‹ Guide de l'immigrant aÌ€ Madagascar (volume 3)Chapitre 23 sur 204 · III. — • Renseignements sur les gîtes d'étape · texte numérisé non relu

III. — • Renseignements sur les gîtes d'étape

Des logements existent dans tous les gîtes d'étape.

L'eau potable se trouve partout et dans le voisinage immédiat des gîtes, mais le bois est rare (sauf dans le secteur B).

D'une façon générale, on trouve à y acheter très peu de vivres ; les produits du pays, riz, manioc, patates, font partout défaut en ce moment; quelquefois, on peut se procurer de la viande de bœuf ou de cochon (abattue sur pied).

2e TERRITOIRE MILITAIRE SECTEUR NORD DE LA VARAHINA

Route de Tamatave à Tananarive. — Tronçon Ankeramadinika- Ambohimangakely.

Ankeramadinika, Manjakandriana (13 kilomètres). — La route carrossable part d' Ankeramadinika et se dirige sur Tananarive. Le village d' Ankeramadinika possède beaucoup de ressources ; on y trouve sur le marché : viande de boucherie, pommes de terre, œufs, volailles, lait, etc. L'eau y est excellente et le bois à proximité. Il y a des caravansérails. Les voitures à bœufs peuvent circuler d'Ankeramadinika à Manjakandriana, mais le transport par bourjanes prévaut encore. On y recrute des porteurs.

Manjakandriana-Maharidaza (14 kilomètres). — Manjakandriana offre peu de ressources. Le bois y est rare. Il y a, sur les marchés, de la viande, des fruits, des œufs et du lait, en petite quantité. L'eau y est très bonne. Caravansérails pour passagers. Les voitures à bœufs peuvent circuler de Manjakandriana à Maharidaza. On y recrute des bourjanes.

Maharidaza-Alarobia (5 kilom. 500). — Maharidaza a peu de ressources. Le bois y est très rare. L'eau est excellente. On y trouve des œufs,

du lait, rie la viande. Caravansérails. On y recrute des bourjanes. De Maharidaza à Alarobia, le transport peut se faire par voitures à bœufs.

Âlarobia-Âmbohimalaza (6 kilomètres). — Le marché d'Alarobia est très commerçant. On y trouve du beurre, du lait, des œufs, des légumes, du riz et de la viande de boucherie. L'eau y est assez bonne, mais le bois de chauffage est excessivement rare. Caravansérails. On y recrute beaucoup de bourjanes. D'Alarobia à Ambohimalaza, la route est carrossable.

Âmbohimalaza-Âmbohimangakely 16 kilomètres). — On y trouve de la viande, des œufs, du riz, du lait. L'eau y est assez bonne, le bois est excessivement rare. Caravansérails. On y recrute des bourjanes.

Ambohimangakely. — Pas de caravansérails. On trouve sur le marché des œufs, du riz, du lait et de la viande. L'eau y est bonne, le bois excessivement rare.

Le transport s'effectue encore par bourjanes tout le long de la route carrossable. Des ponts sont jetés sur tous les cours d'eau depuis Ankeramadinika jusqu'à Ambohimangakely. Le terrain sur tout le parcours de la route est coupé, tourmenté. La route carrossable n'est pas encore complètement terminée entre Ambohiinalaza et Ambohimangakely.

Routes secondaires.

Ancien chemin Laborde : de Tananarive à Vatomandry ou Mahanoro par

Beparasy.

Le chemin Laborde, partant de Tananarive, traverse le secteur Nord de la Varahina en passant par Faliary, Ambatomanga, Lohaomby, Mantasoa et Ândrangoloaka. Il est muletier sur tout ce parcours ; à partir de Mantasoa, il devient assez mauvais. 11 est très fréquenté par les bourjanes qui vont de Tananarive à Vatomandry, et inversement.

Ambatomanga offre aux voyageurs qui suivent la route Laborde de très bons gîtes et possède toutes sortes de ressources ; l'eau y est très bonne, le bois y est rare. On y recrute des bourjanes.

Lohaomby. bien que possédant peu de ressources, peut offrir un asile. Mantasoa est un village brûlé, sans ressources. Andrangoloaka, qui a été également brûlé, a peu de ressources : il est à proximité de la forêt. Le voyageur peut y trouver un gîte.

Manjakandriana à Tsiafahy. — Cette route, qui est muletière et tirs bonne, part de Manjakandriana et aboutit à l'Ikopa, que Ton traverse en bac: elle passe par Ambatomanga et Antanamalaza.

