KN LATIN OC FRANÇAIS
Hazo-arina.
Ébènc
llàl2m.
Deux espèces : la première (liazomafana ), la deuxième (liazomainty) qui se distinguent par leurs feuilles. L'hazomafana a de longues feuilles; l'Iiazomainty a des feuilles beaucoup moins longues mais plus larges. Le bois de l'hazomainty est très noir, très dur et très lourd. Le bois de l'Iiazomafana est aussi dur, aussi lourd, mais beaucoup moins noir.
L'ébène est employée en ébénisterie.
Filao.
()™50 à O^GO
Bois jaune clair, dur, mais peu solide. Employé comme bois de cbauffage.
Ravinala.
Arhre des vovageurs
Il y a trois espèces de « Ravinala ». 1" Mahabevola ; 2° Honkodamijo ; 5" Ravina. Ces espèces se distinguent entre elles par la forme du tronc et des brancbes. Le « maliabevola » est celui f|ui atteint les plus grandes dimensions en grosseur et le a honkodambo » en liauteur. Les indigènes se servent des trois espèces pour faire les plancbers de leurs cases (rapaka). Avec les feuilles du « ravina », ils ont les parois (falafa) et les couvertures. On se sert aussi des brancbes du « honkodambo » pour faire des vans pour le riz.
Voaranto.
1 mètre.
Bois rouge, tendre, lourd; sert à faire des membrures de pirogues.
Atafa.
Badanicr.
Bois jaune clair, tendre, mais solide ; sert quelquefois à faire des planches uour le bordage des pirogues.
FORÊTS
L'écorce est-elle employée?
USAGES
L'arbre contient-il (les gommes^ résines?
USAGES
(Jbservntions diverses sur In Connu des arbres (tronc cylindrique ou sinuéj, fruits, etc.
Écorce sans emploi.
Sans gomme ni résine.
Très cylindrique. Assez abondant dans la région surtout aux environs de Mananara et de Rantabé.
Écorce sans emploi.
Sans gomme ni résine.
Tronc cylindrique. Très abondant sur la côte, aux environs de Maroantsetra.
Tronc cylindrique. Les indigènes détruisent un grand nombre de ravinala pour en manger le cœur; mais cet arbre est lieureusement très abondant dans toute la région et croît excessivement vite.
Bois résineux, mais la résine n'est pas recueillie.
Tronc cylindrique. Produit des truils, de la forme d'une petite pomme, ayant une cbair farineuse, que les indigènes mangent. Est très abondant dans la région et surtout sur les bords de la nier.
Ecorce sans emploi.
Bois résineux, mais on ne recueille pas la résine.
Tronc cylindrique, assez abondant dans la région. Produit un petit fruit dont les indigènes mangent l'amande.
FORÊTS
IIÏ. — Y a-t-U dans la région des arbres de dimensions exceptionnelles? Leur nom, leur circonférence.
L'arhiT le plus gros qui se trouve dans la région est le Haramy, qui est très conunun clans la grande forêt et même aux environs imuiédiats de Maroantsetra. On en rencontre ([ui atteignent jusqu'à 10 ou 11 mètres de circonférence, à 1 mètre au-dessus du sol.
Viennent après : le Lalona, dont quelques échantillons atteignent 8 à 10 mètres; enfin THintsy et le Vintano, qui vont jusqu'à 0 et 7 mètres.
IV. — Ponrra-t-on se procurer une collection de graines forestières? Quelles essences? A quelle époque de Vannée?
Presque tous ces arbres se reproduisent par graines, sauf peut-être le palissandre et le lalona, et il sera facile, par le moyen des autorités indigènes, de se procurer une collection de graines forestières.
En particulier Tépoque de Tannée où il convient de les ramasser sont :
Pour le voapaka, les mois de février et mars
Pour le manguier, — décembre et janvier.
Pour le copalier, — décembre et janvier.
Pour rharamy, — avril et mai.
Pour le foralia, — juin et juillet.
Pour rharongana, — mars.
V. — Fabrique-t-on des outils, ustensiles, cannus pagaies, manches divers, jouets, etc., avec le bois? Quels sont-ils? Quel est le bois?
