DE MADAGASCAR
l""" territoire militaire.
Prix du l iz : La (( vala » vaut b francs à Tsiafaliy : 7 f i . ôO à Anjozoï obé ; 10 fr. '2') à Moramanga.
Secteur de Betatao. — Des essais de lahour ont été faits par M. le Capitaine Douhet avec une charrue de MM. Bouts. D'un modèle coûteux et dif'licilement réparahle, cette charrue sera-t-elle adoptée par les indigènes?
Cercle de Tsiafahy. — Il y a des marchés à Andramasina, Imerinarivo, Tsinjoarivo.
Mercuriale de Tsiafahy.
Bœufs. . . . . .
. Fr. IM) à
Fr
Cochons
Moutons
Poulets, l'un . . . .
Riz, la mesure . .
Canards. — . . . .
Paddv
Savon, Igros pain de 15
kil.
Sucre, le morceau . .
Pommes de terre .
Sel, le kilogramme . .
Commerce général : Baisse assez importante sur le riz et le paddy (16 fr. 20 la « vata » sur le marché de Manjakandriana). Les ohjets en fer sont toujours d'un prix élevé. De nombreux marchands de hœufs traversent le cercle d Anjozorohé pour aller faire des achats dans l Antsihanaka.
Concessionnaires : M. Texier, représentant de M. Cotte, à Manakana, cercle de Moramanga ; M. Pillaz, à Tsiafahy; MmeRuntz Castillon, à Analatsara.
Commerçants : MM. Souhaité et Sauton, à la Mananara ; Gassin et Carnavali, à Anjozorobé.
Principales importations : Sel, quincaillerie, papier, étoffes.
Maisons à créer : Une succursale d'une maison de Tananarive, tenue à Andramasina par un indigène, aurait beaucoup de chances de réussite.
Européens on créoles établis dans le cercle :
Cotte, Français, entrepreneur à Ambohimalaza.
Jean-Pierre Joseph, employé à Andrangoloaka.
Badine, créole, débitant à Maharidaza.
Flawitz, Autrichien, débitant de boissons à Ambohimalaza.
Florens, — débitant de boissons à Alarobia.
Thorne, Anglais, pasteur à Soavina.
Delord, Fiançais, pasteur à Âmbatomanga.
Bouts, — entrepreneur à Marorangotra.
Pillaz, Français entrepreneur à Ambohibazaha. Salomon, — employé à Ambohibazaha.
Lauriol, — pasteur à Tsiafahy.
' Surgaud, — colon à Manjakandriana. Sescant, — colon à Iliaranandriana. Georges Magot, Français, débitant à Ankeramadinika. Louis Uivallan, Mauricien, débitant à Ankeramadinika. Geraudel, Français, entrepreneur à Andrangoloaka . R. P. Peyrilles, Français, missionnaire jésuite à Antanamalaza. Edmonds, Anglais, pasteur à Tsialahy.
Sujets asiatiques :
Sam Weng et Ali Zin, débitants chinois, à Ankeramadinika. — Djouma Ouaddi Assani, Mohammed-ben-Assain, Mohammed-ben-Afïany, >irhembi-ben-AbdalIah, Anassi, Zanzibarites, tous établis à xVnkeramadinika.
Voles de communication : D'Ambodifiakai'ana à Tsiiijoainvo, parBelaniti'a, dix heures de filaiijnnaavec relais de boiirjanes à Belanitra; le trajet est long, il dépasse 60 kilomètres. — D" Andrangoloaka à Mantasoa.
Bois : Le \w'\x sur place des 1 000 kilogrammes de bois, coupé et débité, est de 2 fr. 50 à 3 francs. L'industrie du fer se développe dans le secteur Sud de la Yarahina.
Moramanga. — Commerce : Produits alimentaires, toiles, verroterie, bimbeloterie. Le sel et la toile proviennent de Vatomapdry.
