‹ Guide de l'immigrant aÌ€ Madagascar (volume 2)Chapitre 40 sur 89 · APERÇU GÉNÉRAL SUR LES FORÊTS · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL SUR LES FORÊTS

Le sol de riinerina, actuellement sans bois, et que d'aucuns prétendent rebelle à toute végétation supérieure, n'est pas plus mauvais que dans beaucoup d'autres régions, qui sont cependant encore couvertes d'un puissant manteau de verdure. Ici, comme ailleurs, on trouve les mêmes éléments organiques du sol, et ce qui manque, c'est Thumus. Mais l'humus est la conséquence de la forêt.

La ruine des forêts ou bois est consonnnée sur certains points de Lile : dans rimerina, dans le Bouéni, dans leBetsileo, dans certaines régions de l'Est.

Actuellement les grandes masses forestières sont confinées dans l'Est de l'île et plus particulièrement dans le Nord-Est, la baie d'Antongil restant le centre d'un pays essentiellement forestier. L'Ouest comporte aussi d'assez vastes étendues de forêts, encore mal connues d'ailleurs et qui, au dire des explorateurs, seraient surtout confinées au Nord entre les lô'' et 15*' parallèles, au Sud entre les IT"' et JQ*".

11 est constant d'ailleurs que, dans toute In longueur de l'île, évidemment avec de nond»reuses trouées, une série de forêts concentriques courent le long des divers chaînons montagneux qui constituent l'ossature générale de l'île. Dans les parties très épanouies, ces couronnes de végétation constituent les gi'andes masses forestières.

En l'état actuel des connaissances de l'île, il est permis d'évaluer à 10 ou 15 millions d'hectares la superficie de son domaine boisé; ce qui donnerait à Madagascar un coefficient de boisement variant entre 19 et 20 pour 100 de la superficie totale.

Ce coefficient est insuffisant; pour être normal, il devrait atteindre environ 30 pour 100. C'est pour cette raison et aussi parce que les forêts existantes sont très inégalement réparties à la surface de l'île qu'on a été conduit à créer un service de boisement.

Bien que très entamées, les forêts de Madagascar possèdent encore de réelles richesses dont il serait désastreux de tarir la source prématurément.

Dès que les voies de communication auront été établies, les bois acquerront une plus-value considérable dont la colonie tirera profit si elle ne concède qu'à bon escient les produits forestiers qui lui seront demandés.

Les forêts des régions moyennes et inférieures sont généralement plus riches que les forêts des régions élevées centrales. Dans les premières, on trouve surtout les bois dits précieux, ou d'ébénisterie, tels que le bois de

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