CM
oc IC
oc
te
o — te
o oc c; o —
oc
o co
c oc o —
X ce
b 3 ï: — 1. <y a o il. Q U £=
ÉLEVAGE
soit on nombres ronds un total de 400 000 bœufs. Pour avoir le total des bétes à corne existant actneilenient à Mada<iast'ar, il faut au moins doubler ce chiffre, ce qui ne ferait en tout que 800 000 tètes de bétail.
Mais il faut remarquer que dans presque toutes les régions de l'île, depuis l'expédition de 1895, la quantité des bœufs a diminué au moins de moitié, soit à cause de l'insurrection de 1890-97 qui a ruiné tant de provinces, soit par suite de Taccroissement subit et considérable de la consommation, accroissement résultant de la présence du corps d'occupation et aussi de la venue de nombreux Européens.
On peut donc dire qu'en temps normal, avant l'expédition par exemple, la population bovine de la colonie s'élevait à environ '2 millions de têtes.
D'après M. Locamus*, la consommation annuelle de gros bétail (abatage dans la colonie et exportation) atteignait environ 1 million de têtes. « Ce c( chiffre, dit-il, est basé sur les données suivantes : il est constaté par le « service de la douane une sortie annuelle de 240 000 peaux par les « ports de Tamatave et Majunga, plus les bœufs vivants exportés annuelce lement de Tamatave, '25 000; soit 265 000 tètes. Diego-Suarez : peaux, « 40 000; bœufs, 12 000; soit 52 000 tètes. Vohémar : peaux, 12 000; « bœufs, 22 000; soit 54 000 tètes. Nossi-Bé ; peaux, 56000. Mananjary, « Yatomandry, Fénérive, Fort-Dauphin, Nosy Vé, Anorontsangana et autres ; « 250 000 peaux et 26 000 bœufs dirigés principalement sur Mozambique, « Mayotte et les îles Comores; soit un total d'environ 645 000 tètes.
c( Mais il faut tenir compte que, dans une foule de villages de l'intérieur, « les indigènes ne prennent pas la peine de dépouiller les animaux, après « les avoir abattus; ils se bornent à les dépecer grossièrement dans leur « enveloppe comme l'on découpe à Paris les sangliers ou les cerfs, caria peau « n'a de valeur qu'autant qu'elle peut parvenir à la côte; or combien de « villages n'ont aucune relation avec les côtes? D'autre part, les indigènes (( utilisent les peaux de bœuf pour une foule de travaux; on a même établi « dans les environs de Tananarive plusieurs tanneries grossières permettant c( d'obtenir des cuirs de qualité très inférieure.
« Nous nous croyons donc fondé à déclarer que l'abatage animal et « l'exportation des bœufs atteignent 1 million de tètes à Madagascar ».
Ce calcul tendrait à prouver que le chiffre de 2 millions de têtes donné plus haut comme représentant la dotation de Madagascar en temps normal serait plutôt faible.
11 nous reste, pour compléter le tableau de la situation actuelle de l'élevage, à indiquer les différents prix du bétail dans les principales régions de l'île. Ces prix sont indiqués aux tableaux, pages 428 et 429 :