Ântanamalaza est un grand village, qui a beaucoup de ressources. On trouve sur le marché des œufs, du lait, des légumes, du riz, de la volaille et de la viande de boucherie. Très bons gîtes. On y recrute des bourjanes.

Sentiers. — (Muletier). — Antanamalaza à Ambohimalaza en passant par Arijeva, deux heures et demie en filanjana.

VOIES DE COMMUNICATION. 51

(Muletier). — Arijeva à Maharidaza en passant par Ambohipangitra, une heure et demie de filanjana.

( Muletier). — Ântanamalaza à Maharidaza, deux heures et demie en filanjana.

(Muletier). — Ântanamalaza à Tananarive par la route Laborde, trois heures en filanjana.

(Bourjanes). — Antanamalaza à Alasora, une heure à pied.

(Bourjanes). — Antanamalaza à Ambalaniry, deux heures trois quarts à pied.

(Muletier). — Ankeramadinika a Ânjozoro, deux heures et demie à pied, une heure et demie en filanjana.

(Bourjanes). — Anjozoro à Lohaomby, une heure et demie en filanjana.

(Bourjanes). — Anjozoro à Ânkadimanga, en passant par Ankadivalala, deux heures et demie en filanjana.

(Muletier). — Ankadimanga a Xosy Vato, une heure un quart en filanjana.

(Muletier). — Maharidaza à Nosy Vato, deux heures en filanjana.

(Muletier). — Nosy Vato à Manjakandriana, une heure un quart en filanjana.

(Muletier). — Ampamiloana à Manjakandriana par Xosy Vato, quatre heures en filanjana.

(Bourjanes). — Ampamiloana à Manjakandriana , par Ambohimanoro, trois heures et demie en filanjana.

(Bourjanes). — Ambohimanoro à Ankeramadinika, une heure trois quarts en filanjana.

(Bourjanes). — Ampamiloana a Antsahambary, deux heures en filanjana.

(Bourjanes). — Nosy Vato a Ântsahambary, trois heures et demie en filanjana.

(Bourjanes et muletier). — Ambohimiadana à Maharidaza, deux heures un quart en filanjana.

(Bourjanes et muletier). — Alarobia vers Ambatomena, trois heures dans le secteur.

(Muletier). — Maharidaza à Ambatomanga, une heure trois quarts en filanjana.

Imerinarivo, chef-lieu du secteur, est le gîte d'étape des routes venant de Tananarive, Manjakandriana, Tsiafahy, Andramasina. Les distances respectives en heures de marche à pied sont : sept heures, six heures, six heures et demie et sept heures et demie. Si le trajet est accompli en deux fois, les haltes ont lieu à Antanamalaza (secteur Nord), Ambatomanga (secteur Nord), Ànkadinandriana et Nosibé. Ressources abondantes et variées à Imerinarivo. Bois rare. Les logements font défaut.

Ankadinandriana . Ressources abondantes en viande, riz, pommes de terre, volailles. Pas de bois. Logements abondants.

Nosibé. Ressources variées. Bons logements.

Ambohibazaha. Aucune ressource.

Âmbiaky. Aucune ressource.

Bloekhaus Bernhard. Aucune ressource.

Route de Tananarive à Imerinarivo (54 kilomètres). — La route franchit 1 Ikopa à Ântelomita ou Kelimahery, à gué et en pirogue; il y a les débris d'un ancien pont en pierre. Pentes un peu fortes pour gagner les crêtes qui sont suivies constamment, soit par Mokajy, soit par Morarano. Mamelons à pentes rai des, dénudés. Entre Morarano et llkopa, la route franchit au Nord l'Andrarankasina, montagne rocheuse, dénudée, à flancs très escarpés, puis elle traverse l lkopa (en pirogues) à Amorona et suit une ligne de crêtes jusqu'à Imerinarivo.

Les points où les bourjanes peuvent être recrutés sont Antanamalaza. Mokajy et Imerinarivo.

Route de Manjakandriana à Imerinarivo (28 kilomètres). — La route franchit la Varahina un peu au Sud du village d'Ambohipaniry, sur un pont en pierres de 1 mètre de largeur; elle traverse des rizières sur des digues en mauvais état, puis pénètre sur le secteur Sud de la Varahina et suit des crêtes dénudées. Les points de recrutement des bourjanes sont Ambatomanga et Imerinarivo.

