‹ Guide de l'immigrant aÌ€ MadagascarChapitre 55 sur 114 · IT · texte numérisé non relu

IT

Canard

Pommes de Icric, 1 soubifjue . .

Dinde

oO

Une vache et son veau

Grande table en palissandre

Petit buffet

Riz non d«5cortiqué, la (( vala » .

Angadv

Bois à brûler, les 20 kilogrammes.

Briques euiles, le 1 000. .

Plaiielies et poutrelles de tous bois

( i m. 50 de long) ....)) 50

Sopt maisons do comiuerce fi'anraises, anglaises ou allemande; représentants à Fianarantsoa pour le commerce des toiles. Ce sont

ont des

MM. Smadja, Français.

Focard, Mauricien.

Rogerson, Anglais.

Braimeck, Autrichien.

De Chazal, Mauricien.

Liste des colons dans la province :

Vohitrafeno.

MM. Blanc,

Lecomlc

MM. Goulouinès, Fiançais.

Duponsel, Mauricien.

Brandon (pour la maison américaine Ropes).

Laroque (pour la maison angl. Proctor).

MM. (>ouchaud, Amboasary.

De Chazal, Andraizato.

L'importation des toiles s'élève, en moyenne, au chiffre de 150000 francs par mois; soit 1 800 000 francs par an, environ.

On importe encore au Betsileo 25 tonnes de sel marin par an, qui, au prix moyen de 25 francs le quintal, représentent un chiffre total de 6250 francs, transport compris.

Le chiffre des exportations est loin d'être aussi important; il ne. dépasse guère le chiffre de 100 000 francs par an et porte sur trois articles : les cuirs, la cire et le caoutchouc.

La cire n'est livrée que de décembre à avril, au prix de 00 à 115 francs les 50 kilogrammes.

Les cuirs secs coûtent de 25 à 25 francs les 50 kilogrammes.

Le caoutchouc a presque disparu du marché, par suite du mauvais état dans lequel le livrent les indigènes.

GrancV routes : De Tananarive à Fianarantsoa et de Fianarantsoa à Ambositra.

Transports : Les transports nécessités par ce maigre mouvement commercial sont assurés par un total d'environ 5 000 porteurs de toiles, de peaux de bœuf et de sel. En outre, le pays peut encore fournir 1 000 porteurs de caisses et 1 000 porteurs de filanjanas.

Le prix de revient d'une tonne de marchandises est de 200 francs en moyenne, mais le prix ne sera que de 90 francs par voiture et de 60 seulement le jour où il existera un chemin de fer. La création des transports par voiture aura encore cet avantage de rendre libres 2 à 5 000 porteurs qui fourniront la main-d'œuvre à Fagriculture, qui est actuellement rare, quoique chère.

Mesures en usage : La « vata », ou boisseau indigène, est d'une contenance d'environ 40 litres, pour les graines.

Le « refy », ou brasse indigène, est égal à 2 yards anglais, soit 1 m. 82, pour les étoftes et les terrains.

Le litre sert pour les liquides, et la livre française pour tout ce qui se vend au poids.

Le mètre commence à devenir d'un usage presque courant. Bientôt on ne parlera de la « vata » et du « refy » que pour mémoire, car ces mesures tendent à disparaître, et seront remplacées par toutes les mesures décimales françaises.

Province de Mananjary.

Au Nord, sur le littoral, on trouve des Betsimisarakas ; au Centre, des Antambahoakas (en petit nombre); au Sud, des Antaimoros; dans les hauts plateaux, des Tanalas.

D'après le dernier recensement, il y a dans la province : hommes, 24058; femmes, 21146; garçons, 14048; filles, 12272. Total ; 71324.

Mananjary possède 5000 habitants; Mahela, 1 000 habitants; Tsiatosika, 1000 habitants; Sahavato. 1 000 habitants.

Nature du sol : Le sol est sablonneux sur le bord de la mer, alluvionnaire sur le bord des cours d'eau et argileux dans les bas-fonds.

