L GUIDE DE MONTRÉAL
Cathédrale dul Ma résidence de son fils, Sir John Johnson, commisn 1814, brûlée Msaire indien.”
\ No 25.—Rue St-Paul, en face le marché Bonseel- Dieu. Insc. fcours.—Insc. : ‘“ Emplacement de la maison du é en 1644, par Lénéral Ralph. Burbon, deuxième gouverneur desur ce terrain Montréal, 1763. Aux Plaines d'Abraham, il exécuta, Transport des sous les ordres de Wolfe, mourant, les mouvements ars en 1861.” Mqui décidèrent finalement de la journée.”
ed # No 26.--Square Dalhousie, encoignure de la rue du Collège de 4 U inéral Amherstl® Lacroix.—Insc. : ‘ À la mémoire du brigadier général ‘h. Gage, commandant en second sous Amherst, forces britan-” premier gouverneur anglais de Montréal en 1760. À : nsuite, gouverneur anglais du Massachussets.” est de la côte maison de La-k en 1694.
No 27.—A l'entrée de la rue Simpson. INsc.— | {: Emplacement de la résidence de Sir Alexander Mackenzie, découvreur de la rivière Mackenzie, en erbrooke et de î 763, le premier Européen qui ait traversé les mon- James Murray,M fagnes Rocheuses. ”
ec, en 1759, etll ! No 28.—Encoignure des rues Notre-Dame et Stdu Canada, dWPierre. Insc.— ‘“ Maison Forrester. Le général me division ontgommery a passé là l'hiver 1775-76.” on de Montréal # | 1760." 4 No 29 —Encoignure des rues Dorchester et Bleury.—Cette rue doit son nom à Sir G. Carlton, St-Jacques).—MÆord Dorchester, commandant des forces britan- L es Ormeaux et piques et sauveur de la colonie pendant l'invasion 4 uron, qui Ont @méricaine de 1775- 76; deux fois gouverneur du ttawa et sauvéÆanada. C'est lui qui fit obtenir l'acte de Québec
de 1774.
rs.—Insc. ; Siré No 30.—Rue St-Paul, près du marché Bonsecours. nl sur la Rivière ÆNnsc—" La maison des Papineau. Six générations es Affaires In-% ont demeuré.”
in. commandait.
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Montréal est, à bien des points de vue, la reine des cités du nord de l'Amérique. Aucune des grandes villes de cette région ne réunit à un degré aussi élevé les caractéristiques qui constituent une cité-mère, une métropole.
Montréal possède des conditions spéciales qui en font le point le plus intéressant, d’une contrée très intéressante pourtant déjà à étudier.
Ce qui se trouve dans cette ville et qu’on ne rencontre nulle part ailleurs, c’est un ensemble de ces dons naturels ou acquis qui constituent un lieu historique.
Montréal possède les grandes traditions, une
situation pittoresque exceptionnelle, une position commerciale sans rivale, et, dans sa population, un charme particulier de cosmopolitisme qui ne se rencontre nulle part ailleurs.
Un jeune écrivain canadien-anglais, qui est aussi un poëte, M. Lighthall, décrit ainsi Montréal :
‘“ A ses pieds, coule avec noblesse et majesté le fleuve des fleuves, le Saint-Laurent, large de trois milles et déversant, dans les océans, plus d’un tiers des eaux douces du monde ; sur ses derrières s'élève le Mont-Royal aux flancs couverts de verdure, aux coins discrets et aux replis enchanteurs ; sur ses côtés s'étend la plantureuse île qui porte son nom, longue de trente-deux milles, large de neuf milles, et ceinte de villages et de hameaux prospères, ainsi que de places d'eau joyeuses. Commercialement parlant, Montréal est bien la métropole. Située à la tête de la navigation océanique, ses débouchés s'étendent
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jusqu'aux confins de l'Amérique du Nord. Le commerce entier de l'Ouest des Etats-Unis est de ses tributaires. Elle s'appuie sur les grands lacs et le réseau de canaux qui l’unissent à Chicago, Duluth, etc., et autres cités du cœur du continent, auxquelles s'ajouteront peut-être un jour, lorsque la coupée aura été faite, des centres de la région du Mississipi. Montréal contient le quartier général des deux grandes Compagnies de chemin de fer : du Pacifique, la ligne qui a le plus long trajet du monde, du Grand Tronc, une des vieilles lignes de ce continent. Sa population est de plus de 300,000 habitants et Montréal est le plus grand port qui existe au monde dans l'intérieur des terres, à 620 milles de la côte.”
