Troisième Partte
s'approcher ; si on ne fait pas attention à eux, ils finissent par se taire; si au contraire on les agace, alors ils ne crient que plus fort et se rapprochent de la personne qui semble vouloir s'amuser en les excitant,
Méprisez donc toutes ces légères tentations, mais prenez garde cependant, car le mépris ne suffit plus lorsque ces tentations, légères dans le commencement, s’augmentent dans l'indifférence, et procurent à l’imagination un plaisir importun d’abord, et ensuite séduisant et capable de soulever les sens contre la raison, Il faut arrêter ce funeste progrès par une prière courte mais fervente, vous réfugier dans le cœur de Jésus, sortir un instant, vous distraire et ne pois rester seule.
Conservez toujours la paix de votre âme et le calme d’une bonne conscience au milieu des plus violentes tentations. C’est un puissant moyen d’éviter les surprises, de résister aux attaques, de réparer ses pertes et de se laisser pénétrer par les lumières du ciel, si nécessaires dans ces moments de ténèbres. Quelle que soit donc la force de la tentation, quel que soit l’affreux penchant qui vous tourmente, soyoz tranquille dans le combat; l’impression pénible que vous éprouvez est un sentiment qui vous humilie, et non un consentement
ui vous rend coupable. Le penchant est une infirmité de notre nature, et non un désordre de notre volonté.
Supportez avec.une humble confiance les tentations qui naissent de votre propre fonds, aussi bien que les orages qui viennent des autres créatures, Tout vient également de la main de Dieu qui sait autant se servir de nous que des autres pour nous faire mourir à nous-même. C'est souvent l’orgueil qui s'inquiète et qui se décourage de voir tant de
révoltes s’opiniätrér au dedans, pendant qu'il vou-
on à eux, ils on les agace, rapprochent nuser en les
ations, mais ne suffit plus > commencee, eb procuun d’abord, soulever les * ce funeste rvente, vous un instant,
‘e âme et le ieu des plus t moyen d’éques, de rétrer par les es moments force de la ant qui vous mbat ; l’imest un sentionsentement , est une indre de notre
ce les tenta- , aussi bien 2s créatures, Jieu qui sait s pour nous nt l'orgueii voir tant de
nt qu'il vou-
Tenialions. 503
drait voir les passions soumises, pour se nourrir de
cette gloire et se compilaire en sa propre perfection. Tâchez seulement d’être fidèle pour le fond de la volonté, malgré les répugnances et les agitations de la nature; el laissez faire Dieu, quand il veut vous montrer, par ces tempêtes, à quels naufrages vous seriez exposée si sa puissante main ne vous en préservait,.
Et s’il arrive qu’au milieu de ces combats vous receviez quelque blessure, en succombant à la tentation, ne vous découragez pas. Guérissez bien vite la plaie que vous a faite votre ennemi. Humiliezvous et marchez comme si vous n’étiez jamais tombée, Souvenoz-vous bien, mon enfant, que vous n'êtes point impoccable,
Et quand la tentation durerait toute votre vie, vous dit saint François de Sales, souvenez-vous bien qu’elle ne peut vous rendre désagréable à Dieu, pourvu qu’elle ne vous plaise point et que vous n’y consentiez pas; parce que dans la tentation vous n’agissez pas, mais vous souffrez; et puisque vous n’y prenez aucun plaisir vous ne pou: vez Y Contracter aucune souillure. :
Mais, mon enfant, la conclusion de tout ceci, quelle est-elle? C’est qu’il faut toujours avoir les armes à la main; que vous devez vous défier dé vous-même, vous confiér en Dieu, né jamais vous décourager, vous relever quand vous êtes tombée, et marcher les yeux toujours fixés vers le ciel où vous trouverez le repos après tant de fatigues, et la récompense de vos triomphes sur le démon, sur le monde et sur vous-même.