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oI de Félik. ou Félikjoch (4000 m

Ce col a été découvert en 1861 par MM. Mathews et Jacomb. C'est une course difficile qui exige une forte journée de marche de Gressoney à Zermatt. Du châlet de Cour du Lys on grimpe la moraine ouest du glacier du Lyskamm, d'où l'on monte par une ravine sur des pentes qu'il faut gravir pour arriver au pied du Félikhorn ; on remonte le glacier de Félik en se tenant bien sur la gauche pour arriver au col, dit d'abord Col des Jumeaux ou Zwillingsjoch, à l'ouest du pic de Castor, un des Jumeaux. La vue est splendide sur toute la chaîne des Alpes ; on descend par le glacier des Jumeaux et l'extrémité du glacier de Grienz pour retrouver le sentier du Col du Lyskamm qui conduit au Eiffel.

VALLÉ DE CHAMPORCHER.

De Bard à Champorclier.

Bard est décrit dans la Vallée centrale (Pag. 133)

On traverse la Doire sur un pont en pierres fort étroit, et l'on §e trouve aux usines de raffinages pour le cuivre d'Ollomont, fondu à Valpelline. Ces usines appartiennent à la Société Simonis et Cornelissen. On laisse le village d'Hône à sa droite, et l'on suit jusqu'à Champorcher la route des chasses royales, construite en 1861 et 1862. Cette route n'ayant pas été bien soignée, se trouve déjà dans un triste état de dégradation; les Communes qui en profitent, devraient au moins savoir la maintenir, ce serait leur intérêt bien entendu; la vallée est déjà assez triste sans que les difficultés de la route s'en mêlent.

Après avoir dépassé la plaine d'Hône, le chemin monte par une pente rapide jusqu'au hameau de Charvaz, où se sépare de la route le sentier à

VALLÉE DE CHAMPOECHER

traîneaux que l'on a construit pour conduire à Bard les belles ardoises extraites de la carrière en dessus du village de Courtil.

Depuis-là la route traverse trois ou quatre grands ravins par une pente modérée et en une heure et demie, vous trouvez la chapelle du Gond qui est à quelques centaines de pas du village de Pont-Bozet.

Pont-Bozet (760 m.) est une espèce de triste bourgade enfoncée au milieu des montagnes et ombragée par d'énormes châtaigniers. Vous y voyez les hameaux dispersés et comme suspendus aux flancs de la montagne. L'air et l'eau y sont bons et la population laborieuse et svelte. Pont-Bozet doit son nom au pont qui rallie les deux versants de la Commune, le village le plu3 important de l'autre versant s'appelant Bozet. Il y avait autrefois une fabrique, et un haut-four, vous n'en voyez plus que quelques ruines : on y a fait des champs et des jardins à la place.

De Pont-Bozet on peut se rendre à Vert de Donnas par les sommités du bassin de Bétempio, et en Valchiusella par le col de Dondagna, facile mais très-peu fréquenté.

En sortant de Pont-Bozet, on continue toujours sa route sur le même versant de la vallée, on traverse les petits hameaux de La Châtaigne, Piàlo-mont (au pied du mont), Tramezère (entre les eaux), Savin et La Place, puis l'on traverse un ravin qui marque la séparation de Pont-Bozet et de Champorcher, et l'on arrive au Saleret, premier hameau de Champorcher. L'on est resserré entre deux hautes montagnes, qui laissent voir vers l'azur du ciel leur blanche petite chapelle, La Borney à gauche et Barmelle à droite.

