CHAPITRE VL CARACTÈRE DE LA CHARITÉ POUR DIEU
u Quel bonheur, mon enfant, imer c’est vivre :
biens tous les ‘uves. Ah! ne le trop abonindriez d’être ous-même,des ce de vos paserfide. Levezet donnez-lui i digne. Vous era COMME Sà que jour dans
“ Moi, et me m re enace de grandes misères { NN’
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Imitation, ous descen-
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Troisième Parite.
“ drez dans mon cœur, toutes mes ertrailles tres- ‘‘ sailliront de’ joie.
‘“ Dilatez-moi dans l’amcur, afin que j'apprenne ‘“ à goûter au fond de mon cœur combien il est ‘ doux d'aimer, et de se fondre et de se perdre “ dans l’amour. \
Mon enfant, Dieu veut votre cœur tout entier, il Je veut sans réserve, il le veut pour toujours. I] veut donc que votre cœur soit vide de toute affection étrangère. À vous donc de détacher votre cœur de tout ce qu’il peut aimer sur la terre, car “quand on aime quelque chose hors de Dieu, dit ‘“ saint Augustin, on en aime moins Dieu. C’est un ‘ ruisseau dont on détourne un peu d’eau; ce par- ‘ tage diminue ce qui doit aller à Dieu, et c'est “ dans ce partage que se ressentent toutes les in. ‘ quiétudes du cœur, Dieu veut tout et sa jalousie ‘““ne laisse point en paix un cœur partagé. Ja ‘“ moindre affection hors de lui et qui ne se rapporte ‘ pas à lui, fait un entre-deux et laisse un malaise,” Ce n’est que dans un cœur pur et sans réserve que l’âme mérite de trouver la paix.
Mon enfant, l'amour ne doit avoir aucune borne, car la mesure de l'amour de Dieu, nous dit saint Augustin, est de l'aimer sans mesure. Pourquoi donc jusqu'à présent avez-vous mis des limites à cet amour? Ah! quel égoïsme dans votre ame | Vous avez peur de trop aimer Dieu et d'en trop faire pour lui ! Erreur funeste qui, jusqu’à présent, vous a retenue loin de Dieu et vous a arrêtée dans le chemin de la perfection. Aussi voyez comme vous êtos éloignée du ciel. Soyez donc plus généreuse et Souvenez-vous que l’amour de Dieu est un abime, un océan sans rivages dans lequel l’âme üoit s6 perûre et s’anéantir. Heureuse la jeune fille qui se perd ainsi dans cet océan de l'amour, car
alors ses pensées, ses désirs, ses paroles et ses ac
siien Dieu
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Atrailles tres-
le j'apprenne mbien il est de se perdre
Jut entier, il toujours. I] e toute affectacher votre la terre, car de Dieu, dit eu. C’est un eau ; ce par- Dieu, et c'est oules les int Sa jalousie artagé. La e se rapporte un malaise,” réserve que
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“Caraclère de a Charité,
fera l’ornement de sa vie, 1 les délices de son exil.
| Dieu ne dans ces sensations douces, d
êles parfois inquiète sur votre vi tes vous troublent el vous dé Vous dites: qui sait si Dieu
Voix qui bénit et console le repentir : beaucou és lui seront remis Parce qu’elle a beaucou
Yenir de vos misères, Mon enfant, que de fois dons de Silence, vous vous écriez : Q
Vous étonnez ensuite de ne
tions seront empreintes de cette charité divine qui a gloire de son âme, et
Consiste point ans ces élans de piété,
Ous aimez Dieu, et Cependant vous e passée; vos fau- Couragent, et vous M'a pardonné! Mais ieu que vous servez eur fait entendre cette
‘amour, du reste, vaut bien le triste sou-
5 &&R$ GS moments de
ue je voudrais aimer leu de tout mon cœur et par-dessus tout, et vcus
Pas sentir les flammes
412 Troisième Partie.
si pures et si vives de l’amour divin, Mais, ce désir que vous exprimez par ces paroles est-il bien sincère? Peut-il même exister en veus à travers ces mille préoccupations de la vie, au milieu de ces mille liens qui enchainent votre cœur et le rendent esclave de votre vanité, de votre amour-propre et de votre sensualité? Ah! croyez-moi, ce désir que vous pensez avoir, ne part point du fond du cœur, [1 n’est que passager : c'est l'éclair qui brille dans l’ombre de la nuit et qui disparaît bien vite; car ce désir quand il est réel est un feu brûlant qui embrase êt dévore le cœur. Hätez-vous donc, mon enfant, d’exciter dans votre âme un désir sincère et vrai d'aimer Dieu et de l’aimer par-dessus tout. Et pour cela faites disparaître de votre cœur tout ce qu'*! y a de terrestre et de mondain afin d'élever sur les rui:.es du monde et de l'amour de vousmême ua édifice tout d'amour pour Dieu.
Mon enfant, l'amour a sa source dans le cœur de Dieu et c’est dans ce cœur que vous devez aller puiser. C'est auprès de ce foyer que vous devez réchauffer votre langueur, car Jésus est venu sur la terre pour y apporter le feu de l'amour et il n'a qu’un désir, celui qu'il s’allume et qu'il dévore tous les cœurs. Que tardez-vous donc de vous approcher de ce feu! Ah! cette flamme aura bientôt détruit en vous tout ce qu’il y a de terrestre et d'impur, et comme la lampe du sanctuaire qui nuit et jour brûle dans la maison du Seigneur, votre vie s’écoulera et votre cœur se consumera dans la pratique de l’amour.,
Oh ! mon enfant, pendant les jours de votre pélerinage ne cessez d connait point ie remords. “ Âimez Dieu, et aimez- “ le pour lui seul, vous dit saint Augustin, éloi: # gnez-vous de tous ceux qui ne brûlent pas de cet
Mais, ce désir t-il bien sin- L travers ces milieu de ces et le rendent our-propre et , Ce désir que ond du cœur, ui brille dans n vite; car ce ilant qui ems donc, mon ésir sincère et ssus tout. Et cœur tout ce afin d'élever our de vous- (eu.
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Charilé envers le prochain. 413
‘amour, laissez-les s'aveugler “ qu’ils ne cessent de remuer :
“vous Chanterez le Cantique de l’amour, “pandrez en sa présence les gémissement
“rables de la terre d’exil et vous “la patrie de l'amour, ”
Teener CHAPITRE VII.