AMOUR DES PAUVRES
Mon enfant, aimez les Pauvres, ce sont les membres souffrants de Jésus-Christ. Ils sont sa plus parfaite image, la portion chérie de sa famille. Li. sz l'Evangile, et dans plusieurs Passages vous trouverez ces étonnantes paroles: “Malheur aux riches, ”. Tandis qu’il n’y a que des sation et d’amour pour l’indigen Car Jésus-Chri
Mais mal , et c’est
| pour cette raison qu’il répète toujours : “ Bienheu.
Oui, aimez les Pauvres, et pour vous engager à és aimer, écoutez les paroles que le Souverain-T uge
‘ER GG Sà croix, prononcera à l'univers réuni à : &S pieds: “ Venez les bénis de mon Père ; “eu faim et vous m'avez donné à manger;
Car j'ai j'ai eu
418 Troisième Parlie.
« soif et vous m’avez donné à boire; j'étais nu et
“ vous m'avez couvert ; j'étais malade et vous m'a- ! f « vez visité ; je languissais en prison et vous êtes «“ venus me Voir. ” Alors les justes lui répondront : l: « Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu «« pressé par la faim et que nous vous avons donné £ « à manger ; ou dévoré par la soif, nous vous avons < « donné à boire?” Et Jésus-Christ leur répondra: À À « Je vous le dis en vérité, autant de fois que vous ee « avez fait cela au moindre de mes frères, c’est à {er « moi que vous l’avez fait.” Il dira ensuite à ceux été qui seront à sa gauche: ‘ Allez maudits, au feu sel “éternel ; car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas D “ donné à manger; j'ai eu soif et vous ne m'avez ler «“ pas donné à boire; j'étais malade et en prison et la « vous ne m'avez pas visité. ” Et comme ils lui ré- fai pondront : ‘ Seigneur, quand est-ce que nous vous ! “ avons vu avoir faim et soif, sans abri et sans vê- fan « tements, et que nous avons refusé de vous assis- per “ter?” Il leur dira: “Je vous le dis en vérité, À Cha «“ autant de fois que vous avez refusé de le faire au LE 0 « plus petit de ceux que vous voyiez, c’est à moi- qui «“ même que vous l’avez refusé. ” ile 1 Vous voyez donc, mon enfant, que le pauvre est leur
la demeure de Jésus-Christ et que c'est là qu’il ré- éten side. Sans doute que vous avez lu la vision de saint ouf Martin qui fut plus tard évêque de Tours. Il n'était 2 5 point encore baptisé, et il suivait la carrière des Pince armes, quand il rencontra sur sa route un mendiant LB ca; presque nu. Emu de compassion, il coupe la moitié LE fiis de son manteau et la donne pour revêtir ce malheu- Æ reux. La nuit suivante, il eut un songe où il vit quel
Notre-Seigneur couvert de la partie du manteau à qu'il avait donnée au pauvre et qui disait aux & #4 anges qui l’entouraient : ‘“ Martin qui n’est encore Do que catéchumène m'a couvert de ce manteau. ” paye
Mon enfant, quand vous lisez l'Evangile et que
Amour des Pauvres.
; J'étais nu ct le et vous m'an et vous êtes vi répondront :
yous avons vu 1s avons donné ous vous avons
vous voyez l’empressement avec lequel les saintes femmes qui suivaient Jésus, préparaient tout ce qui pouvait être nécessaire à ce b
dites-vous pas: ah! que je voudrais être à leur
nheur pour vous de vous ap-
apporter eur répondra : là robe destinée à revêtir ses membres, le bois néfois que vous cessaire pour le réchauffer, et le pain pour le soufrères, c'est à tenir ! Ah ! oui, mon enfant votre bonheur aurait ensuite à ceux
naudits, au feu ne m'avez pas yous ne m'avez et en prison et mme ils lui réue nous vous 1bri et sans vê.
| de vous assis- » dis en vérité:
é de le faire au :
ez, c’est à moi |
que vous apporterez au vieillard grelottant, et le pain que vous déposerez sur
la table de l’indigent ne seront qu’une aumône faite à Jésus-Christ lui-même.
Ah ! qu’il est beau de donner | fant, donnez toujours à Jésus-Christ qui, dans la personne du mendiant, vous tend une main décharnée pour recevoir l’aumône. Donnez à Jésus.
