LE FAUX BAOBAB
Le Kigelia a/ricana ou Kigelia pinnata, connu au Tanganika sous le nom de a saucissonnier », désigné par les Portugais comme « arbre à singes » et les Français conmie « faux baobab » (Briart), remplace, dans les pays montagneux, le baobab, dont il a l'aspect.
Son énorme fruit astringent est employé en médecine, toujours dans la pharmacopée indigène ; il est considéré comme un remède souverain contre la dysenterie.
Le faux baobab est sacré chez les Nubiens ; c'est sous cet arbre qu'ils célèbrent leurs fêtes religieuses, au clair de la lune.
L'ABRUS PRECATORIUS
Abrus precatorius, a liane réglisse », a arbre des chapelets » de l'Hindoustan et des Antilles. Petit arbuste dont les racines sont un
Produits Pharmaceutiques. SyS
succédané du « bois de réglisse ». Les graines, « Jaquerity », rouge écarlate, ont à Tune des extrémités un point noir; elles s'échappent d'une gousse et sont bien connues par ceux qui ont visité nos stations balnéaires, pour les applications qu*on en fait sur les objets ornés de coquillages.
Dans les Indes, ces graines sont employées comme poids par les joailliers et les droguistes ; en Egypte elles servent de nourriture, mais sont dures et indigestes. Leur grande utilité vient de leurs propriétés comme agent thérapeutique ophtalmique, surtout dans les cas de granulation.
Chez les Hindous, une pâte formée des graines réduites en poudre est appliquée extérieurement en cas d'affections nerveuses.
COMBRETUM
Le Combretum altum, « Kinkelibah », pris en infusion, serait un remède souverain entre l'hématurie; il existe au Sénégal et le gouvernement fait faire des recherches pour s'assurer si cette plante utile se trouve au Congo. Jusqu'ici on ne connaît dans la colonie que le Combretum camporum, qui pourrait avoir des propriétés analogues. Ces Combretacées sont remarquables par la teinte blanche qu'ils prennent à l'époque de la floraison.
Le Quisqualis indica est une autre Combretacée utilisée en médecine. (Voir p. 376).