Pi'ix :
A la cote : A Moramanga :
Sel, 6 francs les 50 kilogrammes. 25 francs les 50 kilogrammes.
Toiles, 17 francs les -40 yards. 20 francs les 40 yards.
Les chapeaux, vêtements, souliers, parapluies et ustensiles de cuisine commencent à s'écouler. Les Hovas, plus actifs et plus intelligents que les Bezanozanos, ont le monopole des achats de matières provenant du pays; ils payent, pris sur place :
Peaux de bœufs, 15 francs les 50 kilogr. ; Caoutchouc, 125 francs les 50 kilogrammes. Cire, 2 francs le kilogramme; Huit nattes, 2 francs.
Miel, 1 franc le litre (ce dernier })roduit est Rabanes, 2 francs la paire.
très abondant). (Les rabanes existent en assez grande quan-
Gafé, 100 francs les 50 kilogrammes. tité.)
Marchés : à Moramanga et à Sabotsy.
Toiles et divers :
Toiles d'Amérique : Toiles d'Angleterre :
Les 25pièces, à Vatomandry . Fr. 550 » Les 25 pièces, à Vatomandry. Fr. 250 »
— à Moramanga . . . 500 » — à Moramanga . . . 575 » Ine sobika de pommes de terre 8 50 Bois de chauffage, une charge . . )) 50
— de patates .... 3 GO Une oie 5 »
— de manioc .... 5 » Un dindon 5 »
Un poulet I ))
SITUATION COMMERCIALE
Européens ou créoles établis dans le cercle de Moramanga :
Piorre Oltavi, dél)i(ant à Mornmangn. A. Rauristliènc.emp.decom.àAnalamazaolra.
l'zureau, — — Phili|t|M' Barranit, — à Moi ainan;[^a.
Léon Prospor, — — Aurôlien Gady, — —
Joseph Rigan y, — à Analamazaotra. lloareau, — à Andakana.
Auguste Loucliet, employé de conuiiprce à Texier, représentant de la maison Cotte, à Sabotsy. Manakana.
Sujets asiatiques :
Ali Yame, négociant à Moramanga, Cham Sing, employé à Moramanga.
Sam Yeng, — — Cham Sang, dit Joseph, employé à Moramanga.
Voies de communication anciennes : La route de Didy-Fito-Tamatave constituait autrefois une voie commerciale, peu fréquentée du reste, et seulement pendant quatre mois de Tannée; mais cette route n"a jamais été bonne, et les gens de Didy mettent vingt jours pour 1 "aller et le retour. De Tamatave à Ambatondrazaka, par Ivondrozana; à Imerina, par Antanamenakely, et même à Moramanga. Les relations entre Moramanga et les Betsimisarakas d'Anosibé sont à peu près nulles.
Voies de communication actuelles : Route de Tananarive à Tamatave ; route Malianoro-Beparasy-Mantasoa ; route Moramanga-Ambatondrazaka.
Route carrossable : D'Analamazaotra à Andakana, les voitures circulent avec toute facilité en toute saison.
Routes muletières : De xMoramanga à Soamanandrarina-Yatomandry (difficile) ; de Moramanga à Ambohidray (laisse à désirer) ; de Mandialaza à Analabé (route carrossable pendant cinq kilomètres, puis cbemin praticable aux piétons, aux mulets et aux filanjanas); de Mandialaza à Ankankava (che' min praticable seulement aux piétons pendant la saison des pluies).
Rac : Un bac, établi à Andakana, permet de transporter les voitures et mulets d'une rive à l'autre du Mangoro.
Etat du commerce et de la colonisation : Commerce latent. La colonisation se développe un peu. Les prairies naturelles couvrent d'immenses espaces, et le terrain, naturellement irrigué par le Mangoro, se prête à la création de prairies artificielles. Comme appoint, des caféries.
Commerce actuel : Cire et caoutcbouc, de fin novembre à janvier ou février. — Bœufs.
