commerce se fait par eau), chef-lieu du secteur (rive droite). Elle se jette dans la mer près de Benanoremana (ou l'on a beaucoup const7U(il), poste militaire (rive gauche).
22° Le Manambondro prend sa source à quelques kilomètres au nordouest du village de Masisovolo, passe au pied septentrional du piton sur lequel est bâti ce village, contourne au Nord Ambakoa, puis coule dans une direction générale Sud-Est, en arrosant Tsirazafana (rive droite), Fenoarivo (rive droite), Ambalarona (rive gauche), passe au pied d'Ambongo (poste militaire, rive droite), arrose Ambatomby (rive droite), Mahalevona (rive gauche), Ambalakondro (rive droite), Antsirahabo (rive droite), Audjohimalaza (poste militaire), Manambondro (rive droite, poste militaire) et se jette dans la mer un peu en aval de cette dernière ville.
Le Manambondro se grossit à gauche de Tlkatara, qui descend de la colline absolument à pic de Mangivato et conflue un peu en amont de Tsirazafana.
La vallée du Manambondro, à partir de Manjovolo, est suivie jusqu'à la mer par une bonne route muletière.
2e5° Le Manantena (où il y a de V herbe tena), aussi appelé Manampanihy (où il y a des roussettes) y remonte le couloir formé par la vallée d'Ambolo et se jette dans la mer par deux branches que sépare une île, oii se trouve le village de Marohao [où il y a beaucoup de poux).
24° L'Ony [la rivière) a son embouchure à l'ouest du cap Andavaka (où il y a des cavernes), où elle forme une sorte de lac.
25** LeMandrary (qui a un cours régulier) prend sa source au col d'Andranolafiana (où Veau s'étend), à 1 270 mèlres, entre la chaîne de Beampingaratra (où il y a beaucoup de fusils) et celle d'Isira, remonte vers le Nord en décrivant un arc de cercle, passe au nord du mont Sahamasina, puis pique droit au Sud après avoir re^u à droite le Vorokasa, qui descend du mont Vakoana, et l'Anakomby, qui descend du Tsimbivositra. Ce dernier cours d'eau arrose Tamotamo (a2i safran) (rive droite) et se grossit à droite du Maniliborona (qui éloigne les oiseaux), lequel passe à Tsivory (rive gauche).
26° Le Manambovo (où Von met des paniers pour prendre les poissons) traverse une plaine déserte dans le pays androy (où il y a des roy, buissons épineux) et vient linir au nord-est du cap des Karimboly.
Versant Ouest.
Nous avons dit plus haut que les plus grands cours d'eau de Madagascar appartiennent à ce versant.
L'Onilahy, le Mangoka, laTsiribihina, le Manambolo, la Betsiboka, laMahajamba, la Sofia, sont en effet tributaires du canal de Mozambique. Nous allons passer en revue les principales rivières du versant Ouest en allant du Sud au Nord.
Si, après avoir doublé le cap Sainte-Marie, nous remontons la côte vers le Nord-Ouest, nous trouvons le Manambahy [qui a des lianes), le Menarandra (les mollets rouges, parce que les eaux de cette rivière, très argileuses, colorent en rouge les jambes des gens qui la traversent), et la Linta, dont l'embouchure forme la baie d'Androka ou baie des Masikoro au sud du village de Lanirano {dont l'eau a disparu). Ces trois cours d'eau sont sans importance auprès de la mer.
1° L'Onilahy' (le fleuve mâle) porte dans son cours supérieur le nom de Mangoky et quelquefois, dans son cours inférieur, celui de Saint- Augustin. Le Mangoky a sa source auprès de celle du Mandrary. Il coule
1. Les Sakalaves l'appellent aussi Angolahana [d'ola/ia, qui serpente) ou Angoloka (de holoka, qui est encaissé), d'après Grandidier.
GÉOGRAPHIE
d'abord du Sud au Nord et, après avoir arrosé Betroky {qui a gros venlré) (rive droite), rencontre le mont Ambohitrakoholahy (la montagne des coqs). Il décrit alors une courbe vers l'Ouest, direction (ju'il conserve jusqu'à son embouchure, prend le nom de Mangoky, traverse le plateau presque complètement désert d'ihorombé, arrive àlmantora (qui est dépourvu d'arbres) où aboutit une route venant de Tsivory, laisse à droite Salobé {le gra)id Salo^), résidence de l'un des principaux chefs antanosy.
Dans cette partie de son cours, il arrose de nombreux villages peuplés par des Antanosy émigrés, territoire abandonné à ces derniers par les Mahafaly, puis il traverse la chaîne de Belomotra pour rentrer dans le pays mahafaly. Il décrit une série de courbes et, après avoir buté contre la chaîne de la Table, descend au Sud et se jette dans la mer en formant la baie de Saint-Augustin. L'Onilahy n'est pas navigable. Ses affluents principaux sont: la Lalalana, aftluent de droite, qui prend sa source au sud-est de Betroky, coule parallèlement à l'Onilahy, décrivant le même arc de cercle sur le plateau désert d lhorombé, et conflue à environ ih kilomètres en amont d'imantora après avoir reçu à droite l'Hazofotsy, qui descend du pays de Tsitony ; le Sakamaré, le Taheza, le Sakondry ^tous sur la rive droite).
2"" Le Fiherenana (où l'on revient toujours au point de départ-) a son origine dans les montagnes, à l'ouest de Ranohira, arrose Tsimonina, franchit la chaîne de Bemaraha et se jette dans la mer, au nord de Tulléar, près du village d'Andonaka (rive gauche).
o** Le Manombo (qui fait prospérer) se jette à la mer à Tony, entre la pointe Tony et la pointe Milikoka, au sud du village de Fiherenamasay, aujourd'hui abandonné.
4° Le Mangoka est l un des plus grands fleuves de Madagacar. Le haut Mangoka porte le nom de Matsiatra et conserve cette dénomination jusqu'à son confluent avec IThosy ; le bas Mangoka est aussi appelé Onimainty. Recueillant les eaux d'un bassin considérable, il présente un débit énorme; néanmoins il ne donne lieu à aucune navigation, parce que, d'une part, les Bara, ses riverains, s'adonnent uniquement aux travaux des champs et à l'élevage du bétail et que, d'autre part, dans la seconde moitié de son cours, il coule dans des gorges profondes, fréquemment coupées par des rapides. Ce fleuve prend sa source sous le nom de Matsiatra dans le pays tanala, au nord du massif de TAmbondrombé, près de Vinanitelo^, et pénètre dans la province des Betsileos (district de Lalangina), laissant
4. Où les vaincus ont été dépouillés. D'après Grandidicr, ce nom de Salobé aurait été donné à cette ville en souvenir de celle où résidaient jadis les ancêtres de Razomanerv, sur le bord du Matitanana. et qui existe encore au nord et à côté du fort d'Ambobipeno.
2. Parce que les liabitants de cette région, obligés à diverses reprises de s'expatrier à la suite de guerres civiles, y sont toujours revenus dès qu'ils l'ont pu (Grandidier). — Cette rivière tire son nom du royaume sakalave qu'elle traverse.
5. Vinanitelo. littéralement les trois confluents, parce que c'est près de ce village que se réunissent les trois sources du Matsiatra.
à gauche la petite ville aujourd'hui abandonnée de Yohitrafeno {ville où Von se cache) y qui était située au sommet d'une montagne. Il laisse ensuite à 5 kilomètres à l'Est la petite ville de Mahasoabé, contourne à l'Est l'itongoa (1 450 mètres), montagne (jui le sépare de son petit affluent de gauche le Tsiandanitra, laisse à gauche Tsietena [qui nest pas limité) y petite ville au sommet d'une montagne, et arrive à lalananindro, qui se trouve à environ 5 kilomètres en amont du point où la route de Fianarantsoa à Tananarivc franchit la Matsiatra. lalananindro était autrefois une ville royale. Elle a été notamment la résidence d'Andriambavizanaka, reine de cette partie du pays avant la première invasion d'Andrianampoinimerina.
Puis la Matsiatra laisse sur la droite (6 kilomètres) le village d'Ambohidalangina, bâti au sommet d une montagne; elle est franchie, à l'altitude de 1 040 mètres, sur un pont de chevalets par la grande route de Tananarive, laisse sur sa gauche Vinaninoro {le confluent heureux), village bâti au sommet ^{1250 mètres) d'une chaîne qui sépare la Matsiatra du Mandranofotsy, son affluent de gauche. La Matsiatra passe ensuite au pied du Makavitra (rive droite) (1 175 mètres) et, après s'être grossi du Boaka (rive droite), laisse à 2 ou 4 kilomètres sur sa droite le grand village de Yohitromby (la ville aux bœufs), bâti au sommet d'une montagne, arrose Ambasibory (rive gauche) au pied du mont Ikija (1 280 mètres), contournant au Sud et à l'Ouest l'Anibatofiazanana, laisse à droite le grand marché d'Alarobia-Befeta, arrose Makandry (rive gauche), entre les montagnes d'Andrainjato et de Vohimerana (1 270 mètres), laisse sur sa droite la petite ville de Fiehana, puis le hameau de Tomboarivo (1440 mètres) et vient se heurter contre le mont Ambatomenaloha, qui le force à changer de direction.
Il s'infléchit alors vers le Sud-Ouest, formant un angle droit avec sa direction précédente, arrosant Andakanikalamavony [oii il y a des pirogues pour aller à Ikalamavony) (rive gauche), à l'est de la plaine d'Ampatrana. Le Mangoka traverse ensuite la grande plaine d'Ampatrana [oiiil y a une plaine au milieu des montagnes) et arrose Soaseranana.
Nombreux sont les affluents de la Matsiatra ou Mangoka qui méritent d'être cités. Notons, sur la rive droite, le Boaka, le Mango, l'Ankona, la Manantsahala; sur la rive gauche, le Mahaditra, le Tsiandanitra, le Mandranofotsy, le Sandra, l'Ambatorondro, le Manantanana, l'Ihosy et le Malio. 11 y a lieu de remarquer qu'à partir du point où le Mangoka se dégage du massif central (Andakanikalamavony) pour entrer dans la plaine d'Ampatrana (750 mètres), ses affluents ou sous-affluents de gauche sont plus nombreux et plus importants que ceux de droite. La ligne de séparation entre le bassin du Mangoka et le bassin de la Morondava, jalonnée par les hauteurs de Bemangaraliara, est, en effet, très près du Mangoka.
Affluents de droite du Mangoka.
Le Boaka [qui va dehors) descend du Mandalahy. Une de ses sources vient d'Ambohinamboarina, hameau où la route de Fianarantsoa à Mananjary franchit la ligne de partage des eaux de la Matsiatra et du Namorona.
Cette source passe à Ambohimaha, habituellement désigné aujourd'hui par le nom de son marché : Alakamisy, qui est un gros bourg très important, sur la route de Fianarantsoa à Tananarive, où se détache la route de Mananjary. Le Boaka conllue à 5 500 mètres au sud-ouest de Yoliitromby.
Le Mango (la rivicre aux mango, arbres) descend de riharamitokana, contourne au ^"ord le Yohimerana (1 270 mètres) et se jette dans la Matsiatra en aval de Makandry.
L'Ankona [qui coule à travers des marais) prend sa ^source près du hameau d'iliaraninaà 1 500 mètres à peine d'un affluent du Namorona, cours d'eau du versant Est, passe près dWndraina, grand village de forgerons (rive droite), laisse sur sa droite lalamalaza, Kambahoaka, village situé sur un plateau à 1 560 mètres d'altitude, et à gauche Lanjana, où fut tué, sous Radama P% le roi betsileo Rahonamanalina ; après ceh, TAnkcna longe au nord les hauteurs de Yohijavona et d'Andranogaga (1 5'20 mètres), laissant à droite, sur un plateau, la petite ville de Yohiposa et la montagne d'Ambatomanana, au pied de laquelle il arrose Ambatonakanga, et il se jette dans la Matsiatra un peu avant le changement de direction de cette rivière. L'Ankonaa, pour affluents, à droite le Fanindrona et le Manandriana; ses affluents de gauche sont des cours d'eau insignifiants.
Le Fanindrona (qui a l habitude de percer) a ses sources dans le Yohonala (1 800 mètres) et dans l'Ambohitrakoholahy, en pleine forêt; il passe au pied du Mahavitra, rive droite (15i5 mètres), arrose Ambatomanana, rive droite, reçoit à droite le Sahatona, arrose Ambohinamboarina, chef-lieu de district près duquel se trouve un marché d'AIatsinainy et rejoint l'Ankona.
Le Sahatona [la rivière aux grosses anguilles) descend du Mnhadilolo (1 600 mètres), baigne le pied du Yohimaranitra, rive gauche ( l 500 mètres), du Tomboarivo, rive gauche (1440 mètres), du Maborikamboty, rive gauche (1 560 mètres), arrosant Kiangara, Fenoarivo et Anjahanakely.
Le Manandriana (qui a des cascades) a un cours plus important que l'Ankona lui-même, mais traverse une région peu peuplée. 11 prend sa source au nord de la montagne Mahanoi o, arrose Ambohimahazoroa, laisse à quelques kilomètres à gauche le grand marché de Zoma-Nandibizana, puis traverse la route de Tannnarive à Fianaiantsoa, près de Fihasinana, rive gauche, ancienne résidence d'un des grands chefs betsileos, et se jette dans l'Ankona à quelques kilomètres avant le confluent de cette rivière avec la Matsiatra. Son cours est embarrassé d'énormes blocs de pierre.
Le Manantsahala gui a assez d'eau) prend sa source au pied des monts Maroharona, passe près d Ambatomitely, au pied de Midongy, ancien fort ho va, sur un rocher haut de 550 mètres, et [actuellement chef-lieu d'un
poste et d'un district dépendant de la province de Fiannrantsoa, et se dirige vers le Sud-Ouest en se grossissant, à droite, de trois ou quatre petits cours d'eau sans importance. 11 se jette dans le Mangoka près du Bemangarahara, rive gauche.
Affluents de gauche du Mangoka.
Le Mahaditra {(jui rend dur) est formé de deux sources principales, (pu descendent l une du ïsitondroina, l'autre, sous le nom de Fotodava ou Tsimandremana, de la montagne d ltrimo(l 810 mètres). Ainsiformé, il passe au pied de l'Anjanomanana (1 750 mètres), montagne escarpée comme son nom l'indique (où Ton s'arrête souvent en montant), au pied de Midongy, rive gauche, petite ville aujourd'hui ahandonnée, et rejoint le Matsiatra un peu avant Mahasoahé. 11 est à remarquer que son cours est aussi important que celui du Matsiatra.
