II
Transports : Le Tafna de la Compagnie havraise péninsulaire transporte ce produit directement en Europe, par transbordement à Tamatave. Cabotage :
La tonne coûte de Fort-Dauphin à Farafangana . . . Fr. '20 ))
— — à Mananjary 25 ))
— — à Vatomandry 50 »
— — à Andévorante 55 ))
— — à Tamatave 40 »
Retour :
La tonne coûte de Tamatave à Andévorante 20 »
— — à Vatomandry 25 »
— — à Mananjary 50 ))
— — à Farafangana 25 »
— — à Fort-Dauphin 40 »
Province de Majunga.
La population totale de la ville de Majunga est, d'après le dernier recensement, de 5 306 habitants.
Quatre grandes lignes de paquebots desservent ce port : les Messageries maritimes; la Havraise péninsulaire; les Chargeurs réunis, et la Deutsche Ost-Afrika Gesellschaft.
Messageries maritimes : La Compagnie des Messageries maritimes, qui porte la malle de France à Majunga, quitte Marseille le 10 de chaque mois et fait escale à Majunga le du mois suivant.
Les paquebots (juittant Tamatave le 1 8 de chaque mois rapportent le courrier pour la France; ils touchent à Majunga les 25 et vont à Mayotte, Moroni, Zanzibar, Djibouti et Suez.
Le prix du fret de Majunga à Marseille est en moyenne de 50 francs la tonne pour la cire, l'ébène et les cuirs, et de 55 francs pour le caoutchouc. Le prix du fret, de Marseille à Majunga, est de 60 francs la tonne avec un minimum de perception de 25 francs.
Havraise péninsulaire : Leurs bateaux quittent Marseille le 20 de chaque mois (date non impérative), à destination de Madagascar, et arrivent à Majunga du 15 au 15 du mois suivant, après avoir touché à Port-Saïd, Périm et Djibouti.
Le prix du fret, de 50 francs la tonne en moyenne, varie suivant que l'embarquement se fait au Havre ou à Marseille. Des contrats peuvent toujours intervenir entre la Compagnie et les particuliers.
Cette Compagnie ne prend jamais de marchandises au retour, son chargement étant assuré à Maurice et à la Réunion.
Prix du frêt autour de Vile :
De Majunga à Diego, 25 francs la tonne. De Majunga a St-Denis, 40 à 45 francs la tonne.
— à Tamatave, 55 francs — ^ à Port-Louis^ 50 à 55 francs —
SITUATION CO.MMEIICI ALE
Kr.
Tarif du prix dca passages :
De Marseillo à Majung;i
De Majunga à Die<iO
— à Tamalave
— à la Réunion
— à Port-Louis
Chargeurs réunis : Leurs bateaux quittent le Havre le 25 de chaque mois et arrivent à Majunga par le cap de Bonne-Espérance et Lourenço- Marquez du '22 au 25 du mois suivant. Une nouvelle ligne Lourenço- Marquez-Tamatave-Majunga est projetée ; la Compagnie ferait alors arrêter tous ses grands bateaux à Lourenço- Marquez et des annexes feraient des voyages circulaires autour de la Grande ile.
Le prix du fret est de :
40 francs la tonne pour l'ébène. \
45 francs les 800 kilogrammes pour cuirs et peaux, i Unités de
50 francs les 600 kilogrammes pour le caoutchouc. > poids en usa<^e
50 'francs les 600 kilogrammes pour la cire. \ à Majunga.
6 fr. 50 par balle de 100 kilogrammes pour le rafia. 1
Compagnie allemande : La Deutsche Ost-Africa Gesellschaft a organisé, du 1" janvier au 51 décembre 1898, un service de navigation dont les escales sont très nombreuses. Les paquebots de la Compagnie ne touchent plus à iMarseille. Les prix du fret sont sensiblement les mêmes que ceux des Messageries maritimes. La Compagnie fait d'ailleurs une réduction, selon l'importance du chargement.