Marchés : à Moramanga, à Beparasy, à Sabotsy et à Andaingo.
Exportations : Elles ont été à peu près nulles en JS97.
Transports : On se sert indifféremment du fitanjana ou du mulet sur la route de Tananarive à Tamatave. Les mulets peuvent encore circuler sur quelques autres routes, telles que celles d'Antakely-Amanakana. de Mandialaza-Ambohilona et de Mandanivatsy-Andranofotsy.
Cercle d'Anjozorobé. — Marchés, cultures : Talata est le marché le plus important du cercle. Les cultures habituelles d'Imerina, en y ajoutant celle du haricot qui est très développée dans le cercle, donnent d'excellents résultat'^ : la plus importante est celle du riz.
État du commerce et de la colonisation : Il se transforme sous l'impulsion du commandant de cercle et grâce aussi aux Européens, colons ou industriels, qui y sont établis.
Importations : Elles comprennent principalement les tissus, lambas, objets de pacotille, miroirs, parfumerie grossière, bimbeloterie, mercerie, quincaillerie, allumettes, sel, sucre, etc. Un colon européen ferait, au point de vue spécial de ce commerce, une concurrence très avantageuse aux indigènes. C'est peut-être le commerce qui sera, au début, le plus florissant e le plus prospère.
Exportations : Bœufs, cochons, volailles, nattes, tabac, etc. — La facilité des communications avec la c(Me est assurée.
Commerce local : Le commerce local est tout entier concentré sur les marchés.
Grands marchés : Ils sont désignés par le jour de la semaine où ils se tiennent : Alatsinainy, Alakamisy, Sabotsy et Talata.
Petits marchés : Ils sont installés tous les jours aux portes mêmes des villages.
Fabrication et produits locaux : Poterie, objets de ferblanterie, marmites, assiettes en terre, angadys ou bêches, haches, ferrures grossières, clous, sucre malgache, cuillères en corne et en bois, damiers, sobikas, nattes, ustensiles de pêche, la toile « longony », les rabanes « jiafotsy », enfin des meubles en petite quantité.
Fabrication des bougies : Cette industrie donnerait une certaine source de bénéfices au colon qui utiliserait les suifs avec nos procédés perfectionnés et qui trouverait facik^uent l'écoulement de ses produits à un prix rémunérateur.
Un fabricant européen sérieux trouverait aussi à écouler assez rapidement les savons qu'il aurait fabriqués.
Travail du fer : 11 est permis de penser que le colon forgeron trouverait dans son travail une source de bénéfices suffisants.
Transactions : Les transactions peuvent être faites aujourd'hui par voiture (route de Tananarive).
Les relations commerciales des habitants de la province avec ceux des régions voisines sont encore peu actives, mais l'on sent une tendance à la reprise des transactions avec les grands marchés des provinces voisines (avec Ambatondrazaka, par exemple).
Transports : Pour le moment, ils se font encore à dos d'homme; mais prochainement on pourra utiliser des voitures. La route de Tananarive à Anjozorobéest carrossable sur une partie de son parcours.
Routes : La grande route du Nord est convenable jusqu'à Anjozorobé et le sera bientôt jusqu'à la sortie du cercle; elle se reliera avec le tronçon établi dans la province des Sihanakas. La future route carrossable de Tananarive à Moramanga traversera la partie Sud-Est du cercle, dans la haute vallée de laMananara. La ligne ferrée passera aussi dans cette même région, non loin des terrains ouverts à la colonisation, au milieu d un pays fertile où la terre attirera les éleveurs et la forêt les industriels.
SITUATION COMMERCI ALK.
En dehors do ces grandes routes, (raulics clieiniiis d iiilrrèl local sont ouverts au fur et à inesme des besoins de la colonisation.