Lorsque le voyageur fait l'ascension des tours Notre-Dame, lorsque, du haut de ce piédestal de granit, il jette un regard circulaire sur la fourmilière qui s’agite à ses pieds, il peut s’écrier : “ Voici bien la mère des cités de l’ouest. Voici le berceau du fondateur de la Nouvelle-Orléans, de La Salle, de Duluth, de Lamothe Cadillac, fondateur de Détroit, de Mackenzie, Fraser, Alexander Henry et de tous ces infatigables fils d’Ecosse, des rois des fourrures qui tinrent entre leurs mains les destinées de l’im-
% mense Nord-Ouest ; voici la plus grande rivière du
monde ; voici le pont, qui, pendant tant d’années, passa pour la plus grande merveille industrielle du monde ; voici le quartier-général du plus grand chemin de fer de la terre ; voici la plus solide banque de l’univers ; voici la plus riche institution de ce continent, le séminaire de St-Sulpice ; sous mes pieds, dans cette tour même mugit la plus lourde cloche de ce continent chrétien, et que d’autres pensées encore |! ”
Montréal occupe en superficie près de 7,000 acres ; sa population est très dense, comme il convient à une cité aux hivers froids.
La coutume populaire a divisé la ville en quatre parties : le haut et le bas. séparés par une ligne un peu imaginaire correspondant en terme général avec la rue Dorchester ; puis l’est et l’ouest séparés assez approximativement par la rue Bleury. bien que la rue St-Laurent serve quelquefois de ligne de démarcation. Cependant le point qui peut être pris le plus facilement comme l'intersection des deux races nationales et des deux classes sociales, est le coin des rues Ste-Catherine et St-Laurent qui présente, à peu de choses près, les quatre points de la rose des vents : Ste-Catherine allant de l’est à l’ouest, et St-Laurent du nord au sud.
La population se divise en trois races, Français, Anglais y compris les Ecossais, Irlandais. Les Anglais occupent l’ouest et sont au nombre de 60,000 dont la majorité est clairement écossaise ; les Canadiens-français, au nombre de 150,000, occupent l’est et aussi la partie inférieure de l’ouest, ainsi que les cités voisines de Ste-Cunégonde et de St-Henri; les Irlandais catholiques, au nombre d'environ
49,000, occupent le Griffintown, à l’ouest de la rue McGill.
La valeur totale de la propriété urbaine est d’environ $150,000,000. Le revenu annuel peut s'élever à $2,225,000 qui est perçu dans la proportion suivante : environ 1 p. c. sur les biens-fonds pour les fins municipales, 175 de 1 p. c. pour les taxes d'écoles et taxes d’eau ; 712 p. c. pour taxes d’affaires. Les institutions religieuses et les maisons d'éducation k sont exemptes d'impôt. }
La dette civique est de $16,000 000 et elle est M limitée à 15 p. c. de la valeur cotée de la propriété. # Cette limite est maintenant atteinte. Il est bon # cependant d'ajouter que la ville possède à son actif # des propriétés d’une valeur considérable comme les #
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Montréal n'a pas cessé de prendre un développement considérable qui ne peut certainement faire que s accroître à mesure que le pays se développe,
que les facilités de la navigation maritime et fluviale S acCroissent, G
L'avenir le plus brillant lui est réservé et dès main-
peut être appelé à juste titre “ Les Portes de l'Ouest.”