On peut prévoir que Tile Bourbon, le Transvaal et le Cap, qui deviendront les principaux marchés des produits de la côte Ouest, auront Majunga comme centre commercial.
Produits locaux : Caoutchouc, cire, rafia, ébène, riz, maïs.
Principales maisons de commerce :
Mante (ancienne maison Borelli et Régis), de Garnier, agent des Messageries maritimes.
Marseille, représentant : M. Thore ; irapor- Frager ; représentant : M. Guilhaumès.
tation, exportation. Lavaux frères.
M. Sarraute, de Marseille. Compagnie française; M. Jacquet, représen- Compagnie allemande de TEst Africain ; tant.
O'Swald et Cie, de Hambourg. Lacoste, de Bordeaux.
Knott et Cie, Anglais. Saury et Pilidis, Français.
Frangopoulos, D. Giatagan, Vassilopoulos et Cie, et Radopoulos, Grecs.
11 y a beaucoup d'Indiens et de petits commerçants qui ont des maisons de détail.
D'importantes affaires sont faites, sur toute la côte Ouest, par les Indiens.
Les maisons de commerce énumérées plus haut ont généralement des traitants indigènes dans les petits centres commerciaux de la côte, qui sont pour ainsi dire, les marchés suburbains de Majunga : Morondava, Mainlirano, Soalala, la baie de Mahajamba, Marovoay.
Exportations : La valeur à Majunga des principaux produits d'exportation est la suivante :
Rœufs vivants, par tète.Fr. 45 » ;i 60 »
Peaux de bœuf, les 100 kilogr. . . 70 »
Cire brute, le kilogr 12 41
Caoutchouc Xamakia, le kilogr. . . 3 41
Caoutchouc Marovoay, le kilogr. . . 5 92
Rafia, les 16 kilogr. . . . \ . . 5 20
Ébène, la tonne Fr. 189 10
Or en lingots, le gramme .... 2 85
Or en poudre, — .... 2 75
Cornes (petites), la pièce » 05
Cornes (grandes), — » 10
Écaille de tortue, — 59 »
Le commerce du rafia a commencé, il y a six ans. On en expédiait, avant la guerre, une moyenne de 400 balles de 100 kilogrammes par mois; l'expédition mensuelle n'est plus que de 150 balles. Le rafia vient des baies de la Mahajamba et de Baly et est expédié presque en totalité sur Marseille.
Rafia non manipulé 40 francs les 100 kilogrammes.
Rafia manipulé, sur quai .... 65 — —
Le principal marché de la poudre d'or est Marovoay; Maintirano et Morondava en expédient aussi. La sortie mensuelle est pour tout le district de 10 kilogrammes au plus, non compris les produits de l'exploitation de la Compagnie coloniale et des Mines d'or. Ce commerce est tout entier entre les mains des Indiens, qui expédient l'or à Bombay, où il est vendu dans des conditions très avantageuses (6 à 7 pour 100 au-dessus des prix d'Europe). Prix moyen de la poudre d'or : 5 francs le gramme.
Le caoutchouc vient principalement de Maintirano et de Morondava. Préparé à l'acide sulfurique, il vaut 570 francs les 100 kilogrammes; les autres caoutchoucs ne valent que 500 francs.
La production totale du district est d'environ l^O tonnes par an, dont soixante sortent de Majunga et soixante sont apportées par le Mpanjaka de Maintirano et de Morondava ; les deux tiers environ de la production totale sont expédiés sur Londres ; le dernier tiers est envoyé sur Hambourg et sur Marseille.
6 000 kilogrammes de cire sont expédiés annuellement sur Marseille et sur Hambourg. Le cours actuel de la cire, à Majunga, est de 140 francs, les 100 kilogrammes.
