TERRITOIRE MILITAIRE
Secteur de Tsaratanana.
Le territoire ouvert à la colonisation dans le sous-gouvernement de Tsaratanana est situé sur la rive droite de la Mahajamba, au pied du massif du Tauipoketsa. Il est limité : au Nord, par la Menazomby et son affluent, le
COLONISATION
Tnlaniaro: à l'Est, parle Tainpokelsa ; au Sud, par la llctsioka; à TOuest, par la Mahajauiha. 11 est desservi par la roule de Tsai alaiiaiia ;'i Maiovoas , qui traverse la réiiiou dans toute son étendue.
Les villa<ies de Maropapango, l'edahoka, Anahidraiio, Tsaraiova, Malialsinjo, Iktanantanana, Tsai atanana et Aud)aiaratal)é, (jui |)ossèd(!nt une population de '2 000 habitants, se trouvent à proximité des lots de colonisation. D'autre part, les terrains aurifères du voisinage assurent un grand avenir à ce pavfe et récoulenient certain, sur place, des produits agricoles des concessions.
Le pavs présente une succession de mamelons et de vallées assez larges, au fond desquelles coulent de nombreux ruisseaux donnant une eau claire, abondante et excellente. Les terres de ces vallées sont toutes d'alluvion et possèdent un humus abondant, d'une grande richesse organique, qui est très fertile. La plupart des mamelons sont formés d'argile quartzeuse dans les parties basses et de silice quartzeuse au sommet.
Bien que la région de Tsaratanana fasse partie du Bouéni au point de vue géologique, l'état sanitaire ne saurait y être comparé à celui de Majunga, de Marovoay ou d'autres points de ce pays. La température y est moins élevée, car un vent d'Est sec, venant du Tampoketsa, souffle d'avril à novembre; à cette époque, il diminue d'intensité, tout en conservant la même direction; il existe ainsi constamment une brise plus ou moins forte qui entretient une certaine fraîcheur dans l'air. Les deux saisons, celle des pluies de décembre à mars, celle dite « sèche » d'avril à novembre inclus, sont bien marquées. Pendant la première, il pleut chaque jour; la seconde se passe sans orage ni pluie.
Jl est utile, surtout en janvier et février, de prendre les précautions généralement indispensables dans les pays chauds : sobriété d'aliments et de boissons, travail modéré, mais exercice continuel, propreté en tout, etc. L'hvgiène exige que les habitations soient vastes et largement aérées, même la nuit, afin d'opposer la sécheresse du vent de la montagne à Thumidité du sol; elles devront être construites de préférence sur des mamelons de movenne hauteiu", afin d'être en même temps à l'abri des émanations marécageuses et des grands vents.
Le territoire reconnu pour la colonisation comprend trois lots d'une contenance totale d'environ 800 hectares ; le terrain peut se prêter partout à l'élevage et aux cultures européennes et indigènes les plus variées.
Le premier lot, situé au Nord du sous-gouvernement de Tsaratanana, confine à la frontière du cercle d'Ambatondrazaka. Il a pour limite : au Nord, la rivière Menazomby et son affluent de droite le Talamaro; à l'Est, la chaîne du Tampoketsa; au Sud, le chemin de Maropapango à Antsevakely; à l'Ouest, le Menazomby et la chaîne de mamelons rocheux connue sous le nom d'Ambatomainty. Le lot, que traverse dans toute sa longueur le chemin de Tsaratanana à Marovoay, touche au territoire du village de Maropapango. 11 est à une demi-heure de Bedaboka et à une heure et demie d' Anahidrano, villages habités par une population laborieuse de Betsileos et d'Antaimoros ; la main-d'œuvre sera donc facile à obtenir pour mettre en valeur les ter-
lains remarquablement fertiles de ce lot et qui comprennent environ : 150 hectares d'excellents pâturages; 28 hectares de terrains de rizières; 10 hectares se prêtant à la culture du caféier; 50 hectares de terrains de cultures diverses. Il y a des bois à proximité. La rivière Menazombv, qui fertilise cette concession, ne tarit jamais et n'est sujette à aucune crue.
Le deuxième lot, qui est situé au centre du sous-gouvernement de Tsaratanana, se trouve dans le voisinage des trois villages de Tsararova, Mahatsinjo et Betanantanana. Il est limité : au Nord, par la rivière Marofototra et son affluent, l'Ambarilolia ; au Sud-Est, par le chemin de Tsaratanana, à Antsevakely ; à TOuest, par la route de Tsaratanana à Marovoay. 11 a une contenance d'environ 550 hectares, répartis de la façon suivante : 220 hectares de pâturages; 40 hectares de terrains propres à la plantation du caféier et de la vanille; 40 hectares de rizières, et 50 hectares susceptibles d'être plantés en céréales.
