‹ Guide de la jeune fille [microforme]Chapitre 187 sur 254 · CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN · texte numérisé non relu

CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN

Mon enfant, qu’elle

partent d’un même tronc, qui n’o même racine : le cœur d’un Dieu.

Charité : voilà le signe des vrais disciples de Jé- Sus-Christ, le sceau de l’adoption; la marque des élus, l'abrégé de la loi divine. Entendez, mon en-

fant, Notre-Seigneur s’écriant : « Mon précepte est

“que vous vous aimiez les nns les autres, C'est je .

“Commandement de notre Maître, s’écrie à son “tour l’apôtre saint Jean. Si nous l’accomplissons, “c'est assez, le ciel est à nous, ”

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| Troisième Partie.

Aimez donc, mon enfant, votre prochain comme vous-même, mais pour l’amour de Dieu. Voilà le motif qui doit diriger votre charité, la purifier, la sanctitior, la rendre enfin méritoire. Gar la charité doit être surnaturelle. Ce n’est donc point la créature que vous devez aimer en elle-même et pour elle, non, c’est Dieu que vous devez aimer dans la créature,

Cette cher‘té que vous avez pour cette personne qui vous pliuc, qui flatte vos goûts et vos penchants, votre vanité peut-être, dont la conversation vous est agréable, n’est point la véritable charité, car c'est Ja créature que vous aimoz ot non Dieu. Donc ces larmes que vous séchez et ces misères que vous soulagez dans la personne du pauvre, de la veuve et de l’orphelin, parce que vous avez le cœur sensible ou parce que les hommes vous en loueront, ne seront point le fruit de la charité divine, mais seulement de la charité humaine qui, sous aucun rapport, ne peut plaire à Dieu pour l'éternité. Votre récomponse sera alors toute terrestre, toute du temps, et celle du ciel ne sera point pour vous, car Dieu ne peut récompenser ce qu’on ne fait peint pour lui.

Ayez donc, mon enfant, la charité qui vivifie, qui sème pour la vie éternelle, car elle seule peut faire votre bonheur.

Votre charité doit être universelle : elle ne doit point se restreindre à ce petit nombre de personnes que vous appelez vos amies et VOS COMpagnes, elle doit s'étendre à tous, algré l’antipathie des caractères, la divergence des opinions, et l'indignité des malheureux que vous avez à secourir, car tous sont membres do Jésus-Christ, enfants du même Père, héritiers du même ciel.

Vous avez peut-être des ennemis; vous en aurez

du moins dans le courant de la vie, car le démon

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Charité envers le prochain. 415

met sori bonheur à jeter la discorde dans je champ du père de famille, et il n'y réussit que t’op souvent. Que devez-vous faire, mon enfant ? l'Evangile vous le dit : « Vous aimerez votre ennemi, car il est toujours votre prochain, et vous lui fe ez du bien précisément parce qu'il vous aura fait du mal. ”

h ! oui, mon enfant. Laisse quille, ignorez tout ce qu'elle n6 Vous piquez point. Mais Ja vous, elle repousse votre amitié, elle ne vous parle plus. Quel mal y aura-t-il pour v

ttes innocente? Laissez-la tran elle reviendra, car elle ne tarder ses torts, recevez-la alors, mon mettre de s’excuser, elle sera p

dévouée et vous aurez mérité une grande récompense auprès de Dieu.

on enfant, l’apôtre saint Paul vous dit que la cherité supporte tout

ôtres. Car, faut-il que votre compagne

| soit douce et patiente parce que vous vous livrez à

la colère ? Non, non, votre compagne ne doit être généreuse parce que vous êtes un peu trop égoïste ; elle ne doit pas être humble et simnle à

"2 1 Si pit ääns

& iolieiie parce que vous êtes un peu trop orgueilleuse et trop recherchée dans votre mise. Où serait

justice? Non, vos défauts et vos vices ne sont

416 Troisième Partie.

point des titres suffisants pour exiger des vertus

dans le cœur de vos compagnes. La loi est com- sou mune, vous devez vous y soumettre et supporter tert sans murmurer les vices et les défauts du prochain, de comme vous voulez qu'il supporte les vôtres. Ah! bou si vous savez bien ce que c'est que la charité, vous 2

et v

serez toujours prête à rendre des services, et vous ne rougirez point d’en recevoir : si vous avez des Pèr inférieurs vous serez douce à leur égard ; si Dieu vous a donné quelque bien dans ce monde, vous ne le garderez pas tout pour vous, VOUS saurez en faire part aux membres souffrants de Jésus-Christ ; vous serez lente à contredire le prochain, et vuus ne soutiendrez jamais votre avis avec opin'âtreté, vous aurez rarement des ennemis, parce que vous s'urez tout pardonner. Vous éviterez les discussions et

vous chercherez à rétablir partout la paix. Vous M ne vous mêlerez jamais des affaires d'autrui sans bres nécessité, vous ne chercherez point à pénétrer les parfa secrets du prochain; vous respecterez ses opinions sez | et sa conduite, et jamais Vous ne le blâmerez. Vous trouv cacherez ses défauts et vous le défendrez quand il riche: sera absent ; vous ne croirez ni la médisance ni la solati calomnie et jamais vous ne porterez sur lui de ju- Oui, & gements téméraires. Et pour faciliter la pratique de el SOL la charité qui est la vertu des enfants de Dieu, re- dans

gardez toujours le prochain comme meilleur que de n'a vous. l'indig

O charité, vertu céleste, vous semblez avoir Mais quitté la terre pour remonter au ciel. La mondene EB prendi vous connaît presque plus, car il est trop égoïste. JB pour c Quand donc reviendrez-vous régner en souveraine | eux | sur tant do passions mauvaises qui troublent ei Oui, agitent les hommes? Quand ferez-vous de tous ces

hommes dispersés sur ia terre une seuié ei mème ‘mn. famille, unie comme les premiers chrétiens ? &es pie Heureuse, mon enfant, si vous pouvez contribuer "eu fr

r des vertus loi est comet supporter du prochain, vôtres. Ah!

charité, vous ces, et vous ous avez des ard ; si Dieu onde, vous ne Lurez en faire Christ ; vous YuuIS ne souniâtreté, vous e VOUS s'urez iscussions et , paix. : Vous d'autrui sans pénétrer les ses opinions imerez. Vous rez quand il disance ni la sur lui de jula pratique de s de Dieu, remeilleur que

emblez avoir L3 monde ne trop égoïste.

en souveraine troublent et 15 de tous ces seuls et mème tiens ?

vez contribuer

| Père, entrez dans ’e royaume qui vous

| l'indigent

Amour des Parvres.

} su règne d cette charité! Heur soulager quelqu’une des nomb

terre! Vous serez du nombre Ï

de ceux qui, au jour | de la sentence éternelle, entendrent sortir de la

uche es paroles : 4 J’6.

tais faible et vous m'avez soutenu, j'étais malade et vous m’avez consolé.… Venez les bénis de mon

est préparé.

Ru CHAPITRE VII.

Rene enens

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