‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 180 sur 184 · PROPRIÉTAIRES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTAIRES

NOSfS

TONNAGB

Archiduchesse Stéphanie.

40 tonnes.

Ville de Paris.

Florida.

Baron Lambermont.

Roi des Belges.

zo »

Ville de Liège.

Capitaine Shagerstrôm.

Plus, sur le Kwango : le « Colo-

nel Wahis », 9 t., le « Baron

Dhanis », z5 t., destinés au

bief Kirundu et Nyangwe.

Colonel North.

Mission de Scheut.

N.-D. du Perpétuel -Secours.

Société Anonyme belge.

Katanga.

France.

Général Sandford.

Scionde.

Oise.

Aug. Bcernaert.

Rhône.

Daumas.

État Français.

Ubangi.

Djué.

Alima.

Faidherbc.

Mission Saint-Esprit.

Léon XIII.

Henriette.

Mission Hollandaise.

HoUand.

Frederick.

Antoinette.

Wendeline.

I*eace.

Missions \ A. B. M.

Henry Rccd.

protestantes ) Congo B.

Pioneer.

Godwill.

A cette liste il faudra ajouter bientôt un grand sternwheel de i5o tonnes et dont le chargement pourrait même atteindre 2 5o tonnes, mais le tirant d'eau montant alors de 3 à 4 pieds. La construction de ce navire est commencée aux ateliers de Cockerill à Hoboken et on peut en voir la maquette figurant dans la section, en même temps que les maquettes d'autres bateaux, exposées par le même établissement et permettant de se faire une idée de ce que sont les vapeurs naviguant sur les rivières de l'Afrique centrale.

Ceux-ci sont de deux types : le petit modèle allant jusqu'à i5 tonnes, ayant comme propulseur l'hélice ou la double hélice, et le grand bateau mû par une roue à aubes n'ayant pas jusqu* à présent dépassé 5o tonnes.

Transports. 5 19

L'État Indépendant du Congo emploie le premier type pour exercer la police des rives du Congo et des affluents, le deuxième est adopté pour assurer les ravitaillements ; c'est aussi celui utilisé en général par les sociétés commerciales pour leurs transports de marchandises.

Les grands bateaux à aubes sont à un ou deux étages.

Nous devons ajouter des bateaux à roues à aubes latérales, tels l'EN AVANT, le COLONEL WAHIS, la VILLE DE PARIS.

Indépendamment des bateaux à vapeur, l'Europe fournit au Congo de petites embarcations qui suppléent aux pirogues pour certains services. Elles peuvent se diviser en trois classes : celles destinées à naviguer sur le bas Congo qui sont presque toutes envoyées montées ; celles qui sont assemblées dans les chantiers au delà des Cataractes et les canots démontables.

Les installations de la scierie de Lukolela ont déjà permis de construire dans le Haut-Congo des allèges pontées en bois du pays. M. Schoù, à qui l'on doit cet intéressant travail, a même proposé au gouvernement la construction d'un sternwheel tout en bois.

Enfin, bientôt sur le Tanganika flottera un yacht de l'État dont la coupe gracieuse permettra de naviguer dans de meilleures conditions que sur les boutres du pays.

Les navires du haut Congo ont tous été montés sur les chantiers du Stanley-Pool, sauf le « BaronDhanis»etle« ColonelWahiswpour lesquels des chantiers ont été établis au bief navigable qu'ils devaient desservir.

Les ateliers de la marine de Lcopoldville, complétés par la scierie de Lukolela, sont aujourd'hui admirablement montes, si l'on envisage leur situation à plusieurs centaines de kilomètres de la côte.

Même le service des bateaux de l'Etat a toujours été subordonné . aux circonstances; l'imprévu devait jouer un grand rôle dans la durée des voyages et nécessiter d'importants transports en un point ou l'autre, au détriment de certains districts.

11 n'en pouvait être autrement.

Depuis le \^^ juillet 1896, l'État a été en mesure d'organiser un service postal régulier entre Léopoldville, Ibembo et les Falls. De onze en onze jours part de Léopoldville un bateau de fort tonnage dont la durée du voyage est de cinquante-cinq jours, escales comprises.

Un bateau assure le service du Kassaï; la DÉLIVRANCE sert aux transports de Muenc-Kundi vers le lac Léopold II.

Huit autres vapeurs sont attachés au service des différents districts, savoir :

La VILLE DE GAND à Nouvelle-Anvers ; La VILLE D'OSTENDE à Luzambo;

5 2o Exportation .

L'EN AVANT à Zongo ; L'A. I. A. à Bazoko;

La VILLE DE CHARLEROI à Coquilhatville ; Le BARON LAMBERMONT à Léopoldville ; Le BARON DHANIS sur le Lualaba et le COLONEL-WAHIS sur le Kwango.

L'Etat dispose enfin de ses allèges et canots dont une partie sert encore au transport Isangila-Manyanga; d'autres sont repartis en différents points : dans le haut Ubangi pour faire les transports Mokoangay-Yakoma ; dans le Lomami pour passer cette rivière à Gandu ; dans le haut Lualaba ; dans la région des Cataractes, etc.

Pour terminer, disons que les ports du haut Congo ont bien moins d'exigences que ceux où abordent les bateaux à forte calaison; en conséquence ils sont plus faciles à trouver; ils ne demandent qu'une crique à l'abri des tornades et à berges accessibles.

En prévision de l'arrivée du chemin de fer et du lancementde grands sternwheels, l'Etat a pris des dispositions pour s'assurer à Ndolo (Stanley-Pool) un port donnant abri à plus de cinquante navires.

Le Congo et ses affluents, chacun le sait, sont des cours d'eau s'étendant parfois en nappes considérables et cmaillées d'une infinité d'îles, de hauts fonds, de bancs de sable qui rendent la navigation compliquée sinon dangereuse. Aussi la nécessité d'une carte de navigation se fit vite sentir, mais 3,ooo kilomètres de rivières étaient à relever et il ne pouvait être question de dresser des cartes scien* tifiqucs ; aussi s'est-on borné à reporter sur les cartes l'image même du fleuve, l'aspect de ses rives, de ses îles, l'emplacement des écueils et tous les points remarquables pouvant servir de repère au pilote.

A ce levé général s'attache le nom de feu le capitaine Shagerstrôm et à chaque voyage les capitaines de navires complètent peu à peu cet important travail.

Le lieutenant Costermans, commissaire de district, s est occupé de faire procéder au balisage du Stanley-Pool.

Pour le moment, c'est sur ces données que se font les voyages dans le haut Congo ; il en résulte que pour se diriger il est indispensable de pouvoir découvrir du regard les particularités que présentent le fleuve, ce qui exclut toute navigation de nuit. D'autres nécessités imposent aussi des arrêts journaliers : celles de donner du repos aux voyageurs et à l'équipage à l'étroit sur leur maison flottante et surtout la coupe du bois, car les chaudières sont cliaurtées à l'aide de bois mort dont on doit renouveler la provision

Transports.

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