La route continue à monter, elle gravit par deux détours le rocher du Grand échelle, au sommet duquel il y a une chapelle solitaire perchée sur un abîme. L'horizon s'élargit et s'étend, l'on voit à sa gauche le vallon de la Lègne et devant soi la vallée de Champorcher jusque vers les sommités de Cogne, le bec de Bati domine le panorama. L'on traverse bientôt les fertiles prairies du Meillé (lés abeilles y prospèrent), et l'on arrive devant la pauvre chapelle de Yignerausa, à laquelle se rattache une singulière tradition. Cette chapelle, acculée contre le terrain, a un petit et étroit conduit couvert tout autour pour la préserver de l'humidité. Une fille priait devant cette chapelle avec toute l'ardeur de ses vingt-deux ans: Notra Dama de Vignerausa, quand sari-tzo épausa? — Un berger, caché dans le canal répondit d'une petite voix flutée : Jarni, Jamî, lo gran-Jami. — Croyant que c'était l'enfant Jésus qui parlait, elle lui dit toute dépitée : u Tais-toi, petit étourdi, laisse parler ta mère qui en sait plus long que toi. r>

La route continue à monter entre les champs et les clapeys, on dépasse l'oratoire de Gallina, et l'on arrive à la Croix de Eafort. Dans cinq minutes, en contournant le vallon, on est au chef-lieu où une modeste auberge peut vous fornir les choses les plus indispensables à des prix plus que modérés.

Champorcher (1421 m.) présente le peuple le plus vif, le plus impressionnable, le plus prime-sautier de la vallée d'Aoste; c'est, je crois, le peuple où le sang salasse s'est conservé le plus pur.

La vivacité du langage répond bien à ces caractères physiologiques.

S 08 VALLÉES L A.TKEA.LES

La vallée de Champorcher n'a jamais été bien étudiée par les touristes qui se contentent de la traverser en toute hâte en se rendant de Cogne a Bard ; ils règlent alors leur temps de façon à ne partir de Cogne que pour arriver tout juste à Bard à temps pour ne pas manquer la Diligence. Je crois pourtant que si elle n'offre pas un attrait et un intérêt suffisant aux grands grimpeurs, elle doit en offrir un immense au botaniste et au géologue. L'agriculture est fort en honneur dans ce pays.

Près de l'église se trouve une ancienne tour carrée, seul vestige du manoir des antiques seigneurs barons de Champorcher.

On peut aller visiter tout en dessous de l'église un singulier travail de l'eau tombant en cascade sur la pierre; c'est une immense cuve ronde dite à Champorcher : goille don rjortzet.

A) De Champorcher à Terrés par le col de Plan-Fenêtre.

On redescend par la route ordinaire jusqu'à la chapelle de Vignerausa. on prend le chemin à sa gauche, celui-ci vous conduit à travers les champs au hameau du Grand-Bosier et de là par une montée rapide on arrive au col, où l'on trouve des anciens retranchements. "Cne vue magnifique de la vallée de Challant et surtout du Mont-Cervin et du Monte-Bose. La descente est très-rapide jusqu'à Issogne. On descend d'abord par la forêt (ne pas boire à la petite fontaine) puis au milieu de blocs énormes de rochers, on arrive à la Montàgnettè, de là à un petit plan dit Pian feu, où commencent les châtaigniers, ensuite au milieu de châtaigniers gigantesques, on atteint le fond de la descente rapide à la chapelle de Botzet, on continue la route par des prairies trop ombragées pour être fertiles, on passe devant le château d'Issogne, on traverse la Doire et par les beaux prés de Grange-neuve on arrive à Terrés. Cette course est de 3 heures 1x2.

On pourrait encore de Champorcher monter au châlet de l'Arcomy et descendre à Issogne par le vallon de Yesey. On rejoint la route précédente sous les masures de Pianfey.

JS) ©e Champorcher h Champ de Praz.

