‹ Guide de l'immigrant aÌ€ MadagascarChapitre 100 sur 114 · CERCLE DE M O R A M A N G A · texte numérisé non relu

CERCLE DE M O R A M A N G A

Notice sur les terrains de colonisation.

De toute la vallée du .Mangoro, la partie située sur la rive gauche est la plus fertile. C'est un pays d'élevage par excellence, comprenant de vastes espaces, véritables prairies naturelles s'étendant à perte de vue. Un premier lot, compris entre la route d'étapes au Sud, le Mangoro à TOuest et le coude de ce llcuve au Nord, au gué de Maioharana, a une suj)erficie dépassant 56 000 hectares, non compris les pâturages réservés au bétail des indigènes, auquel, en etîet, on a laissé une première bande de terrain de 1 kil. 500 environ, à l'Ouest de la forêt, limitée par le sentier de plaine Moramanga- Amboasary, et une deuxième bande de terrain de 2 kil. 500, à cheval sur le Mangoro, limitée à l'Est par les pentes des collines qui boident immédiatement le tleuve.

Un deuxième lot, favorable encore à l'élevage, qui borde le Mangoro immédiatement à l'Est, en amont d'Amboasary, comprend 12 000 hectares: mais il est parsemé de villages et il y aui^a lieu de ménager les intérêts des habitants, en tenant compte des portions à leur réserver pour le pâturage de leur bétail.

Le sol de la vallée du Mangoro est à peu près uniformément constitué d'argile et de silice quartzeuse ; on y trouve fort peu de calcaiiT et l'on peut dire que ces teri^ains d'élevage, quelque part qu'on les choisisse, offrent tous, à bien peu de chose près, les mêmes avantages au point de vue de la nature du sol. Néanmoins, dans les légères dépressions de la plaine, autrefois lits de ruisseau ou de ruisselet, on trouve des terres noires alluviales, péchant plutôt par l'excès d'humus, terres humides qu'il sera indispensable d'assainir et d'assécher par un drainage à ciel ouvert ou par des conduites souterraines d'argile cuite.

Sur la rive droite, les parties de la vallée qui attirent le plus Fattention, au point de vue de l'élevage, sont les plaines de l'Avatrandraka, de Mangabé, d'Ambilona et de Mandialaza.

Certaines parties, en dehors de ces immenses espaces réservés aux pàtu-

COLONISA TION.

ragos, altircnt le icgard par une végôtalioii j)lus puissante, par un sol plus riche ou plus irrigué; ce sont les environs de Marovoay et d'Auihohidray. Les concessions (pii y ont été choisies sont toutes en pays de plaine et toutes ont à proximité des hois de construction et (K; cliaulîage ; cll(!s sont ahritées des vents secs par les collines qui constituent à l'Est le hassin du Mangoro. Elles affectent une forme géométri(pie régulière et, là où les limites naturelles font défaut, le terrain a été pi(jueté de façon à hien asseoir chacjue propriété.

Le périmètre d'Amhohidray comprend les lots a', b', c', d' (dossier B).

Le périmètre de Marovoay comprend les lots a, h, c, d, e (dossier A).

A sept kilomètres au sud de Moramanga est le périmètre de Sahamarirana, qui comprend les lots a^ b" (dossier G).

A Ainparafara, à 4 kilomètres Ouest d'Analamazaotra, est le lot f (dossier F).

A Didy, il y a le lot h (dossier H).

Tous ces périmètres, ouverts à la colonisation, sont constitués au moyen de terres inoccupées; ils conviennent, en principe, à une exploitation agricole; cependant, dans la clairière d Amparafara, en particulier, à côté de la partie réservée à Fagricnhure, il y a place à l'établissement d'une scierie, en utilisant la Sahantandra comme force motrice, et peut-être aussi à rétablissement d'une verrerie dans la plaine d'Ampasimpotsy, où l'on trouve en grande quantité les matières principales qui composent le veire à bouteille, sable et argile ocreuse, et où. grâce à la proximité de la forêt, le combustible ne manque pas.

Parallèlement à l'exploitation agricole et la complétant, devant même la précéder, l'industrie de l'élevage sera d'une grande ressource à cause de l'engrais. A cet effet, dans chaque concession, une pai tie du terrain peut être réservée aux prairies.

A moins de disposer de gros capitaux, le colon, avant d'entreprendre une exploitation agricole d'une certaine étendue, devra, à notre avis, se livrer à l'élevage d'un troupeau de cinquante têtes au moins pendant une année, temps nécessaire et suffisant pour posséder une certaine quantité de fumier et pour que ce fumier acquière toute sa valeur par la fermentation.

Dans la vallée du Mangoro, le meilleur moment pour voyager est de mai à octobre: c'est aussi la saison d'installation. Le prix du transpoit dans le cercle varie actuellement entre 1 fr. 25 et 1 fr. 50 par porteur de filanjana et par jour et est fixé à 1 franc par porteur de bagages.