En somme, les terres sont productives et conviennent aux cultures et à rélevage.

On y cultive du riz, café, vanille, thé, cacao, caoutchouc, girofle, poivre. Exportations. Prix des principaux articles :

Ilaiicols Fr. 20 »

Riz 25 »

Cuirs, les 100 kilogrammes. . . 55 »

Rafia, — ... 50 »

Feuilles sèches de daras, — 30 »

Crin végétal, — 50 »

Toutes ces exportations sont pour

Fr

Sacs vides, les 100 kilog Gomme copal, — ...

Caoutchouc (très rare).

Cire brute (principale exportation),

les 100 kilogrammes

Vanille, le kilogramme

l'Angleterre; les dépouilles et peaux

de bœufs, pour l'Amérique.

Importations. Provenance des divers articles :

Conserves en boîtes de tous

Savons, gros.

de Maurice.

genres,

de Maurice.

Machines à coudre.

Biscuits sucrés,

d'Angleterre.

Huiles et essences à brûler,

Café,

de Maurice.

Dames-jeannes vides,

Saindoux,

d'Allemagne.

Ouvrages en fonte moulée.

Farines de froment.

Poterie,

d'Angleterre.

Sucre cristallisé.

d'Angleterre.

Quincaillerie,

Cigarettes,

d'Allemagne.

Faïence,

Bouchons de liège,

Armes et munitions,

de Maurice.

Cordes de chanvre,

d'Angleterre.

Vins divers.

de France.

Tissus de coton écru,

— mousseux.

— imprimé,

de Maurice.

Bières,

Lingerie,

d'Angleterre.

Spiritueux, de France et Maurice.

Médicaments,

Absinthe,

Rhum, de France.

de Maurice.

Il y a lieu de signaler l'existence, en magasin, d'un stock important de toiles étrangères importées avant l'application du tarif général.

SITUATION COMMEUCIALK.

Liste des commerçants étalAis à Mananjai y :

Bornel, François, Français, maison de gros, succursale de celle de Tanialave.

Depret et Cie, Français, demi-gros, succursale de celle de Fianaranlsoa.

Connorton, James, Anglais, agent de Proctor Brothers.

Walter, Julius, Allemand, agent de Soost et Brandon.

Wilson, Halidé, Mauricien, agent de Ropes et Cie.

Langlois, Joseph, Anglais, agent de Laroque. Henderson, — Pachoud, Jean, Français, agent de Bonnet. Dupavillon, Uenri, Mauricien, agent de Tron-

chet et Cie.

Annelot et Cie, Mauricien.

De Sornay, G., Français, agent d'Emmerez. Barrant, Jules, Mauricien.

Mongelard, Ch., Anglais, agent de Laroque. J.-G. Reid, — — de Soost et

Brandon.

Les précédents font l'exportation et importation.

Lauratet, Bourbonnais, maison de gros et de demi-gros, comestibles.

Jean, Louis, Mauricien, trailanl.

Marday, Auguste, — boulanger.

De Rolland, Bourbonnais, café, jteusion.

Vingta. Michel, Mauiicien, divers, délai). Ibrahim, Indien, —

Langloi>

Mauricien, gros et (b'-lail.

Harter, Henri, — — Mallet, Albert, Bourbonnais, divere, détail. Paulet, Mauricien, importation, gros, détail. All)erl et Rivet, Mauriciens, — Venot, Jules, Français, — Ollior, Louis, Mauricien, traitant.

De Cerleau, Français, — ■ Colonna de Leca, — — D'Emmerez, Mauricien, — Vingta, — boucher.

Marday, — —

Andriambelo, Malgache, — Bemafefy, — — Colombel, Adolphe, Français, divers, détail. Varigault, Raphaël, — — Albert, Jean-Baptiste, Anglais, — 158 Malgaches s'occupent de la vente de diverses denrées au détail.