On monte directement du chef-lieu au G-ontier, on traverse le vallon, on passe près de l'Arbussey, on suit la route à gauche jusqu'au village du grand Montblanc. De là on monte en ligne droite dans le vallon de Vernoille, en haut duquel se trouve une croix qui marque la séparation des deux communes de Champorcher et de Champ de Praz. C'est le col. L'on descend un premier châlet du Pesonet, tout près d'un lac ; de là par des rochers et des plateaux marquant le lit d'anciens lacs à Cousse, d'où l'on dégringole par une série de roches moutonnées, intercalées de plateaux dans un grand plan marécageux au bord duquel se trouve un châlet. On dirait qu'après chaque glissade le long d'un rocher, l'eau hésitait, se reposait, reprenait haleine et méditait avant de se hasarder à aller rouler et se débattre encore dans d'autres ravines et d'autres précipices. Depuis le châlet. on suit un petit sentier jusqu'à la Serua, entrepôt, dépôt du minerai d'un filon exploité par M. Mongenet, et où l'on trouve sous un cadran solaire cette inscription : Titta omnis sicut Sombra finit, 1868. Ce qui est mieux que l'inscription, on trouve du pain et du vin à la Serva, quand il y a le facteur de TA. Mongenet. Depuis-là au milieu des pierres, des ravins et des préci-

VALLÉE DE CHAMPORCHER

pices on a les agréments et les désagréments des chemins à traîneaux jusqu'à Champ de Praz.

Le touriste sera tenté de faire l'ascension de quelques-unes des cimes qui se présentent si abruptes, si sauvages et si sourcilleuses, mais cette ascension est plus facile du côté de Pontey, de Chambave ou de Fénis, d'où ces cimes sont méconnaissables pour celui qui les a examinées du vallon désolé de Champ de Praz.

Le géologue et le minéralogiste ont une riche moisson à recueillir au milieu des roches et des ravines de Champ de Praz.

NB. — Il y a encore un autre col au levant de celui de la croix de Yernoille, il conduit d'abord a quelques misérables chalets et de là par de petits moyens et les hameaux de Zetta, Chevrère, etc., il vient rejoindre le chemin précédent en dessus de la grande ravine (intéressante pour le géologue). Il est moins intéressant que le précédent, quoique l'horizon soit plus étendu.

A une forte heure au-dessus de Champ de Praz, le chemin des traîneaux se divise ; une branche monte à force de zig-zags sur un doa qui divise deux vallons, arrive au village d'Hérin, et monte de là au filon de cuivre actuellement en exploitation et qui appartient à la Société italienne qui possède aussi le filon et la laverie de Saint-Marcel.

Les galeries sont intéressantes à visiter.

Le bassin du village d'Hérin et du filon est le moins laid de Champ de Praz, mais l'eau y fait souvent défaut. Anciennement un ruisseau y conduisait l'eau du Chalamy à force d'arches à travers les monts, et cette eau allait ensuite fertiliser quelques bandes de terre perdues au milieu des précipices qui dominent le village de Viérin. On ne voit plus actuellement que quelques vestiges de ce canal audacieux.

Champ de Praz est très-riche en filons de toute sorte, mais les habitants y sont pauvres, et ont l'air à moitié sauvage, les maisons sales et l'agriculture négligée. Ces habitants se contentent d'être traineurs de minerai ou porteurs de charbon. Si les sommités, en dehors de quelques pâturages perdus au milieu des rochers, se refusent à la culture, le fond de la vallée, surtout le mamelon sur lequel s'élèvent l'église et le chef-lieu, pourrait s'améliorer de beaucoup. Pour la plaine, on craint trop les terribles inondations du torrent Chalamy ; il n'y a que le quartier de Yiérin qui soit bien cultivé et soigné.

De Champ de Praz on peut se rendre à Yerrès par le pont dit de Champ de Praz ou à Saint-Vincent par le pont de Mont-Jovet.

€) De CUamporcher à Aoste par Fénis.

On suit la route précédente jusqu'au Pesonnet, de là on tourne à gauche, en remontant tant soit peu, on passe près du lac long, du lac blanc, du lac gelé, du grand lac, et l'on se trouve sur une arête gazonneuse qui sépare Champ de Praz de Fénis. L'on descend au Savoney, premier chalet de Fénis, et l'on continue la descente par la vallée jusqu'au'plan de Clavalitê, On prend alors à sa gauche la rapide montée, dite des raoards, à cause des maisons en bois que l'on aperçoit au sommet. De là, se tenant toujours sur la gauche, on descend par les chalets et les hameaux de Seyssogne et de

Plou à Saint-Marcel; d'où l'on gagne la laverie ou fabrique, on traverse le pont, et l'on se trouve sur la route nationale d'Aoste.