Le Tsiandanitra (qui nest pas au ciel) descend de Tltongoa, coule dans une large vallée qui domine Fianarantsoa à l'Ouest et conilue à llananindro.
Le Mandranofotsy [qui a de Veau blancJie) prend sa source dans l'Amhozotany (1 375 mètres), laisse à gauche un marché de Zoma, à droite Ankaretsakanana, puis un marché de Talata près d'un passage en pirogues (Andakana), passe au pied du Hiaranany (1 480 mètres), rive droite, et arrive à Fianarantsoa. 11 passe au pied de cette grande ville, qui est située sur une hauteur (1 200 mètres d'altitude) sur la rive droite, et qui a été fondée par Ranavalona 1" vers 1850, passe de même au pied de la ville militaire de Kianjasoa (rive droite), qui domine Fianarantsoa de 150 mètres, et se jette dans la Matsiatra entre Yohitromhy et Kija. La route de Fianarantsoa à Amhohimandroso et Ihosy emprunte la vallée du Mandranofotsy, qu'elle suit constamment. De même, Fancienne route de Fianarantsoa à Tananarive formait le prolongement de la précédente, en descendant le Mandranofotsy jusqu'à son confluent.
La route actuelle, nous Favons vu, fait à partir de Fianarantsoa un crochet vers le Nord-Est, se dirigeant sur Alakamisy. Le cheinm de Fianarantsoa à Fanjakana franchit cette rivière à gué (0'"50) sur fond de sahle.
Les affluents du Mandranofotsy sont peu importants. 11 reçoit, à droite, le Manandriana [qui a des rapides), qui descend de la montagne d'Itrimo, laisse sur sa droite le village d'Amhohiholamena (le village de Vor) et conflue en amont du marché de Talata.
Le Mandranomavo [qui a de Veau brune), qui descend de l Ampamakiandalana (1 500 mètres), laisse à gauche le village de Maneva et rejoint le Mandranofotsy au pied et à l'ouest du mont Hiaranany (1 480 mètres). Un chemin conduisant d" Amhohimandroso à Fianarantsoa et rejoignant la route du Mandranofotsy, au nord du Hiaranany, emprunte, pendant un certain temps, la vallée du Mandranomavo; à gauche, le Manankaronga qui a des haronga, sorte d'arbustes), qui prend sa source au nord de FAmbohitrini-
GÉOGRAPHIK.
nianjaka ^1 620 mètres), passe près crAinhohijanakova et e;)nlliie en face du lliaranaiiy, un peu en amont du Mandranomavo.
Après le Mandranofots\ , la Matsiatra reçoit à gauche :
Le Vinaninony [la bouche du /Jeuvc', qui longe le versant Ouest de TAnihanialana.
Le Sandra (où s est noyé Isandm), qui passe près de Masombaboaka (rive droite), d'un marché de Sabotsy (rive droite) et d'Ambohimandroso (rive droite), et se jette dans la Matsiatra au sud de Makandry.
L Ambatorondro [où les pierres sont polies), grossi à droite du Uanomena [Veau rouge), iprès duquel se trouve, sur la rive gauche, la ville de Fanjakana, qui était avant la conquête des Ho vas et est encore aujourd'hui la résidence d'un des principaux chefs betsileos (Grandidier ). L'Amhatorondro rejoint la Matsiatra en face de Fiehana.
Le Mananantanana [qui tient dans ses bras) prend sa source sur le versant Est du Tsitondroina à quelques centaines de mètres de celles de la Matsiatra, entre le Tsitondroina et l'AmbondrombéS coule du Nord au Sud en longeant la forêt jusqu'à Taolana, puis fait un coude à angle droit pour prendre la direction Ouest-Nord-Ouest, qu'il conserve jusqu'à son confluent. 11 passe près de Yohidroa. rive droite, arrose Andrainarivo, ancienne ville royale (rive droite), Yinanimalaza au sommet d'une boucle que fait vers le Nord le Mananantanana et qui forme une sorte de presqu'île, à l'isthme de laquelle se trouve Ambohimandroso [la ville qui est placée en face de l'ennemi) (1010 mètres).
Ambohimandroso est un ancien fort hova, qui avait d'abord été établi, sous le règne de Ranavalona P', au pied Nord du pic d'ivohibé, en i)leiii pays bara; il fut transporté à Ambohimandroso par ordre de Radama 11, en 1862 (Grandidier). A 1 500 mètres au Sud, se trouve un marché de Sabotsy. A Ambohimandroso se rejoignent les deux routes de Fianarantsoa, celle du Mandranofotsy et celle du Mandranomavo. Le Mananantanana arrose ensuite le grand village d laritsena {marché placé au loin), rive gauche, passe au pied du Yohitafia, laissant à un certaine distance, au Nord, la montagne de Vohibé, arrose Imarohirana et rejoint le Mangoka sur le plateau bara.
Les principaux affluents du Mananantanana sont, à droite, l'Ivalala, le Moralina, l'Ambalalava, la rivière d'Ambohitrinimanjaka ; à gauche, ITsihanaka, le Manandriana, le Lananindro et le Manandjolo.
L'Ivalala la rivière aux criquets) descend du Tsitondroina et conflue entre Yohidroa et Andrainarivo.
1. La rt'uion boisée Aniboiulrombc-Ikoii^'^o donuo naissance- à une l'oiilc; de cours d'eau, s'écoulant 1rs uns sur le vcrsaiil Ouest, les autres sur le versant Est. Au versant Ouest appartiennent les trois sources de la Matsiatra et le Mananantanana. Au versant Est le Ditsaka. l Anibakora. l Aniporomboalavo, la Salialava, le Taikolio, la Sandrananta. le ruisseau d'ilavaolina, le î^andranto, le Sahalavy, etc.
Le Moralina est formé par deux rivières entre lesquelles se trouve' e grand village d larinoniby, au sud duquel se trouve un marché de Zoma. A l'est de ce marché, entre l'ivalala et le Moralina, est perché à 1 400 mètres d'altitude le village d'Avomalaza (qui est grand et fameux). Le Moralina conlkic dans la boucle d'Ambohimandroso.
L'Ambalalava (où il y a une longue bordure) descend de l'Ambozotany (1 575 mètres), où ses sources sont opposées à celles du Mandranofotsy, passe entre les grands villages de Maroparasy (rive droite) (où il y a beaucoup de puces) et d'Ambalavao {oh il y a de nouvelles fermes). A Touest d'Ambalavao (rive gauche), se tient un marché d'Alarobia. L'Ambalalava se jette dans le Mananantana, un peu en amont d'Iaritsena.
La rivière d'Ambohitrinimanjaka descend de la montagne de ce nom et conflue en amont d'imaroliirana. Le Mananantanana reçoit encore à droite un ajffluent qui passe à Ankalamavony (oii s'est cachée nue femme, Kalamavo) (rive gauche), ancien fort hova, à la limite des Betsileos et des Sakalaves (880 mètres).
L'Isihanaka descend de l'Itomaka, passe près de Vohitravo (rive gauche) et conflue en face de Yohidroa.
Le Manandriana (qui a des rapides) passe au pied de Mahazony, ancien fort hova construit sur un contrefort du Kiranga (1675 mètres). Mahazony est relié à Ambohimandroso par un chemin.
Le Lananindro (la rivière aux bambous brûlés) descend de la montagne de Kiranga, laisse sur une hauteur, à droite, le grand village de Beanana, passe au pied de TAndraitonga (1 485 mètres), dont les dernières pentes forment la boucle d'Ambohimandroso, et conflue en amont de TxVmbalalava.
Le Manambolo (qui a des bambous) prend sa source au nord de l'Andringitra, coule entre l'Aody (rive droite) et le Lalangina (où le chemin est silencieux) (rive gauche), passe au pied de LAntsangy (1 540 mètres) qui le sépare du Lananindro, laisse à gauche le grand village de Manampy, sur la montagne de ce nom, et conflue un peu en amont de FAmbalalava. La roule de Fianarantsoa à Ihosy passe à Manampy. Le Mangoka reçoit encore deux affluents de gauche importants : Llliosy et le Malio.
L'Ihosy (qui prépare le terrain pour les rizières) prend sa source dans les hauteurs qui, au nord-est de Betroky, séparent le bassin du Mangoka de celui de Tlnaivo, traverse le pays des Tivonjy, le pays des Bara-Antsantsa, avant de pénétrer dans la province des Bara-Bé. 11 entre dans cette province un peu en amont d'Ivondrona, traverse le canton de Tsimody où il arrose Ivondrona, Audjararata, Ampapamena, Besakoa; puis il pénètre dans le canton
GKOr.RAPHIE.
d'Iliosy, passe an pied crjhosy (870 mètres), ou plutôt de Tompoananandrariny [qu'on n soumis avec justice), où existait un fort liova construit vers 186*2, par ordre de Radama 11. On voit que Jà, connue à Mananjary, le nom de la rivière a fini par être a|)pli(pié à la localité elle-même.
Ihosy, chef-lieu de la province des Bara-Bé, est en outre, aujourd'hui, un poste militaire important. A égale distance de Fort-Dauphin et de Tulléar, il se trouve au point où la route de Fiannrantsoa se hifurque sur ces deux villes. La route d'ihosy à Fort-Dauphin remonte la vallée de Flhosy jusqu'à Ivondrona. Il y a même, d'ihosy à ce point, deux routes, une sur chaque rive. Ihosy est également relié à Ivohibé par une route passant ])ar Marovato et Kibory. L'ihosy continue ensuite de couler dans la direction Sud-Nord, en passant entre les monts Alananandro à l Est, et Fescarpe du plateau d'Ilioromhé à FOuost. 11 arrose Bezavona, Morarano, Androtsa, Betanimena, traverse le canton de Laitalika, en passant à Imaliasoa, puis coule dans une région très peu habitée, canton de Baitsanga, jusqu'à son confluent, chez les Bara-Manamaty. 11 reçoit, à droite, un affluent :
Le Tsimandao (qui ne s en va pas par dégoût) prend sa source au nord de r Vndrinoitra, entre les hauteurs de Tsitoniiambalala et de Varavarana. Le Tsimandao forme la limite Nord-Est du pays des Bara et se jette dans Flhosy, an nord d Amboloka.
Le Malio prend sa source au sud-ouest de Ranohira, longe, à FOuest, le massif de l lsalo, en arrosant Mandabé, sur la route d'iliosy à Tulléar, Andranomanga, Analalava, et se jette dans le Mangoka, en amont de la chaîne du Bemaralia, au sud du mont Bemarivo. Il se grossit à droite du Manamaty, qui prend sa soui'ce au sud de Ranohira, dans le massif de Tlsalo, dont il longe le versant Est pendant une partie de son cours. Le Manamaty arrose Bevato, laisse à gauche Ranohira, village et poste militaire, passe à Zanaboty, Ampamaka, Andriamanero et rejoint le Malio dans le canton d lnapaka.
5** Le Maitampaka [qui est à moitié sec), dont les eaux, d'après Grandidier, disparaissent d'ordinaire dans les sables et n'arrivent jusqu'à la mer que pendant la saison des pluies, reçoit à gauche le Manja (de couleur noij'àtre), qui passe près d'un ancien fort hova de ce nom. A l'embouchure du Maitam paka, se trouve le petit village de Matseroka (qui est parfumé).
G*" Le Manarivo (qui a mille bonnes choses) prend sa source au sud-ouest du Bemarivo, près de celle du Fanikaha, affluent de gauche de la Morondava, coule dans la direction du Nord-Ouest, en traversant le Menabé. Il arrose ainsi Belitsaka, résidence du chef sakalave Rafify (rive gauche), et vient se jeter dans la baie de Taolampia, près de FAnakabatomena, bras Sud de la Morondava.
1" La Morondava {qui a une longue berge) prend sa source au nord du Bemarivo, coule d'abord du Sud au Nord, en longeant le versant Est du
loi
Betsahoniry, puis auprès crAmbodifiakarana (rive 'droite), tourne à angle droit vers rOuest, direction qu'elle conserve jusqu'à la mer. Après Ambodifiakarana, la Morondava traverse la chaîne de Tsiandava (altitude moyenne, 500 mètres), arrose Tsizeliy, Mahabo, ancien fort hova construit à l'altitude de 100 mètres, à 42 kilomètres de la côte, actuellement occupé par un poste militaire (rive droite), laisse à gauche Benato, à l'entrée Est de la forêt.
Autrefois, la Morondava se jetait dans la mer, en passant au sud d'Andakabé, puis ensuite au nord de ce même village, et maintenant elle se jette plus au Nord encore, à Ambato, à 15 kilomètres.
Au nord de Morondava, qui est situé à l'embouchure de la branche du milieu, des travaux ont été essayés pour faire reprendre à la Morondava le cours Andakabé Morondava. Au centre de ces différentes bouches et sur le littoral, se trouve Nosy Miandroka [rUe où s amassent des débris), ou plutôt Morondava, car là encore le nom du cours d'eau s'est peu à peu substitué au nom de la localité elle-même.
La Morondava reçoit, à gauche, la Fanikaha et l'Andranoboka, cours d'eau sans grande importance.
L'Andranomena coule parallèlement à la Morondava. Le Mandrotra a son embouchure au port de Bosy.