Débarqué à Tamatave, le colon, s'il se sert de filanjana, doit payer actuellement 35 francs chaque porteur jusqu'à Moramanga et 50 francs chaque porteur de bagages.

Avec de bons bourjanes, il peut arriver facilement en cinq jours à Moramanga. Partant de Tamatave à une heure de l'après-midi, il couche le premier jour à Ankarefo : le deuxième à Andévorante; le troisième à Bedara; le quatrième à Beforona; le cinquième à Moramanga.

De Moramanga, bureau de colonisation, il faut :

1 heure de marche jusqu'à Sahamarirana (concessions).

4 heures — Marovoay (concessions).

2 jours — Amboasary.

2 jours — Mandialaza.

1 jour — Sabotsy.

2 jours — Didy (concessions).

1 jour 1/2 — Ambohidray (concessions).

Au fur et à mesure du lotissement, de nouveaux projets de concession seront adressés au bureau central à Tananarive; les études faites à ce sujet dans les secteurs de Beparasy, de Sabotsy, de iMandialaza et de Merimitatatra seront achevées à bref délai.

Cultures déjà existantes. — Manioc, patates, riz, canne à sucre, café, thé, tabac, maïs.

Manioc, patates. — Le manioc et la patate n'y demandent pas une culture différente de celle pratiquée dans les autres parties de l'île. Les soins à donner sont insignifiants et ces plantes poussent partout.

En dehors de la nouiriture, les indigènes n'en tirent aucun parti. Le manioc pourrait servir à la fabrication du tapioca, fabrication qui ne demande aucune installation compliquée, ni dispendieuse.

Riz. — La culture du riz, contrairement aux usages de l'Imerina, se fait au moyen des bœufs, par le piétinage des rizières submergées. La substitution du labour à l'angady à cette façon de procéder a reçu un commencement d'exécution à Moramanga ; le rendement des rizières cultivées à l'angady est supérieur d'un tiers.

Les espèces de riz cultivées sont celles de l'Imerina ; la meilleure est le rojo. Les semis se font en août, le repiquage trois mois après, au moment des pluies, la récolte en avril et mai; les indigènes bezanozanos du secteur de Moramanga ne repiquent pas, ils se contentent d'ensemencer d'août à novembre.

Le prix du riz a subi pendant l'année 1897, dans le cercle de Moramanga, des variations si nombreuses qu'il est impossible de fixer un prix moyen. Une mesure de 20 à 23 kilos de riz a monté jusqu'à 20 francs, c'est-à-dire environ 1 franc par kilogramme, tandis que, avant l'expédition de 1895, la même vata se payait de 2 fr. 50 à 4 francs; c'est ce prix qui pourrait servir de base pour les transactions futures, lorsque les anciennes rizières seront cultivées et leur nombre augmenté.

En outre des rizières dont la culture se fait au moyen de l'inondation, les Bezanozanos cultivent des rizières de montagne dont l'entretien ne demande aucun soin et qui donnent du riz blanc, de bonne qualité.

Canne à sucre. — Culture identique h celle des autres parties de l ile; les indigènes n'en tirent pas tout le profit désirable. Ils en fabriquent bien une sorte de rhum(toaka), mais l'installation très rudirncntaire de leurs distilleries ne donne pas un rendement sérieux; six tiges de canne de 1 m. 50

COLONISATION

à 2 mètres donnent environ un liti'e de i liuni.La canneà sucre n'est pas uinformément cultivée dans le cercle; c'est le secteur de Heparasy qui l;i cultive principalement; le secteur de Sabotsy et le sud du secteur de Moramanga fahritpient aussi du rhum, mais cette industrie y est plus restreinte. La canne est bonne à récolter deux ans après la culture; l'entretien n'est pas dispendieux, car elle n'a pas de maladie sérieuse en dehors de raltacpie des pieds par le borer(« fositra » en malgache).

Café. — La culture du café a été longuement traitée dans V Officiel par M. le directeur de l agriculture, et c'est suivant la méthode qu'il a préconisée qu'elle se pratique dans le cercle. Le café semble devoir pousser principalement sur les contreforts qui bornent à l'Est la vallée du Mangoro, et qui sont à l abri des vents de Sud-Est.

Deux espèces sont cultivées actuellement: le lavatanana et le masombika, qui hii est supérieur. Les semis se font du mois d'août au mois de noveml)re dans un terrain à l'ombre : les arl)res choisis par les indigènes pour ombrager et abriter du vent sont le néflier du Japon, le pécher, le bananier, le goyavier et le mûrier. Ce n'est qu'au bout de trois ans que le caféier commence à donner quelques graines ; il produit en abondance à la quatrième année. La récolte a lieu en juin et juillet; chaque arbuste peut donner de '2 à 3 kilogrammes. L'entretien n'est pas dispendieux, il consiste en sarclages fréquents et fumaison du pied de chaque arbre.