Liste des commerçants de Tsiatosika

Appacanon, Aimé, Mauricien, divers, détail. Barlette, Prosper, — — Lonys, Pierre, Bourbonnais, — De Laroche, Octave, Mauricien, — Martinet, Eugène, — — Bridont, Éloi, — —

Rivet, Elisée, Mauricien, divers, détail. Périndorge, — — Bornai, Louis, Bourbonnais, — Lepervanche, Alfred, Français, — 78 Malgaches s'occupent de la petite vente au détail.

Liste des commerçants de Sahavato :

Du Rhône, Léon, Mauricien, agent de Soost Lareservée-Versanges, Mauricien, demi-gros

et Brandon. et détail.

Descieux, Léopold, — — de Laro- Labulte, Joseph, Mauricien, demi-gros et

que. détail.

Amode Ossen, Indien, divers, demi-gros et 65 Malgaches s'occupent des ventes divei^es

détail. au détail.

Liste des colons installés dans la

Lauratet, Reynaud, de Certeau frères, Venot, Colonna, Narras, Bail, Chaponnière, Petit, Vernet et son neveu, Cremazy, tous sur le Mananjary,

Sicard et ses fils, sur la route de Fianarantsoa

h Safoindrano.

Lonys et Raymond, sur le Maho, affluent du

Mananjary.

Marion, sur la Fanantara.

Babet, Pagany, Lebon, Taracona, Dorsenil,

province de Mananjary :

Bruneau, Timbon, Bagage, Élie et Bagage,

Elisée; Bérénice; tous à Morafeno, sur la

route de Fianarantsoa.

Ticker, sur le Maho, affluent du Mananjarv. Aboukir, Beaumalais, à Morafeno, route de

Fianarantsoa.

Meunier, sur le Mananjarv; Sauge, sur le

Faraony.

DeVillepré, sur le Maho ; Gendre, de La Grange, Normandin et Garnier, sur le Mananjary.

Marchés : Les échanges, jusqu'ici, se sont toujours faits à Mananjary dans les boutiques des traitants, chaque maison de commerce ayant phis ou moins de postes de traite, suivant l'importance de son trafic. C'est dans le but d'y amener petit à petit l'indigène que les marchés sont francs (momentanément).

Prix couinant des denrées à Mananjary :

Œufs de poule, la douzaine. .

Fr

Vin ordinaire, la dame-ieanne, de

Filet de bœuf

18 à 20 litres

Samdoux, la boite de 2 Uilug.

OUU. 0

Oi^Tions, la livre

Pommes de terre, la livre . .

Vinaigre

Ananas, la pièce

Huile, la bouteille

Bananes, la douzaine

Sucre, le kilogramme . . . .

Poulet, la pièce

» fiO

Sel, la livre

Canard, — ....

Beurre, petite boîte

Oie, —

Bougies

, le

paquet. .

Prix des animaux :

Bœufs gras Fr.

Taureaux Fr.

Il n'y a ni moutons, ni chèvres.

Les peaux de bœufs sëcliées et salées sont exportées ; elles valent sur place de 60 à 70 francs les 100 kilogrammes.

Poids et mesures : Les indigènes se familiarisent avec notre système. Les divers marchands ont fait commander en France les séries de poids et mesures, balances, etc., qui leur sont nécessaires; quelques-uns les ont déjà reçues, d'autres vont les recevoir sous peu.

Monnaies en usage : La monnaie divisionnaire est acceptée avec empressement par les indigènes, et l'emploi de l'argent coupé cessera sans difficulté, quand la petite monnaie sera répandue en quantité suffisante. Des centimes sont encore nécessaires, les Malgaches achetant fréquemment des objets ou produits valant moins d'un sou.

Prix de revient d'une maison : Le prix de revient d'une maison varie de 500 à 5 000 francs suivant sa grandeur. L'arbre du voyageur fournit tous les éléments de la construction, sauf le bois de charpente. Les feuilles de ravinala donnent la cloison, et le tronc « rapaka » est transformé en parquet. Colons et commerçants habitent des cases dont les cloisons et le parquet sont en planches et la toiture en feuilles de « ravinala » ou en tôle, avec plafond en bois.

