APERÇUS SISMIQUES
Madagascar, appartenant par sa constitution géologique à l'océan Indien, dont les îles sont probablement les vestiges d'un immense ensemble de terres aujourd'hui disparu, est comme la plupart d'entre elles fréquemment soumise à des secousses sismiques communément appelées « tremblements de terre ».
L'impression première éprouvée est particulièrement désagréable et, si l'on analyse ses sensations, on peut se figurer être sur le couvercle d'une immense marmite que la tension de la vapeur d'eau qu'elle contient soulève et fait remuer. Cette image grossière donne pourtant bien l'explication générale du phénomène inquiétant et troublant dont on peut devenir la victime.
Heureusement que dans l'île, jusqu'à ce jour, les oscillations se sont contentées d'être bénignes et, si elles ont fortement effrayé tous ceux qui les ont ressenties, aucune catastrophe ne s'est produite.
MM. de Rossi et Foret ont établi un tableau dont la notation sert à connaître l'intensité des tremblements de terre dans les diverses régions, et M. Flammarion l'a appliqué dans la construction d'une carte où il a repéré les courbes d'intensité du mouvement sismique dont Nice et ses environs ont été le théâtre dans la nuit du 23 février 1897. Voici cette notation :
1. Secousse signalée seulement par les instruments (sismographes).
2. Secousse signalée par les instruments et ressentie par quelques personnes au repos.
3. Secousse sensible pour un grand nombre de personnes au repos.