Aucun prix ne saurait encore être donné, la culture en grand du café dans toute l'ile devant nécessairenient modifier l'état des choses, ainsi, du reste, que les facilités de communication. Quoi qu'il en soit, le café peut rapporter actuellement de trois à cinq fois le prix d'entretien.

Thé. — Les essais de thé, jusqu'à présent, n'ont été faits que dans les secteurs de Sabotsy, de Moramanga et de Beparasy ; il existe des plantations considérables à Beparasy et à Sabotsy. Cette culture a été longuement traitée dans l'Officiel par M. le directeur de l'agriculture ; les expériences ne sont pas assez avancées pour dire si un mode différent de celui qu'il conseille doit être employé; on peut toutefois affirmer que la culture du thé, principalement dans le Sud du secteur de Beparasy et à Sabotsy, peut donner de réels bénéfices.

Tabac. — Les indigènes cultivent deux espèces appelées par eux « paraky volo » et « paraky kohona » ; les graines sont ensemencées en août et le repiquage a lieu en novembre. Le tabac demande de l'ombre et beaucoup d'arrosages; il doit être également mis à l'abri du vent. Les chenilles se mettent aux feuilles. La récolte se fait en mars; chaque pied vert ou séché rapporte actuellement de 25 à 50 centimes. Lue culture et une manipulation plus raisonnées donneraient des bénéfices plus importants.

En dehors de ces cultures, des expériences ont été faites sur le blé: mais les derniers troubles ont empêché de poursuivre ces expériences, qui ont donné de bons résultats au pied des pentes des contreforts près de Moramanga au Nord de la ligne d'étapes, et il faut croire que, comme le blé, l'orge, l'avoine, etc., réussiraient.

La luzerne a été également l'objet d'expériences; mais, soit par suite du

mauvais choix du terrain, soit parce que l'époque était mauvaise pour Fensemencement, les résultats ont été à peu près nuls, et l'expérience est à refaire sur divers terrains et à des expositions différentes.

Vigne. — La culture de la vigne semble pouvoir donner d'heureux résultats ; des essais faits en pépinière par le commandant du cercle promettent beaucoup; mais le champ des expériences n'est pas encore assez étendu pour se prononcer sur les points les plus propices à ce genre de culture, qui, pour le moment, ne peut que donner des fruits pour la table. Le terrain de Moramanga paraît lui être favorable.

La culture maraîchère pourrait prendre dans la vallée du Mangoro une grande extension : l'eau se trouve presque partout et les résultats déjà obtenus dans le jardin de Moramanga sont de bon augure. Les principales causes du déchet sont les vents de Sud-Est, les chenilles et une espèce de coléoptère dont les larves coupent les plantes au ras du sol et causent de grands dégâts. L'élevage donnerait la fumure.

Le terrain sablonneux du milieu de la vallée du Mangoro, de même que celui d'Ampasimpotsy (sur la ligne d'étapes), pourrait servir à l'exploitation en grand de la pomme de terre.

En prévision de l'élevage de toutes sortes d'animaux domestiques, la betterave, qui pousse émerveille dans les jardins particuliers, pourrait également être exploitée en grand. Une exploitation de champs d'ananas et de bananiers pourrait ajouter aux bénéfices.

Quant à la main-d'œuvre indigène, elle est, pour le moment du moins, difficile à obtenir; on devra recourir à la main-d'œuvre étrangère, si l'exploitation exige un grand nombre de travailleurs.

Bétail. — Les races ont-elles été améliorées par Vélevage? — Non.

Avec quoi nourrit-on le bétail pendant la saison sèche et pendant la saison des pluies? — Pendant la saison sèche, les animaux, n'ayant pas l'herbe suffisante, dépérissent ; les indigènes y remédient en leur donnant la paille sèche du riz. Pendant la saison des pluies, les herbes poussent abondamment et sont suffisantes pour nourrir le bétail.

Valeur marchande du bétail : De 15 à 60 francs pour les bœufs, suivant les époques, les circonstances et la grosseur ; de 2 à 8 francs pour les moutons; de 10 à 15 francs pour les porcs ; de 5 à 12 francs pour une chèvre.

Rendement en viandes de boucherie : le bœuf de 60 francs donne actuellement dans les 100 à 120 kilogrammes.

Rendement en lait : Deux à trois litres par vache.

Fait-on du beurre, du fromage? — Le fromage est inconnu ; les indigènes ont fait du beurre; mais ils ont abandonné cette industrie. Les débouchés pour le moment ne sont que sur la ligne d'étapes et les postes militaires; mais ils peuvent se multiplier à la suite de l'arrivée de colons.

Utilise-t-on les bestiaux comme animaux de trait, de bât? — Les bœufs ne servent que pour la culture des rizières, comme il est dit plus haut.