Les indigènes fabriquent avec certains bois des pagaies, des avirons, des outils et quelques ustensiles de ménage.
Les pagaies ou « fivey » se fabriquent avec le voatsilo, le tangena et Landravoky et se vendent environ 1 sikajy (lisons l/!2) pièce. Ces bois servent également à faire de grands avirons. Pour ces derniers, les indigènes emploient également le raharaha et le barabanja. Le prix d'une paire d'avirons est d'environ 2 francs.
Les manches d'outils sont généralement faits de manguier et de tafonona, sauf les manches des « antsy » (petites haches malgaches), pour lesquelles les indigènes emploient de préférence le bois de Tharamy ou du foraha. Comme ustensiles de ménage, on peut citer :
Le (( hondraka » (cuillère malgache), qui sert à retirer le riz quand il est cuit et qui se fait en bois de voatsilo, de tangena ou d'andravoky. Un hondraka se paye de 0 fr. 20 à 0 fr. 40, suivant la grandeur.
Le « lempona » (mortier à piler le riz) se fabrique en bois de manguier ou mieux en tafonona qui est bien plus résistant. Prix : 1 kirobo (1 fr 2n).
L' « halo » (pilon pour le mortier à riz) se fait en bois de fanondamba et se vend environ 0 fr. 60.
Le « lotsero » (van pour le riz) est tressé avec les branches du sirakakazo et coûte 0 fr. 40.
La « vata » (mesure de riz) se fait en bois d'halampona, qui sert également
GUIDE DE T/niMIGRAM A MADAGASCAR.
à confectionner les tubes des soufflets à forge « famoforana ». Une vata coûte environ 1 fr. ; un famoforana 1 piastre (ariary).
Il convient encore de signaler les diverses pièces de bois qui forment Toutillage pour fabriquer les rabannes et qui comprennent :
Les « tandraza » (piquets qu'on enfonce en terre), qui se font en n'importe quel bois.
Le « mohonko » (traverse), qui se fait en bois d'harongana ou de tangena. Le « fanantana » (bois mobile pour serrer le tissu), qui se fnit en bois d'antolioravina.
Le « sohoana » (navette), qui se fait en bois de palissandre ou d'hintsy. Un outillage complet revient à environ 5 fr. 75.
Enfin, on voit souvent entre les mains des enfants indigènes une espèce de toupie appelée « sangodina » qui ne porte pas de clou à sa partie inférieure et qui se fabrique avec le « farafotra », espèce de racine qui pousse dans l'eau et qui n'a pas de feuilles.
YL — Fahriqiie-t-on des pirogues? Avec quel bois? Leurs dimensions maxima? Le prix?
Il se fabrique dans la province beaucoup de pirogues, et quelques indigènes sont devenus très liabiles dans ce genre d'industrie.
Les bois propres à la fabrication des pirogues sont : le lalona, le vintano, l'hintsy, le longotra, le merana; mais les meilleurs et les plus solides incontestablement sont celles faites en bois de lalona ou de longotra.
Ces pirogues atteignent quelquefois des dimensions assez considérables ; il en est qui ont jusqu'à 15 mètres de long et o mètres de large.
Leur prix varie beaucoup suivant la grandeur. Les plus petites se payent environ 2 piastres. Les plus grosses vont jusqu'à 30 piastres. On aura une bonne pirogue de 7 à 8 mètres de long sur I"',50 de large pour 7 à 8 piastres.
YII. — Fahrique-t-on du charbon de bois? Avec quelles essences? Prix des 100 kilos.
On fabrique du charbon pour la forge ou pour la cuisine. Les bois dont on se sert pour l'obtenir sont différents suivant l'usage auquel on le destine.
Pour la forge, on emploie de préférence le vandroza, le voantaimbody, le voapaka.
Pour la cuisine, Tbintsy, le manguier, le palétuvier. Le bois étant très abondant, le charbon n'a pas de prix et ne se vend pas. Chacun en fabrique pour ses besoins.
VIII. — Quels sont les instruments indigènes employés par les différents ouvriers de la forêt? Leur prix?
Les principaux outils employés par les indigènes qui travaillent dans la forêt sont l'antsy (petite hache), dont la forme se rapproche assez de la hache de licteur; prix : I fr. 25.
