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RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX

Calculer d’une manière précise la résistance que les pièces présentent, sans risquer de rompre ou d’être altérées, suivant les efforts auxquels elles peuvent être soumises , est un des sujets les plus difficiles à traiter en mécanique, à cause du peu d’homogénéité des corps de même espèce. Cependant des expériences réitérées sur les diverses matières ont permis d’obtenir des coefficients numériques et d’établir des formules ou règles au moyen desquelles on parvient, pour chaque cas, à des résultats moyens que l’on peut suivre sans craindre de trop s’écarter de la vérité.

Les efforts auxquels peuvent être soumis les corps sont de quatre espèces : 1° l’effort de traction; 2“ l'effort de compression ; 3° l’effort de flexion ; 4° l’effort de torsion.

Les règles ou formules que contient ce chapitre sont établies pour calculer les résistances maximum que les corps peuvent supporter, sans aucun risque de rupture ou d’altération.

Résistance à' la traction.

On appelle cohésion directe d’un solide la force qui retient les fibres pour les empêcher de rompre dans le sens de leur longueur.

L’effort de traction, au contraire, est la force qui, employée à tirer un corps dans le sens de sa longueur, tend à en opérer la rupture par la séparation des Gbres.

Ainsi la force cohésive d’un corps et l’effort de traction auquel il est soumis sont deux forces directement opposées.

La résistance que présente un corps à l’effort de traction est d’autant plus grande, que la section transversale • de ce corps présente plus de surface, et on en conclut, comme axiome, quelarésistance des corps soumis à l’effort de traction est directement proportionnelle à leur section transversale.

Résistance à la compression ou à l'écrasement.

Une force est dite de compression, lorsqu’elle tend à • refouler, dans le sens de leur longueur, les fibres de la pièce soumise à son action ; par suite la résistance d’un corps à l’effort de compression est proportionnelle à sa section transversale.

Ainsi, pour les pièces soumises à l’effort de compression comme pour celles soumises à l’effort de traction, la résistance est proportionnelle à la surface de rupture ; mais il faut ajouter que, pour l’effort de traction, on néglige fréquemment la longueur de la pièce, pourvu toutefois que ce poids ne puisse augmenter d’une manière sensible l’effort appliqué, tandis que, pour l’effort de compression, la longueur de la pièce influe sur le coefficient.

La table H suivante donne les coefficients de traction ou les résistances que comporte chaque centimètre quarré de section transversale des diverses matières , ainsi que les coefficients de compression établis seulement pour les pièces dont la longueur est au-dessous de douze fois leur plus petite dimension transversale.

TABLE H des corps soumis aux efforts de traction et de

compression.

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