Non loin des limites de ce lot, sur la pente du Tampoketsa, on rencontre de nombreux bois, peu étendus, mais qui suffisent pour assurer aux colons les matériaux de construction et le combustible nécessaires, et, grâce au voisinage immédiat de trois villages bien peuplés, la main-d'œuvre est assurée.
Traversé par une rivière, le Marofototra, que ne tarissent pas les plus grandes chaleurs, arrosé par de nombreux ruisseaux, possédant un terrain d'une fertilité remarquable, situé à proximité des riches terrains aurifères de Betanantanana et de Mahatsinjo, ce lot constitue une concession d'une richesse et d'une facilité d'exploitation incomparables.
Le troisième lot, qui est situé à 2 kilomètres de Tsaratanana, est limité, au Nord, par la rivière Betsiko, affluent de la Mahajamba; à l'Est, par le Tampoketsa; au Sud et à l'Ouest, par la Betsioka, tributaire du Betsiko. Sa contenance est de 180 hectares, pouvant être répartis de la manière suivante : 110 hectares de pâturages, 20 hectares pour la culture du caféier et du vanillier, 20 hectares de terrains de rizières, 50 hectares susceptibles de recevoir des cultures diverses. Bien arrosé, il contient des pâturages de grande valeur; la terre en est extrêmement fertile; les mamelons euxmêmes possèdent une épaisse couche d'humus et produisent une riche végétation.
Quelques bosquets se trouvent sur la concession même, mais il est indispensable de les garder intacts pour assainir les bas-fonds marécageux dans lesquels ils poussent; les bois de construction et de chauffage devront être pris sur le plateau qui se trouve dans le voisinage des terrains reconnus.
Au Nord et au Sud de la concession, se trouvent les riches terrains aurifères d'Ambararatabé et d'Ambatomitsangana.
Les terrains choisis dans la région de Tsaratanana sont à l'abri des grands vents d'Est; ils sont nettement délimités par des signaux et il n'existe aucun droit immobilier sur ces lots.
Les cultures qui existent actuellement dans la région sont celles du riz, du manioc, de la patate et de la canne à sucre.
La variété de riz qu'on cultive dans le pays est le riz rouge qui ne donne qu'une récolte médiocre comme quantité et surtout comme qualité.
COLONISATION
Les indigènes sèment le riz à la volée, dans des terrains inaréea^^enx qui ont été, au préalable, j)iétinés par les Ixeuls. Il résulte d'expériences faites dans la rizière modèle du poste de Tsaratanana que l'époque la plus favorable pour les semailles est du 15 décembre au f' janvier et que la quantité de riz nécessaire pour ensemencer un ai e de terrain est d'environ 11 kilogrammes. Le riz, repiqué en plants espacés de 20 à 30 centimètres, donne une récolte de beaucoup supérieure à celui semé à la volée.
Le manioc se plante en boutures longues de 40 à 50 centimètres, qu'on espace de 60 à 80 centimètres. La saison que l'on doit choisir de préférence pour cette opération est celle de septembre à mars. Dans la plupart des régions de File, la racine du manioc n'est consommable qu'au bout d'un an ; la fertilité du pays de Tsaratanana permet d'en tirer un produit appréciable dès le septième mois et, le neuvième, la maturité est complète.
Les patates se plantent en boutures de 50 à 60 centimètres de long qu'on place hoi izontalement en terre et dont on ne laisse émerger que les feuilles et les plus jeunes pousses; trois mois après la plantation, la plante est mûre. La région en produit une grande quantité.
La canne à sucre atteint une hauteur de 2 mètres à 2 m. 50 et a une grosseur proportionnée à sa longueur. Elle sert aux indigènes à fabriquer leur liqueur nationale, la « betsabetsa ».
Les nombreux cours d'eau de la région ne tarissent jamais: le sol des vallées, qui sont humides et ombragées, se prête à la culture en grand du café. Le caféier demande beaucoup de soins; mais la population des villages qui avoisinent les lots de concession est suffisante pour assurer la maind'œuvre nécessaire à cette culture. L'écoulement des produits se fera facilement par Marovoay.
