EXCURSIONS À FAIRE DU PETIT ST-BERNARD
cause des foires et du passage des ouvriers qui vont en France ou en reviennent.
On remarque deux beaux tableaux à la chapelle. Un trône reçoit les offrandes des personnes généreuses qui ont profité de l'hospitalité' de l'hospice.
Du Petit St-Bernard on peut faire plusieurs intéressantes excursions, praticables aussi en prenant La-Thuile pour point de départ.
Excursions à faire du Petit Saint-Bernard.
1. A Bourg Saint-Maurice (trois heures et demie à pied, mais en voiture il faut un temps plus long).
La route des voitures va donner un immense détour au midi jusque sur la commune de Mont-Valésan, c'est ce qui la rend bien plus longue que celle des piétons qui descend directement à Scèz, en suivant la rive droite du torrent le Reclus, depuis le Pontet.
On sort de l'Hospice au sud-ouest pour arriver en cinq minutes à la Poudrière, joli belvédère pour admirer le versant savoyard, et de là par une descente roide au Pontet, où l'on traverse le Reclus, puis la route se dirige à droite et presque à niveau pour arriver à la cantine de Sainte- Barbe, la seule actuellement sur ce versant, et de là par une pente soutenable, au pied de pâturages rapides absolument dépouillés de tout arbre et arbuste, en traversant plusieurs ravines, d'où descendent au temps des neiges de terribles avalanches, on arrive au plan de Chataz ; puis par une roide descente au village de Saint-Germain, d'où une autre descente fort rapide conduit au Pont du Reclus, ayant devant-soi une roche blanchâtre et gypteuse que M. De-Luc soutient être la Boche blanche, dont parle Polybe. On dit avoir trouvé dans les environs des ossements d'éléphants. Avant de passer le pont, un sentier à droite, côtoyant une ravine, et évitant Scèz, abrège la route.
On traverse les deux Villards, station de la Douane française, et l'on arrive à Scèz, gros village n'offrant aucune curiosité digne d'arrêter un touriste. Depuis Scèz, la route, fort bien entretenue, conduit en quarante minutes à Bourg-Saint-Maurice, petite ville fort bien située au milieu des vergers ; le commerce y est actif, mais la bourgade est quelquefois menacée par les terribles débordements du torrent qui descend au couchant.
A l'hôtel des Voyageurs chez Mayet on trouve des voitures pour Moûtiers ou le Petit Saint-Bernard.
S. À Sa in te -F oy (trois heures).
On suit la grande route des voitures, en traversant le pont de la Marquisç, où descendent les avalanches du Traverset, le Plan Quendoz, d'où l'on commence à apercevoir le Bourg-Saint-Maurice et le Mont-Poterri et la Rosière, d'où un petit sentier par la forêt conduit au Châtelaz en abrégeant la route, jusque dans le vallon de Mont-Yalésan, d'où on prend le sentier au milieu de la prairie pour arriver au Châtelaz. De la Chapelle,
placée sur un tertre, on a une vue magnifique de la vallée. Depuis le Châtelaz une descente fort roide conduit aux Moulins, où l'on traverse le torrent, et de là, par un beau sentier à travers les champs et au pied d'une forêt, on arrive au Miroir, d'où par la Masure on descend à Sainte-Foy.
Du Miroir se détache la route qui conduit à Yalgrisanche par les cols du Mont et du Lac.
En dessous de Sainte-Foy on rejoint la route qui conduit dans la gracieuse vallée de Tignes.
3c Au Col du Mont h travers Monts {six heures).
Du Petit Saint-Bernard on se dirige au midi par la côte jusqu'à un grand plateau, d'où l'on suit les vestiges de la route militaire jusqu'au fort du Traverset, construit par les Piémontais en 1791 sur l'arête qui descend du Mont-Valésan et pris d'assaut par les Français en 1793.
On y jouit d'une belle vue sur les Alpes de la Tarantaise.
De là on côtoie à gauche au sommet des pâturages de Mont-Valésan pour aller grimper un roide couloir et arriver sur l'arête qui sépare Mont- Valésan de Sainte-Foy.
On redescend par des pâturages et des rochers pour arriver au châlet de la Vacherie dans un plateau marécageux et souvent inondé par les débordements du torrent qui vient de la partie du Kuitor qui verse de ce côté.
On traverse le torrent sur une mauvaise passerelle pour gravir une seconde arête, d'où l'on se dirige sur la gauche, passant près d'un beau lac tout encaissé dans des rochers, puis on côtoie la pente rapide de la Grande Becca du Mont ou Becca de l'Âno pour arriver au Col du Mont, d'où l'on descend en trois heures à Valgrisanche.