Le commerçant européen ne devra pas chercher à fonder la |)rospérilé de ses atï'aires sur un coiniiierce uni(jue. II devra l'aiit; le couiph'inent de son installation dans un périmètre de colonisation et utiliseia toutes les branches du commerce sans rejeter aucun bénélice. Il trouvera toujours près de son périmètre une bourgade où il pourra- s'installer, et aussi un magasin. Mais il faut ([u il apporte dans le pays les produits qui plaiseni à la population et (pie ces produits soient bon marché. L installation du pclit magasin n'empêchera pas le marchand euroj)éen d'aller s'installer sur les grands marchés, comme cela se fait en France. C'est sur les marchés qu'est concentrée la vie commerciale d'un pays. Les communications seront incessamment faciles partout. Une grande maison installée à la capitale pourrait avoir des magasins secondaires ou répandre ses produits sui- les marchés les plus importants.
2 territoire militaire.
Cercle d'Ankavandra. — Commerce : Le commerce consiste en cotonnades apportées de l'imerina par les marchands hovas: en bimbeloterie (articles anglais); en viande de boucherie ; en bœufs sur pied; en eau-de-vie malgache. Le marché le plus important est celui des étoffes, qui sont la véritable monnaie des pays sakalaves. Le riz et les autres denrées d'alimentation n'existent plus qu'en quantités infimes (fin 1897 ), mais feront probablement l'objet d'un certain trafic après la récolte. En somme, le commerce est très peu important.
Marchés, prix : Les marchés fonctionnent régulièrement, mais ne sont encore fréquentés que par un très petit nombre de marchands.
Indienne, le mètre . . Fr. » 75 à 1 » Assiettes en fer émaillé T) n
Cotonnades (anglaises, américaines) Viande de bœuf, le kilogr .... 1 »
le mètre 1 » à 1 70 Maïs, la sohika 7 »
Lambas, la pièce. ... 40 » à 60 » Riz ancien, la i( vata . . ■ . . . 15 o
Le maïs et le riz sont en très petites quantités.
Ankavandra. — Commerce : La vente des bœufs aux marchands de l'imerina a atteint pendant le mois de janvier 1898 le chiffre élevé de 1 58(1 tètes. Le prix d'un bœuf de taille moyenne varie de 20 à 25 francs.
Le commerce des bœufs avec les Sakalaves, dans le 2^ territoire, a pris un caractère intensif, et il est peut-être nécessaire d'enrayer ce mouvement, qui pouiTait avoir pour conséquence la disparition des troupeaux à bref délai. Ce commerce n'amène, du reste, en aucune façon, l'expansion des gens de l'imerina vers le pays sakalave ; il est fait principalement par des marchands grecs et des gens du Mandridrano, qui rentrent chez eux après avoir effectué leurs achats. Le prix du bétail dans le cercle de Betafo se maintient toujours très élevé, tandis que celui du riz diminue.
Des marchés ont été récemment créés dans le cercle d'Ankavandra : ils se développeront avec peine, en raison de la faible densité de la population
Marchés: 'A Miadanarivo (le mercredi); à\Manakambahiny (le lundi)!: àAmbodifarihy (le vendredi). Sur ces différents marchés les prix sont excessifs. Produits locaux, prix :
É|)is de maïs la sobika 5 » Canne à sucre la tige » 50
Viande le kilogr. i » Étoffes .... le mètre, » 75 à 1 50
Tabac la feuille » 04 Angady la pièce 5 »
Sel le kilogramme, de 6 à 7 francs.
Commerce local : Le commerce local consiste en peaux de bœuf, soies de porc, bestiaux, volailles, tabac, légumes et diverses céréales. Riz : Il y a une baisse très marquée.
Café : La production annuelle du café est de 100 kilogrammes.
Principales cultures, importations : Riz, manioc et patates; mercerie, bimbeloterie, couteaux et menus objets.
Dans les cercles annexes du Betsiriry et dWnkavandra, il est difficile d'amener les indigènes à cultiver au delà des besoins de leur consommation personnelle.