La culture du tabac est susceptible de donner des résultats rémunérateurs. Le prix, à Tsaratanana, est de 1 franc les 100 grammes de feuilles séchées, sans préparation préalable. Tous les indigènes de la région, hommes, femmes et enfants, font une grande consommation de tabac réduit en poudre (pour chiquer).
Un terrain choisi a été planté en pommes de terre dans la première semaine de janvier; elles sont très bien venues; l'aspect de la tige est identique à celui que présentent en France les plants de même âge.
La pistache de terre, ou arachide, est peu cultivée dans la région, bien que le sol et la température lui soient favorables. En introduisant cette culture dans le pays, il serait possible, par l'installation ultérieure d'une huilerie, d'en retirer de beaux bénéfices; les indigènes font, en effet, un usage journalier d'une mauvaise huile qui leur coûte très cher à Marovoay.
L'orge trouverait un terrain favorable dans les lots reconnus et elle serait d'une grande utilité pour la nourriture des bestiaux: la température semble convenir parfaitement à sa culture. Les différents mouvements du terrain, croupes et mamelons, ofirent une terre propice à la culture des céréales.
Un jardin potager, créé à proximité du poste de Tsaratanana en mai 1897, a donné de beaux légumes. Plantés de nouveau en août, les produits n'ont
pas été inférieurs aux précédents, mais, à cette époque de l'année, Tarrosage devient laborieux et indispensable.
Les indigènes se livrent à l'élevage des bœufs, mais ils n'ont aucune notion d'une industrie raisonnée, et ils se contentent de laisser paître leurs troupeaux sous la surveillance de quelques gardiens et d'en vendre les produits.
Au commencement de 1897, la région possédait de 10 000 à 12 000 bœufs. Les opérations qui ont précédé Toccupation, les derniers événements du Nord, la vente en masse des bœufs par les habitants ont réduit ce nombre à 2 500 environ; mais, comme les neuf dixièmes sont des vaches, on pourra reconstituer rapidement les troupeaux en employant des méthodes d'élevage bien entendues. La race de la région est grande, belle et facile à dresser; certains sujets ont la bosse à peine apparente. Les vaches ont relativement beaucoup de lait; elles donnent de 5 à 6 litres par jour, tout en allaitant leurs veaux.
Le prix d'un bœuf de boucherie est actuellement de 75 à 100 francs; celui d un bœuf ordinaire, de 40 à 60 francs; une vache accompagnée de son veau se vend de 60 à 80 francs; enfin, une vache seule vaut de 40 à 60 francs. Les peaux de bœuf ne sont pas utilisées par les indigènes. Il y a donc là un commerce à créer; les peaux valent de 25 à 50 francs les 100 kilogrammes à Marovoay, après avoir subi une préparation peu coûteuse qui consiste à les laisser sécher au soleil, après les avoir recouvertes d'une mince couche de sel.
Les pâturages de la région sont vastes et de bonne qualité. Tandis qu'en été les animaux de certaines parties de Lile sont réduits à pâturer une herbe brûlée par le soleil et souffrent, les troupeaux du secteur de Tsaratanana trouvent, au pied du Tampoketsa, des pâturages étendus et toujours maintenus verts par les innombrables sources qui jaillissent de ce massif.
L'élevage des moutons et des porcs est inconnu dans la région, mais il pourrait y être introduit avec des chances certaines de réussite. Ces animaux s'acclimateraient aisément dans la contrée et y trouveraient une nourriture saine et abondante. L'élevage des porcs serait surtout facile, en raison des récoltes abondantes que fournit le pays en manioc et en patates.
Yoici les prix des diverses denrées et objets importés dans la région :
Lamba confectionné Fr. 5 »
Toile blanche (Cabot), le mètre. . . )) 80 Étoffes dites indiennes (de couleurs
variées), le mètre )) 60
Savon blanc, la barre 2 »
Pétrole, le litre 2 50
Huile de noix de coco, le litre. . . 2 50
Rhum, le litre 4 »
Assiette émaillée 2 »
Gobelet, tasses émaillés 2 50
Savon malgache (petit morceau)
Cuiller en fer Fr. » 50
Sel, les 15 kilogrammes 7 50
Tabac indigène, les 100 grammes. . 1 »
Allumettes, le paquet 1 »
Riz, le kilogramme 2 »
Poulet gros 2 50
[*oulet moyen 1 à 1 50
Bœuf, le kilogramme )) 60
Oie 4 »
Canard ordinaire 2 »
Fr. » 20
COLONISATION
Secteur de Vohilena.