Donnez, mon en-
> le pauvre est s'est là qu'il ré.
vision de saint Cours. Il n’était la carrière des te un mendiant coupe la moitié rêtir ce malheusonge où il vit ie du manteau qui disait aux à qui n’est encore manteau. ”
jvangile et que
“torture. Quel riche trésor vous envoyez au ciel | Donnez, mon enfant, donnez aux Payer la dette que vos péchés vous on
er envers Dieu. Et vous savez que cette dette est
ic à Se
420 Troisième Parlie.
rande. Songez aux fautes que vous avez commises
epuis que vous avez atteint l’âge de raison. Elles sont nombreuses, n'est-ce pas! Plus nombreuses que les cheveux de votre tête, car vous ne pouvez pas les compter. Eh bien! pour payer à Dieu cette dette, donnez aux pauvres de Jésus-Christ et vous rachèterez ainsi vos péchés par l’aumône, ct au jour du jugement, la justice de Dieu n'aura plus rien à réclamer de vous. Quel immense avantage |
Donnez, mon «nfant, car l’aumône donne une grande askurance au moment de la mort. “ Heureux, vous dit l'Esprit-Saint, celui qui comprend la misère du pauvre et qui se plait à la soulager; le Seigneur le délivrera au jour de l’affliction.” Ce jour de l’affliction, n’est que le jour de la mort! A cette heure dernière où le temps finit et où l’éternité commence, l'enfer redoublera ses efforts et votre âme sera assaillie par des ennemis puissants. Mais Dieu qui est toujours juste et bon, se souviendra de vous, mon enfant, qui aurez été bonne et qui aurez soulagé l'infortunc. Il vous secourera dans vos derniers instants ; il viendra vous prodiguer l'amour de sa grâce; il viendra s'asseoir au chevet de votre lit, comme un père auprès de son enfant; il murmurera à vos oreilles des paroles d'espérance et d'amour, il vous dira : ‘ Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils recevront miséricorde. ” Ët votre âme, au sortir de son exil, sera roçue dans lo sein d'Abraham, pour recevoir la récompense de sa miséricorde.
Donnez, non enfant, car l’aumône na jamais appauvri personne. Vous avez beau semer et planter, Dion seul donne l’accroissement. Dieu seul fait descendre la rosée du ciel sur la terre, lui seul bénit la moisson. Et ne saurait-il pas vous rendre
ce que vous donnez à ses pauvres ?
ez commises aison. Elles
nombreuses 18 ne pouvez à Dieu cette hrist et vous mône, et au | n'aura plus 3e avantage |
>) donne une nort. ‘ Heucomprend la soulager ; le liction.”’ Ce > la mort! A t et où l’éteres efforts et ris puissants.
|, se souvienété bonne et us secourerà , vous prodi- 1 S’ASSEOÏT au uprès de son
des paroles + « Bienheuls recevront r de son exil, ur recevoir la
e n'a jamais emer et plan- Dieu seul fait 2rre, lui seul s vous rendre
Amour des Pauvres. 421
Donnez, mon enfant, car l’aumône ouvre la porte du ciel,
Mais comment donner toujours? Ah! je vous
comprends, Sans doute VOUS ne pouvez pas donner beaucoup, mais donnez au moin
vez. ‘Si vous avez beaucoup, di
COUP, si vous avez peu, donnez peu, mais donnez toujours, ”’
et quand vous ne pouvez Pas trouver au fond de votre bourse l’obole qui doit
souffrances, faites comme Ja sœ
heureux, ne craignez pas de refus, car la charité doit être courageuse. :
Donnez, mon enfant, et vous donnerez en occupant vos mains à faire des Vêlemonts pour les na vres, Ah! quo de temps vous perdez et que vous pourriez employer à Soulager bien des mis ères,
onnez, mon enfant, donnez toujours, mais pour “la, sachez faire quelques sacrifices à votre vanité. ourquoi cette toilette si recherchée ?
tant de rubans qui flottent de tous côtés ?
tant. de fleurs sur votre tête? Que
0yez-vous n'être point assez }x monde? Mais ne savez-vous do beauté est souvent un présent bien funeste ? Ah! Mon enfant, sachez économiser
&S mille et folles dépenses qu Votre vanité,
Heureuse la jsunc fille Qui comprend bien ce que c’est que la charité ! C’est un ange sur Ja terre, et le monde la chéri. Quand elle entre dans le triste
duit de Ja misère, un rayon d'espérance y pénètre
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avec elle, le malheureux retrouve encore un sourire, l'enfant lui tend ses petites mains, comme à une mère bien-aimée, le vieillard la bénit et Dieu inscrit son nom en lettres d’or au livre de la vie.