Articles les plus demandés : Vêtements de confection, bibelots de bazar, articles de Paris, toiles à lambas et indiennes. (La marque Cabot est fort recherchée.)
Toiles françaises : Les toiles françaises commencent à faire leur apparition, mais les indigènes hésitent à les acheter en raison de leur prix.
Cercle de Miarinarivo. — Produits locaux : Riz, manioc, patates légumes, bananes, canne à sucre, poissons de rivières, sel et toiles. Européens établis dans ce cercle :
M. Chauvet, ingénieur de la Compagtiie colo- M. Sinis et sa famille [(Anglais), missionnaire niale française, établi à Anibatofolsv , quaker à Soavinandriana. d'Ambatoasana (Mandridrano). Mlle Clarke, à Soavinandriana (Mandridrano).
État du commerce- local : Une augmentation notable s'est produite dans les perceptions mensuelles des marchés en 1898 sur celle de 1897, ce qui est dû à la réforme des droits de place et à l'usage des tickets.
Marchés : Miarinarivo, Ambohitrandrano, Soavinandriana, Mandridrano, Valalafotsy, Tsiroanomandidy.
Les marchés sont très fréquentés; le lundi, 28 mars 1898, plus de 4 000 indigènes étaient au marché de Soavinandriana. Des marchands de Retafo, de Tsiafahy, d'Antsirabé, de Tananarive même, étaient venus pour y écouler leurs marchandises. Les transactions sur les étoffes sont toujours importantes. Une certaine quantité de légumes qui y avait été apportée a été enlevée presque immédiatement.
11 y a une baisse considérable sur le riz. Dans le secteur du Mandridrano, la mesure de 15 kilogrammes valait, il y a quinze jours, 10 fr. 50: son cours est aujourd'hui de G fr, 60, et il est à présumer que la baisse s'accentuera encore dès que la récolte sera terminée.
Les bœufs diminuent de nombre sur les marchés, mais les prix restent les mêmes.
SITUATION COMMEHCIALK.
Produits locaux^ prix :
Bœuf la pièce 125 )) Dindon la pièce "> »
Vache — 90 » Canaid 1 50
Porc — 42 )) Oie — 5 51)
Truie — 50 » Nattes — » 25
Poulet — 1 50 Angady — 5 o
Œufs la douzaine » GO Poissons les dix » GU
Miel le litre 1 20
Mercuriale du marché de Miarinarivo (1" avril 1898) :
I n bœuf gras 150 » I n cochon moyen 55 »
L n bœuf moyen 90 » Viande de porc le kilogr. 1 »
Une vache et son veau 95 » Toile blanche le mètre » GO
Bœuf le kilogr. » 80 Cotonnade — » 55
Riz blanc la « vata )) 7 50 hidienne — » 60
Paddy — 5 » Manioc une sobika 1 »
Sel .\ le kilogr. 2 » Patates — 1 »
Sucre — 1 20 Un poulet 1 » à 1 25
Une natte. )) 20 Une angady (grande) 6 25
Une sobika » 20 Poissons la douzaine )) 40
Un cochon gras GO » Tabac 40 à 50 feuilles » 80
Commerce d'importation : La Compagnie lyonnaise a envoyé à Soavinandriana un de ses représentants indigènes et y a importé des étoffes françaises et de la bimbeloterie qui, par leurs prix relativement peu élevés, arriveront à faire une sérieuse concurrence aux produits similaires étrangers. Un Indien s'est établi dans le même poste ; il vend des marchandises de provenance anglaise et semble faire d'excellentes affaires. A Tsiroanomandidy, il est passé plusieurs marchands d'étoffes. Les chapeaux de paille fi^ançais sont particulièrement recherchés des habitants de ce secteur. Le commerce des bœufs y est toujours important.
