CHAPITRE II
Industries à entreprendre ou à développer.
Élevage. — Élevage des bœufs. — Différentes espèces de bœufs : bœuf à bosse, bœuf à bosse et à cornes, bœuf sans bosse et avec cornes, bœuf sans bosse et sans cornes. Zébu ordinaire. Dressage. Procédés d'élevage employés par les indigènes. Plantes fourragères servant actuellement à l'alimentation du bétail. Maladies du bétail : moafo, tomboka, kitrotro. tsiboboka, romotra, tsingala, kankana.
Dénombrement des bestiaux existant actuellement. — Prix du bétail et frais de gardiennage, suivant les régions.
Élevage en grand en vue de l'exportation. Élevage en grand pour la préparation de conserves de viandes. Élevage pour la production du fumier. Élevage pour la production du laitage. Régions les plus favorables à l'élevage. Enumération de ces régions. Frais d'achat et de gardiennage. Composition d'un troupeau. Croît.
Fourrages. — Le cactus inerme, le pois mascate, l'ambrevade, le manioc, le maïs-fourrage, le téosinte. De l'ensilage. Théorie sommaire de l'ensilage des fourrages verts. Pratique de l'ensilage. Modifications produites par l'ensilage.
Porcs. — Croît extraordinaire. Elevage facile. Ressources qu'il peut fournir.
Moutons. — Moutons ne donnant pas de laine. Régions oïi l'on pourrait acclimater le mouton à laine. Tentative de Jean Laborde. Introduction du mouton mérinos. >'ouveaux essais.
Chèvres. — Leur petit nombre.
Cheval. — Son introduction dans l île au commencement du siècle. Petit nombre de chevaux se trouvant actuellement à Madagascar. Ils ne constituent pas une race nettement établie, mais peuvent se réunir en quatre groupes. Développement facile, sauf dans les régions infestées par les parasites cutanés. Direction à donner à l'élevage.
Mulets, ânes. — Services qu'ils sont appelés à rendre. — Élevage. — Conditions générales.
Volailles. — Leur abondance. — Facilité d'élevage.
Dispositions administratives.
Autres industries. — Industrie minière. — Or. Formalités à remplir pour obtenir un permis de recherches et un permis d'exploitation des métaux précieux. — Étal des périmètres miniers ouverts à l'exploitation publique à la date du l^"" avril 1898. — État récapitulatif des permis d'exploitation délivrés au 1" avril 1898. — État des concessions accordées au 1" avril 1898. — Fer.
Industrie forestière. — Elle n'existe pas à Madagascar. — Nombreuses essences d'arbres susceptibles d'être utilisées. — Réglementation du droit d'exploitation des produits des forets.
Industries diverses. Industrie de la soie. — Soie du magnan. Soie d'araignée.
Usine de conserves. Viande congelée. — Ressources offertes à ce point de vue à la France par Madagascar. Points qui semblent le plus avantageusement placés pour l'établissement d'usines de conserves. Compagnie française d'élevage et d'alimentation à Madagascar.
Menuiserie, charpente, ébénisterie. — Leur développement est subordonné à celui de l'industrie forestière. Budget d'un atelier pour vingt ouvriers.
Forge, fonderie. — Devis d'une forge de dix ouvriers.
Briqueterie, tuilerie. — Introduction du système européen. — Matière première. — Capitaux nécessaires pour entreprendre cette industrie.
Poterie, faïence, fabrique de porcelaine. — Devis d'un atelier pour cmq apprentis.
Verrerie.
Tannerie, corroicrie. — Peaux de bœuf. — Nombreuses essences riches en tanin. — Devis d'un atelier de dix ouvriers.
Amidon. — Extrait du manioc. — Industrie assurée d'un grand avenir. Manipulation très facile.
Tapioca, féculeric.
Sucrerie.
Savon, bougies, allumettes.
Horlogerie, bijouterie. — Bijoutiers indigènes. Devis d'un atelier de bijouterie pour cinq ouvriers. Parfumerie. — Facilité de la culture des fleurs, roses, géraniums, etc., pour la parfumerie. Huilerie. — Nombreuses plantes oléagineuses propices à cette industrie. Plumes.
Chaux, papier, indigotcric, dccorliqueuse.
Nous étudierons séparément l'élevage des bœufs, des porcs, des moutons, des chèvres, des chevaux, mulets et ânes et de la volaille.
mer que l'avenir de notre nouvelle colonie réside surtout dans l'élevage de ces animaux, qui se rencontrent en grand nombre dans toutes les parties de l'Ile. Toutefois, les troupeaux ne sont pas, en général, très considérables; on n'y trouve pas, comme à la Plata. des troupeaux de 15 000, 20000 et 50 000 bœufs: les plus grands se rencontrent dans le Nord, dans l'Ouest et dans le Sud-Ouest (chez les Baras Imamonos). La reine, les ministres, le premier ministre surtout, et les principaux Hovas possédaient des troupeaux plus ou moins nombreux, répartis un peu partout, et qui constituaient leur principale richesse.
On trouve à Madagascar plusieurs espèces de bœufs; la plus répandue, communément appelée « bœuf à bosse », ne se distingue des bovidés d'Europe que par l'existence d'une masse de graisse plus ou moins volumi-