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A Châtillon par Chamois et la Madeleine

On peut faire une promenade des plus agréables en descendant à Châtillon ou à Saint-Yincent par Chamois, d'où suivant le ruisseau à travers la forêt on arrive à La Madeleine d'Antey et de là à Promiod et ensuite à Châtillon par Conoz.

£5. A Prarayé par le col de Valcornère (8 heures).

La distance de ce col est à peu près la même soit en partant de Yaltournanche, soit en partant du Giomein.

On suit la route du Château des Daines jusqu'au Col de la Fenêtre du Dza, où les deux routes de Yaltournanche et du Giomein se réunissent. De là on traverse les pentes de Eos pour arriver à la Grande Fontanella ; on continue à gravir par .des roches faciles pour atteindre un petit glacier, que l'on traverse pour atteindre le col, qui est formé par une étroite dépression de la montagne en forme de porte, et dominé au nord par un pic élevé. La descente sur Prarayé se fait d'abord par un rapide couloir ordinairement plein de neige, où l'on peut faire une longue et belle glissade. Au fond du couloir, on tourne sur la droite pour atteindre un second couloir se dirigeant sur la gauche et menant au pied de cette seconde assise de la montagne au vallon de Yalcornère. Ce passage de chèvres est un peu difficile à trouver; il faut avoir soin de ne pas trop s'éJoigner sur la droite, un dix minutes, au plus.

Des touristes sont descendus aussi par les rochers sur la gauche pour se rendre au pied du glacier qui descend en cascade des sommités du vallon de Saint-Barthélemy.

Dès qu'on est arrivé au bas des rochers dans la vallon, on suit le torrent

de Valcomère, on passe près du chalet de ce nom, où Ton trouve la route des troupeaux qui conduit au beau bassin de Prarayé, où se trouve un gîte fort bon avec des provisions fort rares. {De là à Aoste, voir Vallée de Bionaz).

2G, Au couchant du Château des Dames et séparé du col de Valcomère par un magnifique pic au sommet du vallon de Chignana se trouve un autre magnifique col, qui n'a pas encore actuellement de nom bien précis et par lequel on se rend aux sommités de Bionaz, en traversant un glacier sur Chignana, et s'engageant sur le glacier du versant de Valpelline pour arriver à Prarayé par le haut du vallon. Ce col est, dit-on, l'ancien passage fréquenté par les pèlerins qui se rendaient en Suisse, lorsqu'il y avait pour les recevoir l'hospice de Chavacour.

. Promenades dans la vallée de Taltournanehe.

io Yaltourn anche pour point de départ, a) Au lac du Lô, Ij2 h.

o) A Pessey de Pieulé dans la foret, 3[4 h.

c) A Promindo, belle vue de la vallée, 1x2.

d) A Cheneil vue du grand Tornaiin, 1 h.

e) A la cascade du Moulin, lj2 h.

f) A Chanlêve, 3i4 h.

g) Aux Bussérailles et Plan de Pezontsé, 1 h.

Ti) A Ersa et (Hilare, vue admirable du Mont-Cervin et de toute la Vallée de Valtournanche, lh l{2, 2o Le Giomein pour point de départ.

a) Les Bussérailles, 1 h.

b) Les lacs du Goi.Uet, lh 1[2.

c) Col Saint-Théodule, 3 h.

d) Cascade des Cors, 1 h.

e) Piété, 3 h. ainsi que de Valtournanche.

f) Pied du glacier du Mont-Taber, 2 h.

g) Château en ruines du Planet; 1{2 h. li) La Manda, châlet, lii

On n'a noté que les promenades les plus belles et les plus faciles qui ne se trouvent pas dans le détail de l'itinéraire.

VALLÉE DE VALPELLINE.