Produits importés^ prix :
Toile (Cabot), les 40 yards .... 22 50 Cahier de papier blanc » 50
Chapeaux dits (( panamas », l'un . 15 » Sel, les 25 kilogr 25 20
Assiettes émaillées, l'une 1 » Vêtements confectionnés, l'un . . . 20 »
Centres de population : Les centres de population sont éloignés les uns des autres.
Prix du transport : 0 fr. 50 par bourjane et par jour. Les bourjanes, peu babitués au métier de porteurs, ne peuvent guère recevoir une charge supérieure à "20 kilogi^ammes.
Cercle annexe du Betsiriry. — Élevage et agriculture : La région de Manandaza est actuellement un marché de bœufs très fréquenté : plus de 550 ont été achetés, du l^"" février au i^"" avril, par des marchands venus dlmeiûna, en échange de cotonnades. Le prix d'un bœuf moyen est actuellement de 40 à 45 francs.
Commerce : Le commerce a porté exclusivement sur les bœufs et les cotonnades. Environ 500 marchands dlmerina sont venus pendant le mois
dans la région de Manandaza, apportant 90 charges de cotonnades et des espèces pour acheter des hœufs en échange. Ces marchands n'achètent pas de vaches.
Marchés : Il vient d'être créé un marché du lundi à Miandrivazo.
Cercle de Betafo. — Commerce local : Tout le mouvement commercial du cercle est pour ainsi dire concentré à Antsirabé, où il y a des représentants de plusieurs maisons de commerce européennes. La Compagnie lyonnaise a un représentant à Betafo et un autre à Inanatonana.
Etat de la colonisation : Les indigènes élèvent des hœufs, des porcs, cpielques moutons et peu de chèvres.
Prix du bétail : Les prix du hétail sont toujours élevés : un heau bœuf se paye 200 francs et un gros veau, 100 francs; ces prix, qui sont excessifs pour un pays où Télevage est facile, témoignent d'une grande consommation. Des demandes d'achats de peaux de hœufs et de moutons sont faites par les Européens qui seraient désireux de voir les indigènes dépouiller les animaux.
Peaux : Les Européens payent :
Une bonne peau de l)œuf, prise à An- Une peau de mouton » 60
tsirabc 5 » Une peau de chèvre » 60
Marchés du secteur de Betafo.
Mercuriale du V au 15 mars 1898 :
Une mesure de paddy, les 24 kilogr.
— riz, les 52 kilogr.
Pommes de terre . . .
la sobika
— maïs, les 55 kilogr.
Une vache et son veau ,
Mercuriale du 5 avril 1898 :
Cabot les 40 vards
Une mesure de maïs, 55
kilogr . .
Pommes de terre ...
. la sobika
Indiennes les 24 —
Une mesure de haricots.
55 kilogr.
Lamba mortuaire
Poulet
la pièce
— en chanvre . . '
Sel les 50 kilogr.
Bêche ou nagady. . .
Natte (grande) ....
Savon (1 gros pain de 1.^
» kilogr.) .
Chapeau, paille de riz
Un manche de bêche
Un cochon (gros)
. . les 25
Une truie (quatre petits)
Une bousie
Une mesure de paddy, 24 kilogr. .
Une boîte de miel . .
riz, 52 — . .
Une sobika
Une nasse à
poissons.
Commerce étranger : Le commerce est déjà important dans ce cercle et les commerçants y sont suffisamment nombreux pour l'instant.
SITUATION CU.MMKHCIALK.