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Quel est le meilleur fourrage? — L'herbe dite <^ vcro » (Andropogonhirtus), le chiendent et le « horombavy » {Aristida adscensionis).

Prix sur place et dans les marchés environnants des animaux divers :

Taureaux Fr. 20 à 40 Génisses Fr. 12 à 15

Bœufs 15 à 60 Moutons 5 à 8

Vaches 10 à 50 Chèvres 5àl2

Porcs Fr. 10 à 15

Utilisation des peaux de bœuf et de la laine de mouton? — Aucun pour le moment. Les indigènes dépècent les bœufs de boucherie sans enlever la peau. Le mouton n'existe pas dans la vallée du Mangoro.

Gibier. — Y a-t-il du gibier dans la région^ plume ou poil? Est-il abondant? — Canards sauvages, pintades sauvages, sarcelles, bécasses, perdrix, cailles, pigeons, sangliers.

Cire. — La cire provient des abeilles de la forêt. Les indigènes compriment le gâteau dans un vase afin d'en extraire le miel, ils le placent ensuite dans une marmite en fer et le chauffent dans l'eau bouillante ; la cire surnage, les matières étrangères sont enlevées et on laisse refroidir la cire, qui se vend sur les marchés de 2 francs à 2 fr. 50 le litre; la récolte a lieu en novembre-décembre.

Caoutchouc. — La récolte du caoutchouc est faite de novembre à février. Les indigènes coupent la liane en plusieurs tronçons et reçoivent dans une courge le suc qui coule du faisceau formé. Ce procédé permet un rendement plus fort que le système des entailles, mais il a l'inconvénient de détruire complètement la liane.

Le prix d'une courge d'une contenance de 1 litre est d'environ 25 francs sur les marchés du cercle.

Nattes. — Elles se font en herane, espèce de jonc, et en zozoro (souchet). Le prix varie de 40 centimes à 1 franc.

Cotonnier. — Des expériences sont faites au Jardin d'essai de Moramanga, mais les résultats ne sont pas encore. connus.

Soie, Rafia, Gomme, Crin végétal. — Pas d'industrie.

Indigo. — Aucune culture.

Camphrier. — Inconnu dans la forêt.

Orseille. — On ne la récolte pas.

Ricin. — Culture insignifiante, commerce nul. La plante prend des proportions assez considérables et pourrait être exploitée. Mûrier. — Pousse très bien.

Cocotier. — 11 n'y en a pas dans la région.

Elevage. — Il n'y a que 6 000 bœufs dans le cercle; ce nombre, très faible, est dû aux pertes subies pendant l'insurrection. Il y a une maladie mortelle qui consiste en l'enflure de l'estomac, et qu'on attribue à l'absorption de mauvaise eau et d'insectes. Les indigènes sont de bons gardiens de troupeaux; très versatiles et peu travailleurs, ils n'aiment que les emplois

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qui ne demandent pas des etYorts grands et continus on leur alloue 50 centimes par jour pour une paire de bœufs.

L'élevage des moutons a été délaissé à cause des maladies ; piqués par les tiges pointues d'une sorte d herbe, ils deviennent rapidement galeux. Les porcs viennent seulement d'être introduits. L'élevage des chèvres a été délaissé à cause des maladies. L'exportation du bétail est actuellement nulle. Les débouchés principaux étant Maurice et la Réunion, l'éleveur a à lutter contre les éleveurs de la côte Est et du Nord de l'île et, pour le trafic avec la côte Est d'Afrique, il a également à lutter contre les éleveurs de la côte sakalave, qui produit le plus de bétail. Ce n'est donc pas en ayant un nombre considérable de bœufs que l'éleveur pourra obtenir un gain suffisant; il devra faire marcher de front rélevage avec l'exploitation du sol pour la fumure duquel le bétail lui est indispensable. La perte est de 2 à 4 pour 100 pendant un trajet par terre de 100 kilomètres.

L'introduction des bœufs d'Europe améliorerait de beaucoup la race, principalement au point de vue du rendement du lait ; croisée avec des taureaux de Durham, la race du pays donnerait certainement une proportion de viande supérieure en qualité et en quantité.

Les Bezanozanos n'utilisent pas les peaux de bœuf qu'ils dépècent en même temps que la chair. La peau de bœuf peut se vendre sur place 6 francs, celle de vache 4 francs et celle de veau '2 fr. 50 à 5 francs.

On a essayé de faire du beurre, qui est de qualité convenable, mais le rendement est trop faible. II faudrait, du reste, pour l'écoulement de ce produit une plus grande quantité d'Européens dans la vallée et des ilaoyens de communication plus faciles.

Toute la vallée contient de bons pâturages, mais qui deviennent médiocres pendant la saison sèche. Cinquante à soixante bœufs peuvent prospérer sur une étendue de cent hectares. L'eau est en quantité suffisante partout et en toutes saisons; elle est bonne pour le bétail.