Les peaux de bœuf traitées à Majunga sont dirigées sur Londres, sur Hambourg et sur le Havre; elles sont toujours préparées au sel marin. Majunga, seul, en expédie 1 800 environ par mois, et Morondava et Maintirano en chargent environ un millier sur le paquebot mensuel. Le prix moyen des peaux séchées est de 65 francs les 100 kilogrammes.
Les cornes de bœuf valent 0 fr. 10 la pièce. Les maisons allemandes seules s'occupent de cette exportation.
Les premières expéditions de bois d'ébène ont été faites, en 1894, et ont été dirigées sur Hambourg. Il y a peu de demandes pour la France. La sortie mensuelle de Majunga est d'environ 20 tonnes. Le prix en est de 250 francs la tonne, k noter les exportations de bois de santal et de palétuviers, faites par les Indiens. Le bois de palissandre et le bois de rose, qui abondent dans le pays, ne sont pas exploités.
SITUATION COMMERCIALE. 309
Les Indiens seuls font le commerce d écaille de tortue, très restreint du reste, avec Zanzibar et Bombay. Il y a deux qualités d'écaillé : la blonde, qui vaut 60 francs, et la brune, qui se paye iO francs le kilogramme.
Les essais faits d'exportation de bétail au Transvaal et à Louienço-Marquez ont été couronnés de succès.
Importations cVEurops : La plus importante est celle des tissus, puis le pétrole, les savons, la farine, les vins, les alcools, les bières, l'huile, les conserves alimentaires, les articles de Paris, la vaisselle, les allumettes, les marmites, les coraux, les charbons.
Importations de llnde et de Zanzibar : Farine de Bombay, dattes, épices, beurre de chamelle, cordages en fibres, bimbeloterie, indiennes, portes et meubles sculptés de Bombay.
Droits de douane :
Sur le sucre : Sucre français, aucun. Café venant de l'étranger ou d'un entrepôt
— — étranger, 7!2 francs les de France; droits : 156 francs les 100 ki-
100 kilogrammes. logramraes.
Alcool pur français, pas de droits, sauf Tabac, 12 francs le kilogramme ; cigarettes et
120 francs pour la taxe de consommation. cigares, 5 francs les 100 kilogrammes.
Alcool pur étranger, 80 francs riioctolitre. Tabac étranger, prohibé.
Concessions : Deux grandes concessions ont été attribuées à M. Billaud. Des installations existent sur ces terrains et des troupeaux de bœufs y ont été transportés.
Des concessions de cent hectares de terrain sont accordées aux Français, sur leur demande, et les maisons de commerce françaises sont recommandées aux troupes, afin que, de préférence, elles s'approvisionnent chez eux.
Denrées, prix :
Vin, le litre Fr. )) 60 à 0 70 Graisse, le kilogramme 1 60
Lait frais, le litre » 30 à » 60 Pain blanc, — » 80
Eau de Vichy, la bouteille l''25 Viande, — . . » 50 à » 60
Beurre, le kilogramme 5 50 Pension à l'hôtel, par mois .... 100 »
Prix de la volaille :
Oies, la pièce 5 » Poulets, la pièce 1 » à 1 50
Dindons, la pièce .... 5 » à 7 )) Pigeons, — » 75 à i 25
Canards, — .... 1 50 à 2 50 Canards mouiJlé- 7, n à 3 50
Débouchés, voies de com})iunication : Par sa position sur le canal de Mozambique, Majunga, avec son excellent port, est destiné à devenir la téte de ligne de la route de Tananarive et est appelé à un bel avenir commercial.
La route d'Andriba semble la meilleure communication entre Tananarive et la côte ; mais c'est surtout avec l'Afrique australe et Zanzibar, encore plus qu'avec l'Europe, que le trafic est appelé à s'étendre .
Transports : l"* Par eau ^très importants) : par la Betsiboka et la Mahajamba: 2*^ par terre : au moyen de porteurs ou bourjanes qui s'emploient, soit à forfait, soit à la journée.
