Troisième Partie
vo CHAPITRE V. fai shine LA CHARITÉ, AMOUR DE DIEU ds Mon enfant, la charité est l'amour, mot plein de E ir qui est tombé du ciel, mais que la terre a dis, rofané.
' La charité : à co mot viennent se retracer à la a pensée, les magnifiques paroles que-l’Apôtre élevé de: au troisièmé oiel, emprunta aux séraphins pour faire fort connaltre aux hommes la grandeur, les charmes ct ven les caractères de cette vertu : l'en:
66 J'ai maintenant, dit-il, une voie bien plus ex- ‘ cellente à vous montrer. Quand je parlerais “au “toutes les langues des hommes et des anges fn d ‘“ même, si je n'ai point la charité, je ne suis que cipe ‘ comme un airain sonnant et une cymbale reten- et l' ‘ tissante. Quand j'aurais le don de prophétie, que voya “je pénétrerais tous les mystères el que je possè- trent ‘ derais toutes les sciences; et quand j'aurais toute pour “ la foi possible jusqu'à transporter les montagnes, de co
“si je n'ai point la charité, je ne suis rien, Et ‘ quand je distribuerais toutes mes richesses pour La fo “ nourrir les pauvres, et que je livrerais mon Corps “ pour être brûlé, si je n’ai point la charité, tout l'achè “ cela ne me sert de rien,
Qu'’elles sont sublimes ces paroles de l’Apôtre! de Ah! mon enfant, il n’y a qu’un Dieu qui ait pu les “le p inspirer, parce qu’il n’y a que lui qui ait pu créer D, sus cette vertu, et la donner à la terre pour la consoler à, est et la régénérer. “ égal
Votre vie doit être toute de charité, car votre fin à Ter c'est d'aimer ; votre salut, c’est l'amour. L'amour c'est le résumé, l’abrégé de la foi éternelle et divine, puisque c’est la source d'où découlent tous
CYEEN
La bhamile, 407
vos devoirs, Aimez, vous crie sai:
que vous voudrez.
Eh ! que deviendraient les amour dont le cœur de Jésus est la sour DIEU est à lui seul Je signe et l'assurance de la véritable
dGta à piété. Seul il vous rendra supérieure à tous les , mot plein de i
12 rl 1 Présente. Aussi, par une admirable ue la terre à disposition de |
il Augustin, et
retracer à la
* La vie n’est pleine de
I tentations que Pour l'éprouver: elle n’est traversée
’Apôtre élevé de mille épreuves et mille contrariétés ue pour le
ins pour faire fortifier : elle n’est quelquefois consolée par le sou-
3 charmes et venir de la miséricordo infinie de Dieu que pour
l'enflammer et Je Porter à la reconnaissance.
bien plus ex- La Charité, mon enfant, est la seule vertu qui
je parlerais l'aura jamais de fin, Parce qu’elle est elle-même, Ja
t des anges fin de toutes 1:s vérlus, comme elle en est le prin-
je ne suis que cipe, la Porfeetion, le mérite et la couronne, La foi smbale reten- et
rophétie, que que je possè- ent point ; la charité seule y ent j'aurais toute À Pour y voir ce qu elle a cru pour la foi s montagnes, D ; , si à
suis rien. Et rilé, la foi est imparfaite et l'espérance cst vaine ichesses pour La foi Ï ais MON corps
Chrétienne, l’espé.
on juice en élève l'édifice, la Charité le perfectionne,
charité, tout lachève et le Couronne dans l'éternité bienheureuse,
de l’Apütre! “C’est quelque chose de grand que l'amour, dit
qui aitpules m,. le pieux auteur de l'Imitation, et un bien au-des.
| ait pu créer D sus de tous les biens. Seul il rend léger ce qui
ir la consoler 2, = pesant, et fait qu’on Supporte avec une âme > Cr ga
e toutes les vicissitudes de la via “ Celui qui aime est dans la joie, “rien ne l’arrête.
‘“ T1 donne tout Pour posséder to D “lout en toutes ch
car votre fin 0 ur. L'amour ernelle et discoulent tous
il est libre et
ut, et il possède 0$es, parcequ'au-dessus de toutes
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« choses, il se repose dans le seul Étre souverain ‘“ de qui tout bien procède et découle.
‘“ Rien ne lui pèse, rien ne lui coûte, il tente plus ‘“ qu’il ne peut : jamais il ne dit: c’est impossible, “ parce qu'il croit tout possible par l’amour, et à “ cause de cela il peut tout et il accomplit beau. “ coup de choses qui fatiguent et qui épuisent vai- ‘ nement celui qui n’aime pas. |
“ Aucune fatigue ne le blesse, aucuns liens ne le ‘“ retiennent, aucunes frayeurs ne le troublent ; ‘ mais tel qu'une flamme vive et pénétrante, il « s’élance Vers le ciel, et s’ouvre un passage sûr à ‘ travers tous les obstacles. ”?
Comme elles sont belles, mon enfant ces paroles que vous venez de lire! Comme vous devez les méditer et surtout les mettre en pratique! Comme vous devez travailler à grandir dans ce divin amour ! Ne craignez point d'aller trop avant dans l’amour de Dieu : plus vous l’aimerez et plus vous aimerez ce qu'il vous impose. C’est cet amour qui dissipera vos ennuis, adoucira vos croix, vous détachera de tout ce qu’il est dangereux pour vous d'aimer, vous préservera de mille dangers, vous fera triompher de tous les obstaclos, et vous montrera dans la mort le commencement du repos et de l’éternelle félicité.
C’est cet amour qui changera en biens tous les maux de la vie, vos peines et vos épreuves. Ah! ne
craignez donc pas que cet amour coule trop abon- |
dant dans votre âme, car vous craindriez d’être trop heureuse, d’être ra délivrée de vous-même, des caprices de votre orgueil, de la violence de vos passions, et de la tyrannie d’un monde perfide. Levervous donc, mon enfant, allez à Dieu et donnez-lui . voire cœur tout entier. Lui seui en est digne. Vous l’aimerez comme un père, il vous aimera comme s& fille et son emour, grandissant chaque jour dans
ÿtre souverain
> ; il tente plus st impossible, l'amour, et à ccomplit beaui épuisent vai-
ne sera . abon. qui vous Ut qui s'appelle Charité,
uns liens ne le le troublent ; pénétrante, il passage sûr à
it, ces paroles devez les méique! Comme ans ce divin )p avant dans : et plus vous et amour qui roix, vous déeux pour vous langers, vous et vous mondu repos et de