C'est le chemin le plus court de Champorcher à Aoste. Un bon marcheur peut faire ce trajet en sept heures.

NB. — Deux autres passages conduisent de Champorcher à Pénis:

lo On monte jusqu'aux chalets de Dondenna, de là on prend à sa droite par la côte de la Gran- Bossa, on passe au pied du Mont de Logne, et l'on rattrappe la route précédente au gran lac ;

2o On monte par la route royale des chasses depuis Dondenna jusqu'au plan de Vlncéta, où cette route se bifurque, on prend la ligne à droite, on traverse le torrent et à la seconde bifurcation de le route, on suit les lacets à gauche. Ils conduisent sur l'arête du Grand Rafray, poste de chasse, et l'on rejoint bientôt la route précédente au Savoney. C'est le col du Mussaillon.

On pourrait encore prendre à droite l'embranchement de la route, que l'on voit aller se perdre entre deux hautes montagnes et faire l'ascension de ces deux pics; mais c'est plus pénible.

Il n'y a encore aucune relation d'ascension sur ces montagnes.

») De Champorcher à Cogne.

On prend la route au couchant du chef-lieu jusqu'au village du Chardonney, qui forme un magnifique bassin d'une culture très-soignée.

On traverse le torrent et aussitôt, au lieu de continuer la route, on prend à droite le petit sentier qui monte dans la prairie, à la droite d'une petite maison en bois (grenier). En haut de la prairie, on retrouve un petit chemin qui vous transporte de nouveau de l'autre côté de l'eau et l'on continue la montée sur un chemin à escalier avec des abîmes en dessus et en dessous. Si l'on a un guide du pays (d'ailleurs inutile) il fera remarquer plusieurs croix tracées à la pointe sur la montagne, et que l'on distingue actuellement à grand'peine. Ce sont les croix des morts. Des jeunes gens allant terrer au printemps les prairies situées sur la montagne et trouvant la neige si belle, voulurent se procurer le divertissement d'une glissade, plaisir si cher aux montagnards. Malheureusement la neige était trop dure, ils ne purent s'arrêter à temps, et ils tombèrent de la hauteur sur la route et de là roulèrent jusqu'au torrent. Au sommet de cette montée dite VÉchelette, on est tout surpris, en arrivant aux premières maisons, de trouver devant soi une immense étendue de magnifiques prairies, dont on ne voit pas la fin. On continue ainsi la route sur ce gazon serré, admirant les montagnes qui encadrent la vallée. On voit çà et là de petites maisonnettes au milieu des prairies. Bientôt on retrouve la route des chasses royales, qui passe dans la forêt de l'autre côté de la vallée, mais dont les lacets aurait rendu la durée trop longue; on ne la suit que quelques pas, en premier détour qu'elle fait on continue le sentier de la prairie. En côtoyant le dos qui permet d'apercevoir les premières maisons de Dondenna se trouve une excellente fontaine, où l'on peut se désaltérer sans danger; elle descend au milieu de grandes herbes jusque sur la route.

L'on entre dans le joli bassin de Dondenna, dont les nombreuses maisons forment presque un village. On y trouve généralement du lait excellent ; quelques particuliers pourtant se refusent à en vendre.

VALLÉE DE CHAJIPOKCHER

Après avoir traversé le pont pour arriver aux chalets, on pourrait continuer sa route par le sentier de la prairie; mais il est mieux de prendre tout-à-fait à gauche la route royale pour aller visiter la maison de chasse du Eoi, qui est cachée, à cinq minutes de distance, dans un creux charmant que les habitants appellent lo pian di Beusè.