Province de Nossi-Bé.
Maisons françaises.
Pector, Ducant jeune et Frager, 5, rue Ros- Roux, J.-M., commerçant sini, à Paris, représentés à Nossi-Dé par fabricant d'eaux gazeuses. E. Carosin, leur fondé de pouvoir. Legras, Paul, commerç., produc. -exportateur.
Maisons indiennes.
Damanndra Anondjy, Toiles. Nasor Nourmhamod, Toiles.
Candji Douar Kadass, — Kan'mdji Moula Djafardjy, —
Moula Moussadji Aly Bay, — Karinidji Aly Bay, — Amidjy Issadji, mercerie-quincaillerie.
La maison Pector, Ducant et Frager se livre aux diverses entreprises de gros, de denni-gros et de détail; elle lait l importation et l'exportation et elle a une fabrique de briques; elle est la seule qui ait donné de sérieux résultats; on estime entre 500 et 400000 francs le total de ses ventes annuelles en marchandises d'Europe. Quant aux exportations en Europe des produits du pays, elles varient entre 75 et 150000 francs.
Les correspondants de cette maison sont à :
Diego-Suarez, comptoir de L. Frager; repré- Antsohihy, poste de L. Frager; représenté
senté par A. Camus. par Léon Ducasse.
Majunga, comptoir L. Frager; représenté par Vohémar ; correspondant, Guinet.
M. Logre. Maintirano, — Lafosse, A.
Importations : Boucherie, tissus, confections, conserves, faïence, coutellerie, quincaillerie, verrerie, parfumerie, savons, bougies, pétrole.
Les importations sur le marché de Nossi-Bé sont de 500000 francs environ, pour les tissus, et de 250 000, pour les autres produits. La maison Pector, Ducant n'est pas comprise dans ce chiffre qu'elle dépasse à elle seule.
Le prix des divers produits français qui se vendent à Nossi-Bé sont .
Vin de table, la barrique . . Fr. 150 Amer Picon, la caisse. Fr. 56 à 42 Absinthe Pernod, la caisse.. . . 45 à 50 Limonade, ladouzain»». . . 2 50 à 5 Vermouth Noilly, — .... 24 à 26 Sirop, le litre i à 1 25
Les produits (pi'il y amait lieu d'importer de France sont les suivants.
Le coton écru, qui l'ait l'objet d'un grand commerce, devrait avoir les mêmes largeurs et les mêmes longueurs que celui fabriqué à Manchester. Les pièces de coton écru demandées doivent peser 9 kilogrammes, avoir 56 pouces de large sur 50 yards de long, et coûter franco-bord (à un port quelconque) 4 schelhngs 5 pence, soit 5 fr. 50.
Les pagnes appelés à Manchester « coloured bordered shirting » sont en pièces de 12, chacun donnant à un Malgache de quoi s'entourer le corps (ou plutôt les reins). Les pagnes ont 2 mètres de long sur 0 m. 90 à
SITT ATION COM.MKHCIALE.
1 m. 25 (le largo, ce qui fait le « sainiho » malgache; ils portent sur chaque hord des baudes noires, rouges et vertes qui sont maintenues entre elles par des franges, que Ton coupe pour en détacher les « saimbos ». l.a pièce de '24 mètres coûte à Manchester, suivant la richesse des bordures, (3 schellings 8 pence (8 fr. ''21)).
Les « kangass » sont imj)rimés avec de grosses fleurs, des arbres ou des allégories. Les mouchoirs ont les mêmes dimensions ou sont un peu plus petits que les pagnes. Il est malheureux que les fabricants français n'arrivent pas à comprendre l'avantage qu'ils retireraient en s'inspirant des besoins des habitants de Madagascar. On peut donner, comme exemple, que le seul comptoir, dont M. Carosin est le directeur à Nossi-Bé, a fait pour plus de
2 millions d affaires avec les maisons anglaises de Manchester, tandis que ses commandi^s en France n'ont été que de quelques centaines de francs par mois.