Importations
Colonnades anglaises et américaines, la pièce de 56 mètres :
à Mananjary . . . 18, 16 et à Antsirabé. . . . 21, 19 et
Toile blancbe, suivant qualité :
à Maiianjarv 9 à
à Antsirabé 12 50 à
Indiennes françaises et anglaises, le mètre :
à Mananjary » 55 et » 75
à Antsirabé" » 00 et » 80
Sel français de Mai^seille, les 50 kilogr. :
à Mananjary 20 »
à Antsirabé 40 ))
Vin français, les 18 litres
Sucre de l'île Maurice, les 50 kilogr. :
à Mananjarv 40 »>
à Antsirabé 60 n
Assiettes émaillées d'Allemagne, la pièce :
à Mananjary d 80
à Antsirabé I 20
Gol>elets d'Allemagne, la pièce :
à Mananjary » 50
à Antsirabé 1 d
Farine française, les 50 kilogrammes :
à Mananjary 40 »
à Antsirabé 60 w
à Mananjary 18 à 20 »
à Antsirabé 37 50
Exportations
Peaux de bœuf : à Antsirabé — à Mananjary
Voies et moyens cV accès : Les routes sont excellentes ; quelques légères modifications de tracé les rendraient charretières.
Principales villes : Betafo, Ambositra, Antsirabé.
Liste des commerçants à Antsirabé (ville de ô 250 habitants) :
Pagnoud (Charles), à Antsirabé. Succursale de la maison française de Tananarive ; commerce de l'or.
Georger (Louis-Antoine), à Antsirabé, Français: commerçant en gros; succursale de la maison Ch. Pagnoud et Cie, de Tananarive.
Durand, à Antsirabé, Mam'icien; commerçant en gros; succursale de la maison Soost et Brandon, à Mananjary.
Ebbel Bendin. à Antsirabé, Norvégien; médecin.
Cussa, à Antsirabé, Syrien; commerçant:
épicerie, marchand de comestibles.
Rainitsimba, à Antsirabé, Malgache ; boucher.
Hazaka, à Antsirabé, Malgache ; marchand de toiles.
Randrianjafy, à Antsirabé, Malgache; marchand de toiles.
Kainiketamanga, bijoutier, marchand de sel.
Rainivoninoro, marchand de sel.
Ranaivo. marchand de mercerie.
Rainizanabelo. boucher.
Rainiketamanga, marchand de toiles.
Kavonijatovo. marchand de toiles, agent de la Compagnie lyonnaise de Madagascar, de Tananarive.
Rainimanjato, marchand de toiles.
Rajoanarivony, boucher.
Rajoanarisaona, marchand de toiles.
Rajaony, — —
Kanaivo. — —
Razafindrazaka, — — Rajoanary, — —
Ravelijaona, — — Rainisandra, — — Ratovo, — —
Hams (Alexandre). Américain, marchand de
comestibles.
Rainialijoanina, Malgache, march.de lambas. Rainimamonjy, — — — Rainizanabelo, — — — Rainizafy. — — —
Rakotobé, — — —
Raola, — — —
Ratsimba, — — —
Rainisonanjanahary, Malgache, divers.
Andriananloandro, — boucher.
Ralaimoria, sous-agent de la Compagnie
lyonnaise de Madagascar.
Randriamanga, sous- agent de Rainizafijoky. Randrianarosy, — de Rainisoana.
Ratsimbazafy, — de la Compagnie
lyonnaise.
Ratsimba, sous-agent de la Comp. lyonnaise Razafimoria, — — —
Rainibé, boucher.
Randriamahefa, marchand de lambas.
Ratompoary, , , , — — Rainimaria, — —
Rakoto, — —
Ralaivahatra,' boucher.
Rainiketamavo, boucher.
Randriantsira, —
Rainijoary, marchand de lamba
Razafinzato, — —
Rainizakanoro, — —
Randriamiaja, — —
Ramaritina, — —
Radainela, — - —
Andriany, — —
Razakanoro, . —
Ramanjato, —
Rabé, — —
Dislances des -principaux marchés avoisinant Antsii^abé :
Marché de Betafo, le lundi ; à une journée de marche.
Marché de Sabotsy, le samedi; à une demijournée de marche.
Marché d'Alarobia (au nord d'Ambositra), le mercredi; à une journée de marche.
Marché d'Inanatonana.He jeudi; à trois jo n nées de marche.