Le famaky ou vilahy (espèce de ciseau emmanché comme une hache dans
FORKTS.
lo sons (lu tranchant) qui se fait en deux grandeurs. Les plus gros coûtent 1 jDiastre: ceux de dimensions moindres, "2 fr. 50.
I/angady (pelle malgache), espèce de louchet long et peu large ; j)rix : 5 francs.
Le sotro (cuillère en acier), qui sert à creuser les pirogues. Les plus gros coûtent 2 fr. 50; les plus petits, 1 fr. '25.
Enfin le fandraka (ciseau à bois), qui sert aux indigènes à percer des mortaises dans les poteaux ou les traverses qu'ils emploient pour construire leurs cases; le prix varie de 0 fr. 80 à 1 fr. 25 suivant la grandeur.
IX. — Donner les noms des arbres ou lianes producteurs de caoutchouc. S'expliquer sur la qualité relative de chacun d'eux : sous quelle forme poiirra-i-on se procurer des échantillons?
La principale liane à caoutchouc de la région est la Landolphia madagascariensis, que les indigènes appellent « ravinengitra ». Cette liane est encore très abondante partout ; mais les procédés barbares qu'emploient les indigènes pour récolter le caoutchouc finiraient à la longue par la faire disparaître complètement. Ils arrachent la liane entière avec la racine et remportent ainsi au village ou au lieu de campement voisin, et là ils la coupent en menus morceaux qui laissent couler le lait, qu'on recueille dans des récipients en bois et qu'on coagule par l'acide sulfurique.
Deux autres lianes donnent aussi un caoutchouc de première qualité : l'une se nomme vahitaolandoha, l'autre ravimbatsikopika ; mais celui que fournit les lianes appelées mandrianambo, didivahy et robanga est de qualité inférieure.
Outre les lianes, on trouve aussi fréquemment dans la région une espèce d'arbre producteur de caoutchouc qui porte le nom de barabanja et qui se rencontre soit en marais, soit dans la forêt.
Le barabanja de marais a Técorce mince, d'un blanc gris sale, assez riche en lait; le barabanja de montagne ou de forêt a l'écorce rougeàtre, épaisse, et contient plus de lait que le précédent.
Le caoutchouc que l'on tire du barabanja est considéré comme ayant beaucoup moins de valeur que les autres ; mais il est possible que si l'on arrive à trouver une métiiode spéciale pour le coaguler, on obtienne un produit égal aux caoutchoucs de première qualité.
Il sera très facile de se procurer dans la région des échantillons de caoutchouc des différentes espèces, car un grand nombre d'indigènes sont adonnés à cette exploitation.
X. — Donner les noms des arbres producteurs de gommes, résines, etc. Récolte-t-on ces produits? Pourra-t-on s en procurer? Le prix?
Comme arbres producteurs de résines, on peut citer :
Le vintano, ] . . . . , , , . . . T 1 • • ^ Qiii par nicision donnent une résine qui, melaniree Le vahazinina,f ^ \ .„ ^ • r « ■ r i • i i • T P , > avec du suif, sert aux indigènes a labriquer du brai
Le toraha, ( ,p , • *
Le vont^o ) P^^"' calfater leurs pirogues.
Le meilleur de ces brais s'obtient avec la résine fournie par 1' « haramy », que Ton trouve en grande quantité, en forme de boules, au pied de cet arbre. Cette résine de couleur blanchâtre, odoriférante, rappelle la gomme « élémi ».
Il convient de citer aussi la résine, couleur rouge de sang, que l'on extrait de l'harongana, et que les indigènes emploient en application sur la peau comme traitement des eczémas.
Comme gommes, on ne trouve guère dans la région que la gomme copal, que l'on ramasse en terre au pied du « mandrirofo » (copalier). Ce produit est très abondant, principalement aux environs de Maroantsetra ; mais, faute d'acheteurs, les indigènes ne le recueillent pas.
Il sera très facile, sans dépense aucune, de se procurer des échantillons de tous ces produits.
XI. — La gutta-percha existe-Uelle dans la région? Quel est V arbre producteur?
On n'a pas encore trouvé trace dans la région d' « Isonandra gutta-percha » ni d'aucun arbre producteur de gutta-percha.