Voici ce que dit à ce sujet M. Carosin : si les fabriques de tissus en France voulaient se conformer aux besoins locaux, les quantités demandées seraient considérables; car, sans conteste, le commerce le plus important à Madagascar est celui des tissus dont la consommation est très grande. M. Carosin
serait heureux qu'une de ces fabriques voulût bien se mettre en relations avec lui, sous le couvert de sa maison, afin qu'il pût lui expliquer la qualité du tissu qu'il faut produire.
Exportations : Cuirs salés et secs, cire, caoutchouc, ébène, rafia. briques, tuiles, carreaux.
Produits locaux ou fabriqués : Rhum, vanille, café, cacao, maïs.
Concessions : Une demande, formulée par MM. Meurs et Boussaud, a été accordée. M. Knûrr, sujet français domicilié à Nossi-Bé, a demandé la location pour quinze ans de l'île de Kalakajoro, et un bail amiable a été consenti à ce colon. Les îles de Berofia et de Nosy Valiha ont été louées, la première à M. Mathieu et la seconde à M. Lesueur, tous deux Français depuis longtemps à Madagascar.
Navigation : 11 n'y a pas de service de cabotage entre Nossi-Bé et la grande terre. Le transport est fait par des boutres de 8 à 10 tonnes.
Ces boutres arabes, qui sont les seuls moyens actuels de communication avec la côte, prennent des prix variables, environ 10 à 15 francs la tonne ou les 1000 kilogrammes.
Transports par le « Mpanjaka » : De 20 à 45 francs par tonne pour tous les points de la côte entre Nossi-Bé et Nosy Yé.
Province d'Analalava.
La ville d'Analalava, qui est réunie à Ampasikely, compte 1 000 habitants. Les Hovas prisonniers et les personnes d'autres races qui s'y sont établies. Européens, Silamos, Indiens, forment la masse de la population. Cent
soixante-quatre Hovas, hommes, femmes et enfants ont été engagés pas MM. Lesueur, Mathieu et Fouarmes.
On paie à Analalava un ouvrier 12 fr. 50 par mois, plus le riz, une case et un terrain de culture.
Commerce général : Les maisons ont trop peu d'importance pour commercer directement avec l'Europe ; elles sont en relations avec Nossi-Bé et obtiennent six mois de crédit (autrefois un an). Pour les articles d'alimentation européenne, Majunga fournit à meilleur compte et est mieux approvisionné; le transport de cette ville à Analalava augmente les prix de 20 pour 100.
Le commerce avec l'Inde n'a plus lieu depuis l'application des nouveaux tarifs.
La qualité supérieure des marchandises de France n'est pas appréciée par les indigènes; les prix sont trop élevés. La fabrication française déviait, pour les toiles, s'efforcer de satisfaire aux goûts du pays, et il faudrait que les fournisseurs accordassent six mois de crédit.
Produits locaux : Rafia, caoutchouc, cire, riz, bois, peaux de bœuf, écailles de tortues.
Des Hovas viennent du Sud pour acheter des bœufs. Les prix se sont élevés ; voici ceux qu'on paye à Mandritsara :
Très beau bœuf .... Fr. 60 à 70 » Bœuf moyen Fr. 40 à 50 »
Beau bœuf oO à 60 » Bœuf d'un an 20 à 50 »
Vache et son veau Fr. 30 à 40 ))
A Analalava, les prix sont à peu près les mêmes.
Il ne reste presque plus de bêtes à cornes à vendre dans le pays.
Le commerce du riz est peu actif: les prix diminuent. Le « goni » de riz en paille vaut en ce moment, à Analalava, 12 fr. 50.
Les autres branches du commerce local n'ont pas d'activité.
Importations : Toiles, liquides, outils, faïence, menus objets. Ces divers articles sont très demandés par les indigènes.
Concessionnaires :