Les terrains qui peuvent être ouverts à la colonisation dans le secteui- de Vohilena sont situés dans les vallées de TAnalanianantsiva et de la Mananta.
Les lots qui ont été déternn'nés dans la ré^iion de TAnalaïuanantsiva sont au nombre de d une suj)ei(ieie totale de (SOO hectares; ils s(; trouvent à proximité d'agglomérations assez importantes, dont les j)i incipales sont : le poste de Lohavondro, Marovato, Mahatsinjo, Mandrarahody, Antsimasihé et Amboarakely. Plusieurs sentiers desservent ces concessions, les mettant en communication avec Analaroa où se tient le maiclié le plus important de la contrée.
Cette région présente Taspect d'une vaste cuvette sise entre deux massifs montagneux: le fond en est occupé par deux grands lacs, les lacs Makarakara et Andranofotsy, tous deux entourés de marais, entre lesquels et l'Analamanantsiva au Sud et le Betselaka au Nord, se trouvent des poi tions de plaines fertiles et riches en humus.
Le climat est assez sain; la température est élevée par suite de la faible altitude de la région; le régime des pluies est régulier pendant la mauvaise saison. Le meilleur moment pour voyager, comme dans tout le reste de Madagascar, est d'avril à octol)re.
Le prix de transport de Tananarive à ces lots est de 10 à 12 francs par bourjane. Le concessionnaire trouvera facilement sur place des maisons en pisé assez confortables.
Aucune culture n'existe actuellement dans la région ; on y trouvait, avant l'insurrection, de belles plantations de cotonniers qui ont été abandonnées depuis. Tout fait supposer que le coton, le café, le maïs, la canne à sucre et, d'une manière générale, toutes les plantes indigènes réussiraient bien dans le pays. Le terrain réservé aux lots de colonisation peut être appelé à un grand avenir pour l'élevage, car il existe, sur les concessions, de magnifiques pâturages.
Dans le bassin de la Mananta, il n'a été fixé jusqu'à ce jour qu'un seul lot de colonisation, qui est situé à deux heures au sud-est de Vohilena et qui comprend les vallées supérieures de TAmbatovikinina et de l'Antsahamaloto. Sa superficie est de 560 hectares. Les principales agglomérations ou marchés avoisinants sont : Vohilena, Ambohitsitiakady et Analaroa. Le lot occupe le centre d'un groupe de villages assez importants : Ampamaho, Ambodimanga, Ambohitompoina. Ambatotsirongatra, Ambohikiambana et Ambohibary. Deux routes, venant de Vohilena et se dirigeant sur Ambohikiambana et Ambohitompoina, donnent accès dans le périmètre reconnu.
Cette région est caractérisée par des croupes allongées et de faible élévation, que séparent de petites vallées marécageuses dont le fond est très riche; les hauteurs ont également un sol fertile, à terre noirâtre et légère. Cette partie de terrain est salubreet on y trouve de l'eau h proximité. Il n'y existe actuellement aucune culture. Le sol paraît se prêter aux plantations de café dans les cuvettes de l'Antsahamaloto et de l'Ambatovikinina; les fonds
de ces vallées, qui sont plats sur une grande étendue, sont, en effet, fertiles et bien abrités des vents.
Les croupes voisines, qui ne sont pas cultivées par les indigènes, peuvent fournir d'excellents pâturages.
Secteur d'Ambohimanjaka.
La population de la ville d'Ambohimanjaka est de 2025 habitants. Elle est à 150 kilomètres environ au nord-ouest de Tananarive. Le pays est mamelonné et traversé par deux cours d'eau, la Lakazana et l'Akaronga (non navigables), et par plusieurs ruisseaux. Le sol y est riche en humus.
On y trouve du granit et des affleurements de minerai de fer sur le versant de l'Analamanantsiva.
Le périmètre de colonisation est de 516 hectares (dans le Nord-Est du secteur), formant 5 concessions d'une superficie de 104, 150 et 262 hectares, qui sont situés à 1 kilomètre d'Ambohimanjaka et à 150 kilomètres de Tananarive (par Vohilena).
Le prix des transports est de 1 franc à 1 fr. 50 par porteur et par jour . (pour le personnel, comme pour le matériel).
On y accède par la route d'Ambohimanjaka à Ankarefo, par celle d'Ambohimanjaka à Ankazomena et par le chemin d'Analamanantsiva à Ankarefo.