XII. — Quelles sont les écorces employées? l'' Comme matière tannante?
L'écorce qui renferme le plus de tanin est incontestablement celle du « nato » (natte) qui en contient même infiniment plus que celle du chêne. Viennent après : l'hintsy et le manguier. Les indigènes ne font d'ailleurs aucun usage de ces écorces considérées comme matière tannante; ils ne les emploient que comme matière tinctoriale.
2** Comme matière tinctoriale? Les couleurs obtenues?
Avec l'écorce pilée et bouillie du nato, de Thintsy et du vahona on obtient de très belles couleurs rouges.
L'écorce du manguier broyée et bouillie avec de l'écorce de filao donne une teinture noire très résistante et très employée par les indigènes. Comme matières textiles ?
On ne peut guère citer que l'écorce de l'hafopotsy et du vanona, avec lesquelles les indigènes font des cordes assez solides.
XIII. — Existe-il dans la région des végétaux produisant des essences spéciales ? Leurs noms ? Usage des extraits ?
Il n'existe pas dans la région de végétaux qu'on ait utilisés jusqu'à présent pour en tirer une essence quelconque.
XIV. — Extrait-on de certains végétaux des sels comme la potasse, des acides pyroligneuXy etc. ? Que fait-on des produits ? Leur prix ?
On ne peut guère citer que le sirakakazo. Les indigènes coupent ce bois en morceaux pour le brûler facilement; la cendre qu'ils recueillent est dissoute dans de l'eau, et la dissolution, une fois évaporée, laisse déposer un sel amorphe, blanc, ayant toutes les apparences d un sel de potasse, dont les
KORfiTS.
indigènes se servent pour la préparation des aliments et qu'ils préfèrent de beaucoup au sel marin.
Cette propriété caractéristique du bois du sirakakazo a donné naissance, cliez certaines populations de la province, à une coutume assez bizarre. Quand un indigène meurt et que la famille ne peut l'enterrer tout de suite, faute d'argent, elle décide d'attendre la récolte pour pouvoir faire au défunt des funérailles pompeuses. A cet effet on creuse une fosse provisoire, on habille le mort avec plusieurs lambas, et on l'introduit dans la fosse préalablement bourrée de feuilles et de bois pilé de sirakakazo; quand le corps en est complètement entouré, on recouvre le tout de terre, qu'on tasse consciencieusement, et, lorsque, quelques mois après, on le déterre pour procéder à l'inhumation définitive, le corps est salé et parfaitement conservé.
Le sel de sirakakazo est fabriqué par les indigènes au fur et h mesure de leurs besoins et n'a jusqu'à présent donné lieu à aucune transaction ; il n'est donc guère possible de fixer un prix pour ce produit.
Peut-être pourrait-on tirer aussi quelque chose du « filao » qui appartient à la famille des conifères et qui pousse en grande quantité sur le bord de la mer.
XV. — L'industrie de la pâte à papier existe-t-elle dans la région ? Si oui, quel bois emploie-t-on?
Aucune industrie de ce genre n'a jamais existé jusqu'à présent dans la région.
XYl. — Y a-t-il des végétaux producteurs de liège utilisable? Leurs noms?
Les écorces des différents arbres existant dans la région sont toutes excessivement minces et lourdes et ne sauraient en aucune façon être utilisées pour remplacer le liège.
Pour faire des bouchons et leurs flotteurs de filets, les indigènes se servent fréquemment des racines du farafotra qui donne un bois très léger, mais n'ayant aucune analogie avec notre liège de France.
XYIl. — Indiquer les végétaux ligneux employés dans la médecine indigène, quelles parties du végétal on emploie, les affections traitées, les résultats obtenus.
Les médicaments en usage chez les indigènes, tirés presque tous des végétaux, sont excessivement simples et se réduisent à peu de chose ; quelques vomitifs et purgatifs ; les Malgaches traitent les blessures, les abcès et les maux de ventre auxquels les Betsimisarakas sont très sujets.