Main-d'œuvre : Un ouvrier se paye de 7 fr. 50 à 13 francs par mois, plus le riz et le sel; on en trouve peu et ils travaillent mal.

Pour une journée, on leur donne de Ofr. 60 à 0 fr. 75, plus 600 grammes de riz.

Transports : Le prix pour le transport des personnes est de 0 fr. 80 par homme et par jour (on se sert de la voie fluviale ou terrestre suivant l'endroit) .

SITUATION COMMERCIALE

Pour les luarchaiulises, on les Iransporle par paquets de 25. à 40 kilograniMies, suivant le volume des charges. Par voie fluviale, il faut sept à huit rameurs |)ar pirogue.

Le prix des « mj)ilanja » ou houi'janes est de 0 l'r. Ih à 1 liane pai' jour de Mananjary à Faraiangana; d'And)oliitsara à Amhakohé; d'Ampasinamho à la côte; d'Aiitananlsora à Antananlsirahina.

Navigation à vapeur : De Mananjary à Tamatave," il faut de trois à cinq jours.

Par les Cliar(jeurs réunis : l'"'' classe, 150 francs: 2*^ classe, 115 francs; 5'' classe, 75 francs; entrepont, (30 francs. Fret par tonne, 50 francs, le tonneau étant calcnlé au mètre cube ou aux 1 000 kilogrammes. Il y a un départ par mois.

Par la llavraise péninsulaire : Classe unique, 150 francs; pont sans nourriture, 75 francs. Fret par tonne, 50 francs. Départs irréguliers.

Du Havre ou de Bordeaux à Mananjary, 45 à 48 jours.

Par les Chargeurs réunis : T'' classe, 1 150 francs; 2'" classe, 860 francs; ô"" classe, 575 francs; entrepont, 575 francs. Fret par tonne, 60 francs et, en plus, 10 pour 100 de primage par tonneau de 1 mètre cube ou de 700 kilogrammes au choix du navire. Un départ par mois.

Il y a avantage à se rendre à Mananjary par les Chargeurs réunis-, la traversée plus longue est compensée par l'économie résultant de la suppression du prix de passage et du fret de Tamatave à Mananjary et des frais de séjour et de transbordement à Tamatave.

Xavigation à voiles : De Mananjary à Tamatave.

Traversée variable par voilier. Par passager, de 75 à 150 francs (prix à débattre avec l armateur ou le consignataire). Fret par tonne, de 50 à 55 francs.

Le débarquement s"opère à Mananjary au moyen d'une quinzaine de chalands pontés, chargeant de 5 à 6 tonnes. Ces chalands appartiennent à divers commerçants. Le prix de débarquement par tonne est de 10 francs.

De Mananjary à Marseille par les Messageries maritimes : Voijageurs : 1"^ classe, 1 225 francs; 2' classe, 915 francs; 5' classe, 460 francs;

Par la Compagnie havraise péninsulaire : Marchandises et voyageurs (voir tableau général, t. 1, p. 3).

Le Tafna, bateau-annexe de la Compagnie havraise, fait le service.

Depuis le 1" janvier 1898, les vapeurs anglais ne touchent jdus à Mananjary.

Le Zanzibar, vapeur allemand, de la maison Oswald et C'^ y fait escale, lors des trois voyages réguliers qu'il effectue tous les ans.

Distances entre les principales agglomérations et marchés : 1° Direction de l'Ouest : Mananjary à Tsiatosika-Tsarafatra (quatre heures par pirogue, chaland ou filanjana).

Chemin d\\mbohimanga du Sud (voie de terre) : De Tsiatosika à Amboanaaa (deux jours en filanjana).

Chemin de Fianarantsoa (voie de terre) àTsarafatra et Safoindrano (un jour en fdanjana).

Chemin de Safoindrano à Ifanadiana (un jour en filanjana). 2° Direction du Nord : Mananjary à Mahela (voie de terre) (six heures en fdanjana) .