8** La Tsiribihina' {où Von ne se plonge pas) est formée de la réunion de la Mania et du Mahajilo, réunion qui a lieu au 45** de longitude Est, à environ 80 kilomètres de la côte. Le bassin de la Tsiribihina est assez élendu, mais c'est surtout en raison de la région qu'il dessert, le Bctsiriry, qu'elle paraît devoir acquérir une importance considérable. Le Bctsiriry est le pays compris dans la boucle formée par la Mania et le Mahajilo, au moment où ils se réunissent pour former la Tsiribihina. Les rivières qui forment la Tsiribihina sont franchissables à gué dans leur haut bassin; plus en aval, leur volume devient assez considérable pour les rendre impossibles à franchir à gué pendant la saison des pluies. La Tsiribihina, large parfois de plus de 2 kilomètres pendant la saison sèche, est navigable jusqu'à Miandrivazo, sur le Mahajilo, pendant la saison des pluies, et seulement jusqu'à Bemena pendant la saison sèche. Au moment de son passage dans le Bemaralia, elle est encaissée d'environ 500 mètres entre des montagnes à pic, boisées, remplies de macs, talus du plateau de Bemaraha, du côté du fleuve. Elle décrit alors une grande courbe et pénètre enfin en plaine. Cette plaine du Menabé est parsemée de marais et de collines boisées. A la saison des pluies, le fleuve s'étend, recouvre ces plaines; il atteint alors jusqu'à 4 et 5 kilomètres de largeur. Les eaux en se retirant laissent sur le sol un humus fécond, mais sont aussi le germe de maladies pestilentielles qui sévissent dans cette contrée. Elle arrose successivement Bemena (poste), sur la rive droite, laisse sur cette même rive le lac Andranomena, sur les bords duquel avait été construit le poste d'Ankalalobé; sur la rive gauche, elle laisse le lac Hima, avec le village d'Androngony, puis passe entre les deux villages de Betakilotra et de Tsi-
1. On lui doiiail autrefois le nom de Tsitsoboliina (où l'on n enfrc pas]
(;KOi;n.\i>iiiE
inangoana (rive droite); un peu plus loin, encore sur la rive droite, se dresse Ambiky, sur un petit pilon. Elle finit endn j)ar un delta à plusieui s branches, sur lesquelles sont les ports de Soarano, Tsinianandrafo/ana (jui a deux passes fréquentées par les navires, et Nanianfjoa, sur la rive gauche. Cette embouchure est obstruée par une barre assez dilticile, que ne peuvent franchir les boutres qui naviguent sur la côte. Les marchandises sont déchargées sur des bâtiments qui ne font que la navigation du fleuve. Ce fleuve est formé par le Mania et le Mahajilo.
La Mania {qui va de travers) a un cours plus long que le Mahajilo ; son cours supérieur, jusqu'au confluent de TAndrantsay, forme un arc de cercle dont la concavité est tournée vers le Nord et dont le centre est au mont Tokotanitsara. Elle recueille toutes les eaux de la partie Sud de l'Ankaratra (cercle de Betafo) et du nord du pays betsileo (district d'Ambositra). Ces deux régiorjs sont très montagneuses et traversées par un très grand nombre de cours d'eau dont les vallées sont fertiles et bien peuplées. La Mania prend ses sources à la lisière de la forêt, dans les environs du mont Ikora. Les deux principales se réunissent au sud-ouest de Sahamadio. Ainsi formée, elle arrose Moronarivo (rive gauche), laissant à gauche le pic d'Ambohimahatsara et le village de ce nom, lliarana (rive droite), Avomalaza (rive droite), petite ville oîi passe la route de Tananarive à Fianarantsoa, à quelques centaines de mètres du Miatiaty. Cette partie du district d'Ambositra, située à l'est de la ligne brisée Famoizamaso, Mahazina, Fitonianomby, Ampoharanandriana, Fandanana, forme le Fisakana, du nom de la rivière qui l'arrose et dont nous parlerons un peu plus loin. Après avoir dépassé xVvomalaza, la grande route de Fianarantsoa franchit la Mania sur un pont et gagne Ankafotra (rive gauche) et Alarobia-Sandrandahy (rive ijauche), marché très important situé au confluent du Sandrandaliy avec la Mania. Puis, butant contre l'Ampoharanandriana (1650 mètres), la Mania fait un coude à l'Ouest pour l'cdescendre ensuite jusqu'au confluent du Mady (rive gauche), passe au pied du grand village d'Ambohiperavohana (rive droite), sur la route d'Ambositra à Betafo, en face du Vohidahy (1400 mètres), laisse à droite le sommet d'Andribé (1600 mètres), reçoit h droite la Savana, forme une boucle vers le Nord, baigne le pied du Yohitratsihody [la montagne qui ne reviendra plus ce quelle était) , re(;oit à gauche le Vato, en face de l'Ambatotelo, arrose Ambondromisotry, village situé sur la rive gauclie, au confluent du Tsindro {vallée de Bemahazenihina) . La Mania reçoit ensuite, à droite, la Manandona, puis remonte vers le Nord-Ouest jusiiu'au confluent de FAndranlsay. A partir de ce point, elle suit jusqu'à la mer la direction Est-Ouest, en arrosant Ankazondringitra (rive gauche), Ankofotsy (rive gauche), Matsotonga (rive gauche), Berano (rive gauche), Andipaka (rive gauche), dernier village avant son confluent avec le Mahajilo.
Les princij)aux affluents de la Mania sont, à droite : le Mialiaty, la Savana, la Manandona, l'Andrantsay, le Rakalatsa l'Ankazotoaka. l'Anjenja; à gauche : le Sandrandahy, le Mady, le Yalo, le Tsindi'o, la Sambalahy, le Tsiniady et le Sakenv.
GLIDE DE L'IMMIGRA>iT A MADAGASCAR
(M. Gautier prcîtend n'avoir jamais entendu raconter qu'il y ait des rapides sur la Mania, qu'on pourrait ainsi remonter très loin.)
Le Miatiaty (qui gonfle) est formé de la réunion de trois cours d'eau, rAmbatomanana, le Vatambé et le Fisakana. Ces deux derniers se réunissent à Fandriana. Le cours d'eau résultant est grossi en aval de l'Ambatomanana, qui descend du mont Famobizamaso (i 960 mètres). Ce sommet appartient à la ligne de partage des eaux entre les bassins de l Onivé et de la Manandona, d'une part, et celui de la Mania, d'autre part. Le Miatiaty, ainsi formé, passe à Ambobimiatiaty, près du confluent de la Oebena, laisse à droite le sommet d'Avonomby et se jette dans la Mania, près d'Avomalaza. Le Miatiaty se grossit, à droite, de la Behena (où il y a beaucoup de viande), qui descend les hauteurs formant la ligne de partage des eaux, au sud du Ranomainty, arrose Mabazina (rive gauche), Ambodifiakarana (rive droite), gros bourg au fond d'un beau cirque couvert de rizières, laisse sur sa gauche Ambohidravaka, village près duquel se trouve un marché d'Alakamisy, puis continue à couler au Sud, en longeant le versant Ouest du Fitamianomby ( I 500 mètres), jusqu'à son confluent. La grand'route de Tananarive à Fianarantsoa emprunte, à partir de Mahazina, la vallée de la Behena, puis celle du Miatiaty, jusqu'à son confluent avec la Mania.
La Savana (la rivière qu'on fouille) descend de Vatomitombo, laisse à gauche l'Ampoharampananina, arrose Ambohimenakely et rejoint la Mania, au sud-ouest du mont Andribé. Elle se grossit, à dioite, du Saharevo.
Le Saharevo [la rivière bourbeuse) a ses sources opposées à celles du Sahatsio, affluent de gauche de la Manandona. Ces trois cours d'eau, Manandona supérieure, Sahatsio, Saharevo, se prolongent en ligne droite, forment un long couloir, particulièrement étroit et sauvage dans les vallées du Sahatsio et du Saharevo, pays qui fut pendant longtemps le théâtre des exploits du fameux rebelle et brigand Rainibetsimisaraka, qui, tour à tour voleur de bcinifs, fabricant d'auiulettes, gardien des bœufs du premier ministre Rainilaiarivony, assassin, chef d'insurgés, après avoir suivi jusqu'à Manarintsoa les trois Français Duret de Brie, Jean Grand et Théophile Michaud, les assassina. A la suite de tous ces forfaits, sa tcte avait été mise à prix par M. Laroche. 11 y avait quinze mois qu'il inspirait la terreur dans la région, quand, rejeté de canton en canton, traqué de tous côtés, abandonné de la plupart des siens, exténué par la lutte et les privations, il vint, le 9 juin 1897, à Ambohimirary se rendre à un sous-officier d'infanterie de marine, le sergent Molinié.
Le couloir Manandona, Sahatsio, Saharevo est suivi par la route d'Ambositra à Antsirabé-Bctafo, actuellement bon chemin muletier.
Le flanc Ouest de la haute vallée du Saharevo est couvert par un bois de tapia, essence très estimée pour la sériciculture locale. Jusqu'à Andraina le f ays présente un aspect particulièrement sauvage, la vallée est resserrée, les montagnes de la rive droite s'abaissent en pente douce vers la rivière.
GÉOGRAPHIE
Le Saharevo' qui, après avoir laissé sur sa gaucho la petite ville <rAinl)atoharanana, passe au pied d'Andraina, village perché sur un contreCort ( rive gauche), arrose Alakamisy d llaka, village situé au pied de Tllaka (1 G90 mètres) et où se font des hriques sèches, et rejoint la Savana.
La Manandona (qui mouille) a ses sources sur le versant Est du Famoizankova^ ('2 580 mètres), pic culminant de la chaîne d"Irifatra, coule du Nord au Sud sur LAngavo (1 860 mètres), fait un coude vers LOuest pour passer au nord de LAmbatovory (1 665 mètres), et, après avoir reçu le Saliatsio, reprend sa direction vers le Sud, en passant au pied du Sahitrano (1 960 mètres), rive gauche. La Manandona' passe ensuite près d"Ambohiponana. village bâti sur une hauteur (rive droite) et que couronne un bouquet d'eucalyptus. A 800 mètres au nord-est d'Ambohiponana, tout près de la rivière, se tient un marché d Alakamisy. Sur la rive gauche, en face d"Ambohiponana, on aperçoit la maison de Rainibetsimisaraka à demi démolie par les indigènes. Un peu plus loin en aval, on découvre le village d'Ambohimirary, rive gauche, où le fameux brigand vint, le 9 juin 1897, faire sa soumission. La Manandona arrose ensuite Ambohimanarivo, coquet village situé au pied du massif de Bityl^ '260 mètres) et entouré d'arbres fruitiers et de rosiers. Cette partie de la vallée de la Manandona est bien cultivée; on y trouve des champs de cannes à sucre, de manioc, de belles rizières, des arbres fruitiers. Les parties en friche sont couvertes de vero, plante fourragère assez estimée. Sur la rive gauche, les flancs de la montagne sont garnis de tapias. La bonne route uudetière d'Ambositra à Autsirabé-Betafo, après avoir descendu le Sahatsio ( du Sud ), franchit la Manandona à gué, au confluent du Sahatsio. Pendant la saison sèche, la Manandona n'a guère. en cet endroit, qu'une quarantaine de mètres de large avec une profondeur qui n'atteint pas un mètre. Puis la route remonte la rive droite de la Manandona^ en traversant Ambohimanarivo, Ambohiponana, et franchit le Sahatsio (du Nord) pour s'élever sur le plateau d'Antsirabé.
En aval d' Ambohimanarivo, après avoir reçu le Sahatsio (du Sud), la Manandona s'infléchit à angle droit pour couler vers le Sud-Ouest jusqu'à son confluent avec la Mania. Dans cette partie de son cours elle sert délimite entre le deuxième territoire militaire et la province de Fianarantsoa. Après son confluent la limite est formée par la Mania elle-même. D' Ambohimanarivo à son confluent, la Manandona, longeant le versant septentrional du Yovonantrano et Yolamandoatra, n'arrose aucune localité importante. Cette partie de sa vallée est d'ailleurs peu peuplée. Les principaux affluents de la Manandona sont, adroite, le Sahatsio du iNord, le Sahalambo, le Sahatany, le Sandra; à gauche l'Akoka, le Sahanivotry, le Sahatsio du Sud.
1. Ce nom de Famoizanhova, qui signifie « où les Hovas sont au désespoir », a élé donné à ce pic, d'après Grandiilier, parce que c'est de là que les Hovas emmenés en esclavage dr.ns le Sud jetaient un dernier regard sur leur pays.
2. La Manandona jusqu'à son confluent avec le Sahatsio porto sur quelques caries le nom dAndranotohaka.
ô. l/ancionne roule remontait, au contraire, la rive gauche.
Le Sahatsio (du Nord) [la rivière qui se divise on deux branches) prend sa source sur le versant Sud du Farnoizankova, et coule du Nord au Sud en arrosant Maliatsinjo (rive droite), Sambaina (rive droite), Amhano(rive droite), un marché d'AIarohia, Amhohihary (rive droite), Sahatsio (rive gauche), puis laisse sur sa droite un marché d'Alakamisy, Soamalaza, Antsirabé, ville importante connue surtout par ses eaux thermales, chef-lieu d'un secteur, et rejoint la Manandona entre le village de Vatotsara (sur le Salialambo) et le pic d'Ambatovory (1 OOS mètres).
Le Sahalambo [la rivière aux sangliers) prend sa source dans l'Andrakodava et coule dans une direction générale Nord-Sud. 11 arrose Ambodirano (rive droite), entre les monts Maharirana et Ambohitrolona, Yoajanahary (rive gauche), Antanamanjaka (rive droite), village en face duquel se tient, sur la rive gauche, un marché de Sabotsy, laisse sur sa gauche Mahazoarivo, grand village entre le Sahalambo et le Sahatsio, sur sa droite la petite ville d'Ambohijafy au nord-est du lac Andraikiba. Le Sahalambo passe ensuite à Yinaninony (rive droite), au pied du mont Itavo( l 880 mètres), ancien volcan dont le cratère forme un lac; puis la rivière fait un coude à l'Est, arrose le grand village de Vatotsara et pique ensuite sur le Sud, en longeant, à l'Est, le pied du Tsofoiidjato et de Tlzalingidina. Le Sahahunbo se jette dans la Manandona près de Maliarivo, au [)ied du Laliitrano (1 960 mètres), rive gauche de la Manandona.
Le Sahatany ( la rivière des pJuies) a ses sources dans le Tsofombato et dans rizatingidina, montagnes à l'ouest du Sahalambo, et coule dans une direction générale Nord-Sud en longeant h l'Ouest le massif de Bity (2 260 mètres) ; il n'arrose aucune loealilé importante. Il en est de même du Sandra [qui a des arbres sandra) qui prend sa source dans l'inamarinana et coide vers le Sud entre les monts Marososona et ïandrombato à l'Est, et la chaîne de Laniliarana à l'Ouest. A gauche, la Manandona reçoit FAkoka, le Salianivotsy, le Sahatsio.
L'Akoka (rivière aux oiseaux-akokas) descend vers le Sud-Ouest, en longeant, à droite, le Manafadahy, et conflue près d'Ambohiniirary (rive droite), ancien poste militaire.
La Sahanivotry (la rivière aux nids de terniiles) prend sa source sur le versant Sud de Flankiana (2 150 mètres) et coule dans une direction générale Nord-Ouest Sud-Ouest, Il Inisse à gauche le village de Sahanivotry, où passe la grande route de Fianarantsoa ; après l'avoir franchie, la rivière passe au pied du Vorondolo (2 045 mètres) et se jette dans la Manandona en face d'Ambohimannrivo. Le Sahanivotry se grossit à droite de :
La Sakalina, qui coule parallèlement à FAkoka, vient du Nord-Ouest, à un jour du village d'xVntobaka, et forme, paraît-il, une cascade de 200 mètres de haut. Son lit est parsemé de rochers basaltiques et de nond)reux îlots. Ses aflUicnts sont FAndranomanjaka et la Sahanana.