Les forêts voisines et les nombreux bois épais dans la vallée peuvent donner en abondance des bois de construction et de chauffage.

Industrie minière. — L'or existe à Manarina, à 2 kilomètres au Nord de Beparasy; à Ambodiakondro, à 1 kilomètre au sud d'Ambodinivongo (secteur de Beparasy), et sur le terrain arrosé par TAnlsonjorano, où des concessions minières ont déjà été prises par MM. Bazouls. Des concessions ont été également accordées à MM. Bazouls, Baudin et Santon sur les terrains arrosés par le Sanonako et le Mandrafafana et à Analavony, à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Beparasy. L'or s'y trouve à fétat alluvionnaire.

On n'y a pas encore constaté l'existence de métaux autres que for, ni de carrières exploitables.

On trouve du lignite dans la forêt de l Avatrandraka, mais aucune exploitation n'existe, bien que la maison Bagnoud ait pris une concession: ce combustible minéral se trouve au Nord du Fody, à 4 kilomètres Nord-Est de Sabotsy et à 5 kilomètres Nord-Ouest d'Andakana.

On n'y a pas encore constaté l'existence de sources thermales.

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Moyens et prix de transport. Main-d'œuvre. — î.cs hourjnncs ou j)or-

tciirs coûtent de I IV. à | Ir. 'jj joui-.

On ne peut pas couiptei- sur l.i luain-dd'iis le indigène d'une façon permanente. Il y a (|uel([ues uK'dioeres inaeons, de Ikhis terrassiers, mais (|ui ne savent se servir (pie de ran<>a(lv, ear la j)i()( h(! est inconnue.

Force motrice. — Les chutes d'Antaisaha, à *> kilomètres au Sud de llepaïasy, sont utilisables en toute saison pour la l'orée uu)lriee.

Industrie forestière. — Il n'existe dans le eerele aucune; exploitation régulière des forêts, ni aucun commerce de bois, à cause du mode primitif de travail pour la fabrication des planches, de réloignement des débouchés et des diflicultés de transport.

On peut voir à l'article 5 du chapitre 2 de la deuxième partie quelles sont les essences de bois utilisables. Les exploitations actu(dles portent sur les bois de construction et divers produits forestiers, mais d une façon irrégulière et non raisonnée.

Il y a, dans la région forestière, des chutes tout au plus suffisantes j)our faire marcher une petite scierie à Analamazaotra, à Amparafara, à Ampasimpotsy et à Marovoay. A Antaisaha (secteur de Beparasy), il y a plusieurs chutes de près de soixante mètres de haut qui peuvent être utilisées pour une grande scierie.

Le Mangoro, qui est navigable d'Antanjoma (3 kilomètres au Nord d"Andakana) à Amboasary (cours supérieur), pourrait être utilisé pour le flottage des bois.

Les indigènes ont l'habitude de brûler la forêt pour la culture du riz entre Antaisaha et le Mangoro.

Industrie de la soie et Industrie cotonnière. — Ces industries n'existent pas dans le cercle.

Tabac. — Cigares. — Cigarettes. — Les indigènes cultivent deux qualités de tabac: le « ])araky volu » et le « paraky kohona », qui est de bonne qualité ; le « volo » est le plus fort. Les feuilles séchées et pulvérisées avec un mélange d'eau et de cendres servent à faire du tabac à chiquer. Des procédés de culture perfectionnés et une manipulation mieux entendue donneraient des résultats meilleurs.

L'exploitation n'est pas sur une assez grande échelle pour permettre l'installation de manufactures. Comme le tabac demande une exposition semblable à celle du caféier, le colon qui posséderait une concession bien exposée, pourrait faire marcher de front les deux cultures et en tirer de bons profits.

L'entretien d une plantation de tabac n'est pas dispendieux et le rendement est, pour ainsi dire, comme pour le café, tout bénéfice pour le colon. Il y a des débouchés sur place et à la côte.

Industries à créer. — Usines pour conserves de viande, tanneries, scieries, briqueteries, chandelles et bougies, tuileries, etc.

Les moyens de communication étant encore assez difficiles, le transport des conserves au port d'embarquement élèverait trop le prix de revient pour essaver de faire concurrence à des usines de la cote.

Il n'en est pas de mèjne pour les tanneries ; l'industrie des cuirs semble prendre en Imerina un essor nouveau et permettre de réels bénéfices à ceux qui s'y livreront; toutefois, il faut tenir compte de ce que, dans la vallée du Mangoro, la main-d'œuvre étant difficile à se procurer, l'industriel aura à lutter à armes inégales contre les producteurs de l'Imerina, qui sont déjà installés et profiteront des perfectionnements que l'Ecole professionnelle va donner à leur travail.