Mahela à Sahavato (voie fluviale ou terrestre) (une forte journée en fdanjana, un jour et demi en pirogue).

Mahela à Sakaleony (voie terrestre ou fluviale) (un jour en filanjana ou en pirogue).

5" Direction du Sud (voie de terre) : Mananjary à Namorona (un jour en filanjana).

Namorona au Faraony (une demi-journée en filanjana).

De Mananjary à Mahela, le trajet peut s'effectuer également en pirogue; il nécessite toutefois un transhordement en toute saison à un pangalane, qui a une longueur de 2 kilomètres (soit 2 kilomètres à faire par voie de terre et, aux hasses eaux, de mai à octobre, il y en a un second nommé pangalane d'Ambonato, d'une longueur de 5 kilomèti'es, où il y a également un transbordement à opérer (soit 5 kilomètres à faire par voie terrestre). Le trajet complet demande pour les voyageurs : aux hautes eaux, une petite journée; aux basses eaux, une journée, et, pour les marchandises :aux hautes eaux deux ou trois jouis; aux basses eaux, trois ou quatre jours, le transbordement coûtant une perte de un ou deux jours par pangalane suivant le tonnage de la pu'ogue.

De Mananjary à Namorona et au Faraony, le trajet peut s'effectuer également en pirogue; il nécessite, toutefois, deux transbordements en toute saison : l un, entre Mananjary et le Namorona, au pangalane de « Longoza », d'une longueur de 4 kilomètres (soit 4 kilomètres à faire par voie de terre), et l'autre, entre le Namorona et le Faraony, au pangalane de a Loholoka », d'une longueur de 5 kilomètres (soit 5 kilomètres par voie de terre). De Mananjary au Faraony, il y a donc 7 kilomètres à faire par terre; le trajet demande pour les voyageurs : un jour et demi de Mananjary au Namorona et un jour de Namorona au Faraony, soit deux jours et demi en tout; et, pour les marchandises, à cause du transbordement, un ou deux jours de plus par pangalane, suivant le tonnage de la pirogue, soit : de Mananjary au Namorona, deux jours et demi ou troisjours et demi, et du Namorona au Faraony, deux ou trois jours; soit de Mananjary au Faraony, quatre jours et demi à six jours et demi.

Gercle-annexe de Fort-Dauphin.

Fort-Dauphin est, par mer, à :

1" 110 milles du cap Sainte-Marie.

2' 540 — de Tulléar.

o*" 146 — de Farafangana.

11 faut, pour aller à Tsivory, de sept à huit jours de marche, suivant la saison et la température.

SITUATION COMMERCIALE

Commerce général : Toujours lent; mais son iniportanco s'est augmentée par suite de la venue à Fort-Dauphin du Tafna et de l'escale des Char{:çeurs réunis.

Maisons européennes :

MiilaiircMit, (le Bordeaux. Iiii])()rtati()n, exportation. M. Anselme, agent.

Deutscli Ost-Africanische Gesellscliaft (Compagnie allemande). Importation, exportation.

Gaspard Jenny (maison anglaise). Imj)ortation, exportation.

Soost et Brandon (maison allemande). Importation, exportation. M. llauss Bonacker, représentant.

Proctor frères (maison anglaise). Importation, exportation. M. Windley, agent.

Jean-Auguste Marchai (Mauricien). Importation, exportation.

Importations : Tissus; boissons, vins et spiritueux; conserves alimentaires; chaussures et vêtements ; quincaillerie et ouvrages en métaux; farineux alimentaires ; faïence, verrerie, cristaux; huiles combustibles; horlogerie; verroterie; instruments de musique; produits médicamenteux; meubles; papiers; produits chimiques; parfumerie; savons; denrées diverses de consommation; tôles; bougies; parapluies; bouchons et cordages.

A l'exception du rhum de Maurice, de la farine d'Australie et du riz de ITnde, les produits importés viennent d'Europe ou d'Amérique.