GKOr.UAPIlIK.
La Ranomainty (eau noire) qui a ses sources au sud-est du Fainoizaniaso (1 960 mètres) [oh les yeux abandonnent ^perdent la vue de 1 bnerina),^y\v le versant Ouest de l'arête faîtière de l'île, opposées à celles du Sahatoarendrika. La firande route de Tananarive à Fianarantsoa franchit la Ranomainty au nord du village de ce nom (1711 mètres), poste militaire important, construit presque au sommet de la ligne de partage des eaux de la Manandona et de la Mania.
Le Sahatsio (du Sud) [la rivière qui se divise en deux hranehes] a ses sources opposées à celles du Saliarcvo. affluent de droite de la Savana, et coule du Sud au Nord dans le prolongement de la Manandona au Nord, du Saharevo au Sud, formant avec ces cours d'eau un long couloir qu'emprunte la route dWmhositra à Antsirabé. La vallée du Sahatsio est sauvage, ses flancs, surtout le flanc Ouest, sont couverts de tapias jusqu'à la Talaviana (affluent de droite), point à partir duquel la vallée, d"abord resserrée, va s élargissjnt jusqu'à la Manandona. Cette dernière partie présente de nombreuses et riches rizières. Le Sahatsio arrose Ambavatapia (rive droite), Ambohimanoa (rive gauche), Ambohipo (rive gauche), Amhohimanjaka, village accroché aux flancs de la montagne, véritable forteresse qu'entoure un immense fossé et dans laquelle on pénètre par une triple porte. Près de ce village, le Sahatsio a 100 mètres de largeur. Il longe ensuite le pied du Yovonantrano (1515 mètres) (rive gauche), arrosant Androhimainty et Andioniriana au confluent de la Talaviana, affluent de droite qui descend du Vorondolo, et rejoint la Maïtandona. C'est au confluent même du Sahatsio que la route d" Antsirabé francliit, à gué, la Manandona.
Après la Manandona, la Mania leyoit à droite :
L'Andrantsay [oii habitait le ehef /?r/?î/saî/^, qui prend sa source au nord du mont Maharirana, coule d'abord dans une direction générale Nord-Est Sud-Ouest, puis se tourne à angle droit vers le Nord-Ouest, se dirigeant sur Inanatonana; au Sud de cette ville, il reprend sa direction Sud-Ouest, qu'il conserve jusqu'à son confluent avec la Mania.
L'Andrantsay arrose Ambohitsarabé (rive droite), Mandrosoa (rive gauche), Filaohana (rive droite), laisse sur sa gauche un important marché d'Alakamisy, passe à Sahanangy (rive gauche), Mahamavo (rive gauche), Ampilanonana (rive gauche), Masoandrombahoaka irive droite), lhadilanana (rive droite), Ambohimarina (rive gauche), village à un kilomètre duquel se tient un marché de Sabotsy, à Anjozoro (rive droite), à Ambohimasinakely (rive droite), laisse à droite Inanatonana, Andrantsaimahaimasina, puis vient buter contre le Vohibé qui le force à s'infléchir vers le Sud, et rejoint la Mania au coude que fait cette rivière pour se diriger vers l'Ouest. L'Andrantsay reçoit comme affluents, à droite le Lohalambo, le Fitamalama, le Sakaovy; à gauche l'Andranotobaka, l'ipongy, le Ndaiony.
Le Lohalambo [la tête du sanglier) prend sa source dans l'Andrakodava au pic d'Ampantsifantsy près du Tokotanitsara, au nord de celle du Saha-
lambo, affluent de droite de la Manandona.il coule parallèlement à l'Andrantsay (Sud-Ouest), dont il est séparé par le Fasina (2 160 mètres), arrose Amboanjobé, rive droite, et laisse im peu à sa gauche la grande ville de Betafo, non loin de son confluent avec l'Andrantsay. Betafo, chef-lieu de cercle annexe, est une ville importante, au milieu d'une vallée fertile et peuplée. Au pied de la colline sur laquelle elle est bâtie s'étend le lacTataro. Cette colline, entourée d'eaux fiaîclies et jaillissantes, forme une véritable île. A 1 100 mètres environ au sud-ouest, se tient un marché d'Alatsinainy. Le Lohalambo se jette dans l'Andrantsay à l'ouest de Betafo.
Le Fitamalama [où les gués sont glissants) prend sa source sur le versant Sud de la chaîne du Yavavato ; comme l'Andrantsay, dans son cours supérieur, et tous ses affluents, il coule dans la direction Sud-Ouest, séparé du Lohalambo par l'ingina (1 775 mètres). Il arrose Vadivalioaka (rive gauche), ancien poste militaire, et lhadilanana, petite ville (rive gauche), près de ' son confluent avec l'Andrantsay.
Le Sakaovy {le saka aux ignames) prend sa source dans le Bodona, laisse sur sa di oite Faravato et conflue à Anjozoro, rive droite.
L'Anjakalava (jui arrose Ambohikazo et conflue un peu en amont d'Ipongy.
Vli^OïlQY {(jui court vile) j)rend sa source au mont Tongafeno et coule dans une direction générale Ouest-Nord-Ouest. 11 arrose Jalamalaza (rive droite), Andraina (rive gauche), Vinaninony (rive droite) (au confluent d'un petit affluent de droite), et se jette dans FAndrantsay à Mahanoro.
La Mania reçoit encore à droite le Bakalatsa qui descend du mont Bevitsika; FAnkazotoaka et FAnjenja. Cette dernière rivière conflue un peu en amont d' Ankazondringi t l a .
Affluents de gauche de la Mania.
Le Sandrandahy {la charge dlwninies) prend sa source dans la forêt, coule dans une direction générale Nord-Ouest entre l'And)ohimahatsara au Nord et l'Ampoharanandriana au Sud (1 650 mètres), laisse à gauche le village d'Ambohimanjakarafy et rejoint la Mania à Alarobia Sandrandahy, gros village où passe la route de Tananarive à Fianarantsoa, avec un marché très important du mercredi, au Sud.
Le Mady {la rivière sauvage) prend sa source au sud de l'Ambodivolamena, non loin de celle du Maintinandry, affluent duMananjara, coule dans une direction générale Sud-Nord, contourne au Nord le plateau du Fandanana (1 477 mètres) et reprend sa direction primitive. Il arrose Mady (rive droite), Ambohivolamena {le village de Vor) (rive gauche), lary (rive droite), où passe la route de Tananarive à Fianarantsoa, la ville de Tsinjony (rive
GÉOGRAPUIE.
droite), en face du Yonizongo (14"25 mètres), laisse à gauche le village d'Anibohitranipody, sur la hauteur, et conflue à quelque distance au nord de Voainana, village sur la route d'Ambositra à Antsirabé, où existent plusieurs briqueteries. Le Mady reçoit à gauche :
Le Saha (la rivière) qui prend sa source entre LAmbohinianarivo (1 760 mètres) et LAndriamanalina ( 1 680 mètres), à quelques centaines de mètres à peine du A ato. Le Saha coule parallèlement au Mady. La route de Tananarive k Fianarantsoa emprunte constamment sa vallée, du Mady au Vato. Cette vallée est dénudée, peu cuUivée, les fonds seuls présentent quelques belles rizières. Le Saha arrose Ambositra (rive gauche), gros bourg très important, chel'-lieu de district, centre commercial déj<à actif, mais appelé à un grand avenir, en raison de sa situation au point de rencontre des routes de Tananarive, de Mananjary, de Fianarantsoa et d'Antsirabé; Ambositra qui émerge d'un bouquet d'arbres fruitiers est entouré de fort belles rizières et jouit d un climat excellent. Le Saha laisse ensuite à droite le village d"Andrana, celui d Ambohiponana, à gauche, et se jette dans le Mady en face de Tsinjony.
Le Vato [la rivière aux roches) prend sa source entre TAmbodivolamena et rAud)ohitrakoholahy, dans le massif boisé qui appartient à la ligne générale de partage des eaux et d'où divergent encore le Maintinandry, affluent du Mananjary, et le Mady et le Fanindrona, affluents de FAnkona (Matsiatra). Le Yato passe à Miarina, village situé sur la rive droite, à i kilomètres du confluent du Sahasarotra. La route de Fianarantsoa le franchit entre Miarina et ce dernier cours d'eau. Le Yato coule ensuite entre FAmbohimanarivo (1 760 mètres), à l'Est, et Analanoro (1850 mètres), à l'Ouest, contourne FAmbatomarirana, sur le versant Ouest du(picl sont de grandes ardoisières, laisse à droite l'Antety (1 895 mètres), à gauche le village d'Ambohibary, sur la route d'Ambositra à Ambatofangehana, et se jette dans la Mania au nord-ouest du Mandrailanitra.
Le Yato reçoit à gauche le Sahasarotra et FAnkona.
Le Sahasarotra [la rivière dangereuse) seul présente quelque importance. Il prend sa source dans les pentes boisées entre FAnkarandava (1815 mètres) et le Yohonala (1 800 mètres), longe le versant Est de FAnalamiankina, où se termine la forêt, et conflue h '2 kilomètres au sud-est de FAnalanoro (1 850 mètres). Il se grossit, à droite, de FAnkotsaka {qui coule dans un pays marécageux) qui descend de FAnkarandava et arrose Antanambao (rive gauche).
Le Tsindro {qui perce) prend sa source dans une chaîne de montagnes à l'est de Mandi ovia, laquelle renferme des carrières de marbre blanc à Fouest des forêts de lapias. Il coule du Sud au Nord, laissant sur sa gauche le viUage d'Ambohitrambony, sur une colline, et conflue à Andjondromitsetsa, (rive gauche). La vallée du Tsindro porte le nom de BeniahazenJjina ; elle est
fertile et paraît se prêter particulièrement à la culture du caféier et du cotonnier; pendant la mauvaise saison, le climat y est chaud et fiévreux.
Le Sambalahy ! /a rivière des Sanibalaluj, arbrisseaux) prend sa source au sud de la vallée de Bemahazembina, tout près de celle d un affluent de droite du Matsiatra. 11 laisse à droite, entre son cours et celui du Tsindro, la petite ville d'Ambatolinandrahana, o 'i les Norvégiens ont établi une mission, et à gauche le village de Sambalahy, au sommet d'une colline. Le Sambalahy n'arrose aucune localité importante et ne reçoit aucun affluent qui mérite d'être signalé.
Le Tsiniady prend sa source au sud de Tremo, ancien fort hova, qu'il arrose, et conflue en aval du Sambalahy.
Le Sakeny (qui coupe de grands marécages) prend sa source à l'e^t dWnkiriky et coule du Sud au Nord. Sa vallée supérieure est resserrée entre la chaîne du Bongolava, à l'Est, et celle du Bemangarahara, à l'Ouest. Il arrose Maroravina (rive droite), Vinanitelo (rive droite), au pied du Bongolava, laisse à gauche Malaiud)andy, ancien fort liova, à 15 kilouiètres à l'ouest du Bongolava, à droite, Ambody, et se jette dans la Mania à Ankazondringitra. Le Sakeny reçoit comme affluents : à droite l Ankazondrano cl son affluent 1" Vndianomena qui passe a Janjina, à gauche le Manampanda, le Tsiandoa et le Lohahazo. Le Sakeny arrose Tsinjorano.
Le Manampanda (gui a des taches) a ses sources opposées à celles de l Ankeriky (affluent du Mangoka), dans les monts Bemangarahara, arrose Andaka et conflue à quelques kilomètres au nord du Malaindjandy.
Le Lohahazo arrose Bosabory sur la route de Malaimbandy à Morondava.
Le Tsiandoa ai rose Beronono, sur la même route, et se jette dans le Sakeny à 15 kilomètres environ de son confluent. Passons maintenant au Maliajilo.
Le Mahajilo porte, dans son cours supérieur, le nom de Kitsamby (gui est jaunâtre) et est formé de deux cours d'eau, le Kitsamby du Nord et le Kitsamby du Sud. Le Kitsamby du Nord prend sa source dans le versant Ouest de l'Ankaratra, au pied du Tsiafajavona ; ses deux principales sources sont l'Anq^ivalanana et l'Andranomiely ; il coule d'abord dans la direction du Nord-Ouest jusqu'à ce qu'il vienne buter contre l'ivatové (1 880 mètres), qui le force à s'infléchir vers le Sud-Ouest, direction qu'il conserve jusqu'à son confluent avec le Kitsamby du Sud. Le Kitsamby du Nord arrose la ville de Manalalondo (rive gauche), à l'est de laquelle se trouve un marché d'Alatsinainy, Antenimbé (rive gauche), Malakialiiia (rive droite), laisse à gauche Amberokely et rejoint le Kitsamby du Sud. Le Kitsamby du Nord, quoiqu'il n'ait guère (jue 40 centimètres de profondeur à la saison sèche, a un débit
GÉOliUAPHIK.
plus considérable et un cours plus rapide que celui du Sud. Les eaux sont constauiiuent troubles, non seulement à cause de la nalure de son lit. niais surtout pnr suite du traitement que subissent les alluvions aurifères de son tbalweg, principalement dans la région d'Antsiriry. La route de Ramainandro à Soavinandriana francbit le Kitsaiid)y du Nord à gué, à environ lOO mètres de son contluent avec celui du Sud. Près de Ramainandro se trouvent de belles chutes et, h côté, un pont sur lequel passe la route de Tananarive à Inanatonana. Le Kitsamby du Xord reçoit, à droite, IWnkazotsipihina et, à gaucho , TA mp i t a i u 1 > é .
L Ankazotsipihina [oà les arbres sont rayés) prend sa source au pied de l Ankaratra. versant Ouest, arrose Farahery, grand village sur la rive gauche qui, comme son nom l'indique, était un des postes militaires hovas les plus avancés vers TOuest. L Ankazotsipihina laisse ensuite à droite sur un petit affluent le village d'Ambalolaifotsy, se heurte à l Ambohidravanony (l 710 mètres), et rejoint le Kitsamby.