Marché de Tanifotsy, le mardi ; à une journée de marche.
Marché d'Ambatolampy, le samedi ; à deux journées de marche.
Liste des commerçants à Betafo (ville de 5 500 habitants) :
Ilams, Alexander, Américain ; marchandises diverses.
Andrianonenana, Malgache ; march.de toiles. Mendonidis Jauni, Ottoman; marchand de
comestibles.
Raboanary, Malgache; médecin.
— de lambas.
— de toiles.
Ravalisaha, Ravelojaona, Rajosiva, Rainisaona, Rabesoa, Andriamitsivv,
marchand de toiles
Radaniely, Malgache; marchand de toiles, Raborinelina, — — —
Kanaivo, — — —
Ramaka, Kafaralahv, Razafy,
représentant ..v, ,„ ^......w.. ^«j,.
Rabenja ; Malgache ; marchand de toiles. Rainizafy, — — —
Rajoanisa, — docteur.
Mail, Indien; marchand de toiles (succursale
de la maison Mail, de Tananarive).
de la maison Pagnoud.
Transports : Prix du transport d'une personne de Betafo aux points extrêmes des terrains de colonisation d'Antsirabé : 5 francs. Prix du transport d'une tonne de marchandises : 20 francs.
Liste des commerçants à Ambohimasina (village de 500 habitants) :
Rapitera, Malgache; marchand de toiles. Rainikotomanga, Malgache; march. de toiles.
Ranaivo, Rainitsimba, — — —
Raininohaira, Malgache ; marchand de toiles. Rainizanamanga, — — —
Ranoka, — — — Rainizanabelo, — — —
Rasolomony, Malgache ; docteur.
Village de Miandrarivo (640 habitants) : Andriambelina, Malgache; marchand de toiles.
Ramarovelo, — — de comestibles, sous-aoent de Cussa,
SITUATION COM.MERCIALK.
3' territoire militaire (Tananarive).
Étal du commerce : L'état du coiiiinercc est trùs hon à Tananarivo et les marchés y sont très fréquentés. Tous les produits locau.v sont en hausse, sauf le riz et le manioc dont les prix diminuent; les transactions augmentent. Les marchés du cercle sont très hien approvisionnés en riz et en animaux de houcherie.
Principaux marchés : Alatsinainy d'Imerimandroso ; Sabotsy deNamehana; Alatsinainy de Fenoarivo : Alakamisy de Fenoarivo ; Alarobia de Bongatsara; Alakamisy d'Ambohimanga; Alakamisy dWmhokahaka; Alatsinainy d'Aml)azaha; Alarobia d'Amboanjobé ; Alatsinainy d'Hanifasana ; Zoma de Talatakely; Zoma de Tananarive.
Produits locaux. — Prix :
Fr.
Canard
Cigares, le cent
AO
Oie
Fils de soie, les mille
Peaux de bœuf, la pièce
Rabanes, —
Filet — . . .
Chandeires, —
Tète de cochoa. . .
Rois, le petit paquet , .
Foie
Lit eu bois ordmaire, la pièce. .
Chaise — —
Filanjaua toile, — . .
Angady, — . .
Riz, la « vata » (de 18 k
19 livres).
Savon, le pain de 15 kilogrammes.
Pommes de terre (une
sobika de
Sucre, la sobika de 20 kilogr. . .
Café non décortiqué, le litre. . .
Transactions : Les marchés sont très fréquentés en janvier et février ; ils sont très bien approvisionnés en riz et en animaux de boucherie et les transactions ont augmenté.
Les animaux de boucherie sont toujours achetés à un prix élevé. Les bœufs proviennent des régions du Nord, du Nord-Ouest et du Sud (Antsatrana, Mevatanana, Marovoay, Betsileo); le prix moyen d'un bœuf non engraissé, de grosseur moyenne, est de 65 francs.
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400 [)ar mois.
Mis en vente au dernier zoina.
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