La consommation, en 1897, des tissus de coton écrus peut être évaluée à 71 957 fr. 78 (venant d'Amérique); des tissus imprimés à 6195 fr. 41 (d'Angleterre) et 2 084 fr. 70 (d'Allemagne et de Suisse) ; des tissus de laine à 1 094 francs (de France) et à 1 094 fr. 55 (d'Allemagne).

Il serait bon que les maisons françaises pussent vendre 9 fr. 15 et 9 fr. 87 a pièce de 40 yards prise en Europe, la toile étant de bonne qualité, ayant 20 fils aux 5 millim. 2 et pesant 15 kilogr. 600 aux 100 millim. 2, prix auquel vendent les maisons anglaises. Avec les toiles, on place aussi les ndiennes dites « patnas », par pièces de 5 yards formant 6 plis, dans es prix de 0 fr. 21 à 0 fr. 25 le yard, ayant 26 fds aux 5 millim. 2 et de 4 à 6 couleurs, y compris le fond d'impression ; poids : 8 à 9 kilogrammes aux 100 millim. 2.

Ces prix sont offerts pour des marchandises de même qualité, de fabrication française. 11 y a iieu de noter un placement assez important de toiles teintes à l'indigo très foncé, appelé « confou » ; ces toiles viennent dePondichéry par pièces de 7 yards, du poids de 800 grammes, et valent, à la Réunion ou à Maurice, 2 fr. 10 la pièce.

Il faut que les fabricants français s'habituent à fournir au commerce de Madagascar les marchandises selon les échantillons qu'ils reçoivent ; ils doivent les imiter et s'y conformer, et non pas chercher à faire mieux, comme c'est leur fâcheuse habitude. Les Malgaches sont habitués à certains articles de consommation et, avant longtemps, ils n'achèteront pas de nouveaux articles d'importation d'un prix élevé.

Provenance des importations. — Rhum : Les rhums viennent de Maurice et de la Réunion. Il a été importé, en 1896, 565 barriques de rhum de Maurice, représentant 219 421 litres à 54°. La valeur d'une barrique de 228 litres, qui était de 75 à 100 francs, est actuellement de 250 francs; ce

surcroît de taxe a fait diminuer la consommation; mais le commerce a écoulé, en 1897, le stock introduit en 1896. La Réunion ne peut pas man-. qucr de bénéficier de la part que lui laisse le tarif général dans cet article.

Le commerce des liqueurs et spiritueux est peu important.

Conserves alimentaires : La valeur totale de cette importation est de 10 550 fr. 94 en 1897, dont 9 580 fr. 64 représentent la valeur des produits étrangers importés.

Les beurres sont vendus à raison de 1 fr. 50 la boîte d une demi-livre; c'est le Danemark qui tient la tète.

Chaussures et vêtements : Importation faible : 2 225 fr. 71.

Lingerie : L'Allemagne tient la tête pour 1897; elle y figure pour 2 234 fr. 60, sur un total évalué à 5 929 fr. 50.

Quincaillerie ; ouvrages en métaux : La France et l'Allemagne tiennent la tète dans ce commerce, dont Timportance pour 1897 est évaluée à 6 564 fr. 27.

Farineux alimentaires : La farine vient d'Amérique et d'Australie; les entrées en 1897 atteignent 2 784 fr. 48.

Le riz récolté sur place ne suffit pas à l'alimentation; l'Inde en a envoyé 2 875 kilogrammes en 1897.

Faïencerie : La faïence vient de Belgique et d'Angleterre. La verrerie est importée d'Angleterre; le débit en est restreint.

Pierre^ huiles et comestibles : Ces articles ne représentent pas un commerce sérieux. Le petit baril de ciment se vend 55 francs et la chaux 4 francs le sac. L'inq^ortation totale peut être évaluée à 1 895 fr. 40.

Horlogerie : Ce commerce est presque nul. L'Allemagne et la Suisse tiennent la tête.

Verroterie : La vente de la verroterie diminue d'importance. L'Autriche tient la tête.