Les vomitifs dont ils se servent sont obtenus, en faisant bouillir soit le bois et les feuilles du « lingozakely », soit l'écorce du « mongifoniakoho » ; les purgatifs, en faisant bouillir l'écorce du « dandemo » ou la liane « famehifary » ou les racines de la liane « takotako ». 11 faut encore citer le lait de l'andravoky, purgatif très énergique que les indigènes ne prennent qu'en
petite quantité, en y trempant des morceaux de canne à sucre qu'ils sucent ensuite.
Pour guérir les maux de ventre, on se sert, soit des racines d'amborasaha qu'on râpe et qu'on fait bouillir, soit de décoctions de morceaux de liane « tsira-bahatra » ou de feuilles de « valanirana ».
Le remède employé tout spécialement pour guérir les coliques chez les enfants est une décoction de feuilles de « faudramanana ».
A cette liste on peut ajouter : un fébrifuge, décoction et bain chaud de feuilles d'andrarezo, et deux ou trois remèdes pour les blessures.
Application sur la plaie de feuilles pilées de « bemaimbo », de « romba » ou de « rombatsahona ». Un remède pour les maladies vénériennes : décoction d'écorce de « mongy » pour l'usage interne. Un autre pour les hémorroïdes : décoction et bain chaud d'écorce pilée et de feuilles d'harongana, et application sur la partie malade du suc rouge qui découle du tronc par incisions.
Enfin, les abcès malgaches se guérissent très rapidement en laissant tremper la partie affectée dans une décoction bien chaude d'écorce de manguier, puis en grattant à vif pour enlever toute trace de pus ou de peau morte, sous laquelle la plaie continuerait à s'étendre. La guérison est parfaite on quatre jours.
XVIU. — Cryptogames. Indiquer les principaux cJiampignons des forêts. Les eniploie-t-on? Y a-i-il des trifffes ou autres tubercules comestibles?
Les principales espèces de champignons comestibles que l'on trouve en forêt, sont :
L' « holatafana », blanchâtre, très gros, d'une hauteur de 40 centimètres ;
Le « komidy », blanchâtre, ouvert, d'une hauteur de 15 centimètres; L' « holapanantarana », blanchâtre, ouvert, d'une hauteur moyenne de 10 à 12 centimètres ;
L' « holadingoza », très petit ;
Le « tadin-nivalavo », petit, un peu huileux;
L' « holajinga », petit, noir, qui pousse ordinairement sur les bois morts ;
Le « voanjoala », très petit, qui pousse aussi sur les bois morts.
Tous ces champignons exis-tent en très grande quantité au moment de la saison des pluies, soit dans la forêt, soit même sur les haies qui entourent les habitations ; mais le plus abondant et en même temps le meilleur et le plus apprécié est le voanjoala.
A côté de ces champignons comestibles, il faut citer aussi quelques espèces de champignons vénéneux : le « tongobositia », très gros, qui pousse en terre et a jusqu'à 55 centimètres de hauteur ;
L' « holabé » \
L' « holamena » > qui poussent sur le bois. L' « holamanja » )
FORÊTS
Aucune espèce de truffe ; mais il y a tles tiil)ercules, les « kambary », ou ovy, dont il existe un grand noudjre de variétés, les unes comestibles, les autres vénéneuses.
Les espèces comestibles sont :
L' « oviandrotra », de la grosseui' d'une tète d'honmie et de 50 à (iO centimètres de hauteur; ï « ovimena », d'une longueur de 50 centimètres: r « ovihazo », d'une longueur de 20 centimètres; V « ovikofeky, rond, d'une grosseur moyenne; le « mavondry », petit, d'une longueur de 15 centimètres; r « holimamy », rond, de grosseur moyenne. Ces six espèces sont cultivées par les indigènes qui les plantent dans leurs jardins.
L' « ovifotsy », grosseur moyenne; 1 mètre de long au maximum ;
L' « ovirozy » ;
Le « tonondanto », mince, et d'une longueur maximum de 60 centimètres. Ces trois espèces sont également comestibles et poussent en forêt.
Les espèces vénéneuses sont :
L' « hofdva », rond, de la grosseur d'une orange;
L' « haranara », rond et j)lat ;
Le « tavolo », en forme de pomme de terre;
Le « voadaka », iTros, d une lons^ueur de 50 à 60 centimètres;
Le « voalambo », de couleur rouge, gros, d'une longueur de 60 centimètres.