Scieries. — Des scieries mécaniques peuvent être installées dans les forêts, de préférence dans la forêt dans l Ouest du xMangoro, afin d'être plus près de l'Imerina, qui manque totalement non seulement de bois de chauffage, mais de bois de construction. Plus tard, les voies de communication, qui sont en cours d'exécution, rendront les deux forêts de la vallée du Mangoro aussi utilisables l'une que l'autre.

Briqueteries. — Une briqueterie ne peut encore donner aucun bénéfice à celui qui s'y appliquerait exclusivement.

Bougies et chandelles. — La fabrication de la bougie existe en Imerina ainsi que celle de la chandelle ; cette industrie pourrait donner de bons résultats, car, en ce moment, ce système d'éclairage revient plus cher que le pétrole ; mais il est à craindre que les difficultés des communications ne rendent cette fabrication trop coûteuse. Le suif pour la fabrication des chandelles manque, en eft'et, dans la vallée, les Bczanozanos ne consommant, pour ainsi dire, pas de viande. Les forêts sembleraient devoir donner à des prix relativement bas, puisque la marchandise y est, pour ainsi dire, sur place, la cire nécessaire à la confection des bougies ; mais elle est en ce moment d'un prix trop élevé pour qu'on puisse l'utiliser avec avantage. Les llovas de l'Imerina achètent aux Bezanozanos une partie de la cire nécessaire à la fabrication des bougies, qui se vendent actuellement à Tananarive 30 centimes l'une.

Tailleurs, Modistes, Couturières, etc. — La clientèle européenne est trop restreinte pour qu'un tailleur puisse, pour le moment, trouver des bénéfices. Les pièces principales du costume des Bezanozanos sont, comme en Imerina, le chapeau et le lamba; encore dédaignent-ils le chapeau et conservent-ils leur lamba jusqu'à usure complète.

Cordonniers, Tisserands. — Il n'y en a pas.

Charcutiers et Boulangers. — Ils pourraient tirer de leur commerce quelques bénéfices, à condition d'exercer ces deux professions simultanément.

Forgerons, Charrons. — L'indigène a seul chance de réussir.

Maçons, Forgerons, Charpentiers, Menuisiers, Ébénistes. — L'indigène seul peut réussir dans le moment, car aucun débouché n'existe.

Salaires offerts. — Il ne peut y avoir, à présent du moins, d'emplois pour des maçons, des forgerons, des charpentiers, des menuisiers, des ébénistes européens, ni pour des contremaîtres.

Le minimum de la journée d'un indigène est de 1 franc ; ce prix tend à s'élever de plus en plus.

LULO.NISATIO.N.

Prix de la vie pour un Européen. — Vu franc pour la nom riliire est un niiniiniMii nrcessaiic et siillisanl ; \v lo-icnicnl jn'iit ôtrc! ol)t<înn pour 10 francs par mois (piix minimum).

CERCLE D'AMBATONDRAZAKA

1" Secteur d'Imerimandroso.

Deu.v lots de colonisation ont été reconnus dans le secteur d'Imerimandroso, cpii convient parfaitement à la culture et à l'élevage.

Le sol y est d'une grande fertilité, non seulement dans les parties basses où les alluvions se sont déposées, mais aussi sur les pentes des nombreuses collines qui accidentent la région.

Aspect général du pays. Situation. — Météorologie. — Au ^ord du Maningory, sur une largeur de 5 ou 4 kilomètres, s étend une plaine limitée à l'Est par les premières pentes de la montagne, qui est en grande partie inondée à la saison des pluies et au delà de laquelle se dressent des collines dont l'élévation s'accentue au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rivière. Au Sud, le Maningory est bordé parles hauteurs d'Andiomba. Entre ces mamelons et le village d Ambatomafana, s'étendent des terrains bas, traversés par des affluents du Maningory, dont les eaux se perdent dans les marécages, qui bornent les rizières.

Toute cette région, dont le sol est très argileux, est abritée des vents d'Est qui soufflent pendant presque toute Tannée. C'est, d'ailleurs, le vent le plus sain. La région est très éventée pendant les mois de janvier et de février, pendant lesquels il arrive même quelquefois de forts coups de vent accompagnés de pluie. Les nuages poussés par ces courants s'amassent sur le lac et ne tardent pas à se résoudre en averses. Les indigènes choisissent remplacement de leurs villages sur les pentes Ouest des collines, de façon à être abrités contre ces vents

La moyenne de la température ne subit pas de grandes variations dans une même saison, mais, pendant la journée, il se produit des changements fréquents auxquels il faut attacher la plus grande importance au point de vue sanitaire. Le matin, il y a généralement du brouillard et il est bon de se couvrir; vers neuf ou dix heures, le vent se lève, et le soleil est très chaud pendant la journée: vers le soir, la brise tombe jusqu'à neuf ou dix heures de la nuit. Pendant la saison des pluies, l'humidité est très grande, mais, grâce à l'élévation des villages au-dessus du niveau du lac, la température est très supportable.