L Ampitambé (où il y a beaucoup de gués) prend sa source sur le versant ouest de LAnkaratra, au pied du Vohimena ('2 505 mètres), au Sud-Est du village dWmbohitrandriamanitra, arrose Antsonjorano (rive droite), Ambatofotsy (rive droite), village près duquel se tient un marché de Sabotsy, la petite ville d Audjohitrandriana (rive droite), laisse à droite Ambohitraivo, sur la route de Ramainandro k Tananarive, et se jette dans le Kitsaml)y du Nord à 400 mètres environ du confluent des deux Kitsamby. L Ampitambé est remarquable par son cours souterrain de près de "2 kilomètres. Lu très beau pont a été construit près d'Ambohitraivo, où la route de Tananarive à Ramainandro franchit cette rivière.
Le Kitsamby du Sud prend sa source au sud-ouest de ITnanobé ('2 7)hi} mètres), laisse à droite Ambodiriana, Analamitia, à gauche le grand village d Anlapiafady, arrose Manjakanandriana (rive gauche), Avaratramarovitsika (rive droite), Andranonanahary (rive droite), petite ville à 2 kilomètres de laquelle se tient un marché d Alakamisy. Puis il forme, à 5 kilomètres environ en amont de Ramainandro, trois belles cascades. Dans la deuxième, la plus belle, les eaux se précipitent dans un superbe bassin en deux jets, du haut d'une falaise volcanique haute de 17 mètres environ. Le Kitsamby passe ensuite au pied de Ramainandro (1555 mètres), petite ville et cheflieu de secteur (cercle annexe d Arivonimamo), à vingt minutes de la([uelle se trouvent des eaux ferrugineuses, alcalines, gazeuses, d une saveur analogue à celle de la source Badoit. Puis, il laisse à environ 1 kilomètre dans LLst la petite ville d lsaha, non loin de laquelle on remarque une chapelle catholi([ue, et il se réunit ensuite au Kitsamby du Nord. La vallée du Kitsamby du Sud est assez pittoresque, étroite, fraîche, avec des eaux jaillissantes, ([uel(|ue verdure, de noudjreux bourpu'ts de tapias, des villages propres, entourés d aibres fruitiers et de cultures. La route de Betafo à Tananarive, par Ramainandro, suit, à flanc de coteau, la rive droite de la rivière jus- (prau KitsaMd)y du Nord
Ul GUIDE DE L'IMMIGRANT A MADAGASCAR.
Les trois chutes représentent 'une force vive puissante qui pourrait être utilisée pour fournir de l'électricité, actionner des moulins, etc.
Le Kitsamby du Sud, qui traverse le sud de l'Imamo*, reçoit à droite :
La Kelilalina [la [rivière] -petite mais profonde) prend sa source au mont Kitroka (2180 mètres) au nord-est de Llnanobé, arrose le grand village de Kelilalina (rive gauche), Imamolahy (rive droite), et conflue un peu en aniont de Manjakanandriana.
Le Kitsamby, une fois formé par la réunion des deux cours d'eau que nous venons d'étudier, arrose Ambohitsarabé, Ambohimangakely et Sahaomby Bczezika (rive droite), au confluent du Sahamitaha. Ampasindramahelo (rive droite), Tamponala (rive droite), au confluent du Sakay, Mandrivazo (rive droite), Antanamona (rive droite), Tsinjorano (rive droite), Maraholahy (rive droite), Ankilomaka, Tsianala (rive gauche), Anosimena (rive gauche), Ankazomanga (rive droite), Maroampinga (rive droite), Mbengilo (rive gauche).
Le Kitsamby, ou Mahajilo, reçoit une quantité d affluents ou de sousaffluents, dont Tétude détaillée serait fastidieuse. Nous nous bornerons à passer rapidement en revue les plus importants.
Ceux de droite sont : le Beandoma, le Sahamitaha, l'Andranomavo, le Sakav, le Mandalo, le Kelimahery, le Kirano, l'Andranomavomavo, le Manandazaratsy, et le Manandaza ; à gauche : la Manerana, le Sahaomby, TAndranomanariana, le Makoa, le Mandalokely, l'Ampasikely, la Bevava, LAntambiazina, la Uanomainty, le Lavaratsy, TAnaladirano, TAmbatomainty, le Kiranomena. TAmpandrona, la Telomita et TAtapa.
Le Beandoma a sa source dans l Ambohitrinimanjaka (1 8'20 mètres) au sud du lac Itasy. Il passe près de Miadamanjaka (rive droite), laisse à droite Andrainarivo, village au nord duquel se tient un marché d'Alatsinainy, Miantsoarivo, laisse à gauche l Ambohipisaka (1 525 mètres), le grand village d'Ambohidanerana et d'Andalapianala.
Le Sahamitaha [la rivière à laquelle on fait des offrandes) passe près d'Ankisabé (rive gauche), et conflue non loin de loin de l'Ankafaro, à Bezezika (rive gauche). Le Sahamitaha reçoit à droite l'Ankarahara et le Mang^lona .
L'Ankarahara (oii il ij a des harahara) prend sa source au sud-ouest du lac Itasy, passe au pied de la grande ville de Mahatsinjo, à l'est de laquelle se tient un marché de Zoma. Dans les environs de Mahatsinjo se trouvent des eaux minérales très appréciées.
Le Mangadona [la rivière bleue aux serpents) prend sa source dans le Yinany (1 7(J5 mètres), au sud-ouest du lac Itasy, laisse à droite le village de Nanja, sur le plateau du Xanjabé qui le sépare de l Ankarahara.
i. Imamo était l'ua des petits Ktals donl la réunion a formé, au commencement de ce siècle, le royaume d'Imcrina il s'étendait autour du lac Itasy et avait, pour limite, à l'Est rOrabifotsy; sa capitale était Menazary, à 1 500 mètres à l'est du lac (Grandidier).
(;kO(;r.\piiie.
L'Andranomavomavo n'arrose aucmu' localité importante.
Le Sakay prend sa source dans le massif d'Ambohimiangara ; il coule du Nord-Est au Sud-Ouest et va se réunir au Kitsamhy pour former le Mahajilo. Le Mazy, le Saroboy et le Lily sont ses trois principaux affluents. Dans le cercle de Miarinarivo, la route de Tananarive à Ankavandra franchit le Sakay. L'été, il y a un gué, mais, pendant l'hivernage, il faut avoir recours à une pirogue. Il se jette dans le Kitsamhy à l'ouest du mont Iakasy.
Le Mazy prend ses sources dans la région entre Vovotany et TAnkazomirohitra; auprès de ces sources se trouve la ville d'Amhohimahiratra avec un marché de Talata au Sud. 11 laisse sur sa gauche Miarinarivo, grand village et chef-lieu du cercle de ce nom, un marché d'Alakamisy, rive gauche, près du confluent de la Sahora, sur sa droite Amhohitrimitombo, arrose Ambohitrina (rive gauche), Ankairoka (rive droite), et rejoint le Sakay. Le Mazy reçoit sur sa gauche :
La Sahora, qui prend sa source sur le versant Sud de l'Ambohimiangara (1 840 mètres), coule au nord du lac Itasy et conflue, après avoir laissé sur sa droite Ambololondrano.
Le Mazy estguéable en temps normal; à la saison des pluies on le traverse en pirogue. 11 existe un gué aux environs du village de Mahatsinjo.
Le Lily {qui coupe le pays) sert de déversoir au lac Itasy d'où il sort au Nord-Ouest par le petit lac Tarazo, passe près d'un marché de Sabotsy Ampefy(rive gauche), où aboutit la route de Soavinandriana à Miarinarivo par le nord du lac. Le passage de la rivière s'effectue en pirogue, près des ruines d'un ancien pont de pierres qui a été emporté, il y a bien des années, par le courant et dont il ne reste qu'une arche d'un assez beau travail. Le Lily passe à Ambohipolo, rive gauche.
D'une façon générale, sa vallée est étroite et encaissée. Sa rive gauche est bordée de montagnes abruptes tandis que sa rive droite est formée par un plateau peu élevé et d'un parcours facile. A sa sortie du lac, le Lily présente des rapides de 8 à 10 mètres de hauteur. Sa largeur est de 50 mètres environ et sa profondeur de {""TO à la saison des pluies. Il est difficilement guéable en raison de son lit de rochers et de l'escarpement de ses berges. 11 reçoit à gauche deux aftluents, le Zanakolona et le Fotopé qui coulent de part et d'autre du Kasigé (1 GOO mètres), ancien volcan.
Le Zanakolona {\la rivière de] r enfant de V homme) prend sa source entre Soavinandriana et Miadamanjaka, au sud de rAmbohitrinimanjaka (18^20 mètres), laisse à gauche Imerinandrefana, à droite Fidasiana et conllue en aval d' Ambohipolo au sud de TAndranonatoa.
Le Fotopé {{rivière du] haut de la cuisse) ^rend sa source au sud du Kasigé et passe près d'Ierana (rive gauche), et d'Ambovo (rive droite).
14fi
Le Lac Itasy [cuvette, bas fond) est situé dans le cercle de Miarinarivo, entre le Mandridrano à l'Ouest et au Sud, l'Ambodirano à l'Est, le Mamolakazo au Nord; il n'a pas moins de 15 kilomètres dans sa plus grande longueur; c'est très probablement le cratère d'un ancien volcan, d'autant plus qu'à l'Ouest il y en a beaucoup, Kopy, Kasigé, etc. ; l'un d'eux est d'une régularité parfaite, Altitude du lac, 1 220 mètres, profondeur maximum 6 mètres ; il est à 2 jours de Tananarive en fdanjane.
Il est très poissonneux et renferme de nombreux crocodiles. Ses bords, recouverts de joncs en certains endroits, sont peuplés de canards, de tourterelles, d'aigrettes, etc.... Malgré les pâturages qui l'entourent, on y remarque peu de villages, et sans grande importance. Les principaux sont en contournant le lac en sens inverse des aiguilles d'une montre, à partir du Lily, Ampefy, route, Ambatomborona, Mandriankeniheny, route, Moratsiazo, route, Ambobimasoandro, Ambatomitsangana, Menazary, l'ancienne capitale de riniamo ou province à l'est du lac, Ambonitavy, poste militaire sur un piton, et Ambohitrakanga, village récemment reconstruit au pied du piton et près de la route.
Tous ces villages ne comprennent qu'un très petit nombre de cases. Il faut y ajouter les villages d'Ambohiniazy et de Loboloka, qui sont construits sur des îlots au sud-est et au nord-est du lac. Un certain nombre de cours d'eau se déversent dans le lac Itasy, tous sur le bord oriental. Ce sont, en suivant le même ordre que pour les villages : la Varana, le Matiandrano et le Loboloka.
La Varana {dont Veau est liasse) prend ses sources au nord-ouest de l'xVmbohitsokina (1 890 mètres) entre celles de l'Irihitra et celles de l'Ankazotsipihina, passe à Ambobidriangory (rive droite), à 1 600 mètres au Nord- Ouest d'un marcbé d'Alakamisy, remonte jusqu'au massif de Tampoketsa qui la sépare de l'Irihitra, et où la Kalariana prend ses sources. La Varana laisse ensuite à 500 mètres à gauche la ville d'Antanamalaza, à sa droite le village de Soavinandriana, au pied de l'Ambatolampy, à gauche le grand village d'Amboniriana, celui d'Ambohibary, un important marché d Alarobia à 500 mètres au nord-est du village de Mahabo, le village de Tsarahavana (rive gauche), celui d'Anosivola sur une hauteur à I kilomètre au Sud et rejoint le lac dans une sorte de baie, en donnant naissance, sur ses bords, aux marais de Fitandambo.
Aucun affluent de droite de la Varana ne vaut la peine d'être cite. Elle reçoit à gauche l'Andranomaitso, le Mananovolo, le Manotopihatra et l'Ampitandambo.
L'Andranomaitso (dont Veau est verte) prend sa source dans l'Ivatovekely (1850 mètres), un peu au nord du Kitsamby du Nord et conflue à petite distance de Soavinarivo.
Le Mananovolo prend sa source au sud du Manjavy (i 625 mètres), passe près de la petite ville d'Antantely (rive gauche), au pied du mont lasy (rive
GÉOGRAPHIE
droite (1 575 mètres), arrose Maroboka (rive gauche), longe au Sud l'Ambohitrolona (1 650 mètres), qui forme une véritable presqu'île, et rejoint la Varana au sud de Tianana.
Le Manotopihatra prend sa source près dWmbodifiakarana au sud du Manjavy (1625 mètres), coule de l'Est à l'Ouest dans une région peu peuplée, au sud du massif montagneux du Nanjabé (1 720 mètres), et conflue au nordouest d'Anosivola.
L'Ampitandambo, qui prend sa source dans le Taikovato (I 625 mètres), au sud de Mandrosoa, laisse à gauche le marché de Talata Mandondona, à droite Marokobabo, à gauche Ambohitraina sur un piton et rejoint la Varana dans les marais de Fitandambo.
Dans le lac Ilasy se jettent encore le Matiandrano et le Loholoka.
Le Matiandrano {la rivière du Noyé) est formé de deux sources principales, qui descendent l une de l Ambohimiangara (1 840 mètres), l'autre de l\4jikazomirohitra (1 560 mètres), à Touest de Moratsiazo. Le Matiandrano forme pendant une bonne partie de son cours la limite entre le cercle de Miarinarivo et le cercle annexe d Arivonimamo. Il laisse sur sa droite la ville d'Ierana, sur sa gauche le grand village d'Ambohitrandriamanitra, Marovoay, Ambohimarina sur une hauteur et se jette dans le lac près de la bouche de la Varana, dans les marais de Fitandambo. Il y a lieu de remarquer que, sur sa rive droite, le Matiandrano baigne le pied même des montagnes, tandis que, sur sa rive gauche, la vallée présente une certaine largeur et les montagnes s'abaissent en pente plus douce. Les affluents de droite sont par suite très courts ; beaucoup sortent de petits lacs. Le Matiandrano reçoit à gauche :
L'Andriambola [où il y a des cascades d'argent) est formé de deux sources, entre lesquelles se tient un marché dWlakamisy, au nord-ouest du grand village d'Amparibohitra, et qui se réunissent près de Manjaka. L'Andriambola conflue en face d'Ierana.
.Le Loholoka (creux pourri) descend de l'Ambohimiangara ( 1 840 mètres), laisse à gauche un marché d'Alakamisy, plus bas un marché de Zoma, et a son embouchure dans les marais au nord-ouest de Menazarv.
9° Le Manambolo prend sa source près de Tompomanandrarina. Il franchit la limite occidentale du soulèvement granitique par un passage étroit, semé de rapides et de chutes, qui est situé au sommet de l'angle saillant au nord-est du village de Miadanarivo.
