‹ Guide de l'immigrant aÌ€ Madagascar (volume 3)Chapitre 24 sur 204 · III · texte numérisé non relu

III

Kelimafana (16 kilomètres), village de peu d'importance (blockhaus). Peu de ressources; eau potable, bois, riz, viande, logement suffisant. Mode de transport : le filanjana. Les bourjanes se recrutent à Tananarive, à Tsinjoarivo et à Mahanoro, mais très difficilement en cours de voyage.

La route va jusqu'à la limite du secteur où elle prend deux directions différentes : Tsinjoarivo et Mahanoro.

Route de Tananarive à Nosibé. — De Tsiafahy à Nosibé, il y a beaucoup de villages, bien peuplés, mais offrant peu de ressources. Route d'importance secondaire.

Manjambohitra, gros village à environ 12 kilomètres de Nosibé, présente des ressources en vivres et en bois. Route assez bonne.

Nosibé (26 kilomètres), village important, où il y a un grand marché le samedi et qui offre beaucoup de ressources. Mode de transport : le filanjana. La route se dirige ensuite sur Imerinarivo et Manjakandriana. Les bourjanes se recrutent soit à Tananarive, soit à Manjakandriana et, exceptionnellement, en cours de route.

Tsinjoarivo (27 kilomètres d'Antanamalaza du Sud). Peu de population. Très peu de vivres, surtout du riz, à acheter aux indigènes. Pas de bétail. Eau et bois en abondance.

Ankafotsa (18 kilomètres de Tsinjoarivo). Quelques vivres, un peu de bétail. Eau, peu de bois.

Antsiribé (24 kilomètres de Tsinjoarivo). Vivres dans la région. Eau, peu de bois.

Anjamanga (28 kilomètres de Tsinjoarivo). Très peu de vivres. Eau, peu de bois.

Belanitra (16 kilomètres de Tsinjoarivo). Quelques vivres. Eau, un peu de bois.

Chantrieux (Infandra) (26 kilomètres de Tsinjoarivo). — Pas de population, pas de vivres. Eau et bois en abondance.

Ambodifiakarana (50 kilomètres de Tsinjoarivo). Pas de population. Pas de vivres, sauf quelques pommes de terre. Eau et bois. Température très froide (altitude 1860 mètres).

Les moyens de transport employés dans le secteur sont les bourjanes et les mulets de bat : les uns et les autres peuvent passer partout.

Il n'existe aucun bourjane de profession ; on peut recruter des prestataires avec quelques difficultés. Les régions les plus peuplées sont celles d'Ànkafotsa et d'Antsirabé.

Les nombreux cours d'eau de la région sont franchis au moyen de ponceaux, de pirogues ou à gué.

De Tsinjoarivo à Antanamalaza, ponceau.

Ankafotsa et Ambatolampy , ponceaux et gués.

Antsiribé, pirogues sur l'Onivé, ponceaux sur les autres cours d'eau.

Anjamanga, pirogues sur FOnivé, ponceaux sur les autres cours d'eau.

Belanitra, Chantrieux, Ambodifiakarana, pirogues sur l'Onivé, ponceaux sur les autres cours d'eau.

VOIES DE COMMUNICATION. 35

Le terrain est argileux, coupé par quelques roches, herbes et bouquets de bois.

En résumé, parmi les nombreuses routes qui existent dans le cercle de Tsiafahy, une seule est carrossable, la partie de la route de Tamatavc à Tananarive comprise entre Ankeramadinika et Ambohimangakely. Toutes les autres routes de quelque importance peuvent être suivies par des mulets.

Il n'existe de caravansérails pour les voyageurs que sur la ligne d'étapes; les gîtes d'étapes, situés sur les différentes routes du cercle, possèdent tous une case pour les voyageurs.

On trouve généralement des ressources en eau et en vivres dans les gîtes d'étapes les plus fréquentés. Le bois est rare et ne se rencontre en abondance que dans le voisinage de la forêt.

Le recrutement des bourjanes présente souvent des difficultés, dans certaines parties du cercle, et il est prudent, en cours de route, de ne pas trop y compter.

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