Le climat n'est pas d'une salubrité parfaite, par suite de l'existence dans la contrée de nombreux marécages, mais il n'est pas non plus malsain. L'Européen, en prenant des précautions, peut s'y bien porter.

Lots de colonisation. — Les deux lots de colonisation ont été choisis

dans le bassin du Maningoiy, fleuve qui sort du lac Alaotra. Les colons auront ainsi à leur disposition un moyen de transport facile et peu coûteux entre leur propriété et Imerimandroso, d'une part, et entre cette même propriété et la forêt, d'autre part.

Le lot d'Andromba occupe une superficie de 150 liectares, il est à une heure du marché d'imcrimandroso et à environ 9 kilomètres d'Ambatondrazaka.

Le lot d'Ambatomafana, d'une contenance d'environ 110 hectares, est à 52 kilomètres d'Ambatondrazaka et h trois heures dlmerimandroso.

Les communications seront faciles pour les deux concessionnaires. Les l'outes sont praticables, toute l'année, et les transports par pirogue n'offrent pas de difficultés.

On peut, du reste, augmenter ces deux lots et les aménager pour l'élevage, car les prairies ne manquent pas dans la région ; les unes sont inondées pendant la saison des hautes eaux et donnent des pâturages pendant la saison sèche; les autres, à flanc de coteau, sont utilisées pendant la saison des pluies.

Au Nord de la rivière, de grands espaces sont disponibles ; ils comprennent une plaine, couverte par les eaux, une partie de l'année, et une série de collines, tapissées, en toute saison, d'une herbe abondante. Ils sont limités au Sud par le Maningory et, à l'Est, par la forêt ; au Nord, on peut s'avancer aussi loin qu'il semblera bon, et, à l'Ouest, ils vont jusqu'aux rizières des villages d'Andriba et d'Andromba.

Le lot d'Ambatomafana se trouve sur la limite du bassin pioprement dit du lac Alaotra, au point où le Maningory pénètre dans la région montagneuse. 11 a l'aspect d'un cirque fermé par les montagnes dont les plus élevées sont à l'Est; il est donc protégé contre le vent d'Est. La forêt est à proximité et (juelqucs boucpiets de bois sont même compi is dans le lot. Un colon français s'est établi antérieurement en cet endioit, où il s'est livré au commerce du caoutchouc; les conditions favorables de l'emplacement n'avaient pas été sans influence sur son choix.

Le lot d'Andi'omba est situé près du village de ce nom ; il comprend quelques cases et (pielqucs rizières.

Habitants. Main-d'œuvre. — Les indigènes sont très paresseux; ayant peu de besoins et pouvant les satisfaire avec la plus grande facilité, ils ne se sont guère occupés jusqu'ici que de la cultui e du riz, qui donne d'abondantes récoltes. Leur moyen de labourer est très simple : ils poussent les troupeaux de bœufs dans les champs inondés, et les animaux, excités par leurs conducteurs, déf(mcent le sol avec leurs pieds. Actuellement, quelques Hovas commencent à se servir de l'angady, et on peut espérer que les Sihanakas les imiteront.

Il sera difficile, étant donnée la nonchalance des indigènes, de trouver la main-d'œuvre nécessaire aux diverses exploitations. Le Sihanaka, livré à lui-même, préfère ne pas travailler et passer son tenqDs à faire d'interminables kabarys ou à contempler les eaux de son lac. Le colon devra compter sérieusement avec cette inertie.

COLUMSA ilU.N.

La façon la plus sage de procéder dans la région parait éln^ de l'aire d'abord de l'élevage et de ne considérei' la culture (pie ronniie un couiplément. En agissant ainsi, on peut rapidcmcnl se livrer ;im ( ((iiiMicrci; du bétail ([ui a des débouclK's assui és et pour le(piel les trais sont réduits au niiniunun. En outre, [)oui' Télevage, on Irouveia assez l'acilenient la maind'œuvre chez les indigènes, (pii ont, en elVet. I liabitude de conduire les troupeaux et qui aiment cette vie libie, irexigeant pas d'eux tro|) d'attention et leur permettant de se livrer à cette rêverie sans but (pi'ils atVectionnent ()articulièrement.

Cultures. — Les cultures qui existent déjà sont: le riz, le manioc, la patate, la ponnne de terre, le haricot, le café, la canne à sucre, la |)istache, etc.

Riz. — Le riz, seul, est l'objet d'une culture régulière. Le terrain est d'abord piétiné par les bœufs ; les indigènes jettent, ensuite, le riz à la volée sur la terre ainsi préparée et ils font, enfin, repasser les bœufs (jui enfouissent le i?rain.