Le cours du fleuve présente un développement total de 500 kilomètres environ. Il est formé de plusieurs branches, environnées de marais, dont le plus important est le lacTserika. Son cours est torrentueux, semé de rapides, au milieu d'un bassin convulsé par les bouleversements géologiques et les
érosions fluviales qui leur ont succédé; il n'est par conséquent pas navigable.
A partir d'Ankavandra, il a une largeur moyenne de J50 mètres et une profondeur maximum de l'"oO sur fond de sable et de gravier, profondeur qui n'existe que dans le chenal continu situé du côté droit. Dans les tournants, il s'élargit et est barré par des bancs de sable dont le niveau est à 0^50 ou 0'"40 au-dessous de celui de l'eau. Il est par conséquent guéable sur presque tous les points de son parcours. Les crues de la saison des pluies le rendent infranchissable, car sa profondeur atteint alors 2 mètres et sa largeur 200 mètres. Il traverse une vallée ravinée, coupée de falaises et de marécages, qui est peu inclinée; la vitesse du courant ne dépasse pas O^'SO à la seconde; la pente n'est pas continue, il y a quelques rapides. Ceux de Bekopaka, au débouché du Bemaraha, à 100 kilomètres d'Ankavandra, sont néanmoins franchissables ; il est navigable ainsi pendant 60 à 70 kilomètres pour toute embarcation fluviale.
En amont de ces rapides, les pirogues, calant peu et portant 8 à 1 2 hommes, remontent en saison sèche jusqu'à Ankavandra. Dans ce genre de navigation, il y a lieu de se préoccuper des tournants, où les ensablements se produisent avec facilité. Les pirogues mettent, dit-on, 7 jours pour aller de Bekopaka à Ankavandra (probablement chargées) et 1 jour pour descendre (probablement à vide).
Pendant la saison des pluies, la navigabilité est arrêtée, probablement à cause de l'instabilité des pirogues. Le Manambolo est beaucoup moins important que le Tsiribihina. A son embouchure, il se divise en plusieurs branches, sur l'une desquelles se trouve le poste de Benjavilo qui est en même temps un port d'une certaine valeur. Sur la rive gauche, et à son embouchure, se trouve le port de Mafaindrano.
Ses affluents de la rive droite sont :
L Ankarakely, dont l'embouchure se trouve près de Bevato ;
Le Sahony, qui se jette dans le Manambolo au nord de Tsiroanomandidy ;
Le Bekopa, qui a pour affluent le Tsibolabola, au nord-ouest du mont Zozonomby ;
Le Bebao, qui sort de la forêt d'Analabé, grossi de l'Ambelala :
Le Manambolo maty (ancien Manambolo) qui passe près du poste de Maroabo et se jette près d' Ankavandra dans le Manambolo proprement dit. Ses affluents de la rive gauche sont :
L'Ampasindava qui passe près de Bevato ;
L'Amparana qui laisse Tsiroanomandidy à l'Ouest ;
L' Ankavandra qui se jette à Ankavandra;
lO"* La Sahoany, qui prend sa source dans le Bemaraha; elle coule d'abord
GÉOGRAPHIE
du Nord au Sud en longeant le pied du Beinaraha et laisse à gauche le village de Besangosango, village entièrement habité par des Antanosy venus du Sud pour y exploiter des bois. Un peu après, elle s'infléchit à l'Ouest et coule assez doucement dans une vallée marécageuse, accidentée de collines boisées. Elle laisse à gauche les villages de Kiangy et de Soatanana ; à droite, sur un petit affluent, le village d'Ambaralahy, résidence de Tsimizezika. A son embouchure, se trouvent les petits ports d Ankelivaky et de Sahoany.
La rivière est navigable pendant 20 kilomètres, depuis Ankibofotsy jusqu'à son embouchure, pour les boutres du canal de Mozambique.
La Sahoany est une rivière importante à cause de son commerce de bois. Dans tout son cours supérieur, en effet, elle longe le Bemaralia sur les flancs duquel se trouve la belle forêt d'Antsingy qui, autrefois, a fourni à l'exportation une grande quantité d'ébène.
11° Le Tondrolo, dont le cours conduit du pied du Bemaraha à la mer, n'a pas d'importance.
12" L'Ampandikoarana finit dans la baie du même nom, en face des lies Stériles. Le port est d'un accès difficile.
15° La Demoka, dont les sources nombreuses, qui viennent d'un contrefort du Bemahara, se réunissent à Test de Maintirano, coule directement vers l'Ouest en laissant à droite le village d'Antranovory, passe entre les villages d'Andemoka et d'Ankatoka, ancienne résidence de la reine Bibiasa, et finit à quelques kilomètres au sud de Maintirano.
14° Le Kiranorano prend sa source dans Tépanouissement du Bemaraha et coule de l'Est à l'Ouest, de Maintirano au Namela qui vient du Nord. La réunion de ces deux rivières a lieu au milieu de marais. Le lit commun se déverse dans la mer par un delta sur les branches duquel se trouve le port de Maintirano. Le delta est navigable jusqu'à Andemba.
15° Le Manambao est formé de la réunion du Kiromby et de la Sahasarotra qui prennent leurs sources près de Makarainga, à côté de celles du Mahavavy. 11 coule au Nord-Ouest dans une vallée fort habitée, passe près de Morafeno, laisse à gauche le village d'Ambalarano, reçoit, venant du Sud, le Bemarivo qui traverse un terrain jonché d'arbres silicifiés. En face d'Ambalarano se dresse le massif boisé du Fongia. 11 traverse ensuite le Bemaraha, qui n'est plus qu'une arête calcaire, et se jette dans la mer par deux embouchures, entre lesquelles se trouve le port de Tamboharana.
16° L'Andranobé a été exploré par Rutemberg, qui y a été assassiné en 1878.
17° Le Ranomavo descend du Bongolava, coule du Sud au Nord, passe
près d'Andranomavo (rive gauche), traverse l'Ambao et se jette dans la baie de Baly à Soalala. Cette rivière, plus importante qu'on ne lavait cru d'abord, traverse la région de l'Ambongo.
18° Le Mahavavy (cpd rend femelle) porte dans la partie supérieure de son cours le nom de Zangoa. Il prend sa source près de Tompomanandrarina, ancien forthova, traverse la chaîne duBongalava, leMenavava, arrose Tsitampitsy, forme le grand lac Kinkony à gauche, passe à Ambalabongo (rive droite), à Boboky, à Antsoha, à Namakia, et a son embouchure à l'est du cap Tanjo. Le Mahavavy permet le transport par pirogues sur une grande partie de son cours, en aval des chutes de Laizony. Quoique débitant beaucoup d'eau, il n'est pas navigable à cause de ses nombreux rapides.
19" La Betsiboka (la grande [rivière] qui n'est pas saumâtre) est formée de la Mananara et [du Jabo, qui tous deux prennent leur source entre Ambohidrabiby et Manjakandriana.
La Mananara' [oii il y a des roches) est formée de deux sources : la Mananara orientale, qui a son origine à Test de Soavinandriana, et la Mananara occidentale, qui vient du sud d'Anosimanjaka. Ces deux sources se rejoignent à 2 kilomètres au nord d'And)atomena. La Mananara passe près d'Ankazondandy (rive droite), chef-lieu de secteur, avec un marché d'Alarobia au Sud- Ouest, arrose Anjohy (rive droite), Analatsara (rive gauche), Nosifito (rive droite), Amboniakondro (rive droite), laisse à droite Vodivato (blockhaus), à gauche Andranomadio. avec un marché d'Alakamisy à l'Est.
La Mananara, après avoir ainsi côtoyé la forêt, coule vers le Nord-Ouest en longeant la chaîne dWmbohimarimbé (rive droite). Dans cette partie de son cours, elle arrose Nosimianarivo (rive gauche), Maringibato (rive gauche), laisse à droite un marché de Talata où passe la route de Tananarive à Antsatrana, laisse à droite Vohilena, bâti sur une hauteur, chef-lieu de secteur, et rejoint le Jabo un peu en aval de Miarinkifeno.
Un pont est établi sur la Mananara près du massif de Vohilena.
La haute vallée de la Mananara est fertile et saine. Elle est particulièrement fertile jusqu'à Anjohy. Les pâturages y sont excellents, les terres bonnes. La plupart des cultures y réussissent très bien, riz, pommes de terre, manioc, patates, haricots, ainsi que les mûriers, le tabac, etc — Les rizières cultivées près des sources mêmes sont nombreuses et particulièrement belles.
En outre, les premières expériences qui ont été faites permettent d'espérer que le blé viendra aussi dans cette région, qui était d'ailleurs peu peuplée avant l'insurrection. Jusqu'à Analatsara la rivière est guéable de distance en distance, avec une profondeur maximum aux gués de 0"60 et une largeur maximum d'environ 15 mètres à la saison sèche.
\. La Manannra est la véritable source de la Betsiboka. et même, suivant Grandidier, Mananara est le nom sous lequel ce lleuve aurait été désigné jusqu'au commencement de ce siècle. A celte époque, le nom de Mananara aurait été taboué par les Sakalaves qui lui auraient substitué celui de Betsiboka.
GÉOGRAPHIE
DWnjohy à sa sortie du cercle d'Anjozorobé, les chutes alternent avec les gués.
Le principal affluent de la Mananara est :
Le Soavinaky [la bonne [rivièi^e] qui s'est écoulée) qui est formé de deux sources, lesquelles viennent de la région d Ampetsapetsa, près d'Arnbalazanakomby où passe la route carrossable de Tananarive à Anjozorobé. Le Soavinaky passe près de Soavinarivo (rive gauche), près d'Anibohibary (rive gauche), laisse sur sa droite le village de Manohilahy (poste au Nord, blockhaus au Sud), et conflue à quelques kilomètres de la limite du cercle d'Anjozorobé.
Le Jabo ijabo, nom d'arbre) prend sa source, comme la Mananara, près du village d Ambohidrabiby, passe à Ambatomenaloha, coule entre le Papango et l'Angavo, communique avec le Kelimantsina (rive droite), arrose les lacs Andranofotsy et Karakaraka, arrose Tikoderaina, village et poste au confluent de l'Amparibé sur la rive gauche, Miarinkifeno (rive gauche), et se joint à la Mananara .
La vallée du Jabo, d'abord très encaissée, s'élargit brusquement à partir du confluent du Sahasarotra et forme, surtout près des deux lacs, une grande plaine marécageuse, bordée par des hauteurs tourmentées dont les sommets dominent parfois de 400 mètres le niveau de la vallée. Ces hauteurs sont inhabitées, dénudées, couvertes seulement de hautes herbes; vingt et un villages bordent la plaine marécageuse de la rive droite du Jabo, dix-sept sont établis entre le Jabo et l'Amparibé.
Les villages situés au nord des lacs sont les plus prospères. Les indigènes y exploitent de vastes rizières et pratiquent en grand l'élevage des bœufs. Presque partout ils cultivent le tabac, la canne à sucre, le manioc, les patates, etc., car les basses vallées sont fertiles. En outre, les poules abondent dans tous les villages ; les lacs et les marais sont poissonneux ; on trouve aussi du gibier : perdrix, canards sauvages, pintades sauvages.
En résumé, la région se prête à la culture de tous les légumes d'Europe et à l'élevage de la volaille et des bœufs.
Le Jabo n'est pas navigable ; le fond est sablonneux et les pirogues y sont peu nombreuses.
Les principaux affluents du Jabo sont : à droite l'Andranobé, la Sahasarotra, le Kelimantsina ; à gauche, l'Amparibé, le Lahiniena et la Tsibaina.
L'Andranobé ( où il y a beaucoup cVeau) est formé de trois sources de ce nom qui ont leur origine entre le massif de Langana et la Mananara occidentale ; elles se réunissent au sud-ouest du village d'Ambohitrolomahitsy (cheflieu du secteur du cercle d'Anjozorobé), auprès duquel se tient un marché d'Alakamisy.
L'Andranobé, ainsi formé, quitte ce cercle pour entrer dans celui d'Ankazobé, au nord de la chaîne de Baka. Il y arrose Ambohibao (rive gauche), laisse Kalohy à droite et se jette dans le Jabo à Ambatomenaloha.
A Aiikazobé même, TAnclranobc est franchi par un magnifique pont de 60 mètres où passe la route Tananarive-Majunga.
La Sahasarotra (la rivière difficile) prend sa source au nord du Mahatsinjo(l 510 mètres), passe près de Mangatany (rive gauche), Ambatomainty (rive gauche), la route carrossable de Tananarive à Anjozorobé, avec un marché d'Alatsinainy, laisse à gauche Beloha, à droite Mangaray Tsarasaotra, poste militaire.
A Ambatomainty, la force du courant et la largeur de la rivière ont forcé à construire un pont à deux arches.
Le Kelimantsina (petit qui sent mauvais) déverse lentement les eaux des lacs xVndranofotsy et Karakaraka, en serpentant à travers un vaste marécage. Il n'est pas navigable, c est plutôt un vaste marais.
L'Amparibé (oii il jj a beaucoup de cannes à sucre) prend sa source dans le Langana, à environ 4 kilomètres au nord de l'Ambohimanga, passe près de Soamanandray (rive gauche), Imerinavaratra (rive droite), laisse Ambato à sa droite, Manankasina à sa gauche et conflue à Tikoderaina, poste militaire. On trouve très peu de villages sur la rive gauche de l'Amparibé. Cette rivière coule sur un fond de sable et n'est nulle part navigable.
Le Lahimena (la rivière rouge) coule parallèlement à l'Amparibé et se grossit à gauche d'un affluent qui vient d'Ampakarandra.
La Tsibaina, dont l une des sources sort de la foret d'Ambohitantely, arrose Ankerana, passe près d'Ambohimangakely (rive gauche), et conflue un peu en amont de Miarinkifeno.
