‹ Guide de la vallée d'AosteChapitre 21 sur 146 · NOTICE SUR ^INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR ^INSTRUCTION PUBLIQUE

On voit encore au sommet d'Ayas les traces d'un chemin montant du village de Siéré où il y a actuellement l'auberge Fosson, et longeant par détour la montagne du Vasé et celle de la Ventina, lesquelles vont aboutir aux Cimes-Blanches voisines du Mont-Cervin. On dit même que les Habitants du village de Veradépendaient de la paroisse de Praborna en Valais, dont la montagne confine avec celle de Vera, et, à l'appui de cette assertion, les vieillards d'Ayas se souviennent d'avoir vu, et peut-être le verrait-on encore, un petit trajet de chemin pavé qui allait se perdre sous le glacier.

Ces traditions qui offrent chacune leur vraisemblance supposent toutes une nationalité allemande dans l'origine et dans la langue du peuple de Gressoney. Il y en a néanmoins qui, ne se contentant pas de conjectures plus ou moins fondées, affirment que les habitants du val de Gressoney, sans être issus d'une nationalité diverse de celle du reste de la vallée d'Aoste, parlent allemand par ce seul motif que leurs relations commerciales avec l'Allemagne les y obligent. Quoi qu'il en soit de cette diversité de jugements, chacun avouera qu'il est étrange de rencontrer une population ayant conservé l'idiome d'un pays dont elle est séparée par des monts presque infranchissables, malgré son contact journalier avec des peuples parlant le français et l'italien.

(Extrait de VÊiude sur Gressoney par l'abbé P.E. Duc).

Page 1