Les semis se font suivant les espèces, en octobre, novembre, décembre et anvier. Il y a six espèces de riz :

Riz madinika (petit grain) ; Riz mangabc (gros grain, allongé, un peu rouge) ; Riz malady (hàtif et rouge) ;

Riz haroncjana (à enveloppe rouge, grain très blanc) ; Riz vato (riz de saison, à grain rond, blanc et gros) ; Riz lava (à grain long et blanc).

Le meilleur et le plus blanc est le riz lava. Celui qui donne le plus fort rendement est le riz maladij.

On emploie encore une autre méthode pour planter le riz, en faisant des semis et repiquant les pieds à 10 centimètres environ les uns des autres.

Cannes à sucre. — Les habitants cultivent dans le cercle cinq espèces de canne à sucre ainsi désignées :

1° Farij bozaka (d'importation européenne); c'est la meilleure; elle se plante en octobre, novembre et décembre; T Farij lomitra\ 5" Fary mainty ; 4° Fary fotsy; 5" Fary soitra.

Les quatre dernières espèces se plantent, comme la première, en octobre ou en novembre. Les boutures sont disposées à 50 centimètres les unes des autres, et la récolte se fait un an après. Cette culture n'est l'objet d'aucun soin; les habitants tirent de la canne le jus et en font du betsabetsa.

Tabac, — Une seule espèce est cultivée dans le cercle. Les graines sont semées à la volée; les jeunes plants sont repiqués dans un terrain légèrement remué à l'angady; les indigènes ont soin de les protéger avec des feuilles jusqu'à ce qu'ils aient pris racine et ils les arrosent assez souvent.

Le tabac est de bonne qualité et se récolte au bout de trois mois, en février: on fait une deuxième récolte, en avril.

Café. — Les Sihanakas ne cultivent qu'une seule espèce de café à petits grains. Les semis se font en août. Le terrain est préparé à l'avance et fumé; le grain lève trois mois après; au bout d'un an, les jeunes plants sont

transplantés à environ 2 mètres les uns des autres. Le café commence à rapporter au bout de trois ans. Les habitants enlèvent de temps en temps les mauvaises herbes; mais ils ignorent absolument la taille.

Animaux domestiques. — Comme animaux domestiques, le cercle ne possède que le bœuf et le porc.

Les bœufs étaient très nombreux, il y a un an et demi à peine; de tout temps, l'Antsihanaka a été considéré comme un pays d'élevage et a alimenté en grande partie le commerce d'exportation. Les troupeaux commencent à s'accroître de nouveau et, dans quelques années, ils seront reconstitués.

Les porcs étaient également nombreux ; il y en a fort peu aujourd'hui ; mais, la tranquillité venant, les habitants en posséderont bientôt autant qu'autrefois.

Basse-cour. — L'élevage de la volaille réussit admirablement dans le cercle d'Ambatondrazaka. Le grain ne manque pas en temps ordinaire, et les bords du lac offrent aux volatiles un endroit pro|)ice pour y chercher leur nourriture et se livrer à leurs ébats. Dans les villages, on trouve beaucoup de poulets, de canards et d'oies.

Pêche et chasse. — Le lac Alaotra est très poissonneux ; il possède une espèce particulière dite « poisson du lac ». On y pèche également des crevettes et des anguilles.

Le gibier à plumes est des plus abondants. Toutes les espèces de canards, sarcelles, bécasses, bécassines, etc., sont représentées dans les nombreux marais de la région. En s'éloignant des bords du lac, on trouve des perdrix et des pintades. Enfin, j)rès de la foret, les sangliers sont très nombreux.

Forêt. — La forêt s'étend, à TEst, sur une étendue considérable. Les bois de construction (lalona, etc.) y sont en abondance; une Mission anglaise, établie autrefois h hnerimandroso, les a utilisés.

La liane à caoutchouc était autrefois exploitée sur une grande échelle et le caoutchouc était l'objet d'un commerce très actif. Aucune réglementation n'existait jusqu'à ces derniers temps ; les indigènes ont fait cette exploitation sans se soucier de l'avenir, coupant, déracinant même les lianes pour avoir le latex. Il y a été mis bon ordre et, dans quelques années, les rejetons des lianes qui existent encore auront repoussé et pourront produire.

Le crin végétal se trouve en grande quantité dans la forêt.

Le cotonnier et le ricin poussent à Létat sauvage.

Industrie. — L'industrie y est aujourd'hui à peu près nulle.

Commerce. — Le commerce y est, au contraire, assez actif, malgré l'insuffisance des voies de communication. 11 porte principalement sur les bœufs, le poisson fumé, le riz, le tabac, la volaille, les liqueurs, les toiles, etc.... Le marché d'Imerimandroso, en particulier, est très bien approvisionné; il est fréquenté, non seulement par les gens de la région, mais encore par beaucoup d'étrangers. On y trouve, outre les objets cités plus haut, beaucoup d'articles de ])acotille qui viennent de la côte.

COLONISATION

Tableau faisant ressortir le prix des denrées à la côte et le prix de vente à Imerimandroso.

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