‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 167 sur 184 · LES CAISSES · texte numérisé non relu

LES CAISSES

Les caisses destinées à être transportées vers les diverses régions sont de forme allongée; cette forme est celle que préfèrent les porteurs indigènes; leurs dimensions dépendent de la densité de leur contenu; comme pour toutes les charges, le poids ne doit pas excéder 35 kilos, ce poids étant généralement admis comme maximum à transporter au Congo.

On a choisi, pour la confection des caisses, du bois dit de Canada ou de tremble, en planches de o"",oi8 d'épaisseur. Les parois sont fixées par des vis de sûreté à crans quil n'est pas possible de dévisser ; deux bandes de fer feuillard entourent la caisse et ont leurs extrémités réunies par un til de cuivre, scellé par un plomb à la marque du fournisseur; les plombs, pour ne pas être arrachés en manipulant les charges, sont encastrés dans le bois du couvercle.

Par surcroît de précaution pour les caisses contenant des marchandises excitant spécialement la convoitise des indigènes, tels que les vivres et les perles, on enfonce les vis très profondément dans le couvercle et dans le vide au-dessus de la tète on coule du plâtre.

Il y a peu de temps encore on employait des serre-joints en acier formés de lames ondulées et biseautées que l'on enfonçait entièrement par la partie tranchante en travers des joints des caisses ; mais Ton s'est aperçu que les voleurs adroits parvenaient à les couper, à dévisser le couvercle et à détacher une des petites parois de la caisse ; cela si proprement que les agents réceptionnaires les plus méticuleux ne pouvaient se douter du larcin.

Pour éviter les fraudes on a proposé quantité de systèmes dont beaucoup ont été essayés; le mode de fermeture actuellement en usage et qui force à briser la caisse pour atteindre les marchandises paraît être celui qui offre le plus de chances de succès.

La majorité des caisses est doublée de zinc d'un numéro assez épais pour ne pas être troué par le contenu.

Les faces des caisses doivent être formées autant que possible de

Exportation.

planches d'une seule pièce et lorsque les dimensions l'exigent elles peuvent l'être de deux pièces qui doivent alors être languettées afin d'empêcher l'humidité de pénétrer à l'intérieur.

L'emploi de clous pour fermer les couvercles est formellemeni proscrit parce qu'il est une Jes principales causes d'avarie. II esl arrivé fréquemment que des ouvriers négligents ou maladroits fermant les caisses trouaient l'enveloppe de zinc à l'aide de ces clous.

Étudions successivement les dispositions intérieures qu'elles peuvent présenler.

FARINE. — Celle-ci est contenue dans quatre boîtes métallique; hermétiquement closes et recouvertes d'une couche de vernis rougi pour les préserverde la rouille. Ces quatre hoîtcs sont ensuite placée;

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dans une caisse en bois confectionnée ainsi qu'il a été expliqué plus haut. Auparavant la farine était expédiée dans des bidons en fer blanc d'abonl, en fer galvanisé ensuite; mais la sdudure faisait souvent délaiit cl si un des récipients venait à être troué par une cause quelconque, Uiul le contenu en était perdu. L'on a abandonné ce système d'emballage pntir adopter celui empkiyé aujourd'hui qui offre ravantaf,'e. au cas im l'une des boîtes viendrait à être trouée ou détériorée. Je laisser intacte la farine dans les autres récipients.

l'OUDKJC. — S'emKille comme la farine; cependant, pour le Kwanga, district peu éloigné où les chanciies d'avaries ne sont pas grandes, on se dispense des caissettes, mettam directement la poudre dans des biduns en fer galvanisé hermétiquement sfiudés.

Musée Commercial. 5o3

Des barillets de 4 livres de poudre sont encore demandés dans la région des Cataractes; cette poudre est elle-même renfermée au préalable dans des petits sachets de toile.

C\PSULES. — Mises par deux cent cinquante dans des petites boîtes rondes en métal; celles-ci sont placées soit directement dans une caisse doublée de zinc, soit en les répartissant par vingt dans huit caissettes en zinc emballées dans la caisse en bois.

PERLES. — Simplement enfermées dans des caisses doublées; ici le zinc est seulement destiné à diminuer les chances de pertes par suite de vol. En règle générale les perles sont non enfilées et placées directement dans l'enveloppe de zinc, sans autre emballage. Parfois, lorsque les perles sont lourdes et assez grosses et partant fragiles, elles sont enfilées et placées dans des sachets en toile très légère. D'autres fois encore, pour des perles creuses et plus fragiles encore, elles sont placées, enfilées, dans des boîtes en carton avant de l'être dans l'enveloppe en zinc. Auparavant les perles, étant en général peu susceptibles d'être avariées, se trouvaient placées dans des caisses non doublées ; mais les porteurs eurent vile fait de les piller, car il leur suffisait de pratiquer une légère ouverture par où s'écoulait cette précieuse monnaie.

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