La Betsiboka (la grande [rivière] qui nest pas saumâtre) passe à Moraféno (rive droite), Vombohitra, Moratsiazo, Manankerana, Manadabo, Antsatrana, chef-lieu de secteur, Antanimaribé (rive droite), Amparihibé (rive droite), Kamory (rive gauche), conflue avec l'ikopa, arrose Besarondroha (rive droite), Ankarambily et laisse à droite Marovoay, téte du delta. A partir de ce point, la Betsiboka se divise en deux grands bras; le bras occidental ne tardant pas lui-même à se subdiviser en deux branches, il en résulte que la Betsiboka se jette par quatre branches dans la baie de Bombetoke. Le plus important est le bras oriental sur lequel se trouvent Mahatsinjo (rive droite), Mevarano (rive droite), Ambohitrombikely (rive droite), où commence la baie de Bombetoke à laquelle succède la baie de Majunga avec la ville de Majunga (rive droite), et Anorombato à la pointe Est. Les quatre bras portent les noms suivants, allant de l'Est à l'Ouest : grand bras, ou bras oriental, celui qu'emprunte la navigation, Manana ou Ambatokely, un bras sans nom, Morakary, Mahabo ou Kandranikely. La Betsiboka est, après le Mangoro, le plus grand et le plus important des fleuves de Madagascar ; son cours est d'environ 520 kilomètres ; son lit, malheureusement, s'ensable très facilement et, dans la partie
GÉOGRAPHIE
inférieure de son cours, son débit est très inégal; pendant la saison des pluies son lit est assez profond pour permettre à une chaloupe à vapeur de faire le service entre Majun^a et les mines de Mae vatanana-Suberhie ville (258 kilomètres), tandis rpie, pendant la saison sèche, ce service ne se fait plus qu'entre Majunga et Marovoay (71 kilomètres).
Le cours supérieur de la Betsiboka présente des chutes, notamment entre Bemarivo et And)odiroka. Après son confluent avec Tlkopa, il n\ a plus de rapides, mais un grand nondjre d"ilots ou de bancs de sable.
On ne rencontre guère de hauteurs que sur la rive droite, au coude d'Antanampasy, qui présente uik^ sorte de rempart de 100 mètres d'altitude environ, et à l'entrée de la bouche de Manana, bras Est. Les bords du fleuve sont généralement formés de berges basses, sablonneuses, dénudées. Çà et là, on rencontre quelques touffes de roseaux, des palétuviers, des bananiers.
Les principaux affluents de la Betsiboka sont : à droite, la Mananta, le Tsimaloto, le Kamory, la rivière de Marovoay; à gauche Tlsopy, la Manandona, la Roandriantoavina, Llkopa, le Mariarano et le Laboharo.
Affluents de droite de la Betsiboka.
La Mananta {a laquelle on offre un ex-voto) est formée de deux Manantakely qui viennent de la foret : celle du Nord a sa source au nord dWmbaravarambato, celle du Sud au nord-ouest de Merimitatatra ; elles se réunissent à 800 mètres au nord de Tanifotsy. La Mananta laisse à droite Ambohimpanompo avec un marché d'Alarobia à l'Ouest, arrose Ambohimandrosoa (rive droite), Mamomisona (rive droite), où elle reçoit à droite l'Andriamiamba, Andranomiantra (rive gauche), Tsarahafatra (rive droite), ancien fort hova, et conflue en amont de Morafeno.
La Mananta reçoit à droite la Lakazaina.
La Lakazaina {que F on est obligé de traverser en pirogue) est formée d'un certain nombre de sources : Antsirabé, Ambakoana, Antsiranampotsy, qui viennent des environs d'Androva, à l'extrémité Nord du cercle d'Audjatondrazaka, sur les contins de la forêt. Elle arrose Androva {blockhaus) y Manankasina (rive gauche), Ankazomena (rive gauche), Ambohimanja (rive droite), et Ambohibahoaka (rive gauche). Elle reçoit à gauche l'Andranomavo. Près d'Ambohimanjaka le passage de la rivière s'effectue en pirogues; un peu en aval, il existe un gué qui ne correspond à aucun chemin tracé.
L Antsanjy (où il y a des sanjy [arbres') arrose Betatao, rive gauche, avec un marché de Zoma à LEst, près d'un blockhaus, Ambohimalaza (rive droite), et conflue en face d'Ambohimanjaka.
Le Tsimaloto {qui 72' est pas sale) passe près d'Ambodiamontana (rive droite), ancien fort hova: il y a des gisements d'or riches.
Le Kamory ( [qui forme] des flaques d^eau), qui contourne une haute montagne sur laquelle est bâti Antongodrahoja, ancien fort ho va (1 2^5 mètres), arrose Ambohitromby et se jette dans la Betsiboka un peu en amont d'Ambato.
La rivière de Marovoay (où il y a beaucoup de crocodiles) passe à Angoribary, Marovoay et se jette dans la Betsiboka à iMahatsinjo. Comme son nom l'indique, elle est infestée de crocodiles.
Affluents de gauche»
L'Isopy (nom d'arbuste) prend sa source près de la foret d'Ambohitantely et arrose Madiomby (rive gauche). Yient ensuite la Manandona. Après la Manandona, la Betsiboka reçoit, à gauche :
Le Roandriantoavina {le noble qui est obéi), qui n'arrose lui-même aucune localité importante, est formé de la réunion à Anjiajia du Marokolohy et de l'xVmpasiry.
Le Marokolohy [beaucoup de petits moustiques [kolohy] ) prend sa source })rès du canq) de la Cascade, au nord de Soavinandriana et passe près de Marokolohy à Antsiafabositra (rive gauche). Le Marokolohy a, à la saison sèche, 10 mètres de large et i5 centimètres de profondeur; il coule sur un lit de galets et de sable; ses deux rives, à berges plates, sont couvertes d'arbres épais. Sa vallée renferme des rizières et des pâturages, elle se relie, sur la rive droite, par des pentes douces aux monts Ambohitsimizozana qui dominent la plaine d'environ 200 mètres.
L'Ampasiry (au tombeau dlry) prend sa source au sud-ouest du village de ce nom, qui est bâti sur un mamelon et où il y avait autrefois une garnison hova, passe au pied (rive gauche), et rejoint le Marokolohy à Anjiajia. L'xVmpasiry a environ 10 mètres de largeur sur 15 centimètres de profondeur à la saison sèche ; il coule sur un lit de galets et de sable entre des berges argileuses de 2 mètres de hauteur plantées d'arbres. Sa \ allée renferme des pâturages et des troupeaux.
L'Ikopa (qui coule avec bruit) prend sa source au nord du rocher de l'Angavokely (1810 mètres), entre l'Angavokely (1810 mètres) et l'Ambatodravony (1662 mètres), au sud-est de Maharidaza.
Cette source est opposée par le sommet à celle de la Mananara orientale, dont elle n'est séparée que par le plateau, à l'est de Maharidaza. Jusqu'à son confluent avec la Varahina, elle n'arrose aucune localité importante. Elle rejoint ce cours d'eau après avoir laissé sur sa droite Ambohimanambola (l'une des trois villes saintes de l'Imerina).
Les deux cours d'eau forment un marais à leur confluent et, sur la plupart des cartes, ce n'est qu'à partir de leur jonction que le nom d'Ikopa leur est donné.
GÉOGRAPHIE
I/lkopa remonte alors au Nord vers Anihohipeno, puis longe le lac d'Ambohipo, dont elle reçoit les eaux. D'Ambohipo à Andohatapenaka, elle forme un demi-cercle qui entoure Tananarive au Sud-Ouest.
Le sommet de la ville, le palais de Manjakamiadana, domine d'environ 200 mètres la vallée de rikopa\ A Tananarive, Tlkopa n'est pas guéable à la saison sèche. Les digues qui constituent les berges sont à pic. Le fleuve a environ 1"'80 de profondeur. Un bac a été installé à Nosizato par le génie militaire.
Dans cette partie de son cours, l'Ikopa laisse sur sa gauche la ville d'Ialasora, passe à Antanjombato, Nosizato, Nosipatrana (rive droite), And^aniala (rive gauche); laisse sur sa gauche Ambohidrapeto, sur une hauteur; arrose Marobiby (rive gauche), Yohinolona (rive gauche), Betafo (rive droite), Fiakarana (rive gauche), Ambohitrimanjaka (rive gauche), Nosimanjaka (rive gauche), Soavinimerina (rive droite), au nord de laquelle se tient un marché de Talata, Andramatoakapila (rive gauche), laisse à droite Ambohitriniandriana. Soavimanjaka, Manankasina (rive gauche), Tsarahonenana (rive droite), Tsinjorano (rive droite), Tsarasaotra (rive droite), Ambodiroka (rive droite), Mevatanana (rive droite), ancien fort hova sur une hauteur au pied de laquelle se trouve Suberbieville, centre des exploitations aurifères de M. Suberbie*. L lkopa arrose encore Marololo, rive droite, et se jette dans la Betsiboka à Ankomotro.
De Tananarive à Ambohitriniandrana, la vallée de Dkopa est large, fertile, très peuplée. Ses bords sont couverts de rizières; ils sont particulièrement riches autour de Tananarive dans la plaine de Betsimitatatra qui est vraisemblablement un ancien lac.
Au delà d Ambohitriniandriana, la vallée de Flkopa est très peu peuplée et par suite très peu cultivée.
Sa rive gauche se présente sous la forme d'un vaste plateau inculte et désert, riche en mines, faiblement ondulé jusqu'à Suberbieville. La longueur du cours de ITkopa est d'un peu moins de 400 kilomètres.
A noter sur le cours de Flkopa le point d'Ambatonakanga où existe un rocher placé au milieu du courant qui pourrait servir de pile naturelle à un pont.
En raison des nombreux rapides ([u'elle présente, cette rivière n'est pas navigable. Les chutes les plus remarquables qu'elle forme sont celles de
1. La vallée est à 1 240 mètres et le faucon du palais à 1 448 mètres.
2. Exploitation Subei^bie. — Le 5 décembre 1886, M. Suberbic, ancien représentant à Madagascar de la maison marseillaise Roux et Fraissinet, obtenait du gouvernement malgacbc la « concession des mines d'or de la côte Ouest de Madagascar ». Cette concession comprenait un vaste terrain situé dans la région de Mevatanana.
Ce terrain renferme de l'or en plus ou moins grande quantité, soit à l'état de poudre dans les alluvions anciennes et récentes, soit à l'état de pépites dans les quartz. D'où deux procédés d'exploitation, le lavage et le broyage. A Ampasiry, des clmtes hydrauliques permettent de procéder au lavage en grand des alluvions d'après le système californien. A Suberbieville, deux decauvilles amènent, des filons au concasseur, les quartz aurifères dont l'or, après le broyage, est isolé à l'aide du mercure. L'or est ensuite fondu à l'usine de Suberbieville et expédié tous les mois en France sous forme de lingots. Avant la campagne, la production était, dit-on, d'environ 100 000 francs par mois; maison admettait que pendant le même laps de temps 100 kilos environ d'or étaient détournés.
Farahantsana, à la descente du plateau de l'Imerina, en aval de Soavinimerina.
On peut citer encore celles d'Ikalomainty, en amont d'Anjiajia, et celles d'Ambodiroka au confluent du Menavava. Ces chutes semblent pouvoir être utilisées pour la production de Ténergie motrice nécessaire aux industries à créer.
Les principaux affluenis de l'Ikopa sont, à droite : le Mamba, le Mariarano, l'Andolianga, FAndranobé, FAntoby, le Manankazo, le Firingalava, le Kamolandy, la Nandrojia; et à gauche : la Varahina, le Sisaony, FAndromba, la Toarendrika, FAnorana, le Kotoratsy, la Manandriana, le Masiaka, la ïsihitabehiany, le Mandraratsy, le Menavava, le Jabohazo.
Le Mamba ( [la rivière aux] crocodiles) descend du plateau Sud-Est de LAmbatomalaza, laisse à gauche llaPy, chef-lieu de secteur sur une hauteur à droite d'Auibatofotsy, Namehana avec un marché de Sabotsy à FEst, traverse de vastes rizières et coule parallèlement à Flkopa qu'il rejoint entre Nosimanjaka et Soavinimerina. Le Mamba se grossit, à droite, de trois affluents; le premier passe près d'Ambohidrabiby, grande ville avec le tombeau du roi Ralambo (rive droite), et d'Ambatofotsy (rive droite); le second, qui prend sa source près d'Ankadivoribé (rive gauche), laisse à gauche Ambohimanga, la ville sainte, construite sur une hauteur, et renfermant les tombeaux de trois rois ou reines (Andrianampoinimerina, Ranavalona F"^ et Ranavalona II), arrose Imerimandroso (rive droite), avec un marché d'Alatsinainy à 1 500 mètres au Nord-Ouest. Le troisième affluent prend sa source près de Fiakarana, laisse à gauche Ambohidratrimo, à droite Maroloha et Antanantanana, et rejoint le précédent un peu en amont du confluent du Mamba avec Flkopa.
Le Mariarano {l eau coule violcuwient) prend sa source au sud-ouest de Manankasina, laisse à gauche Ambohimanjaka avec un marché de Zoma à FEst, Nandihizana à droite, Ambohimirimo avec un marché de Sabotsy à 1 500 mètres au Nord-Ouest, passe près du marché de Talata de Soavinimerina et conflue un peu en aval de cette dernière ville. Le cours inférieur du Mariarano est marécageux. Il reçoit à gauche un affluent qui passe près d'Ambohitsimeloka (rive gauche).
L'Andokanga (où il y a un lokanga [instrument de musique] ) coule parallèlement à Flkopa, en laissant à droite Ampanokely, à gauche Ambohitrinilahy et conflue presque en face d'Andramatoakapila.
L Anjomoka {qui est plein de poussière) prend sa source dans FAmbatolava (l 550 mètres), près du Lohavohitra (1 740 mètres), arrose Anjomoka (rive droite), Soavina (rive gauche), Amboditavo (rive droite), et conflue au pied des monts Ankarahara (1 740 mètres). Son cours est marécageux jusqu'auprès de ces montagnes. Affluents de droite : la Kelilalina, la Mananara et le Mangidy; il n'y a qu'un affluent de gauche. L'Anjomoka a 6 mètres de
large et 50 centimètres de profondeur, pendant la saison sèche, et coule sur un fond de sable et de galets.
La Kelilalina (petit, mais profond) prend sa source dans l'Ankarahara (1 740 mètres), passe au pied Est du Lohavohitra, arrose Ambatomainty et se jette dans rAnjomoka un peu en amont de Soavina.
La Mananara {qui a des roches) a sa source dans l'Ankarahara, près du village de ce nom, passe près de Fihaonana, rive gauche, et conflue un peu en aval de Soavina.
Le Mangidy {dont l'eau est amère) prend sa source près de Sambaina, au sud du Mandrarahody ( l 625 mètres), passe près d'Ambohitsimanoto (rive droite), à 1 800 mètres au nord d'un marché de Sabotsy, et conflue au sud de l Ambohimifonozaka : l'affluent de gauche passe près de Babay, ancien chef-lieu de cercle militaire (rive gauche).