Instruments de musique : Les importations consistent en accordéons et en quelques boîtes à musique qui proviennent d'Allemagne, d'une valeur de 798 IV. 20.

Produits médicamenteux : La France, F Allemagne et l'Angleterre en ont importé pour 808 fr. 41 en 1897.

Meubles : Ce commerce est très restreint. Papiers : La France tient la tète, puis l'Allemagne.

Il cil acte importé, en 1897, par la France, pour 0G7 francs i . , , , ^

iMii /nn e ? 1 - ^^^ francs.

— — par 1 Allemagne pour 4 / / francs )

Produits chimiques : Ces articles sont représentés par 895 fr. 60 à l'importation.

Parfumerie et savons : La parfumerie est d'origine anglaise, et les savons de tous genres sont exclusivement français. Il en a été importé pour 850 fr. 90.

Denrées diverses de consommation : Le lait concentré, le sucre, le café, le tabac et le thé ne donnent lieu qu'à des transactions insignifiantes. Le

SITUATION COMMERCIALE

lait est suisse et français. Le sucre vient de Maurice. Les tal)acs sont étran gers et le thé est d'origine anglaise.

Tôles ondulées : En 1897, Hambourg en a fourni pour 2 425 francs et TAngleterre pour 8(S0 francs.

La tôle se vend courainnient à raison de 0 ïv. 00 le piecL

Divers : Les bougies, les parapluies, les bouchons et les cordages ne donnent lieu qu'à un commerce insignifiant, dans lequel la France tient la tète pour les bougies et les cordages. Les parapluies viennent de Suisse et les bouchons d'Allemagne.

Exportations : Les exportations ont dimimié de 535 558 fr. 50. Cette diminution est due au ralentissement dans l'exploitation du caoutchouc par les indigènes, comme nous l'expliquons plus bas.

Caoutchouc : Les marchés d'Allemagne et d'Angleterre tiennent la téte dans l'exportation du caoutchouc ; la France vient ensuite. Ce trafic représente pour :

L'Allemagne. . . Fr. '28.808 50; L'Angleterre. . . — 20.885 50; La France. ... — li.ô^S ».

Peaux de bœuf : La France n'est pas représentée dans l'exportation de cet article en 1897; l Allemagne figure pour 420 peaux et l'Angleterie pour 64.

Les peaux de bœufs sèches valent 00 francs les 100 kilogrammes (francobord).

Cornes de bétail : Les cornes de bétail ne donnent lieu qu'à un trafic très restreint. En 1897, on en a exporté 650 à destination de l'Angleterre.

Crin végétal : Ce produit est exporté en faible quantité : 571 kilogrammes à destination de l Angleterre, en 1897: il vient de la région comprise entre Manantenina et Sandravinany.

Sacs vides : 100 kilogrammes valent 25 fr. 50, vendus franco-bord.

Suc de limon; miel : Commerce presque nul. 11 pourrait être exporté, cependant, des quantités assez fortes de miel, si les indigènes le recueillaient.

Résumé : Les transactions commerciales ont été peu importantes en 1897.

Le caoutchouc est, en somme, le principal objet des transactions; rémunérateur autrefois, il ne laisse plus à Thcure actuelle que des bénéfices aléatoires. Le produit recueilli par les indigènes dans l'intérieur est transporté à dos d'homme à Fort-Dauphin, par charges de 50 kilogrammes; rendu en Europe, il subit un déchet de 10 pour 100 de son poids au moment de l'achat. A ce moment, le caoutchouc revient, déchet et transport compris, à 2 fr. 30; si l'on y ajoute les frais d'emballage, le transport au bord de la mer, les frais d'embarquement, les droits de sortie de 0 fr. 25 par kilogramme, on aura le prix de 2 fr. 70, qui est le prix de revient d'un kilogramme de caoutchouc rendu à bord d'un bâtiment en rade de Fort-Dauphin. Le caoutchouc est, en outre, grevé des frais d'assurance et de transport en France.

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