On y cultive actuellement le maïs, le riz, les pommes de terre, les haricots, le tabac, le caféier (qui pousse à l'état sauvage), et on y peut essayer la culture du mûrier, du blé et des plantes maraîchères.
On y élève des bœufs, qui sont très beaux, des porcs et des moutons.
Un ouvrier se paye de 0 fr. 50 à 0 fr. 80 par jour.
Un maison d'habitation, en pisé et planches, coûte de 150 à 200 francs.
Il y a de l'eau potable à proximité et du bois sur les lots mêmes et à une heure de marche (sur les monts Analamanantsiva).
Il existe sur la rivière Lakazana plusieurs chutes qui peuvent donner la force motrice pour un établissement industriel.
Secteur de Manankasina.
La population du secteur est de 31 874 habitants; celle de la ville de Manankasina est de 780.
Situé à 40 kilomètres au nord-ouest de Tananarive, ce pays est quelque peu accidenté et traversé par une rivière importante, l'Ikopa. La terre est compacte et argileuse en certains endroits. Il y a des tourbières et une forêt, celle d'Ambohitantely. Il existe de beaux pâturages dans la vallée supérieure de l'Andranobé et à Ambato (Yonizongo).
Le périmètre de colonisation est de 890 hectares, formant 8 concessions dont la superficie varie entre 40 et 150 hectares, cà 4 kilomètres de Manankasina et à 45 ou 50 de Tananarive. La distance aux principaux villages est la suivante :
Ambatofisaka Ambato
à 4 kilomètres. Ambohibao à 7 kilomètres.
G — Alatsinainy, grand marche. 8 —
COLONISATION
Le prix (les transports est do 0 fi'. 80 à 1 franc par jour par poi lciir (pour le matériel coinnie pour le personnel).
On accède aux concessions : par l'Ikopa ; par la route de Tananarive, Ainholiinianga, Ambatoharanana ; pai* celle de Manankasina au j)ont de l'Anjonioka: par la route carrossable de Tananarive à Majunga par Ankazobé; parle chemin muletier d'Ankazobé à Manankasina.
On y fait toutes les mêmes cultures qu'en [merina; les caféiers y poussent à l'état sauvage. On y peut essayer la culture du caféier, du tabac et des plantes maraîchères.
On y élève des bœufs et des porcs; les moutons et les chèvres y sont en très petit nombre.
La main-d'œuvre est facile à recruter; on paye 0 fr. 50 par jour les travailleurs ordinaires et de 0 fr. 60 à 1 franc par jour les ouvriers d'art.
Une maison d'habitation en briques coûte de 250 à 500 francs.
L'eau est abondante partout et de bonne qualité. On peut se procurer du bois dans la foret d'Ambohitantely ou sur le marché de la capitale.
Cercle annexe d'Anosibé.
La population du cercle est de 9 705 habitants; celle du secteur, de 4140 habitants.
Situé à 100 kilomètres environ au sud-est de Tananarive, le pays se compose d'une masse ininterrompue de montagnes; il y a très peu de terrains plats en dehors des vallées, qui sont généralement marécageuses. Les versants des mamelons sont couveits de forêts ou de taillis, forêts peu épaisses, couvrant surtout la partie nord-ouest du cercle. Le sol est argileux. 11 y a de beaux pâturages.
Le périmètre de colonisation est de 550 hectares, formant 5 lots d'une superficie de 50 à 100 hectares, à 5 kilomètres en moyenne du bureau de colonisation et à 100 kilomètres environ de Tananarive.
La distance aux deux principales villes voisines est la suivante :
Bpp.irasy 40 kilomètres environ. Moramanga, de 50 à 60 kilomètres environ.
Le prix des transports du bureau de colonisation aux concessions est de 0 fr. 25 par porteur.
On accède aux concessions par la l'oute de Yatomandry (côte Est) à Anosibé, et par celle de Tananarive, Moramanga, Ankeramadinika, Anosibé. Il y a de nombreuses pistes muletières.
Le café, la canne à sucre et le coton y étaient autrefois cultivés par les indigènes; on pourrait y essayer aussi la culture des céréales.
Le bétail y est rare. On pourra y faire venir des bœufs de Yatomandry, port de la côte Est, où il existe de beaux troupeaux.
La main-d'œuvre est difficile à recruter en raison de la paresse des indigènes (prix à débattre).
Une maison d'habitation, en bois et pisé, vaut de 50 à 150 francs.
Il y a de Teau et du bois à proximité.