L'Andranobé [qui a beaucoup d'eau) prend sa source dans l'Ampasimavo (1 5"24 mètres), arrose Sarobaratra (rive gauche), Antoby (rive droite), sur une crête (1 195 mètres), Ambohitromby, Ankazobé, chef-lieu de cercle militaire avec un grand marché d'Alatsinainy. A partir de ce point, TAndranobé quitte sa direction primitive Sud-Est Xord-Ouest pour couler de l'Est à l'Ouest. Il se jette dans l lkopa au pied des monts Ambatomalaza. Sa vallée est marécageuse jusqu'à ce coude. A Antoby, il traverse une crête rocheuse, monts Ankarahara (rive gauche), et monts Tsiafabalala (rive droite), qui domine la plaine de 100 mètres environ. Rizières bien cultivées. A Ankazobé, l'Andranobé a 55 mètres de largeur, 40 centimètres de profondeur, pendant la saison sèche; fond de sable, guéable partout, berges de "2 mètres. Il est traversé en ce point par un magnifique pont de GO mètres (route de Tananarivc à Majunga).
L'Andranobé n'a qu'un affluent iiiipoitant à gauche :
La Kelilanosina [petit, mais qu'on ne peut traverser qu'à la nage) qui passe près de Sambaina (rive gauche), et conflue en aval d'Ankazobé.
L'Antoby (au camp) descend des monts Tsiafabalala, près de Maharidaza, et passe à Lazaina (rive gauche), avec un marché de Talata au Sud, à Tandrokomby (rive droite), et coule au pied de LAngavo (rive gauche), bloc basaltique de 4 à 5 kilomètres et de 1200 mètres d'altitude; à Tandrokomby, FAntoby a de 10 à 15 mètres de large et 20 centimèties de profondeur (gué), et les berges sont aigileuses.
Le Manankazo [OÙ il y a des arbres) prend sa source au sud de la forêt d'Audjohitantely, arrose Manankazo, laisse à droite Kiangara, chef-lieu de secteur, et conflue à Tsarahamena (rive droite) ; à Kiangara, le Manankazo est guéable avec 40 mètres de large et 40 centimètres de profondeur. Il coule sur un fond de sable et de galets.
Le Firingalava [fumier sans interruption, humus) prend sa source à l'Est et près de Kiangara et arrose Tsiafindramaso (rive droite), Arnbohinoro (rive droite), passe à Ampotaka, ancien fort hova (rive droite), forme la cascade d'Andriambato, arrose Fanjavarivo (rive gauche), point près duquel il reçoit le Mamokomita, puis s'infléchit brusquement vers l'Ouest pour aller confluer à l lkopa. Entre Ambohinoro et Ampotaka, le Firingalava a •20 mètres de large sur *20 centimètres de profondeur, à la saison sèche. Dans la partie supérieure de son cours, il porte le nom de Behanararesina jusqu'au défdé de ce nom. Il reçoit à droite :
Le Mamokomita (où /'o?i s abreuve avant de traverser à gué) arrose Antafofotra (rive gauche), forme des cascades, passe à Maroharona et se jette dans le Firingalava entre Fanjavarivo (rive gauche), et Mangasoavina (rive droite). A Maroharona, le Mamokomita a 60 mètres de large et 40 centimètres de profondeur. Belles chutes.
Le Kamolandy [paresseux et propre) passe à Tsimahafotsy (rive droite), à Ambodiamontana (rive gauche), à Malatsy (rive droite), au pied du mont Andriba, 900 mètres (rive gauche).
Le Kamolandy a une largeur de 50 mètres et est guéable partout ; fond de sable, berges plates; sa vallée est couverte de rizières, de prairies et de nombreux troupeaux de bœufs.
La Nandrojia [qui a déplacé le sable) descend du mont Iberitsa (560 mètres), passe à Nandrojia (rive gauche), et laisse Mevatanana à 4 kilomètres à gauche. Elle conflue à Manganoro dans une région boisée.
Affluents de gauche de llkopa.
La Varahina ( [la rivière au\ cuivre) est formée de deux cours d'eau, la Yarahina du Nord et la Varahina du Sud.
\. Varahina du Nord prend sa source au mont Ambohibé (1 605 mètres), un peu à TOuest de la forêt, coule d'abord du Sud au Nord jusqu'à l'Antanambo et, à partir de ce point, coule de l'Est à l'Ouest en laissant à gauche Lazaina, poste près duquel elle forme de petites chutes qui avaient été utiHsées par Laborde, à droite, Ambohidahy. Puis elle arrose Ambohipanirv et rejoint, près d'Ankarona (rive droite), la Yarahina Sud.
La Yarahina Nord reçoit, à droite, l'Anjozoro et le Madv; à gauche, la rivière d Imerinarivo.
L'Anjozoro (où // y a des joncs) prend sa source dans l'Ambohidraondriana (1601 mètres), au nord du tronçon de la ligne d'étapes, entre Manjakandriana et Ankeramadinika, coule du Nord au Sud, en arrosant Anjozoro,
GÉOGRAPHIE
(rive droite), Mantasoa et Soatsinianampiovana (rive gauche), centie des anciens établissements de Jean Laborde*.
Le Mady [courant violent) descend de IWntsokina (1 525 mètres), passe près de Manjakandriana (rive gauche), et conflue un peu en amont d'Ambohidahy.
La rivière d'Imerinarivo {où il y a mille habitants d^Imerina) passe prés d Imerinarivo (rive gauche), qui est situé dans l angle formé par h^s deux Varahina et à égale distance de ces deux rivières (3500 mètres). A 600 mètres, à Touest-nord-ouest de ce chef-lieu de secteur, se tient un marché de Talata. Cette rivière se jette dans la Varahina Nord un peu en amont d Ambohipaniry.
IL La Varahina Sud prend sa source dans rAmbohitily près des sommets de Maharikanina au sud-est de Kelimafana, à la lisière de la forêt, laisse à gauche Nosivola (blockhaus), Andravololona (blockhaus), à droite Tsiazompaniry (poste), à gauche Nosibé avec un marché de Sabotsy à l'Ouest, à droite Ambohitrandriamanitra, passe à Mahatsara (rive droite), et rejoint la Varahina Nord en face d'Ankarona. La Varahina ne reçoit aucun affluent important à droite; à gauche, LAnkobakobaka.
L'Ankobakobaka {dont Veau est agitée) descend de LAmbohitrinibé (1 625 mètres), laisse à gauche Masindray près d une autre petite rivière et contourne au Sud le Bevahy, au sommet duquel est établi un blockhaus. Un affluent qu il reçoit à droite passe près du village d'Amberobé.
La Varahina ainsi formée des deux branches Nord et Sud passe près d'Ambohidray (rive gauche), Mokajy (rive gauche), où il y a des chutes, Antelomita, où il y a encore des chutes: laisse à gauche, à 2 kilomètres, Masomboay (carrières de chaux), Fancien centre d'une immigration dEuropéens venus, il y a deux cents ans, et dont les descendants ont été appelés Zafimbazaha (petits-fds des blancs), Ambohimirakitra; passe près dWmbohitrandriananahary, grande ville sur la rive gauche, et se jette dans Llkopa à Ambohimarina.
La Varahina présente dans son cours moyen deux chutes importantes, celles de Mokajy et d'Antelomita, dans le secteur d Imerinarivo.
Les chutes de iMokajy atteigtient, par Féchelonnement de biefs successifs,
1. Ces établissements sont presque tous situés dans l'angle formé par la Varahina Nord et l'Anjozoro, à l'est de cette dernière rivière. Ils tombent aujourd bui en ruines. On y trouve une haute cheminée, des fours à briques et à poteries, un peu plus loin les débris d une maison ayant appartenu à Ranavalona et des constructions all'ectées à sa suite et aux ouvriers de Jean Labordc un bassin à jet d'eau, puis l'habitation même de Jean Laborde, grande maison en bois très bien construite, avec un escalier intérieur et d'excellents plafonds et planchers. La propriété était close de murs et son enceinte renferme encore beaucoup d'arbres de France, pommiers, pruniers, chênes, ainsi que des fraisiers. Sur une petite hauteur se trouve le tombeau de notre compatriote. Tout est aujourd'hui abandonné.
une hauteur totale de 14 mètres, largement suffisante pour fournir une force motrice utilisable. Les chutes d'Antelomita sont situées à environ 5 kilomètres en aval et à 500 mètres du point où la Varahina commence à être navigable en pirogue. Leur hauteur est d'environ 12 mètres; leur utilisation comme force motrice ne présente aucune difficulté. En amont de ces dernières, la rivière se divise en deux bras dont un seul, celui du Nord, est flottable : le bras du Sud est encombré par les rochers et n'a que très peu de fond. En aval, la rivière se divise de nouveau en trois bras dont deux flottables.
La Yarahina reçoit : à droite, l'Hiadiana: à gauche, TAmbobijatolvely.
L'Hiadiana (qui est en litige) a sa source opposée à celles de Sambaina, arrose cette ville ainsi qu'Antanetibé (rive droite), Baka (rive gauche), et conflue à Vinany, à 800 mètres de Mojaky.
La rivière d'Ambohijatokely prend sa source au Faitranambo (1 810 mètres), arrose Ambohijatokely (rive droite), Fiasinana (rive droite), et se jette dans la Varahina, en aval d'Antelomita; un affluent qu'il reçoit à gauche passe à Volahoandriana (rive gauche), et Ambohijato (rive gauche).
Après la Varahina, Flkopa reçoit le Sisaony.
Le Sisaony {la moitié du fleuve)^ a ses sources au sud-est de Bemasoandro, Antamotamo, à la même hauteur et à 7 kilomètres Ouest de la Varahina Sud. Il est formé de deux bras principaux : celui de droite passant entre Manarintsoa (rive gauche), et Ambohiliemanjaka (rive droite) ; celui de gauche, le plus important, arrosant Ainbohitromby (rive gauche), Ambatoinainty (rive gauche), et Andrainasina, chef-lieu du secteur de Maroandriana, peuplé, comme son nom l'indique, en majeure partie d'Andriana (nobles). La réunion de ces deux bras a lieu à 800 mètres au nord-est d'Andramasina.
Le Sisaony arrose Ambohitrandraina (rive gauche), laisse à droite ïsiafahy, chef-lieu du deuxième territoire militaire (où il y a plusieurs étangs très poissonneux). Un peu en aval de Tsiafahy, la grande route de Tananarive à Fianarantsoa traverse à gué le Sisaony. De ce point jusqu'à son confluent, cette rivière est bordée de rizières; elle laisse à droite, sur la hauteur, Antsahamaina; à gauche, Amboasary, Antsahadinta, Androhibé, Ambohimahitsy, Ambohimangidy, en face duquel se trouve Soavina de l'autre côté d'un petit affluent de gauche de l'Ikopa, lequel coule parallèlement au Sisaony. Le Sisaony passe ensuite tout près (500 mètres) de Nosivato, qui est sur l'Ikopa.
De sorte que le terrain compris à partir de ce point entre le Sisaony et l'Ikopa, terrain marqué par les deux coflines d'Ambohidrapeto (1 515 mètres) et d'Ambohitrinimanjaka (1 577 mètres), forme presque une véritable île. Dans cette partie de son cours, le Sisaony passe près d'Ambohimamory (rive droite); laisse à gauche Fenoarivo, arrose Nosikely (rive droite), Nosimanjaka,
1. Parce que c'est l'une des deux rivières qui forment l'Ikopa. — Grandidier.
Ifil
(rive droite), en face d'Ampangabé (rive gauche), et rejoint Tïkopa au sud d'Antanantanana. Le Sisaony n'est ni navigable ni llottable. Pendant la saison des pluies, il pourrait être utilisé pour la navigation, si son cours ne présentait pas tant d'obstacles.
Un pont a pu être établi sur le Sisaony au sud d'Ambohimanjaka, et des stations de pirogues ont été établies en permanence en plusieurs points, notamment à Ambohitromby.
L'Antenina [rivière moyenne), affluent de gauche, qui prend sa source dans les hauteurs entre Andromba et Sisaony, au sud-ouest d'Anibohimahitsy, près d'un marché d'Alatsinainy, arrose Antanifotsy, passe entre Fenoarivo et le Sisaony à Ambohinaorina et rejoint le Sisaony un peu en amont d'Anosimanjaka.
L'ikopa reçoit ensuite :
L'Andromba [où il y a des romha) qui prend sa source dans le massif de l'Ankaratra, sur le versant Est : une de ses sources ou affluents est l'Andriambilany formé lui-même par deux sources qui descendent du Tsiafakafo (Ankaratra), passe près de Behenjy (rive gauche), au pied de THiaranandriana [le roclier du Seigneur, 1 700 mètres), montagne qui domine de 400 mètres l'étroite vallée et au sommet de laquelle est perché un hameau presque inaccessible, plusieurs fois visité par la reine Ranavalona Hl. L'Andromba passe ensuite près d'Ambohijoky, qui est également sur une hauteur; laisse à gauche Miadanimerina, point à partir duquel son cours, moins encaissé, forme de nombreuses rizières, et, à droite, Ambohimarina, village au nord-est duquel se tient un marché d'Alakamisy. Près d'Ambohimarina, la route de Tananarive fianchit l'Andromba à un gué dont la profondeur est 1™,40, largeur GO mètres. Les berges sont facilement accessibles, le fond de sable est solide. Un pont vient d'être jeté au-dessus des chutes de l'Andromba, à Amboasary, sur la route de Fianarantsoa.
L'Andromba arrose ensuite Andrainarivo au sud-est duquel se tient un marché de Sabotsy, Marianina; se divise en plusieurs branches dont l'une arrose Miakotsorano (rive gauche). 11 passe ensuite à Amboliitrinilahy (rive droite), à And)ilany (rive droite). Entre ces deux points, la rivière s'étend en larges marécages. Puis elle passe près d'Antambolo (rive gauche), avec un marché d'Alarobia au Nord-Est. Enfin elle conflue près du petit village d'Ambohiboanjo. L'Andromba n'est ni navigable, ni flottable. Comme le Sisaony, il pourrait être utilisé pendant la saison des pluies pour la navigation, si son cours ne présentait pas tant d'obstacles.
L'Andromba ne reçoit, à droite, aucun affluent qui mérite d'être cité; à gauche, il reçoit la Katsoaka et le Maherisambo.
La Katsoaka ([qui est bordé de] katsaoka, roseaux) a ses sources près de Miantsoarivo et de Miadamanjaka, et se réunissent à Manerinerina.
La Katsaoka, ainsi formée, laisse à gauche Andjohimandry avec un marché de Sabotsy à l'Est, Miantsoarivo (marché de Talata au Sud-Ouest), Imeri-