‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 132 sur 184 · EXPORTATION · texte numérisé non relu

EXPORTATION

Architecte : Van de Velde.

A la suite de la « Salle des Importations » se trouve la « Salle des Exportations », aménagée avec la collaboration du lieutenant KOLLER et, en général, de tous les exposants.

Toutes les installations des exposants exportateurs y ont été réunies en trois catégories :

lo Marchandises d'échange ;

2° Musée commercial deTÉtat du Congo;

3° Matériel.

Comme complément à cette salle se trouve un compartiment où figurent les moyens de transport et les Sociétés commerciales.

Enfin un pavillon colonial, édifié dans les jardins, fait également partie de la section des Exportations.

otre pays manufacturier demande pour alimenter son industrie des matières premières dont une" {grande partie peut venir du Congo, comme le montre le chapitre des importations. Mais il faut aussi assurer à ces mêmes industries des débouches suffisants pour permettre l'écoulement de leurs produits et de nouveau ici s'ouvre largement la colonie.

Afin que l'on puisse apprécier l'Importance des transactions actuelles, nous donnerons tout d'abord une idée du mouvement commercial tel qu'il résulte des dernières statistiques.

On a importé au Congo, en 1S96, pour

frs. 16,040,370-80 de marchandises dont

i:s. 15,227,776-44 ont été consommées dans le

pays; dans ce premier chiffre la Belgique seule

comme pays exportateur, pour une somme de

frs. 10,204,477-94.

L'année précédente (iSgS) le commerce général enregistrait une somme de 1rs. ii,836,o33'7Û dans laquelle notre pays entrait pour frs. 6,099,958-96.

Si l'on se reporte aux anciennes statistiques, la proportion de marchandises fournies par la Belgique était presque nulle ; ce n'est que peu à peu, surtout pai suite de l'initiative du gouvernement du Congo, que nos industriels sont arrivés en lice et justifiant du renom

de notre pays au point de vue commercial ils n'ont pas tardé à prendre une place prépondérante ; chaque jour on enregistre un nouveau progrès et le moment est proche où la presque totalité des produits demandés par la colonie pourra être achetée en Belgique. Le compartiment des exportations de la Section de TÉtat Indépendant du Congo — nous entendons des exportations de la Belgique vers le Congo — est, au point de vue du développement économique de notre pays justifié par notre expansion coloniale, une section extrêmement intéressante; elle rend réellement tangible rapport du Congo à l'industrie nationale.

Il a été divisé en quatre parties :

1° Celle renfermant les marchandises d'échange ; 20 Le Musée commercial ; 3° Les vivres et le matériel ;

4° Les voies de communication, transports et enfin les sociétés commerciales.

Notre notice est divisée dans le même ordre d'idées et a été rédigée avec Tactive collaboration du lieutenant KoUer, dont la compétence toute spéciale nous a été des plus précieuses.

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Notice écrite avec la collaboration du U Koller.

ux marchandises d'échange, si importantes, a été réservé un compartiment tout entier de la Salle des Exportations. On entend par marchandises d'échange celles qui s'écoulent chez les indigènes, en réalité la a monnaie courante » de l'intérieur de l'Afrique.

A vrai dire tous les produits sortant de nos usines et même certains articles de fabrication locale servent occasionnellement aux achats et aux transactions avec les naturels, mais ne constituent pas, à proprement parler, une marchandise « demandée » ; économiquement on ne peut, pour le moment, les exporter dans ce but spécial.

Par suite de variation dans le goût des indigènes, l'unité monétaire diffère du tout au tout suivant les contrées ; tel objet sans valeur dans certaines régions est ailleurs une richesse incalculable et, ce qui est pire, la mode étant fort versatile, des marchandises peuvent perdre en peu de temps leur valeur commerciale et cesser même d'avoir cours là où elles étaient fort recherchées auparavant.

C'est, pour le commerçant, une très grande difficulté à laquelle s'ajoute, pour le nouveau venu, celle de choisir les produits qui lui seront nécessaires pour le troc dans la contrée où il établira ses factoreries; on verra plus loin comment l'État du Congo lui est venu en aide en établissant un « Musée commercial » où figurent parfaitement classées les marchandises ayant cours dans chacune des régions de son immense territoire.

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