On continue de là par la route de chasse jusqu'au plan â.eVIncêta, où cette route se divise, on prend la ligne à gauche, sans traverser le torrent. Au bout du second plan que l'on rencontre, avant de traverser l'eau, on quitte la route royale, et l'on monte par un espèce de petit sentier à peine tracé à gauche, pour aller visiter le lac Misérin, situé tout au milieu des gazons. C'est une des localités les plus calmes, les plus paisibles et ]es plus poétiques que l'on puisse rencontrer dans les Alpes. Sur le bord du lac s'élève la pauvre petite chapelle de Notre-Dame aux Neiges, où le peuple de Champorcher va processionnellement le cinq août de chaque année, et où se rendent en grand nombre les habitants du Yalsoana, venant par le col de Loris, On côtoie des pâturages entremêlés de clapeys pour reprendre la route de chasse qui conduit au col (2331 m.), où l'on arrive en une heure depuis le lac. Du col (poste de Ghasse), on jouit d'une magnifique vue de la Grivola et du Grand Paradis, et l'on se trouve en face du col de Lauzon, échancrure presque à égale distance de la pointe de la G-rivola et de celle de l'Herbetet.

On peut aussi faire l'ascension en une heure de la pointe Costazza qui s£ trouve à sa gauche, en montant presque partout par l'arête, sauf aux deux anfractuosités qui séparent les deux becs qui se trouvent sur sa route, et où il est plus court de passer sur le versant de Cogne.

La pointe Costazza parait accessible de plusieurs côtés.

Pour la descente à Cogne, on pourrait prendre à droite par Ponton en dessus des rochers pour se rendre aux châlets du Pianaz ; ce chemin est préférable lorsque la rfeige remplit encore le vallon de Pératza.

Il est mieux de suivre la route royale jusqu'au Brouillot. Comme depuis le Brouillot cette route donne un grand détour à gauche pour aller recueillir la route du Bardonney, il faut descendre au Chavanis, traverser le torrent d'Urtier, et suivre le sentier qui conduit au Crêt (plantes rares, entre autres Mïhion&ma Thomasini sur le roc, à droite de la chapelle) et de là aux G-oilles, où l'on rejoint la route royale qui conduit à Cogne. (V. Cogne),

NB. — 1° On peut aussi se rendre à Cogne par le col de Pontonnet. On traverse le torrent de Champorcher au Plan de VIncéta, et l'on prend le vallon qui conduit au nord de la Tour de Ponton, d'où l'on descend par le Pianaz rejoindre la route précédente au Chavanis.

2o Ou par la baisse de Peratza. Au lieu de prendre la dernière montée du col de Fenêtre, on grimpe sur les nevés et les clapeys à sa gauche, on jpasse au midi de la pointe Costazza, et l'on rejoint la route précédente au Brouillet. Ce dernier col offre une vue sur la plaine de Turin.

G) De Champorcher en Yalsoana: 1 . Col de Laris.

Depuis le Chardonney on suit la route de chasse qui à travers la forêt monte jusqu'au joli bassin de Prarion et de là continue à serpenter au milieu de mélèzes et de buissons de rhododendrons.

Aux premières maisons que l'on voit à gauche un peu en dessus de la route, on quitte ceïle-ci pour aller passer devant ces maisons et s'engager dans le beau vallon de Laris^ en haut duquel se trouve le col sur une espèce de plaine recouverte de pierres plates désagrégées, sorte d'ardoise, qui ne fatiguent nullement la marche. De là on descend en lh,30 à Pianprà jolie plaine, ancien lit de lac; puis à Yalprà et de là à Ronco. Eoute facile.

Qu bien on monte jusqu'au campement royal de Dondenna, on prend à gauche la route de chasse des P'eindeints, et se tenant toujours sur la gauche, on côtoie les sommités de Laris, et l'on arrive au col sans fatigue.

Autrefois les habitants de Cogne conduisaient par ce col et celui de Pénétre leur riche minerai de fer à Pont en Yalsoana.

On voit encore à Dondenna la maison d'entrepôt, où ils faisaient reposer leurs mulets. Et actuellement que la route d'Ayrnavilles à Cogne est ouverte aux petites charrettes le filon dort et dépérit ! !

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