A son débouché à Aoste, cette vallée n'en forme qu'une avec celle du Grand Saint-Bernard, et s'ouvre au nord de la ville d' Aoste ; le Buthier la parcourt dans toute sa longueur. Arrivée à Valpelline, elle se divise en deux branches, celle d'Ollomont à gauche et celle de Bionaz, qui continue la vallée.

Cette vallée, encore très-peu connue et visitée des touristes, offre des beautés de premier ordre, surtout aux sommités d'Ollomont et de Bionaz.

Aqueduc de Porossan.

VALLÉE DE VALPELLIXE

Les habitants, simples, doux, hospitaliers et timides, s'occupent surtout de l'élève et du commerce du bétail au point que quelqu'un voulait chercher l'origine de Valpelline dans Yallis Pellium et non pas Vallis Pennina par excellence. Les habitants de cette vallée sont les seuls qui aient conservé dans la vallée d'Aoste l'usage des culottes ou brayes en peau de chamois.

t. »'Aoste à- Valpelline (3 heures).

D'Aoste on peut se rendre à Valpelline par deux routes; d'abord par l'ancienne route qui passe au Pont de Pierre, puis remonte à Porossan par Kopo et de là continue à mi-colline sur le bord d'un ruisseau pour passer à Eoisan et aller se joindre à la route actuelle un peu avant de traverser le Buthier pour arriver à Valpelline ; c'est la route par laquelle des petits chars descendaient autrefois à Aoste le cuivre d'Ollomont. Sur le parcours de cette route, préférable pour celui qui monte à pied dans la première partie de la journée, on remarque Vaqueduc du Eu Prévôt à Porrossan, jeté à une grande hauteur sur une gorge pour conduire les eaux du Buthier levées près de Valpelline jusqu'aux environs du château de Quart. Cet aqueduc et ce ruisseau sont dus à un membre de la noble famille de Quart, prévôt de la cathédrale d'Aoste. La route est bien ombragée et l'on a continuellement en face de soi la vue des campagnes d'Allein et de Gignod et la continuation de la vallée du Grand Saint-Bernard.

La seconde route, accessible aux voitures jusqu'à Valpelline, n'a été construite que depuis quelques années. A la descente elle est préférable même pour le piéton. On suit la route du Grand Saint-Bernard jusqu'au hameau de Variney. Laissant alors à sa gauche cette route, on suit le chemin, qui s'avance horizontalement en côtoyant la base du coteau sur lequel est bâti Gignod. Au delà des anciennes forges de Rhins, d'où une route remonte à Eoisan, on passe la branche du Buthier qui vient de la vallée du Grand Saint-Bernard, sur un pont en bois, puis l'on dépasse un hameau, où l'on remarque une vieille tour carrée, pour aller passer sur la rive gauche du Buthier, où l'on rejoint la route qui passe par Porrossan et Eoisan. Non loin de la jonction des deux routes, on remarque un pont, d'où se détache le chemin qui conduit à Doues, commune située sur un plateau un peu marécageux, et que l'on ne peut apercevoir de la route. On dépasse une petite plaine de prairies, puis la route se trouve resserrée entre la montagne et le Buthier que l'on traverse pour arriver à Valpelline, village acculé au pied des monts dans un véritable cul-de-sac à la jonction du torrent d'Ollomont au Buthier. Valpelline renfermait autrefois beaucoup de crétins, ainsi qu'Ollomont; on en doit attribuer la cause à la multitude des noyers qui ombrageaient les maisons, et empêchaient la circulation de l'air et à la qualité des eaux potables ; cette plaie disparaît très-sensiblement.

Valpelline possède une importante fonderie pour le cuivre d'Ollomont; elle est en activité, et appartient à la société Cornelissen et Simonis; les débordements du Buthier y ont causé de grands dommages. Il n'y a à Valpelline que Vhôtel des Mines, à l'entrée du village, près de la fonderie et quelques cantines plutôt destinées aux ouvriers qu'aux touristes. L'église est assez belle et mérite une visite.

Vallées latérales

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