Route de Tsiafahy à Imerinarivo (50 kilomètres). — La route pénètre dans le secteur Sud au pied de l'Inaposa, montagne dénudée, qu'elle franchit en suivant des versants très raides; elle descend ensuite par de très fortes pentes par Ankadinandriana, jusqu'à la rivière, où se trouve un passage à gué qui est très dangereux pendant la saison des pluies. Puis, elle suit une vallée très encaissée, franchit à gué de petits torrents et arrive à rencontrer le sentier de Fiasinana à un col très élevé, d'accès difficile. Elle regagne ensuite la route de Tananarive. près de Morarano.

Route d'Andramasina à Imerinarivo (56 kilomètres). — La route pénètre dans le secteur Sud près du poste de Nosibé. Elle franchit Llkopa sur un bac formé de trois pirogues et suit tantôt des crêtes à flancs très raides, tantôt des vallées profondes sur des digues de rizières. On trouve des bourjanes à Nosibé.

Route du blockhaus Bernhard. — D'imerinarivo h Ambohibazaba, la route suit une ligne de crêtes; il n'y a pus de fortes pentes. Mamelons dénudés à flancs très escarpés, vallées profondes formant précipices.

D'Ambohibazaha à Ambiaty, la route traverse la forêt, elle est difficile; il va des pentes fortes jusqu'à Ambiaty. D' Ambiaty au blockhaus Bernhard, la descente est moins raide. La route suit des crêtes dénudées à grandes pentes. Un peu avant Ambiaty, elle franchit l'Ambavaranaobo sur un très bon ponceau. On ne trouve point à recruter de bourjanes dans cette région.

Les autres routes ou sentiers suivent généralement les lianes de crêtes, pour descendre brusquement au fond des vallées. Les mamelons sont tous dénudés et, en général, à pentes très fortes. Il n'y a pas d'autre moyen de transport que les bourjanes.

VOIES DE COMMUNICATION

SECTEUR D'ANDRAMASINA

Route de Tananarive à Fianarantsoa et Antsirabé. — Tsiafahy (18 kilomètres). La route, depuis la limite Nord du cercle jusqu'à Tsiafahy, est accidentée, mais n'offre pas d'obstacles à la marche; on trouve à Tsiafahy de l'eau potable, du riz, de la viande et de la volaille; le bois y est très cher. Logement propre.

Behenjy (19 kilomètres). Entre ces deux postes, la route est passablement accidentée avec cpiclques pentes un peu raides; elle suit assez longtemps la rive droite de l'Andromba, affluent delà rive gauche de l'ikopa, qu'elle franchit à environ 6 kilomètres avant d'arriver à ce poste. Un pont a été établi en ce point. Les ressources sont nombreuses à Behenjy : viande, riz, volaille, quelques légumes, bois, eau potable. Logement suffisant.

Les bourjanes se recrutent soit à Tananarive, soit à Fianarantsoa, et, exceptionnellement en cours de route, à Behenjy. Mode de transport : le filanjana.

Route de Tananarive à Tsinjoarivo. — De Tsiafahy, qui est à 18 kilomètres de Tananarive, à Andramasina, la route est bonne; peu après avoir quitté Tsiafahy, on franchit le Sisaony à gué et la route longe ensuite cette rivière.

Andramasina (14 kilomètres), village sans grande importance, compris dans une boucle de la Sisaony; on y trouve de l'eau potable, du bois, de la viande, du riz, de la volaille et un logement propre.

Antanamalaza (du Sud) (50 kilomètres). Village sans importance et blockhaus. Peu de ressources, eau potable, un peu de bois. Logement suffisant. Les bourjanes se recrutent à Tananarive et à Tsinjoarivo, très difficilement en cours de route. Mode de transport : le filanjana. La route est bonne et passe non loin de trois postes qui peuvent offrir un abri (Amhohitromhy, Andrakalava, Ambohimangakely).

Route de Tananarive à Vatomandry. — D' Andramasina à Tsiazompaniry, bonne route; on traverse le Sisaony à 1 kilom. 500 à l'Est d'Andramasina sur une passerelle.

Tsiazompariiry (55 kilomètres). Petit village non loin de la forêt, n'offrant aucune ressource. Après ce village, la route traverse la forêt. Chemin très fréquenté par les indigènes qui se rendent à la côte, mais assez difficile. Eau très bonne; bois en quantité. Logement suffisant. Peu de ressources.

Mode de transport : le filanjana. Les porteurs se recrutent à Tananarive ou à Vatomandry, très difficilement en cours de route.

Route de Tananarive à Mahanoro. — Andramasina à Faliarivo bonne route sur tout le parcours; beaucoup de villages assez peuplés.

Faliarivo (25 kilomètres). Village peu important; poste. Peu de ressources; eau potable, bois, logement suffisant. De Faliarivo à Kelimafana, liés bonne roule.

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